Carnets sur sol

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vendredi 30 juin 2006

Que vous disais-je ? - Marabout sur sol

Oui, que vous disais-je ?

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"On" et le sport, "on" et la nation

Je rencontre par hasard ceci chez Koz. Enfin, le hasard est un bien grand mot, par les temps qui courent. Même France Culture donne les résultats des matchs pour nous enlever le plaisir délicieux de tout ignorer des résultats qui passionnent tout le monde. (sadiques, va)

Je lui ai laissé un commentaire, mais comme il s'agit d'émerveillement autour de la langue, ça pourrait toujours intéresser des lecteurs ici.

Que l’on soit footeux ou pas, y’a quand même marqué France sur leur maillot !

Comme je n'applique pas le boycott de principe (personne ne m'oblige à regarder, à lire ou à en parler, c'est amplement suffisant), c'est l'occasion de m'exprimer sur un sujet qui m'a toujours hautement intrigué.



Allez dire aux tributaires du lagaan que les jeux idiots n'ont rien d'excitant, si vous osez.

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jeudi 29 juin 2006

Intruments d'époque et authenticité

Eternel débat, alors même que tout le monde écoute et apprécie des ensembles qui jouent à partir de sources « musicologiquement informées »

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lundi 26 juin 2006

Les coupures aujourd'hui - économie, habitudes, opportunisme, incurie, dogmatisme ? - Don Giovanni (1787)

Voilà fort longtemps que je me demande, en vain, pourquoi, alors que n'importe quel non puriste wagnérien hurlerait à bon droit si on coupait encore dans le duo Siegfried-Wotan ou dans les monologues de Gurnemanz, on continue à couper impunément Richard Strauss. Parmi d'autres.

La mode est aux archi-intégrales. On vend Mozart en entier (ou presque). On réalise de nombreuses intégrales Bach, mais aussi celles de compositeurs moins prestigieux, pour lesquels on espère que le fantasme d'exhaustivité incitera plus à la curiosité que de simples anthologies. On republie même des pasticcios vivaldiens pas très vivaldiens, comme le Montezuma putatif proposé par Malgoire, comme le Bajazet contenant de nombreux morceaux "volés" à d'autres compositeurs.
Et pourtant, certains répertoires demeurent inexplicablement coupés. Sans que grand monde s'en émeuve.

Exemples.

  1. La tragédie lyrique.
  2. Mozart.
  3. L'opéra français du XIXe siècle : Meyerbeer, Halévy, Gounod, Thomas, Reyer...
  4. Richard Strauss.

Aujourd'hui, Don Giovanni de Da Ponte / Mozart.

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Hervé Niquet et les coupures dans la tragédie lyrique

L'éditorial que Jean-Claude Brenac consacre aux coupures est l'occasion de revenir sur le phénomène.

Je partage sa conclusion de Jean-Claude, même si je crois certains de ses arguments inappropriés.

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jeudi 22 juin 2006

L'épopée des deux norvégiens

Quelle langue parle-t-on en Norvège ? « Le norvégien », répond-on spontanément.

La réponse n'est pas fausse, mais inexacte. Petit retour historique en forme de conte.


L'Archevêché de Trondheim, près des lieux de la victoire d'Olaf Trygvason.

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mardi 20 juin 2006

Le contre-ténor et la haute-contre

Suivi d'une classification des voix à l'époque baroque.

Nombre d'ouvrages de vulgarisation effectuent une confusion assez grossière entre contre-ténor et haute-contre, si bien que bon nombre d'amateurs, y compris éclairés, ne savent plus où donner de la tête.

Mettons simplement les choses en place.

Entre le type d'émission et le répertoire, il est impossible de se tromper après lecture de cette note !

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Requêtes insolites

Je m'aperçois que quelqu'un est arrivé ici via la requête "culture et pouvoir". Je suis très gêné de m'y voir dans les dix premiers résultats de Google ! Comment faut-il le prendre, je vous le demande.

Remarquez, Brunehild et Sigurd m'ont valu d'être dans les cent premiers résultats pour "conseils desenvoûtement blog". L'histoire ne dit pas si l'on cherchait un carnet de charlatan, ou si c'était pour désenvoûter un carnet maudit.

