Carnets sur sol

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lundi 31 juillet 2006

Scandinavie et Finlande, Pays Baltes... court récapitulatif

Hier et aujourd'hui, j'ai dû proposer de courts récapitulatifs sur les pays nordiques. Réalisé de façon rapide et maladroite, mais ça ne peut jamais faire de mal. Aussi, je vous les reproduis ici.

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Guerre des savoirs et des idéologies

Simplement pour signaler cette conférence de Jacques DUPAQUIER à l'Académie des Sciences Morales et Politiques, diffusée sur France Culture parmi tant et tant de conférences parisiennes données à entendre aux provinciaux.

A défaut d'entrer réellement dans le détail, elle donne une idée, à grand traits, des oppositions dans la confection et l'orientation des manuels scolaires sous la IIIe République.

dimanche 30 juillet 2006

Michel Onfray, les Ultras des Lumières et l'illusion d'optique

Sur France Culture, diffusion des conférences données par Michel Onfray à l'Université Populaire de Caen cette année.

Ce travail est d'une pédagogie et d'une clarté remarquable, aussi je ne puis qu'en recommander l'écoute à qui ne maîtriserait que vaguement les philosophes du XVIIIe siècle.

En revanche, quelques points de méthode m'ont étonné. Des points qui, je dois le dire, disqualifient en partie la démonstration - à défaut des données factuelles, réellement intéressantes et qui justifient l'écoute quoi qu'il en soit.

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jeudi 27 juillet 2006

TAKEMITSU Tôru, une présentation - I - Biographie et courants

Biographie. Principaux courants. Description musicale.
Recommandations discographiques. Catalogue chronologique. Catalogue alphabétique.


Tree Line par l'ensemble 2e2m dirigé par Paul Méfano (disque Assai). Une oeuvre à propos de laquelle nous devisions, justement, autour de Pelléas.

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Nouveauté Google

Saviez-vous que Google faisait aussi agence matrimoniale ?

Quelqu'un est arrivé ici en tapant la requête "hochzeit DavidLeMarrec".

Déchaîner les foules ainsi. Oui, très flatté je suis.

mercredi 26 juillet 2006

Le disque du jour - V - Thora på Rimol de Hjalmar Borgstrøm

Thora på Rimol de Hjalmar Borgstrøm (1864-1925).



Ouverture.


Le sujet est la fin du paganisme et la christianisation de la Norvège, la chute de Håkon Jarl, protégé par son ancienne esclave abandonnée, Thora, terrassé par Olav Trygvason, assassiné par son propre écuyer Kark. Un sujet récurrent chez les dano-norvégiens. Excellent livret en bokmål de Borgstrøm.

On conserve encore une forme à numéros, mais assez libre. La déclamation est l’une des plus belles qu’on puisse trouver, et les interventions des solistes sont ponctuées, commentées par l’orchestre, laissant respirer le drame. Une œuvre incroyablement belle, à rapprocher du Hollandais Volant de Wagner (en plus appaisé, moins dramatique et plus poétique) ou du Weber d’ Euryanthe. Le final du I rappelle d’ailleurs l’ouverture des Meistersinger (Wagner). A mon sens, une œuvre lyrique majeure du répertoire "germanique".

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mardi 25 juillet 2006

Silenzio !

KARKER
Jeg hører DavidLMs Røst, min Herre,
Han taler om sin udenlandske Reise.

dimanche 23 juillet 2006

Quels compositeurs fêterons-nous en 2007 ?

Après cette année Mozart-Marais(-Chostakovitch), qui sera au programme ?

Petit tour d'horizon.

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A la découverte de Pelléas & Mélisande de Debussy/Maeterlinck - IV - Balade dans l'oeuvre - Acte I, scène 1 (a)

A ce stade, après quelques menues explications sur la genèse de l'oeuvre, après quelques amusements autour des influences réelles ou fantasmées, reçues ou données par Pelléas, après enfin quelques clefs pour aborder ce livret, principal obstacle à l'appropriation de Pelléas, il est temps de se plonger dans l'oeuvre, et de la découvrir ou la scruter, pas à pas.

