Carnets sur sol

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samedi 18 mai 2013

Boucle systémique


Je n'ai pas souvent l'occasion d'être exposé à la publicité - du moins en comparaison avec ce que je devrais être, vivant dans la société dans laquelle je vis ; mais cette fois, j'ai pris peur.


Vu par hasard un spot télévisé vantant un jeu Facebook gratuit. Le vertige m'a saisi.

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Auditorium de Bordeaux : premiers retours d'expérience


Le lieu a enfin ouvert, après des années de retard - certaines utiles, comme l'ouverture au public de cette bribe de quartier romain au moment de l'établissement des fondations, qui laisse augurer des vestiges qu'on pourrait retrouver en rasant le centre-ville (pas de l'ordre de Pompéi, mais sans doute un ensemble d'une richesse comparable à Ostie, par exemple). Et ouverture, alors qu'il n'était pas correctement terminé, témoin le parquet pas encore verni et abîmé lors de l'inauguration.

L'horrible Palais des Sports, une des pires acoustiques de la planète - un lieu entièrement gris et bétonné, peuplé de sièges en plastiques, et où le son s'évanouit dès les premiers rangs, devenant une sorte de bruit tout aussi puissant que la source, mais complètement diffus -, peut donc enfin être relégué à l'endroit qui sied parmi les instruments de torture antiques, aux côtés du lit de Procuste et de la chaise à clous.


Cliché de Thomas Sanson pour la Mairie de Bordeaux.


Fait assez rare pour être relevé, la salle reçoit son nom d'un compositeur vivant - Henri Dutilleux. Au train où allaient les choses, je devine que quelques-uns auront craint une ouverture posthume - et son âge n'est pas en cause !

L'événement ne peut être correctement commenté qu'après avoir éprouvé les qualités du nouvel espace, dans différentes condigurations. C'est pourquoi il est temps à présent. Après avoir entendu divers échos pas toujours concordants, Carnets sur sol a humblement prié un témoin privilégié de nous faire part de son sentiment, après avoir assisté aux premiers opéras, ainsi qu'aux premiers récitals symphoniques et baroques.

Voici ce qu'Olivier Lalorette, auteur du très-clairvoyant site de conseils discographiques Discopathe Anonyme, nous écrit. Nous ne saurions trop le remercier pour avoir assumé cette mission périlleuse malgré ses exigeantes activités :

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mercredi 10 avril 2013

Revue de Toile


Une brassée d'amusettes trouvées dans les journaux et sur la Toile, qui auront peut-être échappé à mes honorables lecteurs.

Bizarreries, bien public et bonne musique sont au programme.

Bizarreries

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mercredi 3 avril 2013

Air inédit de Lambert




Extrait de l'oeuvre de Jean-Claude Boulard (maire du Mans) et Alain Lambert (président du Conseil Général de l'Orne, et lorsque député à l'origine de la fameuse LOLF) : la République est peut-être en danger, mais les règlementations n'en rendent pas tout à fait compte.

Ce rapport (dont le dessein de sobriété est excellent) permet de se repaître de douces extases poujadistes autour de la clairvoyance du législateur et des régulateurs, à qui nous confions nos destins (et surtout nos sous). Par les temps qui courent, il n'y a pas de petits plaisirs. \o/


Rapport intégral (oui, on a les lectures qu'on peut pour se divertir) disponible sur le site de l'auteur. Evidemment, c'est moins le détail des recommandations que l'esprit général qui est important, la fin de la mitose des normes baveuses.

mercredi 6 mars 2013

Les nouvelles modes de l'information


Non, rien de profond à dire (un peu plus structurant, il y a ceci), mais un brin d'émerveillement devant quelques tendances (respectivement comique, préoccupante et futile).

Hier, à l'occasion du décès de Jérôme Savary, étonnamment relayé avec une certaine abondance dans les médias généralistes :

Bonjour [Quel-qu'ait-été-son-prénom], vous êtes en direct de l'Opéra-Comique.

C'était mardi, 15h. Evidemment la place était vide, on ne pouvait pas même interroger le spectateur ébaubi.

La mode de l'hendécaplex est très sympathique, mais aller jusqu'à dépêcher un journaliste pour couvrir une rubrique nécrologique en direct d'un lieu désert où le défunt ne travaillait plus depuis près de six ans, c'est peut-être pousser le zèle un peu loin.

