Carnets sur sol

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samedi 28 avril 2007

La recommandation de Carnets sur sol - Dissidence française

Ces beaux jours doivent revenir.
Reposons-nous sur l’avenir !
Une heure... une heure...
(Fragments de Thomas Moore.)

Suite de la notule.

Paradoxe central

Voilà longtemps que nous n'avions proposé par ici une petite Revue de Toile.

La dernière fois, souvenez-vous, c'était début mars, et nous nous penchions sur la figure obligée du changement et son triple paradoxe : être un homme nouveau mais montrer ses états de service, avoir des projets mais surtout régressifs, faire des propositions qui ne doivent surtout pas être appliquées.




Nous ne devions en théorie pas parler politique en ces moments agités, où le clivage semble anesthésier l'esprit critique des meilleures têtes. De plus, il n'est nullement dans l'intention de CSS d'exercer sa puissante influence sur qui que ce soit.

Toutefois, nous cédons. Pour deux raisons principales.
- D'abord à cause de l'abondance tentante de matière première, qui conduirait à une dangereuse saturation de nos archives. (Et nous souhaitons sans trop de hâte être expulsés par notre prestataire de services.)
- Ensuite et surtout, parce qu'il ne nous sera pas nécessairement loisible de publier ces remarques plus tardivement.

A toutes fins utiles, vu la période, et pour m'éviter les colleurs d'affiches (et de procès d'intention) plus ou moins virtuels, je précise tout de même qu'il sera très difficile de déduire les bulletins déposés ou refusés de ces considérations. Parce que personne ne représente les idées de CSS (qui songe sérieusement à un groupe parlementaire unitaire, avis aux lecteurs réguliers), et surtout parce que la rédaction de CSS ne se détermine pas en fonction des discours tenus, ni même des idéologies.[1] Notre boulot est de les regarder, pas de les prendre au sérieux, voyons.

Notes

[1] [Oui, CSS se la joue centriste, mais ça ne durera pas longtemps comme vous le verrez.]

Suite de la notule.

vendredi 27 avril 2007

Enregistrements, domaine public - VII - Felix MENDELSSOHN, Loreley - Kurt Schröder, Francfort, Anny Schlemm (1954)

CSS vous fournit cette semaine le traditionnel opéra du samedi.
[version cadres pressés]

Une vraie rareté, indisponible depuis quelques lustres - si elle a jamais été publiée officiellement - à savoir la Loreley de Mendelssohn, ébauche d'un opéra sur un livret d'Emanuel Geibel.

Suite de la notule.

Définitions du jour : la voix naturelle, le formant du chanteur

Il en avait été question dans les longues discussions consécutives au compte-rendu de Sylvie Eusèbe sur la Messe en si par Minkowski. Aussi, si ce peut être utile à des lecteurs de passage, en voici le récapitulatif, légèrement étoffé.




Côté chant, on parle de voix naturelle pour une voix :
a) Qui n'est pas travaillée, telle qu'elle est initialement placée (bien ou mal). C'est de cela qu'il est question lorsqu'on parle d'avoir une jolie ou une vilaine voix.
OU
b) Qui a naturellement un bon placement. On note avec ravissement qu'il "a une voix naturelle", un avantage certain.
OU
c) Pour une voix qui n'emploie pas le formant du chanteur*, ce réseau d'harmoniques qui permet de passer l'orchestre. Une voix de chant populaire et pas de chant lyrique. Cela n'inclut pas du tout, dans ce cas, que la voix n'est pas travaillée ou mal travaillée !

.* N.B. : Le formant est ce qui sonne si métallique, parfois "gros" ou "impersonnel" dans les voix d'opéra ; ce qui rebute si souvent les novices. Ecoutez par exemple Mario Del Monaco dans les années soixante, et vous n'entendrez plus que le formant, le timbre ayant en grande partie disparu. Ces harmoniques spécifiques ne sont pas contenues dans l'orchestre traditionnel, et donnent la possibilité de se faire entendre sans forcer et durablement.
Une technique similaire semble utilisée par les chanteurs du Kunqu, mais elle demeure l'exception : dans la plupart des pratiques musicales, la voix n'est sollicitée que pour un auditoire restreint et avec un environnement instrumental limité, ou encore ne doit être sonore qu'un très court instant (les muezzins n'utilisent pas le formant, l'effort à produire étant bref).
Dans le domaine classique occidental, il est possible de ne pas utiliser cette technique, dans deux cas principaux. D'abord avec les voix aiguës, qui peuvent passer au dessus des harmoniques orchestrales - c'est parfois le cas de sopranos très légers. Ensuite avec des instruments d'époque, dont les propriétés harmoniques d'instruments naturels permettent la lisibilité des strates sonores, et ne couvrent pas, ainsi, la voix. Je faisais état de l'exemple d'une voix naturelle chantant l' Agnus Dei de la Messe en si (Koopman en février 2006 à Bordeaux), pourtant dans une grande salle, ce qui est envisageable avec le silence absolu, la discrétion de l'accompagnement et l'emploi d'instruments d'époque.
Certains lieder pas trop difficiles pourraient être interprétés par des voix naturelles, mais c'est rarement le cas à ma connaissance. Erlkönig existe tout de même en version cabaret allemand, et les Songs de Dowland ont été chantés par l'interprète de pop Sting.