Nous reviendrons ensuite, à la lumière de ces études, sur certains principes : motifs symboliques, usage de scènes isolées, leitmotivs (?), part du réel dans Allemonde, déchirures de la symbolique.
Pour l'heure, place à l'oeuvre.


4. Balade dans l'oeuvre et étude de détail

Acte I, scène 1

Nous débutons le plus logiquement du monde par la scène 1 de l'acte I, juste après le prélude que nous avions proposé, dans le deuxième volet de la série. L'extrait se termine à la fin de l'interlude qui prépare la scène 2.

[Manifestement, le fichier est un peu lourd pour l'utilitaire, mais vous trouverez l'extrait précis à l'intérieur de l'article.]

Suite de la notule.

samedi 22 juillet 2006

Le disque du jour - IV - Choeurs profanes complets de Schubert

Par le Choeur Arnold Schönberg, inégalable dans cette musique. Intégrale en 7 CDs enregistrée en 1995-1996.

Une note un peu plus longue qu'il n'est coutume dans cette section pour aujourd'hui, parce que c'est là l'occasion de parler un petit peu d'oeuvres (on ne se refait pas).

Que dire ? Véritables lieder pour choeurs, avec accompagnement orchestraux larges ou réduits, avec piano ou a capella. Schubert trouve, tout particulièrement dans les choeurs d'homme, son plein potentiel d'émotion harmonique. Pensez donc à O teures Vaterland de Fierrabras (disponible au disque par le même Arnold Schönberg Chor), expression à la fois sublimée esthétiquement - radieuse - et bouleversante de la heimatsehnsucht[1].

Sur de vrais textes consistants (l'intégrale s'ouvre sur Gesang der Geister über den Wassern[2] de Goethe), toute une gamme d'expressions, plus fine encore que collective, doit être trouvée. On est loin des choeurs d'opéra, d'oratorio ou de messe qui présentent des sentiments collectifs assez schématiques. Et comme les textes se montrent plus ambivalents que ceux des Motets de Bach[3], la précision de l'affect doit être encore plus maîtrisée.


{La suite : interprétation et extrait musical commenté.}

Notes

[1] « Mal du pays », mais plus littéralement, la mélancolie qui pousse les regards vers le pays natal. Sentiment essentiel du romantisme allemand.

[2] « Chant de l'Esprit planant au-dessus des eaux. »

[3] Chants a capella sur des traductions allemandes de textes sacrés (souvent des psaumes), qui réclament, c'est leur but, d'être parfaitement habités. Un autre grand disque sur lequel il faudra revenir.

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vendredi 21 juillet 2006

Le disque du jour - III - La Première Symphonie de Felix Weingartner

On ne chantera jamais assez les louanges de CPO : petits prix, grandes découvertes, bonnes interprétations.

Cette Première Symphonie de Felix Weingartner (par ailleurs l'excellent chef beethovenien que l'on sait) n'est pas une curiosité comme le sont les symphonies de Furtwängler, pas une pierre apportée à la connaissance d'un chef d'orchestre.
Il s'agit véritablement d'une oeuvre de premier intérêt, aux développements amples, au badinage constant, à l'optimisme ravageur ; dépourvue de sirop comme de longueurs, sans cesse aiguillonnant l'auditeur par des nouveautés dans le discours, tout en suivant un parcours dépourvu de bricolage et d'effets ostentatoires.

Une oeuvre qui tranche par sa modestie brillante et le sérieux d'une facture sans austérité. Le terme de postromanique ne sied pas, tant il échappe à l'esprit de prétention - ou, inversement, de pastiche - de l'exercice.


Le Sinfonieorchester Basel (Orchestre Symphonique de Basel[1]), dirigé par Marko Letonja, en offre une interprétation qui dépasse de loin la probité, doté d'un niveau technique et d'un enthousiasme très enviables.
La prise de son parachève la réussite, à la fois d'une grande clarté et légèrement réverbérée pour le confort. Il s'agit d'un SACD (hybride, ainsi que stéréo et multicanal), ce qui explique le prix plus élevé qu'à l'accoutumée. L'intégrale des symphonies de Weingartner est désormais très bien avancée, mais il faut savoir qu'il a également écrit musique de chambre, lieder et opéras !
Ce disque comprend également le poème symphonique König Lear Op.20.