A l'inverse de cet ultra-professionnalisme, il semble que Twitter soit devenu un alibi formidable pour faire dire tous les gros mots et toutes les outrances qu'on ne peut en principe jamais proférer à l'antenne ou dans les journaux. Le temps passé à lire, ou la place occupée par les captures d'écran, émanant d'anonymes qui ont seulement l'heur de parler avec excès (ou d'avoir la même opinion que celui qui écrit le papier), devient particulièrement pénible.
Il faut dire que c'est commode, par le pouvoir de la citation, on peut traîner les gens dans la boue en donnant en pâture des déclarations à l'emporte-pièce (souvent sans intérêt, et de toute façon pas conçues pour être lues à grande échelle), sans bien sûr n'avoir rien dit soi-même. Le chef-d'oeuvre de la prétérition. Le comble simultané de la complaisance et de la lâcheté.

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vendredi 1 mars 2013

À pic


Entendu par hasard sur une chaîne d'information :

Il faudra un homme assez robuste pour pouvoir tenir la barque de Pierre.

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dimanche 10 février 2013

EMI est mort


Ceci n'est pas une simulation. Ceci est réellement arrivé.

L'occasion de remettre en perspective ce qui reste du marché du disque classique.

1. Le point de départ

Ce qu'on appelle les majors du disque, dans le domaine du classique, sont en réalité des labels adossés à un fonds de catalogue de musique "populaire", qui atteignent ainsi une force de frappe financière que n'ont pas les gros labels de musique classique qu'on appelle tout de même, comparativement, "indépendants", comme Naïve ou Harmonia Mundi.

Il y a encore une quinzaine d'années, on comptait comme majors Universal, EMI, Sony, BMG (maison-mère de RCA), Warner (très peu de classique en dehors de rééditions de Fonit Cetra). Universal regroupait déjà d'énormes maisons comme Decca, Deutsche Grammophon et Philips (l'entreprise s'était retirée depuis longtemps de la production de disques et avait cédé à Universal le droit d'utiliser son nom pour une dizaine d'années).

2. Un peu d'histoire

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mercredi 16 janvier 2013

Partitions : vers un nouveau paradigme ?


Jusqu'à une date très récente (il y a plus ou moins cinq ans), les partitions étaient un objet de luxe, rare, peu accessible, onéreux dès que l'oeuvre était longue, plutôt récente ou rare.

Depuis le milieu des années 2000 se produit une petite révolution, qui est en passe de changer en profondeur le rapport à l'objet et même, de façon plus large, à la musique elle-même.

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mercredi 19 décembre 2012

Le ver est dans le fruit


Ou l'aspic est dans le jardin, comme on voudra.

Je découvre seulement à présent cette alarmante citation d'André Vingt-Trois (de novembre) :

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dimanche 9 décembre 2012

Rapport logique


Trouvé par hasard dans Le Point alors que je cherchais autre chose, un sympathique signe des temps.

C'est une recension de l'ouvrage de Jean Soler, Qui est Dieu ?, publiée par Michel Onfray dans l'hebdomadaire le 7 juin dernier. Dans un paragraphe éloquemment intitulé « Dynamiteur », on trouve ainsi :

Il a toutes les qualités de l'universitaire, au sens noble du terme ; voilà pourquoi l'université, qui manque de ces talents-là, ne le reconnaît pas.

Source.

J'aime beaucoup « voilà pourquoi », très révélateur d'une forme de valorisation de la pensée dans la culture européenne [1] : pour être intéressant, il faut non seulement être nouveau, mais de surcroît subversif. C'est une spirale sans fin : les théories du « soupçon » ont irradié la pensée du vingtième, donnant ensuite la parole aux déconstructeurs de déconstructeurs, amenés à être déconstruits à leur tour. Typiquement le cas de Michel Onfray : il écrit un ouvrage pour terminer le déboulonneur Freud, et se trouve à son tour déconstruit par un ouvrage collectif.

Ce goût ne se manifeste pas qu'en philosophie (où le principe reste légitimement d'ordonner le réel, et donc au besoin de le défaire pour le redéployer), mais aussi largement dans les arts. Faute de public, le filon semble se tarir en musique, où l'on est partiellement revenu à une sorte de moyen terme ; mais pour les arts plastiques, si le figuralisme avait jamais disparu, nul doute qu'il serait revenu à la mode sous la forme de quelque déconstruction de l'abstraction.

