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Scandinavie et Finlande, Pays Baltes... court récapitulatif

Hier et aujourd'hui, j'ai dû proposer de courts récapitulatifs sur les pays nordiques. Réalisé de façon rapide et maladroite, mais ça ne peut jamais faire de mal. Aussi, je vous les reproduis ici.





Scandinavie et Finlande


La Scandinavie se compose du Danemark, de la Norvège et de la Suède. Il faut compter parmi les langues scandinaves principales le danois, les deux norvégiens, le suédois, le féroïen et l'islandais. Il s'agit des populations originaires d'Inde (les fameux aryens) qui se sont installées dans le Nord.

Alors que les Finlandais parlent le finnois, une langue finno-ougrienne qui n'est donc nullement indo-européenne ! Et leur mythologie est différente, leur culture... Les Baltes, c'est encore autre chose. Les Estoniens sont finno-ougriens, les autres, c'est encore différent.

Ce qui prête à confusion est que 20% des finlandais sont de langue suédoise et non finnoise : tels Sibelius ou Hillborg. Mais les finlandais ne sont pas des scandinaves, contrairement à ce que laisserait penser la pure cartographie !
Tentez avec un peu d'allemand de comprendre le suédois, puis de comprendre le finnois et vous constaterez...


Exercice pratique.


Texte en allemand.

(1) Geleitet von dem Willen der Bürgerinnen und Bürger und der Staaten Europas, ihre Zukunft gemeinsam zu gestalten, begründet diese Verfassung die Europäische Union, der die Mitgliedstaaten Zuständigkeiten zur Verwirklichung ihrer gemeinsamen Ziele übertragen. Die Union koordiniert die diesen Zielen dienende Politik der Mitgliedstaaten und übt die ihr von den Mitgliedstaaten übertragenen Zuständigkeiten in gemeinschaftlicher Weise aus.


Texte en suédois.

(1) Genom denna konstitution, som har sitt ursprung i en önskan hos Europas medborgare och stater att bygga sin gemensamma framtid, upprättas Europeiska unionen, som av medlemsstaterna tilldelas befogenheter för att deras gemensamma mål skall uppnås. Unionen skall samordna medlemsstaternas politik för att dessa mål skall kunna uppnås och skall på gemenskapsgrund utöva de befogenheter som medlemsstaterna tilldelar unionen.


Texte en finnois.

(1) Tällä perustuslailla, joka ilmentää Euroopan kansalaisten ja valtioiden tahtoa rakentaa tulevaisuuttaan yhdessä, perustetaan Euroopan unioni, jolle jäsenvaltiot antavat toimivaltaa yhteisten tavoitteidensa saavuttamiseksi. Unioni sovittaa yhteen jäsenvaltioiden politiikat, joilla pyritään saavuttamaan nämä tavoitteet, ja käyttää yhteisönä jäsenvaltioiden sille antamaa toimivaltaa.


Premier article de feu le projet de TECE (le texte le plus facile à trouver en plusieurs langues, avec la Déclaration des droits de l'homme et la Bible). Je crois que la différence est plus parlante...


Précisons aussi que finlandais désigne le citoyen de Finlande, quelle que soit sa langue, finnois celui qui appartient à au groupe culturel parlant cette langue. On dit parfois finnois pour désigner un peu rapidement un citoyen de Finlande, mais jamais finlandais pour désigner la langue.




Les pays baltes

On considère, depuis la France qu'il y a similitude entre les pays baltes. Ce n'est pas faux, du moins en ce qui concerne leur histoire au vingtième siècle et leur oppression par les Soviétiques. Mais c'est beaucoup plus fin en réalité.






L'Estonie (capitale Tallin) est le pays dont on parle moins en France. Vous parlez... Un pays qui parle une langue ouralo-altaïque ! Quelle folie.

Les langues ouraliennes sont issues de groupes humains (comme on dira pour faire vite) qui proviennent, comme l'indique leur nom, des régions de l'Oural (et non de l'Inde comme les indo-européens).
Ce groupe comprend plusieurs sous-groupes, dont un groupe ougrien, qui comprend principalement le hongrois, et un groupe fennique, qui comprend principalement le finnois et l'estonien.