CPO, jusqu'où iras-tu ?
– Jusqu'à la fin de l'intégrale, pardine.

Notes

[1] Cité de la Suisse septentrionale, mal connue en France, et dont les toits de la cathédrale portent le même motif polychrome qu'à Vienne.

A la découverte de Pelléas & Mélisande de Debussy/Maeterlinck - III - La structure géométrique de Pelléas

Plus le temps passe, plus ce livret, qui m'avait d'abord laissé très dubitatif (sans me faire de religion tranchée, toutefois), m'impressionne insistamment. On peut le lire à cette adresse, mais ayant choisi des versions très intelligibles, ceux qui sont les moins familiers de l'oeuvre auront l'occasion de la découvrir pas à pas.

3. Mode d'emploi esthétique du livret de Pelléas

Le principal obstacle à Pelléas est sans doute son livret, qui peu paraît niais, avec ses répliques simples, ses dialogues désarticulés, son esthétique à ce point épurée qu'elle paraît inexistante. Sans que le sujet (le triangle amoureux) paraisse pour autant bien original.

Il faut donc poser quelques préalables pour mieux en apprécier les saveurs.

Nous sommes d'ordinaire accoutumés à des textes dramatiques qu'on jugera d'une part sur leur efficacité, leur densité, d'autre part sur la qualité de leur langue. Ici, nous sommes dans un paradigme opposé à ces considérations.
Chaque saynète se développe de façon autonome, sans action véritable, étirée, sans nécessairement de tensions (du moins apparentes). Elle est en réalité une unité symbolique qui nourrit l'ensemble de la pièce, nous le verrons plus tard, notamment au moment de commenter plus précisément l'oeuvre.
Quant à la qualité de la langue, elle ne doit pas s'analyser, comme nous le faisons habituellement, au temps T où elle est employée, mais sur l'ensemble du texte, parfois a posteriori. Les métaphores synchroniques - c'est-à-dire qui prennent leur valeur au moment même où elles sont énoncées - sont très rares dans le texte de Maeterlinck, et d'un goût précieux, parfois proche de l'incongru, qu'on peut contester. Mais celles qui fondent l'intérêt du texte sont véritablement diachroniques, parcourant d'échos l'oeuvre tout entière, prenant sens par rapport aux autres occurrences.
Ces métaphores sont en réalité constituées de motifs symboliques simples (la forêt, par exemple), qui viennent éclairer les propos des personnages et les situations, via cette référence.

Suite de la notule.

jeudi 20 juillet 2006

Le disque du jour - II - Suites d'opéras de Rameau par Frans Brüggen

Ces oeuvres ont déjà un grand intérêt en elles-mêmes : elles portent la charge de caractère de l'opéra (cette esthétique de la merveille qui est justement bannie du théâtre classique parlé), et représentent un sommet de l'art de la danse qui est à l'oeuvre dans la tragédie lyrique.
Leur individualité et la richesse de l'orchestre chez Rameau font qu'elles se prêtent tout particulièrement à l'exécution en suites.




Frans Brüggen et l'Orchestre du XVIIIe siècle ont enregistré de nombreuses suites instrumentales tirées des opéras de Rameau.

Il faut entendre prioritairement : Castor & Pollux (pour la tension et la volupté) et Dardanus (pour la grâce), mais aussi les imaginatives Indes Galantes. Hélas, ces trois disques sont épuisés (!).

Existent également Les Boréades dans un couplage avec Dardanus (au lieu des 3 Fantaisies de Purcell).




Mais on les trouve aisément en médiathèque (surtout les Indes) et il existe une nouvelle série (chez Glossa et non plus Phillips) que je n'ai pas entendue, mais que je devine très intéressante, comprenant :

  1. Acanthe & Céphise (couplé avec Les Fêtes d'Hébé) ;
  2. Zoroastre (couplé avec Naïs) - Zoroastre dispose tout particulièrement de très belles danses.