--

Mise à jour du 6 février 2008 :

Sur demande, quelques compléments à la question sur la différence de technique entre voix de musique populaire, ici la variété avec les exemples suggérés de Céline Dion, de Whitney Houston ou de Mariah Carey. Comme cela peut éventuellement intéresser les lecteurs de l'article, ajoutons.

Oui, il y a déjà quelques réponses sur la différence entre une voix naturelle (au sens 3 ci-dessus) et une voix lyrique.

La technique de base est la même, c'est le souffle qui fait tout le job. Ensuite, les chanteurs lyriques vont d'une certaine façon plus loin, puisqu'il faut solliciter tous les résonateurs pour pallier le défaut d'amplification.

La différence principale réside dans l'utilisation du "formant du chanteur", c'est-à-dire d'un réseau d'harmoniques qui permet de passer un orchestre sans fatiguer et longtemps - des harmoniques qui ne sont pas dans le son d'un orchestre. C'est ce qui sonne métallique. Avec des instruments naturels, le problème est tout différent, puisque les spectres sonores sont suffisamment différenciés, ce qui explique qu'on puisse y distribuer de petites voix.

Il y a aussi des nécessités de "connexion" entre le souffle et le son.

A l'inverse, en musique populaire, on peut laisser filtrer du souffle - c'est même un choix expressif, eventuellement - puisqu'il n'y a pas d'impératifs de puissance ou de durée. Ces voix ont donc une extension moins grande. Les aigus ne sont pas "couverts", ce qui fait que la voix se tend et fatigue plus vite.

En revanche, comme l'arsenal est moins lourd, une voix de musique populaire sonne plus proche de la voix parlée, plus directe, le timbre est moins sophistiqué, plus naturel, plus directement séduisant, plus personnel la plupart du temps. D'où la gêne de beaucoup de gens avec le chant lyrique, du moins au début.

Ces voix se chantent toujours plus bas, en réalité, et c'est bien cela aussi qui les rapproche de la voix parlée et les rend moins forcées d'apparence et plus intelligibles. [Car les harmoniques aiguës altèrent les voyelles et masquent les consonnes, d'où les problèmes à se faire comprendre pour les sopranes les plus aiguës.]

Il faut savoir aussi que même si l'on ne l'entend jamais, il est tout à fait loisible à un chanteur lyrique de chanter en voix naturelle. Ce qu'ils devraient faire lorsqu'ils se piquent de chanter de la chanson avec une voix pensée pour écraser cent vingt musiciens... De ce point de vue, il y a une suprématie qui n'est pas esthétique, mais technique de l'un sur l'autre.

Mariah Carey est sans égale, puisqu'elle tient vaillamment ses huit octaves (soit à peu près trois Callas).

Plus sérieusement, même si je ne les ai jamais écoutées que fort incidemment, ce sont des exemples de bonne technique, qui se sont d'ailleurs illustrés dans un domaine de chanson relativement lyrique, "à voix", et non pas en chantonnant sur sa voix parlée.

Les voix sont bien placées, bien timbrées, tout à fait adéquates pour ce qui leur est demandé. Il est d'ailleurs amusant de voir l'effet vertigineux que produisent les aigus dans My heart will go on, alors même que ce serait grave pour un mezzo...

Houston, autant qu'il m'en souvienne, dispose d'une voix assez gonflée qui fait qu'elle pourrait chanter sans micro devant un petit auditoire. Une technique féminine qui rappelle assez le gospel : sans formant, mais puissant. C'est aussi le cas du muezzin, mais lui peut en raison de sa tâche fort courte.

--

Mise à jour du 7 février 2008 :

Plus esthétisée, la voix lyrique recherche une certaine pureté technique, et un son riche, au contraire de la voix populaire, qui cherche plutôt un grain personnel - et un son pur.

La voix lyrique a aussi un impact physique qui n'est pas du tout comparable.