L'Estonie est d'ailleurs, culturellement, très liée à la Finlande. Esa-Pekka Salonen, l'estonien sans doute le mieux connu des mélopathes, joue volontiers les finnois comme des "compatriotes", si bien qu'on fait souvent la confusion à son propos.
Enfin, je dis le plus célèbre... peut-être pas ! Il faut penser à Pärt et aux 3T, le boys band local : Tubin, Tüür et Tormis.




La Lettonie (capitale Riga, ville tout à fait dynamique culturellement) a été fêtée cette année en France, ç'aurait dû être l'occasion pour vous de découvrir des compositeurs comme ceux-ci ou Dzenitis.
Ou d'entendre la Gilda de Damrau en direct de Riga, diffusée sur plusieurs radio européennes. Bel orchestre que celui de l'Opéra de Riga.

Le letton est une langue bizarre où à peu près tous les mots se terminent en "s".

Il appartient au domaine indo-européen : langues balto-slaves / langues baltes / langues baltes orientales / Letton occidental et oriental. D'où certaines parentés relatives avec le russe.

La Lettonie connaît un problème avec sa minorité russophone, justement, puisqu'elle représente 35% de sa population. Il faut savoir que l'Etat letton, aujourd'hui, verse des pensions aux derniers survivants SS qui ont combattu les Russes, ennemi principal donc (il faut dire que les Soviétiques ont nui plus longtemps, de leur point de vue). Ce qui embarrasse naturellement les autres européens, et a valu une sortie lamentable de la part du sénateur Mélenchon, se mélangeant pitoyablement les pinceaux avec la Lituanie et se livrant à ses amalgames plus que douteux. Vous me direz, M. Mélenchon en parle, les autres s'en fichent tout simplement.

Riga est un port très important de la Baltique, et de nombreux compositeurs de valeur y ont exercé.




La Lituanie (capitale Vilnius) est la plus au Sud. Elle a depuis l'indépendance accordé courageusement, avec peu de réserves, la citoyenneté aux russes de son territoire (il est vrai bien moins nombreux qu'en Lettonie).
On y parle le lituanien, qui est une langue du même groupe que le letton.

La Lituanie a elle aussi un passé qui lui est propre. Il faut se souvenir de l'alliance perpétuelle prononcée avec la Pologne !

Car... petite question... qui est le Lituanien le plus célèbre ?

Mickiewicz ! (Prononcez Mitskiévitch.) C'est-à-dire le plus célèbre auteur polonais, leur grand poète national. Que décrit Mickiewicz dans ses poèmes, ou dans sa fameuse épopée Pan Tadeusz ? Les forêts et les champs de sa Lituanie natale, bien sûr ! Voilà bien un lien qui a toute son importance pour l'identité propre de la Lituanie (dont la minorité polonaise est cependant très faible aujourd'hui, 2,2%).

Quelques grands compositeurs lituaniens ? Balakauskas (écriture néo pleine de charme) et bien sûr le compositeur et peintre (récente exposition à Paris) Ciurlionis. Attention, la notice de l'IRCAM fait erreur, Dzenitis n'est pas lituanien.


Vous le voyez, tous ont tout de même leur identité propre, linguistique, politique, historique et artistique. Vous n'avez plus d'excuse désormais.

La semaine prochaine, nous étudierons le développement de la musique contemporaine en Biélorussie.





Bien sûr, on peut consulter avec profit ces sites : * La Nouvelle Europe ; * Gilles en Lituanie.


A propos, une histoire de la Pologne serait peut-être une bonne idée. Ou peut-être une bafouille (voire plus si affinités) sur Pan Tadeusz. Ce serait bien de trouver ça en français en ligne, pour que les lecteurs puissent suivre. Il existe une fabuleuse traduction en vers (et très fidèle !), épuisée depuis longtemps...

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Commentaires

1. Le mardi 1 août 2006 à , par fitze

Merci pour cet intéressant panorama ! :-)

Sais-tu ce qu'il en est de la langue russe en Finlande ? On m'avait dit (des gens qui étaient partis étudier un an en Finlande) que pour suivre les cours, il suffisait d'apprendre le suédois, que le finnois était inutile. Et on m'avait aussi dit que le russe était très utile car très parlé (je ne me souviens plus quelle université c'était, elle était peut-être en Carélie ; ça doit jouer...).