La caractéristique du travail de Brüggen tient dans la limpidité des parties, la netteté de la mise en place, la perfection de l'exécution, mais aussi et surtout des couleurs invraisemblables et variées, un sens de la danse (et du tempo !) assez inégalé, une imagination débordante pour la moindre pièce qu'il aborde.
Chaque pièce est caractérisée, ses mérites semblent infiniment exaltés, et la prise de son finit de parachever ce qui tient à la fois du confort et de l'excitation.

Un des plus grands legs instrumentaux du marché, toutes époques confondues. Et qui n'a pas pris une ride. Comparez par exemple le Dardanus avec l'intégrale plus tardive des Musiciens du Louvre. Combien ceux-ci paraissent indolents et gris, en comparaison - et pourtant, Minkowski n'est pas précisément le champion des attitudes compassées et scolaires.

Pour vous faire une idée, la contredanse des Indes Galantes :
.

mercredi 19 juillet 2006

A la découverte de Pelléas & Mélisande de Debussy/Maeterlinck - II - Des influences insolites

Poursuivons de façon badine.

2. Influences plus ou moins sérieuses, sensibles dans Pelléas et Mélisande

Il se trouve que Debussy a été très impressionné par Wagner et a influencé Messiaen ou Takemitsu, c'est un fait. Mais il y a plus amusant encore : ce paragon de modernité ouvre son unique opéra, un de ses meilleurs ouvrages, par un thème emprunté (ou du moins identique) à celui d'une séquence très secondaire d'un opéra de Meyerbeer.

_______________________________

Dans les Huguenots, à l'acte III, le complot qui se trame pour assassiner le jeune huguenot Raoul de Nangis - afin de venger l'affront fait à la famille catholique des Saint-Bris - est interrompu, de façon très efficace (à la fois car on évite des détails fastidieux et car on sollicite simultanément l'attente du spectateur). Un archer paraît et, bon veilleur de nuit, fait rentrer la foule qui vient de terminer son ballet bohémien frénétique (invariablement coupé à la scène), pour l'heure du couvre-feu.

Rentrez, habitants de Paris,
Tenez-vous clos en vos logis ;
Que tout bruit meure,
Quittez ces lieux
Car voici l'heure,
L'heure du couvre-feu.


Il s'agit là d'une séquence secondaire des Huguenots. Sachant le succès planétaire de Meyerbeer à Paris et la présence de ses ouvrages au répertoire jusque dans la première moitié du vingtième siècle (jusqu'à la mondialisation des programmations, en fait), on peut s'amuser de cette coïncidence troublante en écoutant la séquence qui a l'honneur d'ouvrir le chef-d'oeuvre intergalactique de Debussy :
.
Troublant, n'est-il pas ?

Suite de la notule.

Le disque du jour - I - Le concerto pour hautbois de R. Strauss par A. Klein et D. Barenboim

Inauguration de cette série, pour des conseils d'oeuvres pas toujours très fêtées ou pour des interprétations extraordinaires. Le principe est une incitation à la découverte un peu laconique, en contrepoint des notes plus approfondies.

Une oeuvre d'une grande fraîcheur, d'une profondeur de son voluptueuse, bénéficiant ici des longs phrasés d'Alex Klein et d'un Symphonique de Chicago dégoulinant de bonheur. Tout au plus peut-on regretter que la prise de son et Daniel Barenboim ne soignent pas assez les plans orchestraux, mais quel confort d'écoute !

A la découverte de Pelléas & Mélisande de Debussy/Maeterlinck - I - Présentation succincte

D'expérience, Pelléas et Mélisande n'enthousiasme que peu les lyricomanes.

Je vous propose donc cette balade dans l'oeuvre, à travers des extraits commentés d'enregistrements du domaine public ou non commerciaux (afin de ne léser personne).