Le plus drôle, c'est peut-être cette requête : http://www.google.ca/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&rls=GGLG,GGLG:2006-01,GGLG:fr&q=jghjhj. Il fallait le trouver, ce billet ! (qui est en fait une erreur de publication de ma part)
Vous noterez tout de même qu'on obtient cette configuration, sur le clavier, en faisant un grupetto + trille. Oui, je sais, ça a de l'allure.

lundi 19 juin 2006

Le théâtre chanté chinois et l'opéra occidental - VII - Bref point de conclusion et bibliographie

Ceci marque la fin de notre série sur la mise en relation du théâtre chinois et de l'opéra.

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Le théâtre chanté chinois et l'opéra occidental - VI, Le rapport à la nécessité dramatique et à la concision (b)

Aujourd'hui, la part religieuse du drame. A mon sens le parallèle le plus fécond de l'étude.


Seule source disponible aisément en français, mais qui ne comprend que des drames bouddhiques, centrés autour de la même dynastie. La partie émergée de l'iceberg. Pour la diversité, aller chercher du côté des livres anglais. On en parlera dans la bibliographie.

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dimanche 18 juin 2006

Erreurs orthographiques usuelles.

Ce billet, que j'actualiserai régulièrement, a une visée simple : permettre aux webmestres ou carnetistes qui le souhaitent d'éviter quelques erreurs usuelles, même chez des rédacteurs cultivés.

Non pas que cela ait une importance capitale (ça n'en a, dans le cadre des carnets, à peu près aucune), mais j'imagine que ça peut les intéresser, avec la petite glose qui les accompagne en guise de moyen mnémotechnique.

Naturellement, j'ajoute les entrées quelque temps après avoir repéré l'erreur qui me rappelle qu'elle est régulière : il ne s'agit pas de blesser qui que ce soit, et encore moins de mettre des têtes sur une pique. Le français n'est écrit parfaitement par à peu près personne, ce qui règle la question.
C'est aussi ce qui à mes yeux renforce l'intérêt d'une réforme ou, en tout cas, le ridicule du conservatisme orthographique fier de lui. Voilà qui me rappelle mon agacement vis-à-vis de l'arrogance de Jean Clair - et sa traduction SMS, bilinguisme national oblige. Une langue est d'abord conçue pour être pratique, pas pour représenter un miroir de sa propre érudition ; dans ce cadre, le français d'aujourd'hui est amené à se simplifier efficacement, tôt ou tard - il en ira aussi de sa survie : quelles que soient les réticences, il faudra au minimum apprendre à tolérer des usages impropres sans sourciller. Voire accepter des modifications profondes.

Bref, si ce peut être utile, la liste suit.

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samedi 17 juin 2006

Carl Friedrich ZELTER - II - les lieder, son style

Le Roi de Thulé vu par Zelter.

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Le théâtre chanté chinois et l'opéra occidental - V, Le rapport à la nécessité dramatique et à la concision (a)

Nous touchons au coeur du sujet.

Ici, on quitte les considérations théoriques sur l'esprit des Deux-Théâtres pour s'intéresser de plus près à des exemples précis et au résultat d'une enquête empirique sur les deux drames lyriques.

Probablement la partie la plus substantielle et la plus abordable de cette étude.


Un timbre taïwanais (2005) représentant un épisode de la Romance des Trois Royaumes, dont la pièce T’ung Wang Chên met en scène une aventure.

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mardi 13 juin 2006

Le théâtre chanté chinois et l'opéra occidental - IV - le drame et sa place

Au delà de ces divergences et convergences sur leur organisation, l’usage même des moyens pas si éloignés de ces deux théâtres mérite commentaire.


Susan Neves dans la mort d'Abigaille.

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Déformation [Lakmé]

Une question fondamentale qui m'a toujours chiffonné à l'écoute de Lakmé. Comment Lakmé fait-elle pour parler si bien l'anglais ?