Enfin, l'émission lyrique permet une plus grande étendue, et place naturellement la voix chantée nettement plus faut que la voix parlée. C'est, au moins autant que le caractère robuste et travaillé de la voix d'opéra, cette différence d'avec les timbres que nous entendons au quotidien qui rend la voix lyrique plus abstraite, plus étrangère, moins identifiable.

Ouvrages, domaine public - II - L'oeuvre livresque de Wagner

L'adresse figure depuis longtemps en lien, mais je m'aperçois que tout le monde ne la connaît pas.

Essais, correspondance, livrets, et plusieurs articles sur lui.

Le tout en anglais.

Une excellente ressource facile à consulter.

Parce qu'en toute franchise, vous ruiner pour lire du Wagner, CSS ne vous le conseillerait pas.

http://users.belgacom.net/wagnerlibrary/

--

Rappel : Wagner sur CSS.

  • Les lieder de Richard Wagner.
  • Les Fées (pistes pour débuter Wagner en commentaires)
  • La Défense d'aimer
  • Wagner en français
  • La parole chez Wagner, ici et accessoirement .
  • Badinage autour de Nadine Secunde en Brünnhilde (direction Inbal).
  • Et pour élargir, les notes sur le Sigurd d'Ernest Reyer, très proche des sources du Nibelungenlied. Lecture tout à fait intéressante dont il faudrait reparler (mais il y a tant à faire, vous connaissez la chanson).

mercredi 25 avril 2007

Divination

C'est officiel, CSS lit dans le marc de café.

Il y a cinquante jours, nous disions. La figure imposée que tous les journalistes ont en vain cherché : le changement.

Il y a six mois, nous disions. Décompte de l'Apocalypse.

Il y a un an, nous disions. Limbes temporels.




Tarifs préférentiels pour les lecteurs assidus.

mardi 24 avril 2007

Le latin à la française

On lit régulièrement des commentaires défiants face à la prononciation à la française, partiellement ou intégralement, des oeuvres religieuses du domaine français.

On peut, par goût, défendre l'un ou l'autre, mais voici (très succinctement !) quelques éléments pour répondre aux questionnements les plus courants.

Suite de la notule.

Coin bouché

Chers candidats, la droite et la gauche, ce n'est pas tout à fait la même chose ; revenez à vos fondamentaux idéologiques, sinon vous risquez y perdre votre âme.

Olivier Pastré, économiste, ce matin sur France Culture.

Je ne pensais pas qu'il était encore possible de dire ça. Parce que ça ne me semble guère judicieux, mais surtout parce que croyais ce discours inaudible. Surprenant.


P.S. : Ceci n'est pas une confession bayrouiste, petits impertinents, mêlez-vous de vos oignons !

samedi 21 avril 2007

Enregistrements, domaine public - VI - Heinrich MARSCHNER, Der Vampyr (Kurt Tenner, Radio de Vienne, 1951)

L'opéra intégral libre de droits.

Et les commentaires afférents, naturellement.

Suite de la notule.

lundi 16 avril 2007

Carnet d'écoutes - Dietrich Fischer-Dieskau dirige la Troisième Symphonie de Mendelssohn

Dietrich Fischer-Dieskau avait publiquement regretté qu'on ne fasse guère appel à lui, une fois mis un terme à sa carrière lyrique, comme chef d'orchestre, activité dont il espérait occuper sa retraite.

On pouvait entendre quelques secondes d'une Rhénane de Schumann pas spécialement originale ou convaincante dans un documentaire qui lui était consacré.

On se souvient aussi des propos peu amènes d'Otto Klemperer, qui l'avait jadis dirigé chez Bach.

Aussi, lorsque l'occasion de l'entendre intégralement s'est présentée, nous avons accouru.

Extrait, avec notre exégèse en regard.

Suite de la notule.

jeudi 12 avril 2007

Faut-il acheter les intégrales à prix minuscule ? - II - Mozart, Bach, Chopin, Beethoven et Brilliant Classics

N.B. : Le commentaire de la dernière intégrale (Brahms) figure ici.


Un essai d'étude rationnelle du phénomène des intégrales à prix plancher. Les raisons ; les enjeux, avantages et inconvénients ; le moyen de se décider ; les alternatives.
Commentaire également du contenu précis du coffret Beethoven.


Suite de la réflexion amorcée avec Mozart et Bach.

J'apprends aujourd'hui qu'un site maudit [l'histoire sera pour une autre fois] a dévoilé la prochaine intégrale Brilliant, à savoir une intégrale Beethoven. [J'ai l'honneur de vous annoncer que, devant témoins, interrogé sur le contenu possible d'une intégrale en cent disques, j'avais avancé le nom du sourd grincheux de Bonn. Un emploi de directeur de la communication m'attend à Brilliant.]


