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Erreurs orthographiques usuelles.

Ce billet, que j'actualiserai régulièrement, a une visée simple : permettre aux webmestres ou carnetistes qui le souhaitent d'éviter quelques erreurs usuelles, même chez des rédacteurs cultivés.

Non pas que cela ait une importance capitale (ça n'en a, dans le cadre des carnets, à peu près aucune), mais j'imagine que ça peut les intéresser, avec la petite glose qui les accompagne en guise de moyen mnémotechnique.

Naturellement, j'ajoute les entrées quelque temps après avoir repéré l'erreur qui me rappelle qu'elle est régulière : il ne s'agit pas de blesser qui que ce soit, et encore moins de mettre des têtes sur une pique. Le français n'est écrit parfaitement par à peu près personne, ce qui règle la question.
C'est aussi ce qui à mes yeux renforce l'intérêt d'une réforme ou, en tout cas, le ridicule du conservatisme orthographique fier de lui. Voilà qui me rappelle mon agacement vis-à-vis de l'arrogance de Jean Clair - et sa traduction SMS, bilinguisme national oblige. Une langue est d'abord conçue pour être pratique, pas pour représenter un miroir de sa propre érudition ; dans ce cadre, le français d'aujourd'hui est amené à se simplifier efficacement, tôt ou tard - il en ira aussi de sa survie : quelles que soient les réticences, il faudra au minimum apprendre à tolérer des usages impropres sans sourciller. Voire accepter des modifications profondes.

Bref, si ce peut être utile, la liste suit.