Quant à une histoire de la Pologne, si tu en as le temps, je peux déjà te garantir une lectrice.8-)

2. Le mardi 1 août 2006 à , par DavidLeMarrec

Je suis navré, c'est fait un peu grossièrement, mais le temps manque pour faire mieux.

J'imagine, au vu de la domination russe jusqu'à une période très récente, que le russe doit persister en effet. Mais je n'ai pas d'informations spécifiques à ce sujet, donc les tiennes doivent être bonnes ! A ma connaissance, les relations y sont beaucoup moins problématiques que dans les pays baltes.

J'avais déjà travaillé sur l'histoire de la Pologne lorsque je m'étais penché sur Pan Tadeusz. Je vais chercher mes notes, pour voir ce qu'il en reste, mais c'est une lecture que je recommande vivement ! Il y a dans cette littérature épique une distanciation dont nous n'avons guère d'exemple dans nos genres sérieux. L'humour d'un Hugo (par exemple dans Le roi s'amuse) reste périphérique, et teinte l'action de la noirceur d'âme des plaisantins. L'humour d'un Pouchkine est une subtile référence glissée dans un texte, mais qui s'amuse plus du vertige de la mise en évidence des trucages du texte littéraire que de l'intrigue elle-même. Tolstoï ou Stendhal fonctionnent par "allègement" grâce à l'humour. Zola en nourrit occasionnellement son texte, en créant une respiration, mais sans perdre de vue sa démonstration sinistre.

L'humour de Mickiewicz, lui, est central, et participe de l'épopée au même titre que les exploits, sans que l'on puisse établir de hiérarchie. Il n'apporte pas sa teinte à l'oeuvre, il en est un constituant essentiel.

S'il fallait absolument le comparer, on pourrait le relier au rôle moteur qu'il a chez Rabelais ou Cervantes. Sauf que Mickiewicz écrit dans un registre sérieux, ce n'est pas du roman, sacrebleu !

Le credo est fini, nous pouvons passer au sanctus.

3. Le mardi 1 août 2006 à , par fitze

Ne sois pas navré ! C'est déjà très intéressant comme ça. :-)

J'essaierais d'aller voir ce qu'écrit ce fameux poète.

4. Le samedi 1 décembre 2007 à , par Inactuel :: site

Cher David, à propos de Sibelius, auriez-vous quelques bons conseils pour les symphonies de ce maître du grand nord?
J'ai tenté le "fouinage" mais ne suis tombé qu'ici...
Bien à vous,
Denis

5. Le samedi 1 décembre 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

Bonjour Denis !

Oui, je ne crois pas avoir eu l'occasion d'aborder Sibelius ici - Jungfruburen, peut-être.

Des conseils discographiques, j'imagine ? Pour une intégrale constituée, ou pour picorer ?

Je les ai essentiellement écoutées dans des versions dépareillées, et sans, à vrai dire, trouver tout à fait mon bonheur : la pâte est souvent épaisse, on perd beaucoup de détail. Du coup, je me sens un peu démuni pour recommander une interprétation particulièrement brillamment conçue.

L'intégrale de Kurt Sanderling, cela dit, est très souvent recommandée - et à prix doux. (Attention, les versions Karajan trafiquent parfois le texte, à ce qu'il semble.)

6. Le dimanche 2 décembre 2007 à , par Inactuel :: site

Merci David !
Je suis bien de votre avis: bien souvent on a l'impression d'entendre le ronron de l'air dans la soufflerie (ce qui est peut-être normale pour la 7e), mais bon.
Je vais tacher de me procurer cette intégrale de Sanderling.
Encore merci
Denis

7. Le dimanche 2 décembre 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

C'est hélas une impression récurrente, que j'ai éprouvée jusque chez Bernstein et Salonen, pourtant pas des inconditionnels de la pâte opaque - je n'ai jamais mis le nez dans les partitions, qui ne sont pas libres de droits (donc résolument à acheter lorsqu'on habite en province - et il y a tant à connaître...), peut-être est-ce tout simplement mal orchestré. Pourtant, comme cela, j'ai l'impression de très belles choses à faire si l'on ne noie pas le spectre sonore sous un déluge de cordes un peu complaisantes.