Rappel de l'intrigue en deux mots : Un jeune officier britannique, déjà fiancé, rencontre la fille d'un brahmane en guerre contre les Anglais. Ils s'aiment jusqu'à ce que Gérald la quitte pour rejoindre l'armée. Je vous passe les subtilités qui dépassent mon propos.


La convention permet sans trop de peine d'imaginer que le français est une traduction pour la langue des personnages, ce qui donne au compositeur et au librettiste le pouvoir de présenter un drame compréhensible pour le spectateur ou à tout le moins (lorsqu'il s'agit d'une langue étrangère au public, ou qu'elle est mal prononcée) pour eux.

Mais comment le délicat badinage du couple de jeunes premiers, avec ses préciosités déjà seulement rendues vraisemblables par l'artifice du français, peut-il être crédible dans cette configuration ? Gérald, tout fraîchement arrivé, ne peut parler le dialecte précisément employé par Lakmé. Et inversement, je doute que les filles de brahmanes orthodoxes aient reçu pour première consigne de soigner leur anglais.

Bref, le fondement même de l'argument du livret (le dialogue amoureux, très bavard ici) s'effondre avant d'avoir commencé. J'ai toujours été très perplexe là-dessus. Est-ce une déformation, ou ai-je des semblables qui en souffrent semblablement ? La question est ouverte.


Entendons-nous bien : il ne s'agit pas de lister les invraisemblances lourdes de la littérature théâtrale. Tout est possible avec la convention (résurrection de Castor, invocations des enfers, un roi dans une armoire, chanter ou déclamer à pleins poumons un quart d'heure après avoir été frappé en plein coeur, etc.). Sauf qu'ici, la convention ne donne pas les clefs pour oublier cette invraisemblance, avec une action qui se veut relativement réaliste [1]. Rien n'est prévu pour oublier ce vice de construction.

Notes

[1] Pas de philtre comme par exemple le sang du dragon qui donne le pouvoir à Siegfried de comprendre le chant des oiseaux.

lundi 12 juin 2006

Le mythe de Médée, un parcours - II, les auteurs - 3, Hérodote

Plus original, et toujours dans une dimension positive du mythe, le rapport qu'en fait Hérodote dans ses Historiaï [1].

[...] c'était sans doute user du droit de représailles [des grecs contre les Phéniciens] ; mais la seconde injustice ne doit, selon les mêmes historiens, être imputée qu'aux Grecs. Ils disent que ceux-ci se rendirent sur un vaisseau long à Aea[2], en Colchide, sur le Phase, et qu'après avoir terminé les affaires qui leur avaient fait entreprendre ce voyage, ils enlevèrent Médée, fille du roi ;

Notes

[1] « Recherches », « Histoire » ou « Enquête », à vous de voir comment vous nommez l'unique ouvrage qui nous en est parvenu.

[2] L'île de Circé, généralement située au Sud de l'Italie et non en Crimée.

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dimanche 11 juin 2006

Wagner en français, Wagner et les autres langues

Pour fêter son retour, et sur une suggestion de Philippe[s], revenons-en à nos moutons oiseaux de la forêt.


Partition originale de Siegfried.

N.B. : Pour s’initier à Wagner, on peut se reporter à ces conseils succincts.

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vendredi 9 juin 2006

Le mythe de Médée, un parcours - II, les auteurs - 2, Pindare

Passons sur les Corinthiaca d'Eumélos de Corinthe, perdues. Il serait le premier auteur à avoir placé Médée en Colchide.

Passons également sur les Nostoï cycliques, qui traitenent du rajeunissement miraculeux d'Eson, père de Jason - tué par Pélias en l'absence de son fils, dans d'autres traditions. Cet épisode précède le meurtre involontaire de Pélias par ses filles. (Voir notre plan au point 5.) Il ne nous en reste que des fragments - comme de Pélias, en quelque sorte.

Arrêtons-nous à Pindare.