Comment cela fonctionne-t-il ? 

Faut-il acquérir ces intégrales ?

Avec en bonus les recommandations si l'on choisit de se passer d'intégrale.

Suite de la notule.

mercredi 11 avril 2007

HAENDEL - Il Trionfo del Tempo e del Disinganno - 06 avril 2007, salle Pleyel (Paris) - Minkowski (Louvre) - Pasichnyk, Bonitatibus, Stutzmann, Ferrari

Nous vous présentons le petit dernier (latest plutôt que last, si possible) des comptes-rendus de Sylvie Eusèbe.

Paris, Salle Pleyel, vendredi 06 avril 2007, 20h.
Georg Friedrich Haendel :

Marc Minkowski : direction ; Les Musiciens du Louvre-Grenoble.

La Beauté (Beltà) : Olga Pasichnyk (soprano)
Le Plaisir (Piacere) : Anna Bonitatibus (mezzo-soprano)
La Désillusion (Disinganno) : Nathalie Stutzmann (alto)
Le Temps (Tempo) : Stefano Ferrari (ténor)

Suite de la notule.

lundi 9 avril 2007

Enregistrements, domaine public - V - Franz SCHUBERT - Im Frühling, Ganymed - Bruce Boyce, Gerald Moore

Un exemple d'une technique à l'ancienne, parfaitement dans le masque, avec une diction splendide.

On peut penser à Gérard Souzay, mais sans l'aspect "gros" de son émission, sans la relative placidité expressive.

Ici, une splendide fraîcheur, un élan assez renversant.

Même Gerald Moore semble contaminé par cet entrain.

Suite de la notule.

dimanche 8 avril 2007

Carnet d'écoutes - Les quatuors de Rued Langgaard - Kontra Quartet

Réécoute ce soir de ces étranges choses.


Le quatrième et dernier mouvement du Cinquième Quatuor.

J'aurai l'occasion de revenir sur Langgaard (prononcez "Lèngôr"), c'est pourquoi je me contente de commencer par le rappel de ce que j'avais pu écrire en guise d'introduction, il y a bien longtemps :

Suite de la notule.

samedi 7 avril 2007

Devinettes des 01-02/04/07 - les réponses

Le billet initial.

Deux indices supplémentaires.


Suite de l'extrait mystère 1, c'est-à-dire la réponse.


Un autre extrait, encore difficile, mais plus parlant, pour compléter l'extrait 2.

Si vous n'avez toujours pas trouvé, les explications en cliquant.

Suite de la notule.

mercredi 4 avril 2007

Bac à sable diphonique

Puisque je fus perfidement accusé de conserver jalousement Bajazet pour moi seul, alors même qu'il figure explicitement dans mon carnet mondain (voir colonne de gauche), étalons notre effroyable compromission au grand jour. Séduit par son parcours fortement évocateur autour de l'alouette, je le prolonge ici brièvement.

Suite de la notule.

Johann Sebastian BACH - Messe en si - Marc Minkowski, Les Musiciens du Louvre (Metz 2007)

Un compte-rendu gracieusement fourni par Sylvie Eusèbe.

Suite de la notule.

lundi 2 avril 2007

Devinettes

Un billet prévu pour hier, et qui n'avait finalement pas été publié :

Suite de la notule.

Siegmund NIMSGERN

J'admire depuis toujours ce chanteur à la fort mauvaise réputation, et je l'admire sans nul doute pour de mauvaises raisons.

Une technique fort peu orthodoxe, avec des notes qui s'aplatissent, un peu acides ; pourtant, plusieurs choses me réjouissent hautement chez lui.

D'abord son engagement total dans chacun de ses rôles, incarné de bout en bout. Mais aussi son timbre de méchant d'opéra de seconde catégorie, quel que soit le rôle abordé : toujours grimaçant, prêt à mordre (beau mordant aussi), d'une façon que je trouve infiniment attendrissante.
A son écoute, je suis toujours partagé entre l'électrique de la prestation, l'amusement de l'incongruité et le sourire attendri. Et, sans doute, la volupté avec laquelle on l'entend croquer les mots.

C'est donc à sa gloire que je vous propose cette petite liste commentée de rôles et d'enregistrements, ainsi que ces quelques extraits jamais publiés.

Suite de la notule.

David Le Marrec


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4 => Arabelle et Didon
5 => Woyzeck le Chourineur
6 => Nasal ou engorgé ?
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