1. Quelques banalités en introduction

1.1. La création

Contrairement à ce qu'on en dit parfois, l'oeuvre n'a pas chuté lors de sa création à l'Opéra-Comique, soutenue par la jeune garde enthousiaste qui venait gonfler le succès très mitigé.
On connaît bien l'histoire tumultueuse de la collaboration entre Debussy et Maeterlinck, ce dernier ayant souligné la nature fortement invalidante pour la qualité du texte des coupures opérées par le compositeur. Mais personne ne s'aveugle sur les véritables raisons de la brouille définitive entre les deux hommes : Maurice Maeterlinck souhaitait imposer Georgette Leblanc, soeur de Maurice Leblanc et accessoirement maîtresse de notre poète, tandis que Debussy avait fini par imposer l'américano-écossaise Mary Garden, au français parfaitement intelligible et dosé mais dont on moqua un peu l'accent à la création.
La querelle fut très vive, puisque certains témoignages laissent entendre que Maeterlinck aurait pensé à provoquer Debussy en duel. Il faut dire que ce dernier n'avait reçu l'autorisation d'utiliser Pelléas & Mélisande qu'à la condition expresse que le rôle féminin principal soit confié à Georgette Leblanc. On alla même jusqu'au sabotage, en saccageant le matériel d'orchestre - les (nombreuses) altérations en avaient été biffées !

Il nous reste un témoignage assez émouvant de Mary Garden chantant Mélisande avec Debussy au piano. Voici la chanson de la première scène de l'acte III (enregistré en 1904 mais son véritablement excellent !).

Très intéressant, car il s'agit du témoignage d'une autre école de chant : vibrato un peu serré et irrégulier, privilège de l'expression sur la justesse (pression du souffle pas toujours bien maîtrisée)... Et Debussy, sans être un grand virtuose, a quelque chose d'assez touchant, comme en attestent encore mieux les reconstitutions par piano mécanique des interprétations de ses propres oeuvres.

Suite de la notule.

lundi 17 juillet 2006

La tragédie grecque est un opéra - II - les codes musicaux

Il faut avoir conscience que, si les choeurs étaient constitués de citoyens, un assez bon niveau de pratique vocale était réclamé. Les acteurs eux-mêmes étaient recrutés d'abord selon leurs qualités musicales !

L'auteur dramatique, quant à lui, écrivait lui-même la musique. Les théoriciens et commentateurs sont hélas trop allusifs pour qu'on puisse savoir exactement ce à quoi ressemblait cette musique - car il nous reste quelques mesures écrites par Euripide ! [1]
Les reconstitutions à ce jour ne sont pas convaincantes. Et ne pourront pas l'être, car notre culture musicale a bien changé, et nous ne pourrions plus percevoir les passions avec la même vigueur - songez qu'à la première parisienne de l' Iphigénie en Tauride de Gluck, tout le monde pleurait dans la salle ! Impensable aujourd'hui, même pour les plus fervents admirateurs de cette musique, je peux le certifier.

Fragment du premier choeur de la tragédie d' Oreste d'Euripide.

Lire la suite.

Notes

[1] Je ne sais pas si ça vous bouleverse autant que moi, mais j'en suis à chaque fois tout retourné.

Suite de la notule.

dimanche 16 juillet 2006

La tragédie grecque est un opéra - I - la « fausse réception », et quelques principes pour y échapper

La tragédie grecque est un opéra.

Puisqu'on vous le dit. Mais on va en dire un peu plus quand même.

Sujet de la série : les tragiques grecs et leur lecture (un peu hypocrite) aujourd'hui ; la dimension musicale de la tragédie grecque ; codes divers pour mieux profiter des réussites du genre ; exemples ; questions laissées ouvertes par l'étude.

Le cothurne, une des images privilégiées du cliché tragique.

Suite de la notule.

vendredi 14 juillet 2006

Grand vainqueur

... du Prix Jacques II de Chabannes.

Laurent Gervereau, dans les Matins de France Culture :

La guerre est un phénomène extrêmement violent.

Je crois qu'il fallait avoir le courage de le dire. Merci.

Suite de la notule.

mercredi 12 juillet 2006

Werther à Bordeaux - II

Après avoir évoqué les quelques points lumineux qui ont sauvé cette soirée bien terne, je ne me sens guère, vous l'aurez noté, de parler des difficultés scéniques et vocales de Gilles Ragon, égaré dans ce rôle, des problèmes de Lola Casariego (technique et diction déjà médiocres pour une étudiante de conservatoire), ou de ceux des choristes solistes (même pas audibles a capella dans un si petit théâtre), des contresens de la mise en décors scène... A quoi bon ? Plutôt que d'égrener des détails pénibles - à écrire et, si jamais ils tombaient ici, cruels à lire -, mieux vaut chanter les louanges de qui séduit, ou proposer des choses plus substantielles.