8. Le lundi 10 décembre 2007 à , par Admetto

J'aimerai bien un petit topo sur les symphonies de Sibélius que j'adore avec un guide des meilleures interprétations.
Je viens de les découvrir et je ne connais que la version de Bernstein.

9. Le lundi 10 décembre 2007 à , par Admetto

Avec le merci d'usage bien sur

10. Le lundi 10 décembre 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

Bonsoir Admetto,

Gros travail ! Comme je le disais à Inactuel, je n'ai pas rencontré de versions qui me satisfasse vraiment, à cause d'une tradition assez désagréable d'opacité chez les chefs et orchestres qui l'interprètent. Bernstein et Salonen font bizarrement partie du lot...
Peut-être du côté des Järvi, qui sait, surtout Paavo bien sûr.

Ensuite, sur les symphonies elles-mêmes, ça demanderait plus de temps que je n'en ai pour une présentation précise, mais je crois qu'on peut s'en faire une idée à partir de quelques paramètres.
- L'idée de contemplation y est importante - c'est une musique qui ne cherche pas nécessairement, à l'inverse de la musique d'école allemande, à « cheminer » vers un but. Ce qu'on pourrait rapprocher de la tradition du poème symphonique nordique - avec son apparent désordre formel et son hédonisme paisible : Alfvén ou Stenhammar, par exemple.
- L'esthétique reste totalement dans le cadre de la tonalité, et l'on sent, particulièrement en fin de symphonie, une construction de la tension qui rappelle les grands symphonistes germaniques (tantôt l'expansion monumentale de Bruckner, tantôt le serpentin tendu à l'infini de Mahler). Nous sommes donc en présence de quelque chose de bâti, qui ressortit à la grande tradition symphonique européenne - et non pas d'une collection de thèmes et de motifs juxtaposés.
- Peu de tensions internes, peu de contraste entre les mouvements. Une esthétique de la continuité.
- Une orchestration ronde, confortable, pas très lisible.

Je serais curieux, précisément, d'entendre les structures exaltées, les pupitres tous audibles, les articulations plus tranchantes que ce n'est habituellement. Ce que je n'ai pas, pour ma part, rencontré au disque.


J'espère que vous ne serez pas trop déçu par ce point rapide.

11. Le mercredi 12 décembre 2007 à , par sk†ns

Deuxième paragraphe : t'as oublié Gidon Kremer et « Piotr le Letton ».

12. Le mercredi 12 décembre 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

Ah oui, forcément, si on élargit le spectre aux interprètes et aux romans (français !).

Côté interprètes, on peut aussi penser à Violetta Urmana (qui n'est pas italienne mais lithuanienne) ainsi qu'à Elīna Garanča (lettonne), mais il y aurait pas mal de monde...

13. Le vendredi 21 décembre 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

Entendu au journal de France Culture : "Schengen s'ouvre ainsi aux lithuaniens, aux lettoniens et aux estoniens."

Excès de culture sans doute, puisque le lettonien désigne seulement une catégorie de langues. (Ou attrait de l'euphonie dans la précipitation d'un journal, plus vraisemblablement.)

Il est si facile de se moquer, tout de même...

14. Le vendredi 21 décembre 2007 à , par Kia

Si c'est sur France-Info c'est de l'inculture, si c'est sur France-Culture, c'est de l'exces de culture...

15. Le vendredi 21 décembre 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

Tu as tout compris. :) Cela dit, dans la hâte, cela peut se produire pour tout le monde.

16. Le vendredi 16 novembre 2012 à , par Palimpseste

"Il faut compter parmi les langues scandinaves principales le danois, les deux norvégiens, le suédois, le féroïen et l'islandais. Il s'agit des populations originaires d'Inde (les fameux aryens) qui se sont installées dans le Nord."

Ouh la, pas du tout.

Les scandinaves parlent des langues germaniques (groupe nordique) et donc, en remontant encore dans le temps, indo-européennes mais le composant "indo-" ne renvoie pas à une origine de ces peuples.

A l'heure actuelle, il y a deux grandes théories sur l'origine des indo-européens.