  1. Pourquoi le gouvernement persiste t'il à vouloir baisser la TVA sur les moules frites, alors qu'il s'agit d'un plat d'un pays ennemi qui a voté Oui ?. Il faut écrire : Pourquoi le gouvernement persiste-t-il à vouloir baisser la TVA sur les moules frites, alors qu'il faudrait tout simplement la reverser intégralement à ce pays intelligent qui a voté Oui ?
    • L'explication est très simple. On peut isoler deux processus parallèles.
    • Dans l'immense majorité des verbes qui ne sont pas du premier groupe et à l'immense majorité des temps, la troisième personne du singulier se termine par un "t" ou un "d"[1]. Aussi, par habitude, un [t] fautif de liaison s'est étendu au premier groupe et à tous les temps, pour cette troisième personne du singulier.
    • L'hiatus étant proscrit dans la versification classique et mal perçu en littérature, le son supplémentaire était bienvenu.
    • L'écrit l'a institutionnalisé par ce "t" dit « euphonique »[2] : il ne s'agit donc pas d'une deuxième personne du singulier que l'on aurait élidée (avec cet apostrophe à la place d'une lettre disparue), mais d'une lettre ajoutée en lien, d'où les traits d'union.
  2. A mille lieux. Il faut écrire à mille lieues.
    • Il ne s'agit pas de parcourir des territoires divers, mais une distance énorme, décrite par cette ancienne unité de mesure, la lieue. Elle représente une longueur de plusieurs kilomètres (entre 3 et 5 selon les époques). Du latin leuca, emprunt au gaulois, elle est longtemps pratiquée en Europe, en Amérique latine, et sa valeur varie très sensiblement au fil du temps (en augmentant), jusqu'à son abandon. Mais la langue étant plus conservatrice, l'expression est demeurée.
  3. Autant pour moi / Au temps pour moi
    • Véritable marronnier des discussions orthographiques.
    • La seule véritable orthographe est "au trempe-tournoi". Elle a une explication historique, rigoureusement authentifiée par le chroniqueur Jean de Baynes. En 1687, une révolte mineure éclata en Ile-de-France. La pénurie de blé menaçait, et les exploitants refusaient de vendre le blé à Paris. Aussi, le temps de la crise, les réserves risquaient de manquer. Les Parisiens entreprirent donc, plutôt que de mourir tous de faim avec des réserves insuffisantes, de répartir les rations en quantités suffisantes, selon le mérite. On organisa donc des joutes au-dessus de la Seine ; le champion qui chutait dans le fleuve était repêché si possible, et rentrait dans son quartier, ruisselant, où, couvert d'opprobre, les passants lui jetaient des pierres en criant : « voilà le brave qui revient du trempe-tournoi ! ». Il n'y a pas, à ma connaissance, d'autre explication étayée et valable.
    • La controverse ici. Si vous préférez avoir une page sérieuse, toutes les données sont parfaitement exposées ici. Au total, si vous passez un concours, au temps fait peut-être plus chic, mais de façon usuelle, il y a de la pédanterie à aller contre la logique, surtout lorsque la primauté de cette orthographe étrange n'est pas du tout avérée. Un tic distinctif d'universitaire, si l'on veut. [Très peu pratiqué sur les carnets blogeois, au passage.]
  4. De nombreuses expressions à portée généralisante sont au singulier (contrairement à l'intuition). Dans ces cas, la mise au pluriel n'est pas proscrite mais constitue une maladresse d'usage ; même pas une impropriété, mais quelque chose qui sonne comme de la naïveté. On écrira donc en tout cas et de toute façon, qui ont un sens à la fois particulier et général qu'on pourrait rapprocher de chacun. Evidemment, la différence n'étant pas sensible à l'oral, elle facilite l'erreur, bien naturelle en la circonstance.
  5. J'ai aussi lu occasionnellement en définitif. C'est un substantif (c'est-à-dire un nom commun) et l'on a dans ce cas une forme qui s'apparente à un féminin. On écrira ainsi en définitive.
  6. Erreur très usuelle est très compréhensible : la tournure pronom de renfort + qui + verbe.
    • Mettons : moi qui ratiocinai?. Comme au présent, il n'existe pas de distinction entre la forme de la première personne du singulier et celle de la troisième ; comme le pronom relatif "qui" a tendance à développer toujours un nom (donc une troisième personne, sauf exception) ; beaucoup, beaucoup de rédacteurs le conjuguent à la troisième personne.
    • Or, "qui" est mis pour son antécédent, qui est... "moi". Il faut donc accorder à la première personne, petite difficulté ici. Moi qui ratiocinais.
  7. Pour la formule affirmative, Eh oui, il faut prendre garde à ne pas écrire et oui. On peut cependant trouver quelquefois cette seconde forme de façon légitime. Exemples :
    • "Je m'aperçois à quel point l'accent alsacien de Mireille Delunsch est délicieux en alsacien." " - Eh oui, il faudra t'y faire ; ne te l'avais-je pas dit ?" Ici, il s'agit d'appuyer l'affirmation, soit qu'on suppose un dépit de son interlocuteur (déçu d'avoir tort), soit qu'on souligne une évidence (celle d'avoir raison). C'est le cas le plus fréquent.
    • "Je suis un inconditionnel de Philip Glass, le plus grand compositeur de tous les temps. Et oui [puisque tu me le demandes] j'irai voir Akhnaten pour le festival de Vladivostok." Ici, il s'agit simplement d'un oui précédé d'une coordination : j'aime Philip Glass (non, pas moi, lui) d'une part, d'autre part je te confirme que j'irai à Vladivostok pour lui. On suppose une question (au moins imaginaire) de l'interlocuteur, contrairement au premier exemple, où l'affirmation est plus gratuite. Le cas de notre second exemple est moins fréquent, et la plupart du temps, l'orthographe "eh oui'', quitte à déformer légèrement le sens, est tout à fait utilisable.
  8. Etre prêt à signifie être préparé à effectuer une action. Se trouver près de (souvent employé en tournure négative) signifie être proche (ou éloigné dans sa version négative) de la réalisation de l'action. Les mélanges entre les deux tournures sont fréquents. Exemples du "bon usage" :
    • On sent à quel point les électeurs sont tout prêts à accepter des réformes si on leur présente sous la forme d'avenants mensonges. Expression synonyme : être disposé à.
    • Je ne suis pas près de voter pour cet habile bateleur. Expression synonyme : Ce n'est pas demain la veille que.
  9. La question épineuse des impératifs du premier groupe. Les impératifs des deuxième et troisième sont faciles, ils s'apparentent au présent de l'indicatif. Mais le premier a une particularité, le "s" de la deuxième personne est tombé (ce qui donne l'aspect d'une troisième personne).
    • Exemple : Ecoute donc Mireille plus attentivement, et tu verras au delà des stridences.
    • C'est pour des raisons euphoniques (le français a horreur de l'hiatus) que le "s" de la deuxième personne est conservé lorsqu'un pronom contracté est accolé à l'impératif. Ecoutes-en donc ! Vas-y, tu ne le regretteras pas !
    • N.B. : Le verbe "aller", bien qu'irrégulier, est à traiter de la même façon.
    • N.B. 2 : En présence de jeunes, pensez à bien marquer la liaison : yva n'est pas considéré comme équivalent de "zyva'', car fautif grammaticalement parlant.
  10. Prendre à partie (c'est-à-dire "attaquer") est souvent écrit parti. Il est entendu que les partis politiques sont partisans et prompts à la polémique vaine, mais ce n'est pas le sens de l'expression. Prendre à partie, évoque l'univers juridique, où s'affrontent des parties, terme qu'on a, bien visible, pour les omniprésentes parties civiles.
    • Peut-être que l'orthographe fautive provient d'une confusion avec prendre le parti de, pour le coup une allusion politique qui signifie "suivre, défendre" (souvent quelqu'un), de même qu'en rejoignant un parti (qui, à l'origine de l'expression, était plutôt un "camp politique" au sens large) on s'engage sérieusement aux côtés des intérêts d'une communauté.
    • Les deux expressions sont au fond exactement opposées, ce qui explique qu'on soit tenté d'opérer un transfert pour harmoniser les deux termes centraux.
  11. Pallier est un verbe transitif direct.
    • Exemple : L'opéramanie pallie l'ennui, pas le gouffre du porte-monnaie.
    • Par conséquent, il est défendu d'écrire y pallier (c'est-à-dire "pallier à quelque chose, transitivité indirecte qui est impropre). Exemple : Le gouffre du porte-monnaie, à part le travail ou l'héritage, je ne vois guère de moyen de le pallier''.
    • Pour la curiosité, le verbe peut être employé de façon instransitive (usage vieilli). Une fois n'est pas coutume, j'emprunte deux exemples au TLF[3] :
      • le mal qui n'étoit que pallié, a reparu au bout de quelque temps (GEOFFROY, Médecine pratique, 1800, p.541) ;
      • La voie d'eau n'était qu'interrompue. Le mal était pallié, non réparé (HUGO, Les travailleurs de la mer, 1866, p.387).
  12. On rencontre régulièrement un emploi étrange du mot latin sic.
    • Sic signifie « ainsi », il sert à attester d'une erreur dans un propos reproduit fidèlement. Il est très utile dans les travaux d'érudition, ou dans le persiflage pour démonter un texte adverse.
      • Par exemple pour reproduire un texte de Balzac avec les fautes de l'édition Furne. Pour signifier que ce ne sont pas des fautes de frappe de mon fait, je m'attacherai à noter [sic] après les termes où apparaissent des fautes. Il s'agit donc ici de restituer toute la précision possible.
      • Plus perfidement, on peut citer le texte d'un adversaire, qu'on se plaira à démonter par l'argumentation ensuite, en soulignant les fautes de ce maladroit décérébré, par ce même moyen. Ce n'est ni très élégant, ni très efficace (le lecteur s'en apercevra tout seul, et cela ne tranche nullement le débat, même sur une querelle linguistique ou orthographique). A titre personnel, je trouve le procédé déplacé et même assez agaçant - une façon d'étaler ostensiblement sa propre maîtrise de la langue, pas nécessairement parfaite, par ailleurs.