Notes

[1] Ce n'est pas d'hier, le mouvement s'initie au XIXe siècle avec la singularité du créateur, et prend son tour actuel avec les « déconstructions » du XXe.

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samedi 8 décembre 2012

Contournements de la censure d'idéogrammes


Du fait des commentaires de plus en plus nombreux dans la presse autour de la censure en ligne pratiquée en Chine, quelques pistes se sont dessinées concernant les contournements linguistiques possibles, et confirment les hypothèses posées ici. La solution adoptée par la plupart des dissidents semble de s'approcher phonétiquement du signe voulu avec d'autres signes, ce qui signifie qu'il est bien possible d'interdire une idée, ses dérivés, ses synonymes - même s'il existe toujours des détours possibles. Alors que pour les langues à alphabet, un signe au milieu du mot suffit à contourner n'importe quel filtre.

Ce qui donnerait plus ou moins :

En chinois

La politique gouvernementale est lamentable. => La politesse ornementale est lamentable.
(Je crois cela dit qu'il est plus facile de trouver des homophonies en chinois, donc le résultat doit être plus clair.)

En français

La politique gouvernementale est lamentable. => La p$olitique gou/vernementale est lamentable.
(Limpide, aucun décryptage nécessaire, et aucune habileté linguistique n'est requise en amont.)

vendredi 7 décembre 2012

Connaissance du monde


Les éditorialistes ont pour vocation de parler des événements replacés dans le contexte sociétal, au delà de la pure expertise technique. Dont acte :

Il suffit de presser sur un bouton et les pelleteuses commencent à couler le béton.

(Bruno Jeudy, rédacteur en chef au Journal du Dimanche, le 26 novembre.)

N'en abusez pas trop, tout de même.

vendredi 23 novembre 2012

Small talk

Par « exposition du transcendantal » il faut entendre la description des opérateurs logiques capables de donner cohérence à l'apparaître « dans » tel ou tel des mondes où adviennent les étants.

J'écris « dans » un monde (avec guillemets) pour indiquer qu'il s'agit d'une métaphore de la localisation des étants. En tant que situation d'être, un monde n'est pas un lieu vide - comparable à l'espace de Newton - que viendraient peupler des étants multiples. Car un monde n'est justement qu'une logique de l'être-là, et il s'identifie à la singularité de cette logique. Un monde articule, autour d'un multiple structuré (le transcendantal), la cohésion des étants.

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jeudi 22 novembre 2012

Rapport logique


Trouvé par hasard dans Le Point alors que je cherchais autre chose, un sympathique signe des temps.

C'est une recension de l'ouvrage de Jean Soler, Qui est Dieu ?, publiée par Michel Onfray dans l'hebdomadaire le 7 juin dernier. Dans un paragraphe éloquemment intitulé « Dynamiteur », on trouve ainsi :

Il a toutes les qualités de l'universitaire, au sens noble du terme ; voilà pourquoi l'université, qui manque de ces talents-là, ne le reconnaît pas.

Source.

J'aime beaucoup « voilà pourquoi », très révélateur d'une forme de valorisation de la pensée dans la culture européenne [1] : pour être intéressant, il faut non seulement être nouveau, mais de surcroît subversif. C'est une spirale sans fin : les théories du « soupçon » ont irradié la pensée du vingtième, donnant ensuite la parole aux déconstructeurs de déconstructeurs, amenés à être déconstruits à leur tour. Typiquement le cas de Michel Onfray : il écrit un ouvrage pour terminer le déboulonneur Freud, et se trouve à son tour déconstruit par un ouvrage collectif.

Ce goût ne se manifeste pas qu'en philosophie (où le principe reste légitimement d'ordonner le réel, et donc au besoin de le défaire pour le redéployer), mais aussi largement dans les arts. Faute de public, le filon semble se tarir en musique, où l'on est partiellement revenu à une sorte de moyen terme, mais pour les arts plastiques, si le figuralisme avait jamais disparu, nul doute qu'il serait revenu à la mode sous la forme de quelque déconstruction de l'abstraction.

Suite de la notule.

Notes

[1] Ce n'est pas d'hier, le mouvement s'initie au XIXe siècle avec la singularité du créateur, et prend son tour actuel avec les « déconstructions » du XXe.