La première, proposée par Gimbutas et plus ou moins acceptée par la majorité des linguistes (dont Mallory), les place dans les steppes au nord de la mer Caspienne vers -3000, -4000. De là, ils aurait essaimé en vagues d'invasions violentes vers l'ouest (Europe), l'est (Asie Centrale) et le sud (Inde) écrasant les civilisations qui se trouvaient sur leur chemin (dont probablement les dravidiens, refoulés vers le sud de l'Inde). C'est l'hypothèse "Kourgane".

L'autre, l'hypothèse "anatolienne", les voit dans la Turquie actuelle vers -7000 à partir de laquelle ils auraient lentement et pacifiquement introduit l'agriculture en Europe. Cette hypothèse est de Renfrew mais elle a peu d'adeptes.

Et puis évidemment, il y a ceux qui cherchent à réconcilier les deux théories mais ça devient fastidieux et je m'y perds.

En tout cas, l'idée que les indo-européens viennent d'Inde est complètement abandonnée aujourd'hui.

17. Le dimanche 18 novembre 2012 à , par David Le Marrec

Hm. Cette entrée date de 2006... à une époque où CSS était à un niveau de confidentialité assez élevé. Il s'agissait plus d'ouvrir une conversation avec quelques rédacteurs "voisins" que d'écrire quoi que ce soit de sérieux. Il est évident que je ne proposerais plus ce genre de note informelle et superficielle vu le profil des lecteurs et commentateurs actuels.

Cela dit, comme j'en étais effectivement resté à la période où un groupe à l'origine des langues que nous parlons s'empare du Nord de l'Inde (d'où le mot abusif d' "originaires") : aurais-tu des lectures à me suggérer, pour que je me mette un peu à la page ?

Merci en tout cas pour les précisions !

18. Le lundi 19 novembre 2012 à , par Palimpseste

Bonjour David,

Tout d'abord, mille excuses pour la forme un peu cavalière de mon message précédent (il exhume des trucs de 2006 et en plus il ne dit même pas bonjour) mais j'ai agi sous le coup de la surprise: cette vieille théorie sous ta plume d'habitude si superbement informée...

Pour les sources, je suppose que wikipedia va être un peu juste ;-) même si l'article est pas mal. Deux références:

- Martinet: "Des Steppes aux Océans" (résolument kourganiste, il ne pipe même pas mot au sujet de Renfrew).
- Beekes: "Comparative Indo-European Linguistics: An Introduction" (présente plusieurs théories sur le Urheimat des Indo-Européens mais se range aussi du côté des kourganistes et présente l'hypothèse de Renfrew comme hautement improbable).

A noter qu'aucun de ces livres ne parle que de ça, la question de l'origine est emballée en quelques pages. Le reste est consacré dans les deux cas à une présentation des différentes "branches" de la famille, à un exposé sur les mécanismes d'évolution des langues (en général et appliqués à l’indo-européen) ainsi qu'aux méthodes de reconstruction. Les premier est généraliste mais précis. Le deuxième vire ultra technique dans sa deuxième partie, la plus grande: des pages et des pages de tableaux de phonologie et morphologie comparée pour toutes les langues ou il y a des formes attestées, des fois que tu aurais envie de contraster l'évolution de la conjugaison en hittite et en tokharien...

19. Le mardi 20 novembre 2012 à , par David Le Marrec

Bonsoir Palimpseste !

Aucune raison pour des excuses, je ne vois rien à redire ni dans le commentaire (au contraire, il rectifie de façon enrichissante), ni dans la forme (le "bonjour" n'est absolument pas obligatoire, il ne faut pas non plus que ça devienne fastidieux). :)

J'ai peut-être paru faire un reproche implicite (si c'est le cas, c'est moi qui te dois des excuses !), je voulais seulement préciser que je n'étais pas à l'aise pour défendre ce que j'ai écrit là, sans grand soin. Ca répondait à une autre fonction, davantage de l'ordre du carnet-café-du-commerce-entre-potes qu'à l'espace d'exploration interlope qu'il est devenu. Mais ça, étant sur un site public (et rien n'étant dépublié au fil des années) on ne le voit pas forcément lorsqu'on répond. Et quand bien même, ça n'empêche pas de rectifier !


Merci pour les références, ça fait d'autant plus mon affaire si ce n'est pas un ouvrage entier : ça me donnera très vite une vision d'ensemble plus cohérente.

Bonne soirée !

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