    • Mais cet usage est détourné, et d'autant plus depuis que les sites personnels versent dans le commentaire d'actualité (facilité par la publication chronologique via la forme carnet). Sic a remplacé chez les gens fréquentables le souriard par trop plébéien, qui lui-même remplaçait les « héhéhéhé » empesés. Seulement voilà : de la même façon que le souriard sert à informer du ton pour lequel est conçue la réplique[4] et non pas à signaler un trait d'esprit, sic donne une information et n'intime pas un ordre. Sic n'est pas un indicateur de bons mots ! [A choisir, pouf pouf est plus modeste et plus communicatif.]
      • Exemple pris chez une plume alerte et un esprit vif : La privatisation du secteur de l'énergie est engagée. Il n’est pourtant pas trop tard pour renverser la vapeur (sic), le gaz et l’électricité valant bien l’acier et le charbon en termes de stimulation communautaire... Non seulement le trait d'esprit lourdement signalé perd tout de son effet de surprise et de son élégance, mais, qui plus est, la chose sonne lourde, voire dangereusement autosatisfaite. Non, non, c'est bien là du mauvais goût impardonnable, et un emploi subverti de sic, auquel il faut s'opposer sans trêve ni indulgence !
  13. Quelques erreurs d'orthographe lexicale (parmi lesquelles on note en partie ou en totalité l'influence prégnante de l'anglais) :
    • Les dérivés de son, mis à part le verbe sonner[5] et ses propres dérivés, ne comportent généralement qu'un seul « n » : assonance, dissonance, consonant, bien utiles en littérature et en musique, sont ainsi pour plus de commodité allégés en « n »...
  14. Le français écrit langage, sans « u ». Il faut dire que l'ancien français, qui nous a légué le digramme « gu » pour le son [g] et non [j][6] avec « i » et « e », a longtemps hésité, étrangement, à conserver ce digramme avant la lettre « a ». Le « a » a ses raisons que la raison ignore... Or, l'anglais ayant été amplement fécondé par le français moyenâgeux, il n'y a rien de bien étonnant à retrouver cette orthographe outre-Manche - et, depuis, le « u » a fini par être prononcé.
    • Le piège est d'autant plus grand avec l'habitude de lire des textes, notices ou informations techniques en anglais, et que nous-mêmes écrivons, pour la raison citée plus haut, « langue ». Sans parle de l'influence des participes présents : Fatiguant toute l'assemblée, il fut expulsé. Ici, le « u » n'est pas nécessaire phonétiquement parlant !
  15. On entend fréquemment, chez les journalistes et dans la langue courante, une confusion entre opprimer et oppresser. Il faut dire qu'il existe une bonne explication : le substantif oppression ne correspond pas à oppresser.
    • L' oppression correspond à l'asservissement par une puissance illégitime, disons pour faire vite. C'est le sens du verbe opprimer, qui signifie "mettre en place une oppression".
    • Oppresser, lui, recèle un sens de malaise physique ou psychologique, d'écrasement. Il n'a pas de nom/substantif correspondant, et oppression n'est généralement pas employé dans ce sens. D'où l'ambiguïté.
    • Afin d'en ajouter une couche, l'anglais, oppression, mais aussi to oppress, renvoie au premier sens !
    • Du coup, on parle parfois de tyrans qui oppressent des populations, alors qu'il s'agit de commettre l'oppression (to oppress en anglais), c'est-à-dire d' opprimer. C'est plus que retors, j'en conviens. A moyen terme, et encore plus aisément sous la pression involontaire des élites anglicistes, cette subtilité inutile disparaîtra (bon débarras !).
  16. Le français écrit Irak. Iraq est l'orthographe anglaise. Elle reflète une prononciation plus subtile, comme « Lithuanie », qui n'est rendue que par l'écriture.
  17. L'adjectif kaotik, comment s'écrit-il ? J'avais toujours écrit chaotique, mais rendu curieux par l'orthographe très fréquente cahotique, j'ai procédé à une vérification - peut-être, après tout, que les deux existaient, avec éventuellement une nuance. Chaotique renvoie à l'état de Chaos, de masse indifférenciée, préalable à la création d'un ordre ; cahotique renvoie à un état parcouru de soubresauts (et s'applique plus à un processus qu'à un spectacle figé). Par goût, je trouve chaotique plus poétique et amusant. Et - heureusement pour ma vertueuse réputation -, c'est la seule orthographe attestée par le TLF.
    • Toutefois, cette homonymie n'a rien de bien dérangeant, le sens demeurant sensiblement identique.
  18. Une tout autre question. Tout est ici invariable puisque, qualifiant un adjectif, il s'agit d'un adverbe.
    • Attention cependant ! Dans Toute autre question ne sera pas écoutée, tout est considéré comme un déterminant (l'équivalent d' "une" dans l'exemple précédent) et s'accorde. La structure est considérée identique à une autre question : déterminant + adjectif + substantif.
  19. On connaît bien les oppositions état/Etat (condition/pays), église/Eglise (édifice/institution), mais peut-être moins les oppositions opéra/Opéra et océan/Océan.
    • L'opéra désigne l'oeuvre ou le genre : l'opéra La Force du Destin de Verdi, la Damnation de Faust n'appartient pas à l'oratorio, comme on veut doctement nous le vendre, mais à l'opéra. L'Opéra désigne l'édifice. Répétez après moi : Le minuscule Opéra de Bordeaux est le plus élégant théâtre de Guyenne, donc d'Europe. Avec quelques difficultés : on parle parfois de Grand Opéra à la française, alors qu'il faudrait plus exactement écrire grand opéra à la française (avec le risque qu'on croie qu'il s'agit d'un jugement). Il y a aussi Opera, qui peut désigner le merveilleux butineur donc je me sers à l'instant pour publier ces pages.
    • L'opposition pour océan/Océan est plus subjective. Néanmoins, outre la divinité grecque qui borde le monde, on utilise généralement la majuscule par opposition à la Méditerranée, et pas seulement en langue poétique. Dans ces cas, il s'agit de l'Atlantique, bien évidemment.
  20. A présent, pour fêter la vingtième entrée, un appel au secours. Je lis partout la gente féminine. Pitié ! C'est une façon de paraître raffiné, mais de grâce, faisons-le avec attention.
    • Il existe l'adjectif gent, qui signifie peu ou prou gracieux, et qui s'accorde en effet - tout le monde a en mémoire gente dame, et c'est bien de là que provient la confusion.
    • En revanche, le substantif, bien que féminin, est gent (l'ancien singulier de gens, pour faire vite). On écrira donc la gent féminine - et, pour le coup, bien que précieux, ce pourra permettre de briller en société, vu à quel point l'usage correct se fait rare... Un moyen mnémotechnique fonctionne généralement assez bien, à savoir l'évocation de La Fontaine : « La gent trotte-menu s'en vient chercher sa perte » (Le chat et un vieux rat).
  21. Chez les locuteurs "raffinés", on trouve souvent des excès de zèle un peu ridicules, et même agaçants, car témoignant de l'envie furieuse d'étaler son imparfait du subjonctif aux regards émerveillés du monde entier.
    • Un cas typique est celui du contre-solécismehabituel. Au lieu d'oublier le subjonctif, comme dans les déformations d'usage les plus courantes, on l'invente là où il n'est pas. On lit ainsi des choses comme ceci :
      • Fût un temps, j'étais rebuté par Céline à cause de ses opinions politiques - mais quel génie ! Le circonflexe est très joli, mais parfaitement déplacé. Il fut un temps n'est qu'un indicatif, rien de particulier à signaler.
      • Plus retors, J'ignorais qu'il aimât. Oui, ça fait tout de suite impression - mauvaise impression. Après un verbe de connaissance, nul flottement relatif au subjonctif n'est nécessaire. J'ignorais qu'il aimait est bien moins 'relevé', c'est entendu, mais au moins, la tournure est correcte - et sans cette emphase qui touche à la fatuité.
        • J'ai tout récemment rencontré un exemple de ce type chez un homme réputé pour son style, précisément - et à juste titre. Aussi, je me suis dit que l'heure était suffisamment grave pour susciter une petite actualisation de cette notule.
        • [A ce propos, il est intéressant d'aller lire les carnets de journalistes pour se décomplexer au sujet sa propre orthographe. Le carnet de Christophe Barbier, par exemple, rédacteur en chef de L'Express, laisse filer quelques approximations surprenantes. Par ailleurs, c'est entendu, l'orthographe ne prouve rien de plus que l'assimilation d'un système codé - mais ce constat permettra de rendre plus modestes les piédestaux.]
  22. Je note hélas ces derniers temps un regain de stigmates qui semblent refaire surface après l'overdose du moment journalistique privilégié où tous les locuteurs raffinés ont parlé des problèmes de stigmatisation des banlieues, des émeutes, du communautarisme, etc. Le caractère fréquentable de ce très joli mot est donc renvoyé aux calendes grecques.
    • Dommage, tout de même, mais il ne subit ni plus ni moins que le sort de quelques expressions élégantes que les journalistes héritent de leurs études de lettres et se copient les uns les autres à qui mieux mieux. Comme l'élégance d'un terme est pour partie liée à sa rareté, structurellement, sa beauté diminue. Et surtout, à force d'être répétée de façon incantatoire, souvent hors contexte, l'expression se vide de son sens spécifique, pour n'en faire qu'un synonyme strictement interchangeable.
    • Stigmatiser, ce n'est plus poser les marques de l'infamie, c'est juste critiquer, pas plus.
  23. Mise à jour du 12 mai 2010 : Les bizarreries de notre idiome, dans cette notule :
    • le son de l'atonalité ;
    • le pluriel de tonal ;
    • détonner du ton.
  24. Mise à jour du 2 juillet 2010 : Etc. signifie déjà qu'on passe sous silence une liste ; les points de suspension qu'on y adjoint souvent sont donc parfaitement superfétatoires.