[...] le sage fils d'Eson apprit de Vénus l'art des prestiges enchanteurs qui devaient écarter de l'esprit de Médée la crainte de ses nobles pareils, et faire céder son coeur brûlant d'amour aux atteintes répétées que lui porterait le plus séduisant des jeunes héros de la Grèce. Cette princesse tarda peu de lui révéler le secret des épreuves que préparait son père. Elle composa d'huile et d'herbes un liniment dont la vertu rendit le corps de Jason inaccessible aux âpres douleurs. Tous deux, l'un de l'autre épris, convinrent d'unir leur sort par les doux liens de l'hymen.

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jeudi 8 juin 2006

Le mythe de Médée, un parcours - II, les auteurs - 1, Hésiode

A la découverte des auteurs ayant traité Médée. Par ordre chronologique en Grèce, puis à Rome.


Hésiode.

La glorieuse fille de l'Océan, Perseïs donna au Soleil infatigable Circé et le monarque Éétés.
Eétés, fils du Soleil qui éclaire les mortels, épousa, d'après le conseil des dieux, Idye aux belles joues, cette fille du superbe fleuve Océan, Idye, qui, domptée par ses amoureuses caresses, grâce à Vénus à la parure d'or, enfanta Médée aux pieds charmants.

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mardi 6 juin 2006

Thou, thee, thy, thine, ye - comment les comprendre ?

On rencontre peu ces formes, excepté dans la littérature anglaise, dans les circonstances de pompe ou dans certains usages archaïques.

Elles sont, de ce fait, considérées comme raffinées (ou vieillies). Pourtant, thou n'est pas l'équivalent d'un vouvoiement. Suite à la discussion avec Fitze, je me dis que ça peut toujours servir à quelqu'un.

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lundi 5 juin 2006

Le théâtre chanté chinois et l'opéra occidental - III - Les conventions théâtrales

Suites à des pressions par courrier, nous sommes dans l'obligation de publier ce soir un troisième épisode de cette série.

Avec pour ambition avouée de pulvériser le record du billet le moins lu. Titre très prometteur pour réaliser l'objectif. Qui s'intéresse aux conventions ? La subversion, depuis le dix-neuvième siècle, est devenue la norme morale de l'art.

Quoi qu'il en soit, manière de poursuivre la publication de ces quelques données sur le théâtre chinois, trop méconnu [il n'existe quasiment pas de pièces traduites en français, une demi-douzaine maximum - un peu en anglais, en revanche], poursuivons.

Une jolie image attend ceux qui liront le billet.

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dimanche 4 juin 2006

[programme] Opéra de Bordeaux, saison 2006-2007 - III - La saison instrumentale, et conclusions sur les trois volets

Concernant la saison instrumentale, des 'tubes' et encore des tubes. On remarquera tout de même...

Suite de la notule.

Le mythe de Médée, un parcours - I - Le plan

Illustration : John William Waterhouse, Jason et Médée, huile sur toile, 134x107 cm (1907)

On se centre sur le parcours de Médée, en laissant de côté les très nombreuses péripéties du voyage argonautique.
Prochainement :
II - Actualisation du parcours selon les auteurs sources
III - Récapitulatif des caractéristiques des auteurs liés à Médée
IV - Tentative de synthèse.

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Solution ultime ? (2)

Comme vu ici, pour les rétroliens (trackbacks), la solution est radicale, mais reste le problème des commentaires.

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samedi 3 juin 2006

[programme] Opéra de Bordeaux, saison 2006-2007 - II - Les récitals vocaux

Comme ce site semble manifestement le premier non officiel à publier la saison avec les distributions, on poursuit la recopie du programme et la production de commentaires.

Suite de la notule.

[programme] Opéra de Bordeaux, saison 2006-2007 - I - Les opéras

Les informations sur le cru nouveau. Distributions complètes. Commentaires, pour ceux qui ne sauraient se décider.

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jeudi 1 juin 2006

Question métaphysique - le tutoiement dans les carnets

Ayant fréquenté Usenet et certains forums auparavant, j'ai été très surpris de constater que les carnetistes se vouvoyaient spontanément. C'est un usage qui est tout à fait conforme à la Netiquette, mais qui était en théorie marginal - on avait le droit de vouvoyer plus qu'on n'était censé le faire.
Ce billet est donc dédié à la première victime de mon étonnement.

Suite de la notule.

David Le Marrec


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