Sur la liste des louanges en attente, Nicolas Testé dans Ropartz, Jérôme Varnier dans le Requiem de Mozart, Blandine Staskiewicz & Cyril Auvity à nouveau...

Et la liste des oeuvres à commenter, ne l'évoquons même pas.

Aussi, cette seconde partie du compte-rendu ne viendra probablement pas.

Die Enführung aus dem Serail - Minkowski, Aix 2004 (télédiffusion)

Plusieurs gros projets (et quelques grosses notes en préparation) ralentissent le rythme de publication ici même. Manière de ne pas délaisser ces pages trop longtemps désertées, j'enfreins ma ligne éditoriale habituelle qui préfère s'intéresser à des sujets autant que possible réutilisables, plutôt sur les oeuvres que sur les représentations.

Un compte-rendu de cette télédiffusion, à une heure ce matin, de l' Enlèvement au Sérail de Mozart à Aix-en-Provence (millésime 2004).

Suite de la notule.

samedi 8 juillet 2006

Requêtes insolites, de mieux en mieux

http://www.google.co.ma/search?hl=fr&q=msn+des+fille+%C3%A0+zaida&meta=

MSN, célèbre messagerie instantanée utilisée par les jeunes pour papoter pendant des heures. Un "tchat" (chez nous, on dit clavardage, ce qui est, vous en conviendrez, tout à fait ravissant) individuel, en somme.

Une faute d'orthographe. Et sur quoi tombe-t-on ? En première réponse, sur un commentaire-piège à moteurs, d'un spammeur, sur un carnet suédois. En seconde réponse, ici même, sur les aventures croisées de Jitka, fille adoptive du guerrier moldave captif Dálibor et de Zaida, favorite déchue mais vertueuse d'un harem turc.

Soit dit entre nous - et je ne l'avance pas parce que je serais vexé par cette requête -, je ne crois pas que Jitka et Zaida soient des filles à perdre leur temps à converser par MSN. Leur promis leur donne trop de soucis, avec quelque raison.

Suite de la notule.

Nouvelles représentations et parutions en tragédie lyrique

Attention ! Proserpine de Lully par Hervé Niquet est diffusé ce soir à vingt heures sur France Musique[s].

Suite de la notule.

La tragédie lyrique : l'intégrale - I - de Lully à J. F. Rebel

Répertoire des oeuvres jouées et éditées dans le domaine de la tragédie lyrique. Avec de brefs commentaires.

Modèle :

  1. COMPOSITEUR, Prénom OU INDISPONIBLE, Prénom
    1. Oeuvre (date de création) (en italique si l'oeuvre a seulement été donnée en concert ; certaines oeuvres indisponibles sont tout de même citées, mais ne figurent pas en gras)
      • Enregistrement
        • Commentaire de l'enregistrement. Commentaire de l'oeuvre.
      • Exécution en public sans enregistrement

Les compositeurs sont placés par ordre chronologique de carrière.
Les oeuvres et interprétations par ordre chronologique.


L'intérêt est de pouvoir disposer d'un bréviaire sur les oeuvres disponibles, d'un plan pour se repérer.

Suite de la notule.

mardi 4 juillet 2006

Wikipédia, résultat des délibérations

Depuis mon précédent propos sur le sujet, je m'interrogeais sur le rapport à entretenir avec Wikipédia.

Je vous livre mes conclusions.

Suite de la notule.

samedi 1 juillet 2006

Erreurs orthographiques usuelles - actualisation

Le billet a fait l'objet, comme promis, d'une mise à jour.

Notes for July

Eh oui, amis froggies, on oublie que July c'est aussi July.

J'avoue bien humblement m'être laissé prendre en me demandant pourquoi ce carnet d'art en faisait mention - ce qui m'a amené à lire l'article. Froggie un jour...

Jean-Jacques Rousseau compositeur

Une question tout récemment posée : qu'est-ce que cela vaut ?

Suite de la notule.

David Le Marrec


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