Voilà pour l'instant les premières entrées. Il y en aura d'autres.


Pour l'orthographe lexicale et les locutions figées, le Trésor de la Langue Française est tout à fait salutaire (considéré comme la référence avec quelque raison) et peut être consulté en ligne, par exemple par le très remarquable portail de Lexilogos.

J'ajoute, après expérience terrifiée, que Google n'est pas un dictionnaire. Google recense des termes, et en ce sens, peut permettre d'en comparer la fréquence, et d'en inférer l'orthographe probable. Mais il est loin d'être infaillible, et certains cas, comme prendre à partie (après vérification, mauvais exemple), risquent d'être peu significatifs pour trancher, numériquement parlant. Il existe aussi le risque d'oublier d'entrer la bonne orthographe parmi les possibles.
Quelques astuces (pas infaillibles), comme la légitimité du site (moins de fautes sur Le Figaro que sur un skyblg, en théorie), ou vérifier des expressions entières (plus compliqué avec un dictionnaire), existent.
Mais lorsque j'ai vu qu'on m'assurait qu'une orthographe existait parce qu'il y avait cent résultats dans Google (contre plusieurs centaines de milliers pour la bonne orthographe, qui n'avait pas été vérifiée...), je fus terrifié. Néanmoins, je crains que le public susceptible de faire cette démarche ne fréquente pas ce carnet. Je le signale tout de même, pour la curiosité - et parce qu'on peut faire, comme je le suggérais, un usage orthographique assez intéressant des moteurs de recherche. Jean Véronis en tire des analyses de tendance tout à fait intéressantes.

Notes

[1] Qui s'assourdit à la finale : les cordes vocales ne vibrent plus, et l'on obtient un son absolument semblable au "t".

[2] Qui forme une combinaison de sons agréable et harmonieuse : l'hiatus est très mal vécu en français.

[3] C'est-à-dire Trésor de la Langue Française.

[4] Usage particulièrement nécessaire en français, où l'ironie et l'antiphrase sont extrêmement fréquentes, jusqu'à la folie - l'aversion des Anglais pour nous s'explique peut-être par ce genre d'incompréhensions, qui sait. On remarque aussi que la communication passe énormément par de petites touches d'humour, drôles ou pas, qui sont presque une nécessité de politesse dans le rapport aux autres. Tout cela rend, dans les conversations informelles écrites, particulièrement salutaire l'emploi du souriard. Les esprits français sont déjà bien assez batailleurs - goût de la contradiction, voire de la chamaillerie très poussée. Gardons-nous donc d'y ajouter de nouveaux prétextes.

[5] Ce qui permet bienheureusement la convocation de Dame Carcas pour servir l'histoire légendaire de Carcassonne sans hérésie étymologique.

[6] Attention ! Je le note façon française, pour que tout le monde puisse suivre, et non en API.


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Commentaires

1. Le lundi 19 juin 2006 à , par kfigaro :: site

Merci David, je suis vraiment confondu par tant de science en ce qui concerne la langue... comment te remercier ? (mes billets et même mes biographies regorgent sans doute de fautes et je n'ai jamais été une flèche ni en grammaire, ni en orthographe, et sans un passage par AppleSpell ça serait évidemment encore pire... ;-))

PS : et pour les carnets blogeois, j'avais également remarqué le tic ! ;)

2. Le lundi 19 juin 2006 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Christian, merci de venir faire un tour !

La Toile était un grand trou noir ce week-end. Bien la peine de jouer les intellectuels toute l'année pour se précipiter à la plage le premier jour de soleil venu. Quelle déchéance, ma bonne dame. Avant les congés payés, tenez, il n'en allait pas de même. Mais comme dirait quelqu'un, pour ceux qui restent, ce qui est compte est de tenir le cap.

Que dis-je, un cap ? C'est une péninsule !

****

Enfin, ce serait plutôt une absence de tic, puisqu'ils ne cèdent pas aux sirènes du "chic pour pas cher". :-)

J'ai déjà de quoi actualiser la liste, mais c'est récent et je ne veux pas blesser ceux chez qui les ai remarqués.

Je ne me souviens pas d'avoir repéré d'erreurs orthographiques chez toi, ni de ce genre de petites impropriétés.

Voilà pour l'instant !

3. Le lundi 19 juin 2006 à , par aymeric :: site

Aussi intéressant que stressant (finira-t-on par se lire dans ce catalogue d'erreurs ?).

4. Le lundi 19 juin 2006 à , par DavidLeMarrec

Mais vous y êtes déjà, Aymeric. :-) J'ai juste attendu le temps nécessaire pour que vous ne le remarquiez pas.

Il ne faut pas s'en faire, ça n'a guère d'importance. Très honnêtement, l'orthographe française est inutilement compliquée, et tant que la langue est claire, le reste est bien secondaire.

5. Le lundi 19 juin 2006 à , par aymeric :: site

"Il ne faut pas s'en faire, ça n'a guère d'importance."
Oui, et bien ça ne m'empêche pas d'avoir (un peu) honte...
Je ne me retrouve même pas.

6. Le lundi 19 juin 2006 à , par DavidLeMarrec

Ce seraient plutôt les chantres de l'orthodoxie orthographique comme facteur de supériorité intellectuelle qui devraient avoir honte.

Vous êtes le généreux donateur du point 2), un glissement lexical qu'on trouve fréquemment dans les carnets.

7. Le lundi 19 juin 2006 à , par camille (correctrice occasionnelle)

Sacrebleu ! Ces mille lieux ont échappé à ma vigilance, Aymeric...

8. Le mercredi 28 juin 2006 à , par Philippe Perchoc :: site

Personnellement, je me suis fait offrir par une connaissance travaillant chez ARTE un très utile "Abrégé du Code typographique à l'usage de la presse" que je m'emploie à consulter régulièrement, même si les fautes restent encore nombreuses. J'ai une autre entrée à proposer: "en un tournemain" qui devient souvent "en un tour de main".

9. Le jeudi 29 juin 2006 à , par DavidLeMarrec

C'est vrai, il y a pas mal d'expressions figées mal comprises. Soit déformées, soit rendues plus "logiques".

10. Le lundi 3 juillet 2006 à , par DavidLeMarrec

Mais j'ai manifestement complété trop tôt. :-(

Oui, "en tout cas / de toute façon" n'est pas fort logique, il faut vraiment le savoir... Comme c'est une expression assez orale, en plus, il y a peu de chance de se corriger en le lisant dans des ouvrages de référence qui soient nécessairement irréprochables sur le plan de l'orthographe.

Il ne s'agit même pas d'une impropriété, cela dit : c'est vraiment une affaire d'usage, et pas une faute.

11. Le mercredi 5 juillet 2006 à , par fitze

Non, il n'est jamais trop tôt pour bien faire !
Et puis, comme j'essayais maladroitement de le dire dans mon précédent message, pour prendre mal ces remarques, il faudrait être particulièrement susceptible, ou même être de mauvaise foi. Encore chapeau !

12. Le vendredi 13 octobre 2006 à , par vartan

"On sent à quel point les électeurs sont tout prêts à accepter des réformes si on leur présente sous la forme d'avenants mensonges."

Oui, ils en sont très près! :-)

Très utile billet, une fois encore.

13. Le vendredi 13 octobre 2006 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Vartan !

Heureux que ça te convienne ! J'ai encore pas mal d'exemples à traiter, que je ferai prochainement.

Je ne suis pas un chantre de la norme orthographique, mais sachant qu'elle est partout, si ça peut aider à s'en sortir...

14. Le vendredi 13 octobre 2006 à , par vartan

J'en suis personnellement friand et peu susceptible sur le sujet! :-)

Plus qu'une norme académique à respecter, l'orthographe est une autre métapoésie de la langue. Ni rigide ni toujours logique c'est un univers qui a ses beautés.

Te remerciant encore pour m'avoir fait épingler Lexilogos sur mon bureau.

15. Le dimanche 15 octobre 2006 à , par DavidLeMarrec

Oui, Lexilogos est un portail formidable, et très content s'il t'est profitable !

Pour l'orthographe, on peut s'arranger. :-)

16. Le samedi 21 octobre 2006 à , par Bajazet

Dans le métro toulousain, il y a 3 ou 4 ans, une grande affiche de pub pour un casino local :
"La chance est prêt de chez vous !"

Vu un truc analogue dans une pub pour soutien-gorge, mais je n'ai pas pu noter, j'étais au volant, et troublé par la vue de ces bonnets géants…

Merci David pour la mise au point :-)
Une faute galopante, c'est par exemple : un objet des plus rare
Constant dans les journaux, par exemple.

Et tant bien même ? (private joke)

17. Le samedi 21 octobre 2006 à , par DavidLeMarrec

Dans le métro toulousain, il y a 3 ou 4 ans, une grande affiche de pub pour un casino local :
"La chance est prêt de chez vous !"

Apparemment, aux dernières nouvelles, les publicitaires font toujours des études de lettres.
[souriard-très-méchant-avec-la-grande-fourche]


Une faute galopante, c'est par exemple : un objet des plus rare
Constant dans les journaux, par exemple.


Pas le souvenir d'en avoir beaucoup vu de ce genre. Il ne faut pas lire l'Huma, c'est mauvais pour la santé. Les éditions en ligne sont, il est vrai, parfois moins scrupuleuses.

Dans le même genre, lu aujourd'hui sur la Toile, dans un lieu de culture : "désolé nous avons pas la même valeurs". Les commentateurs malicieux y verront la confusion entre le singulier et le pluriel, l'individuel et le collectif, le privé et le public, bref la communautarisation rempante de toute notre société universaliste. [Allô docteur Slama ? J'ai un problème...]


Et tant bien même ? (private joke)

- Grand-mère, que vous avez de grandes dents !
- C'est pour mieux accrocher mon sol, mon enfant.

18. Le samedi 21 octobre 2006 à , par Bajazet

Je lis La Dépêche du Midi et Sud-Ouest Dimanche, moi monsieur !

Et voilà : vous venez d'assister au coming out de Bajazet.

19. Le samedi 21 octobre 2006 à , par DavidLeMarrec

Mais bien sûr. Et moi je lis Le Parisien et Maxi...

C'est pas fini, cet intox industriel pour décrédibiliser notre concurrence déloyale à Licida ?

20. Le samedi 21 octobre 2006 à , par Bajazet

Mais enfin, c'est vrai !!!

Je lis La Dépêche au café (et j'apprends des tas de truc, comme travaux dans la rue machin => déplacer ma voiture, etc.)
Et Sud-Ouest Dimanche, je trouve ça de bonne tenue. Sans rire.

P.S. Maxi, c'est tordant, entre nous.

21. Le samedi 21 octobre 2006 à , par DavidLeMarrec

C'était tellement gros que je ne l'ai pas cru. Gros coming out, en effet !

Je ne sais pas si j'ai déjà lu plus d'un article précis à la fois dans La Dépêche, quant à Sud-Ouest Dimanche, je ne sais pas la différence avec Sud-Ouest (qui lui, est assez pathétique en son genre).

Pour Maxi, est-ce que c'est aussi drôle que les skyblogs ?

22. Le dimanche 22 octobre 2006 à , par Bajazet

Je ne sais trop que te répondre. je n'ai pas lu Maxi depuis 15 ans. J'avais même gardé un numéro (eh oui, il m'arrivait de l'acheter pour me divertir) avec des histoires édifiantes de chiens et de chats ayant fait letour du monde en solitaire pour retrouver leur maître ou se laisser mourir sur sa tombe. Avec des commentaires du genre : "ah les animaux au moins sont fidèles !" Et les photos… fallait voir les photos…

23. Le dimanche 22 octobre 2006 à , par jdm

Bonjour David,
Pour moi qui suis [et non pas qui est…] régulièrement tes articles, celui-ci est obscur. Si je dois écrire ‘moi qui ratiocinais’ et non pas ‘moi qui ratiocinait’, comment y aurait il une faute à écrire ‘moi qui ratiocinai’ [un jour, en passant], alors que ‘moi qui ratiocina’ présente manifestement une erreur.
Il ne s’agit que de quelques lettres, certes, mais ce n’est pas peu pour toi qui as [et non pas qui a] magistralement réglé son compte à Parménide en apportant une réponse définitive à la ‘kestion ontologeek 2 letre’, par une homophonie pléonastique inouïe, sur ton blog philosophique flashant (adresse dans ton article ‘Déménagement’).
Où en sommes-nous ? Bientôt, on écrira ‘Je est un autre’. Il y a sûrement quelque chose à faire.
Bien à toi, David.

24. Le dimanche 22 octobre 2006 à , par DavidLeMarrec

Je ne sais trop que te répondre. je n'ai pas lu Maxi depuis 15 ans. J'avais même gardé un numéro (eh oui, il m'arrivait de l'acheter pour me divertir) avec des histoires édifiantes de chiens et de chats ayant fait letour du monde en solitaire pour retrouver leur maître ou se laisser mourir sur sa tombe. Avec des commentaires du genre : "ah les animaux au moins sont fidèles !" Et les photos… fallait voir les photos…

Les photos de chats crevés héroïques, ce doit être quelque chose !

Bien, je vais tâcher d'aller en voler un chez mon buraliste, un de ces jours.


Pour moi qui suis [et non pas qui est…] régulièrement tes articles, celui-ci est obscur. Si je dois écrire ‘moi qui ratiocinais’ et non pas ‘moi qui ratiocinait’, comment y aurait il une faute à écrire ‘moi qui ratiocinai’ [un jour, en passant], alors que ‘moi qui ratiocina’ présente manifestement une erreur.

J'ai écrit moi qui "ratiocinai?" pour marquer l'interrogation sur la lettre finale, à l'imparfait. Sinon, on peut bien évidemment utiliser le passé simple "moi qui ratiocinai", même si, pour ce verbe, ce doit être assez peu fréquent !


Où en sommes-nous ?

Afin de garantir la profondeur de pensée, la publication doit être parcimonieuse sur hope52era. Et, pour tout dire, l'interface est tellement lamentable : douze heures de délai pour l'apparition d'un billet, pas de fil RSS, pas de gestion des catégories, pas de maîtrise de l'affichage, etc.

25. Le dimanche 22 octobre 2006 à , par Bajazet

Je vous demande de vous arrêter de ratiocinais !!!

26. Le dimanche 22 octobre 2006 à , par hope52era :: site

koman kil koz !!!!!!!!!!!!

il sé po ékrir lol

27. Le vendredi 3 novembre 2006 à , par jdm

Bonjour David, trois nouvelles notes bienvenues, avec rigueur et humour discret.
J’ai posté un commentaire sur la page ‘La culture des individus’ chez Kfigaro, où tu es intervenu hier.
A bientôt.

28. Le vendredi 3 novembre 2006 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Jdm,

Merci ! Je m'en vais voir cela rapidement.

29. Le vendredi 24 novembre 2006 à , par Bajazet

Oui, le salut est dans La Fontaine (allez, saute !)

J'aime aussi "L'Éducation" (livre VIII), avec les deux chiens César et Laridon, dont le premier
"Fut le premier César que la gent chienne ait eu.
On eut soin d'empêcher qu'une indigne maîtresse
Ne fît en ses enfants dégénérer son sang :
Laridon négligé témoignaits a tendresse
À l'objet le premier passant."

Je remarque aussi que le substantif "rut" est souvent distordu en "rute", allez savoir pourquoi !

30. Le vendredi 24 novembre 2006 à , par Vartan

Ma légèreté est impardonnable.
Ecrivant jusqu'au printemps le solide Irak, je fus récemment séduit par ce q final, original et féminin. Ce q ki à lui seul aurait pu apaiser le kaos mésopotamien d'une tout autre façon qu'un contingent de casques bleus (bleu océan).
J'abandonne donc, à regret, le charme de ce q. :-(

31. Le vendredi 24 novembre 2006 à , par DavidLeMarrec

Bajazet :
Je remarque aussi que le substantif "rut" est souvent distordu en "rute", allez savoir pourquoi !

Jamais remarqué ça. J'en déduis que vous avez de fort deshonnêtes lectures !


Vartan :
Ma légèreté est impardonnable.
Ecrivant jusqu'au printemps le solide Irak, je fus récemment séduit par ce q final, original et féminin. Ce q ki à lui seul aurait pu apaiser le kaos mésopotamien d'une tout autre façon qu'un contingent de casques bleus (bleu océan).
J'abandonne donc, à regret, le charme de ce q. :-(

Il serait bon de savoir plus précisément d'où provient cette graphie. Si elle a une justification phonétique, on peut peut-être te laisser un passe-droit. Je t'accorde qu' "Iraq" est plus doux et plus esthétique.

32. Le mardi 13 février 2007 à , par jdm

Je note hélas ces derniers temps un regain de stigmates


Pourquoi "hélas" ? Les stigmates permettent aux araignées de respirer en tissant leur toile. Total respect aux arthropodes !

33. Le mercredi 14 février 2007 à , par DavidLeMarrec

Et que doit-on faire face aux signes d'arachné juvénile chez certains journalistes en herbe ?

34. Le mercredi 14 février 2007 à , par jdm joco

Et que doit-on faire face aux signes d'arachné juvénile chez certains journalistes en herbe ?

Tarentula per jocum. Et pour ton "cas" personnel, Urtica urens en haute dilution, au moins 30CH, mais pour les états désespérés, comme le tien, il faut aller chercher des dilutions bien plus hautes en Suisse.

35. Le samedi 3 juillet 2010 à , par Moander

"Au trempe-tournoi"... celui-là, il fallait passer ici pour l'apprendre. À coup sûr!!

Il est hors de question que "opprimer" soit remplacer par "oppresser"... Tu reconnais toi-même la différence!

On me reprend lorsque je dis "soirée après le travail" ou "espace ouvert" en m'assenant ces ignominieux "afterwork" ou "open space". (genre, on ne m'avait pas compris - au moins, j'aurais discuté avec mon pépé sans problème)
Alors, je peux bien faire ma petite remarque sur "oppresser" ou "kitsch" quand ils sont utilisés à tord et à travers... Au moins, la mienne est justifiée même si c'est tout autant cavalier.


Je ne suis pas d'accord avec Jean Clair non plus (sacraliser, c'est acter la mort de notre langue) mais il n'est pas que dans le faux si on extrapole... Notre langue est méprisée abusément pour son académisme (et sa frilosité face aux emprunts) ce qui la rendrait vieillotte.

Premièrement, on oublie juste que c'est ce qui a permis à notre lexique d'être simplifiée!! Combien y-a-t-il de mots usités en anglais ou néerlandais ? Pas loin d'un million avec parfois des dizaines de synonymes... En français, 250 000 ? Pour moi, l'Académie et toutes les instances linguistiques Québécoises ou Belges sont une bénédiction. Elles incarnent une certaine stabilité nécessaire.

Deuxièmement, un néologisme bien pensé vaut mille fois mieux qu'un emprunt (sans bannir tout emprunt pour autant)... Il facilite la compréhension immédiate. Je ne comprends pas par exemple comment un francophone peut préférer "scrap-booking" aux "collimage" ou "créacollage" inventés par nos frères québécois.


Je serais curieux d'entendre ce que tu proposerais comme réforme. Celle de 1990 était bien équilibrée bien que modeste. Beaucoup veulent une orthographe collant à la prononciation!! Ce n'est tout simplement pas possible pour une majorité des mots d'origine latine par exemple... Après, oui, pour les emprunts institutionnalisés aux langues germaniques, ça simplifierait la vie... Entre, les "oo", "oe" (non collé comme en grec), "ee" et j'en passe, ça mériterait un bel écraimage.

Au plaisir de te lire!

36. Le samedi 3 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

Il n'a pas une minute, et il vient offrir de longs commentaires, quel amour de lecteur !

Concernant le trempe-tournoi, comme l'indiquent les liens que j'ai donnés, c'est bien sûr une fantaisie de ma part. C'est qu'il existe tellement d'explications non étayées (si bien que personne n'a pu établir ce qui devait prévaloir entre "autant" et "au temps") que j'ai proposé la mienne, qui a au moins l'avantage d'être assurément fausse.

Il est hors de question que "opprimer" soit remplacer par "oppresser"... Tu reconnais toi-même la différence!

Ce n'est pas nous qui choisissons... c'est l'Usage, qui est à l'orthographe ce qu'est ἡ Mοῖρα à la religion grecque ancienne.


On me reprend lorsque je dis "soirée après le travail" ou "espace ouvert" en m'assenant ces ignominieux "afterwork" ou "open space". (genre, on ne m'avait pas compris - au moins, j'aurais discuté avec mon pépé sans problème)

Il faut, je crois, distinguer selon les cas.

"Soirée après le travail" a trois inconvénients :
- c'est une traduction de l'anglais pas belle du tout ;
- c'est inutilement long à dire, donc impossible à imposer ;
- surtout, c'est imprécis par rapport au sens délimité d'afterwork.

Il faut donc soit adopter l'anglicisme pour son sens précis, soit créer un gallicisme approprié, clair (afterwork l'est) et opérant.

Pour open space, effectivement, c'est exactement pareil en français, même si on pourrait peut-être proposer bureau ouvert ou quelque chose dans le genre pour qu'il n'y ait pas de confusion avec le travail en extérieur. Dans ce cas, l'anglicisme ne s'impose pas - et il est vrai que dans ton milieu socio-professionnel, les anglicismes inutiles sont légion.


Pour moi, l'Académie et toutes les instances linguistiques Québécoises ou Belges sont une bénédiction. Elles incarnent une certaine stabilité nécessaire.

Les instances québécoises ne sont pas de même nature, elles sont actives, efficaces et influentes (aussi parce que le contexte politique n'est pas le même, bien sûr). L'Académie n'est pas une bénédiction, elle se contente d'être et ça lui suffit. :)


Deuxièmement, un néologisme bien pensé vaut mille fois mieux qu'un emprunt (sans bannir tout emprunt pour autant)... Il facilite la compréhension immédiate. Je ne comprends pas par exemple comment un francophone peut préférer "scrap-booking" aux "collimage" ou "créacollage" inventés par nos frères québécois.

Peut-être tout simplement parce qu'ils sont très laids, ceux-là, pas comme clavardage, courriel ou binette que je trouve délicieux.

37. Le samedi 3 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

Je serais curieux d'entendre ce que tu proposerais comme réforme.

Je n'en ai pas dans mon chapel. Mais si on va vers une réforme, cela pose des enjeux assez graves, j'y reviens tout de suite.

Celle de 1990 était bien équilibrée bien que modeste.

C'est exactement la preuve du problème : réforme extrêmement limitée, qui a suscité toujours beaucoup de débats... et qui n'est pas appliquée par les professeurs de français (!!). D'ailleurs, c'est légitime d'une certaine façon, parce que si beaucoup n'ont pas la moindre conscience de son contenu, les autres voient bien que leurs élèves seront pénalisés socialement s'ils respectent cette réforme. Cercle vicieux de crispation.

On tombe sur plusieurs problèmes très profonds, en fait.

--

1) On évoque toujours celui de la question de l'effort et du niveau qui baisse.

Si on réforme l'orthographe, clairement, on aura pris acte d'une baisse de niveau objective, puisqu'on aura baissé les exigences au lieu d'élever les compétences.

Néanmoins, si les études montrent qu'on a en moyenne perdu au moins deux niveaux pour des élèves en matière de maîtrise d'orthographe (avec des quatrièmes qui écrivent comme des sixièmes, pour faire simple), il faut aussi voir qu'il y a une diversification des compétences, ne serait-ce que dans les cours de français, où l'on fait apprendre des techniques d'analyse et d'argumentation, par exemple. [Cela s'apprenait aussi autrefois, mais était réservé à l'élite après mainte sélection, et ne se faisait pas à ce point lors de la scolarité obligatoire.]
Autant de temps qui n'est pas passé sur les exercices d'antan de distinction entre les homophones.
Ce qui peut, entre autres facteurs (massification surtout, un peu l'immigration de cultures non-scolaires à la façon européenne, et avec un grand 'peut-être' la télévision, mais ce sera compensé par l'Internet à présent) expliquer une baisse de maîtrise de l'orthographe française, qui est tout de même extrêmement (et inutilement) complexe.

J'ai prévu une notule malicieuse sur ce sujet (une lettre de poilu en orthographe originale...).


2) Mais réformer l'orthographe, ce serait plus que cette question morale un peu abstraite.

On a déjà peine à expliquer la rime classique (le XIXe ayant inventé cette notion fallacieuse de "rime pour l'oeil"), alors comment lire du Corneille si nous ne travaillons plus qu'avec du français phonétique ?

C'est un vrai risque, celui de la privation de l'accès au patrimoine. Comme pour le latin ou le français médiéval, seuls les universitaires feront le lien ténu avec cette culture, ou alors nous lirons des sortes de traductions qui nous éloigneront de la beauté formelle et pour partie du sens originaux.

Il n'y aurait pas cette question du lien avec la littérature (pourtant secondaire dans une société...), je serais tout à fait favorable à une réforme relativement radicale.


De toute façon, vu l'inertie de toute société, et française en particulier, aucun risque que cela advienne.

38. Le samedi 3 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

Résumé SMS de ce billet :

lortograf frâsèz l è tro kôpliké lol mè person na 2 solusiô lolol

["lol" équivaut à une ponctuation légère et "lolol" à une ponctuation forte]

39. Le samedi 3 juillet 2010 à , par T-A-M de Glédel

Ça m'arrive de faire des poses.

Bien sûr que l'Usage prime... Mais, l'Usage, c'est autant les autres que moi qui le faisons!! J'ai mon mot à dire. Et si je peux participer à l'enrichissement linguistique de mes contacts avec mes modestes moyens, pourquoi s'en priver ? Généralement, ça les intéresse même (sauf certains méprisants d'école de commerce). Dans le même genre, je leur apprends que "chalenge" est un mot français et qu'il n'y a aucune raison de prononcer à l'anglaise ou de l'écrire avec deux 'l' (complication inutile)... Ils en font ce qui veulent, mais au moins, ils ne me reprennent plus quand je prononce ça normalement.

Je l'utilise plutôt dans le sens, je vais à une "soirée après le travail". Finalement, je remplace l'anglicisme par "soirée" tout court avec un complément temporel. Tu m'excuseras, mais reprendre mon expression, ça m'a choqué (moi, je ne dis rien quand on dit l'anglicisme parce qu'il est courant)... C'est de l'intégrisme linguistique à l'envers!
Et puis "Afterwork" étymologiquement, je trouve ça inacceptable...

Je marque ostensiblement mon dépit uniquement lorsqu'ils disent "forwarder", "checker"... Là, ça me tue!! Mais, il s'agit très clairement d'un usage restreint à une minorité socio-professionnelle.

Quant à la réforme sur l'orthographe. Je ne suis pas certain qu'une réforme importante serait très préjudiciable... Avec l'habitude, le moyen français se lit comme du français moderne. Aucun problème avec le français classique (mais la langue n'a pas beaucoup changé en 400 ans). L'ancien français commence à être plus compliqué mais la syntaxe n'est pas vraiment fixé ni la même d'un texte à l'autre. Et le roman, c'est imbittable (mais ça ressemble à une juxtaposition de latin et de francique).

Après, il me semble quand même que la plupart des mots au substrat latin ou grec sont difficilement modifiables. La plupart des lettres muettes ont un intérêt...
De toute manière, en sus du conservatisme, il faut faire avec tous les francophones du monde. Que décideront les dirigeants africains dans 30 ou 40 ans ?

40. Le samedi 3 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

Ça m'arrive de faire des poses.

Et tu les passes sur CSS ! Dans vingt ans, tu seras présenté comme un modèle de bravoure dans les manuels scolaires, comme on faisait autrefois...

J'ai mon mot à dire.

Bien sûr, mais tu es très minoritaire. Je m'obstine à parler de carnet parce que je trouve l'autre mot ridicule (et il véhicule en plus un grand nombre de préjugés qui ne correspondent pas vraiment à CSS qui est plutôt un site perso présenté sous forme chronologique...). Mais je n'ai pas la moindre possibilité d'être suivi, c'est encore la francisation de la graphie anglaise qui aurait le plus de possibilités de s'imposer, dans le meilleur des cas envisageables...
Personne ne l'utilise en parlant de CSS et surtout, moi-même je suis obligé de le désigner ainsi oralement pour qu'on voie de quoi je veux parler, si je discute avec des utilisateurs plus occasionnels de la Toile.


Dans le même genre, je leur apprends que "chalenge" est un mot français et qu'il n'y a aucune raison de prononcer à l'anglaise ou de l'écrire avec deux 'l' (complication inutile)... Ils en font ce qui veulent, mais au moins, ils ne me reprennent plus quand je prononce ça normalement.

Ca me rappelle un grand fou-rire. Un jour, Le Pen, pour se vanter devant les caméras, reprend sa fille en lui faisant ta remarque... pour se plaindre ensuite de la prononciation des speakerines. :)
Mais effectivement, chalenge, c'est très joli, tu as toute mon appropation ici.


Je l'utilise plutôt dans le sens, je vais à une "soirée après le travail". Finalement, je remplace l'anglicisme par "soirée" tout court avec un complément temporel.

Oui, ça, ça passe.

Tu m'excuseras, mais reprendre mon expression, ça m'a choqué (moi, je ne dis rien quand on dit l'anglicisme parce qu'il est courant)... C'est de l'intégrisme linguistique à l'envers!

C'est surtout que tu donnes l'impression de te désolidariser en refusant le jargon. Un peu comme si tu disais tous les sigles de ton domaine d'activité en toutes lettres. Ca fait ou newbie ou rigide, et ça crée des discrépances qui dépassent l'idiosyncrasie.
Après ça, c'est courageux de ta part de ne pas courber l'échine.


Et puis "Afterwork" étymologiquement, je trouve ça inacceptable...

Pourquoi ?


Je marque ostensiblement mon dépit uniquement lorsqu'ils disent "forwarder", "checker"... Là, ça me tue!! Mais, il s'agit très clairement d'un usage restreint à une minorité socio-professionnelle.

Oui, là c'est ridicule, parce que les équivalents existent en français, et pas plus longs ni plus compliqués.


Après, il me semble quand même que la plupart des mots au substrat latin ou grec sont difficilement modifiables. La plupart des lettres muettes ont un intérêt...


Si tu le dis... Je n'en suis pas convaincu du tout, d'autant que les lettres étymologiques sont pour certaines totalement fantaisistes ou superflues...

De toute manière, en sus du conservatisme, il faut faire avec tous les francophones du monde. Que décideront les dirigeants africains dans 30 ou 40 ans ?

Parce que si la France décide de réformer sa langue, le monde entier ne la suivrait pas ? Mais c'est un scandale, il faut faire quelque chose !

41. Le mardi 6 juillet 2010 à , par Morloch

Comme il est question de dénonciations d'erreurs, j'en profite pour parler des zélateurs d'erreurs qui n'existent pas. On m'a fait, à deux reprises, de longs sermons au sujet de la différence entre second et deuxième. Certains ratiocineurs croient faire preuve d'étalage de maestria linguistique en expliquant que second ne peut s'utiliser que s'il n'y a pas de troisième, c'est leur droit de le croire mais c'est dépourvu de base.
Les deux mots sont synonymes et je ne vois pas trop l'intérêt d'ajouter des règles là où il n'y en a pas, g deja tro de mal a ecrir kom sa, fo me laché l agrap lol

42. Le mardi 6 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Fa-andjeu !

Je t'ai justement écrit une poignées d'heures avant que tu ne postes (ouf, sinon je n'aurais pas été crédible), je commençais à m'interroger sur ta disparition, surtout avec ton allure de subversif en puissance.

C'est-à-dire que c'est effectivement la tradition de distinguer les deux dans les milieux cultivés... Le fondement est que contrairement à "deuxième" qui marque la place du "deux", "second" indique qu'on se situe juste après le premier, autrement dit il y a une forme d'immédiateté (une seconde chance, le second d'un navire, etc.). Je m'efforce moi-même (sans reprendre quiconque au demeurant) de l'appliquer, mais il existe quantité de cas où l'on emploie "second" alors qu'il existe un troisième (la classe de seconde, la Seconde République, "mon second" dans les charades...).

Merci de ton passage. :-)

43. Le mardi 6 juillet 2010 à , par Morloch

J'ai écrit ici deux secondes avant de trouver le petit mot, je vais bien sûr donner des nouvelles.

Pour second, je comprends bien l'esthétique des lutins, que deviendraient-ils sans un peu de pose ?

Les deux mots n'ont pas la même étymologie, second est plus ancien que le jeunot deuxième (il est même tellement ancien qu'il se prononce n'importe comment à la latine ce seguond), mais le grand Littré en personne stigmatisait ceux qui imaginaient une différence d'usage entre les deux mots. C'est un exemple amusant de snobisme linguistique. Cela dit second, comme aîné, figure dans plus d'expressions que deuxième : les lutins ont une seconde vue qui leur donne un second souffle, mais c'est qu'ils sont souvent dans un état second.


44. Le mardi 6 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

De la pose, c'est méchant ça. Non, tu t'exprimes forcément en fonction d'un milieu donné. Le pire étant autant / au temps pour moi, où l'on est sûr de passer pour un inculte ou pour un cuistre, quoi qu'on fasse, mais dans la plupart des autres cas, on peut s'adapter. Je trouve réaliser au sens anglais très pratique, mais je ne l'emploierais pas si je devais publier une thèse en littérature française...

Par ailleurs, Litté n'est pas l'Evangile, loin s'en faut, j'y ai déjà lu des choses avec lesquelles je suis assez considérablement en désaccord ; mon livre de culte est le Trésor de la Langue Française, qui a l'avantage de s'appuyer sur des exemples précis et riches.

Et je partage ici la nuance (moins systématique que celle que tu crucifies) apportée par le TLF, qui indique que second est ce qui suit le premier, plutôt que la numération brute, et cela cadre bien avec toutes les expressions que tu cites malicieusement.

A très bientôt alors !

45. Le mercredi 7 juillet 2010 à , par Morloch

Pffff, me voilà méchant maintenant. Manquait plus que ça. Si j'avais suggéré que les lutins puissent être dans un état troisième, à la limite, mais là...

Au taon pour moi me met aussi mal à l'aise, je ne peux pas m'empêcher de penser que l'orthographe officielle est fausse. Je l'avais attribuée à une chute de dentier mal contrôlée au sein de l'Académie française qui aurait engendré une malheureuse erreur de transcription à l'issue d'une délibération. Mais j'admets que je n'ai pas de preuves.

Un anglicisme universitaire qui se répand, c'est " j'assume que... " au début d'une démonstration, pour dire " je suppose que...".

46. Le mercredi 7 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

Oui, parfaitement, tu es méchant, et je le révèle à la face du monde ébaubi.

Les anglicismes universitaires sont très nombreux. "C'est le point", voire "c'est l'issue", on en trouve beaucoup !

47. Le jeudi 8 juillet 2010 à , par lou :: site

Et dire que tu n'as même pas participé à mon récent petit jeu de lecture / relecture !

48. Le vendredi 9 juillet 2010 à , par DavidLeMarrec

J'ai lu, pourtant... Mais c'était un peu colossal comme travail. :-o

49. Le mardi 29 mars 2011 à , par poker en ligne :: site

En fin de compte, l'essentiel dans la vie - une vie elle-même.

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