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vendredi 16 novembre 2012

Faut-il avoir peur des musulmans ? - mauvaises réponses à mauvaises questions


Le grand jeu, depuis longtemps, est de se faire peur avec l'islam, à coups de fantasmes démographiques et plastiques. Pour s'élever contre cela, deux types de discours existent, sur un principe totalement opposé. Et, à mon sens, seul l'un des deux est opérant - et ce n'est pas celui qu'on peut fréquemment lire ou entendre.

Méthode 1 : N'ayez pas peur des textes

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vendredi 9 novembre 2012

Creepy talk


En début de semaine, en écoutant comme tout le monde les discours des vaincus et vainqueurs, toujours très soignés pour les présidentielles étatsuniennes (ceux des vaincus sont souvent assez beaux), je remarque particulièrement cette phrase :

It doesn't matter who you are or where you come from or what you look like or where you love. It doesn't matter whether you're black or white or Hispanic or Asian or Native American or young or old or rich or poor, abled, disabled, gay or straight.

Alors qu'il s'agit d'inclure de façon non-péjorative les homosexuels dans cette promesse de réussite, la langue anglaise oppose spontanément « gay » à « straight ». Donc, en miroir, « gay » est synonyme de « tordu » : inverti, en somme.

Tandis que le mot a disparu en français, justement à cause de son caractère intrinsèquement axiologique, il semble que la langue anglaise conserve spontanément cette représentation. En en cherchant des occurrences, on s'aperçoit de sa récurrence dans les textes de type prêche, ce qui n'est pas forcément étonnant vu les références verbales habituelles aux USA - « doux Jésus » devient franchement désuet en France, et personne n'a jamais osé « oh Jéz ! » pour exprimer sa surprise.

N'étant pas suffisamment imprégné de la culture locale, je ne parviens pas à sentir ce qui l'emporte dans cette phrase, des présupposés des mots (« les dévoyés et les normaux ») ou du sens général de la phrase (au contraire inclusif [1]). Le public du Parti Démocrate explose d'enthousiasme à ce moment-là, mais c'est à la fin d'un raisonnement appelant à l'élévation de 100% des américains... Et, pour qui en doutait, des mesures physiologiques ont montré il y a quelques années que les aires responsables de la pensée critique s'anesthésient lorsqu'on écoute un politicien de son camp.
Je serais assez curieux de recueillir l'avis d'anglophones ayant résidé dans le pays, il me semble assez difficile de discerner la nuance dominante en demeurant hors-sol.

En tout cas, ce télescopage est troublant : un candidat reconduit, tout en annonçant dans son discours qu'il va affirmer l'égalité des inclinations sexuelles devant la loi, désigne les destinataires de la mesure avec une terminologie qui les discrédite implicitement.

Il est peut-être temps de ressortir Ulrichs du placard : uranisme dispose de l'élégance qui manque à à peu près tous les autres termes, et pour les défenseurs de la cause, sa signification est historiquement positive. De surcroît, fonctionnel dans toutes les langues.

C'était ma contribution essentielle à l'égalité des langues et des droits. Non, ne me remerciez pas, je n'ai fait que mon devoir, je m'en retourne sauver le monde.


Notes

[1] Inclusif dans l'intention... même si l'on trouve à proximité immédiate « apte ou handicapé ».

dimanche 4 novembre 2012

Pissenlit h-24, votre chaîne d'information en continu


Lu sur le fil info du JDD, fin octobre, quelques jours après que l'annonce du décès de l'actrice eut fait le miel des médias français.

Sylvia Kristel a été enterrée.

Ça c'est de l'info brûlante, on ne sait jamais qu'elle se soit échappée.

Encore, lorsqu'on passe quinze jours à annoncer un sommet inter-gouvernemental (qui, par définition, n'a pas encore eu lieu) et une demi-journée à commenter ses résultats, on peut toujours dire qu'il fallait préparer le public aux enjeux, ou que les négociations ont été décevantes, etc. Ou lorsqu'une cérémonie funèbre a une résonance politique particulière, avec telle ou telle personne présente, tel ou tel symbole de pouvoir... Mais ici, je vois difficilement l'information - l'AFP va aussi faire une dépêche quand il ne restera plus de chair sur les os ?

Je vois ça d'ici.

BREAKING NEWS :
Les dents de Charlemagne commencent à se gâter.

lundi 22 octobre 2012

Cri(s) du cœur



Source.


(Oui, pas de panique, CSS n'a pas été hacké par un lobby arc-en-cielé.)

Félicitation au photographe qui a réussi, en un cliché, à révéler beaucoup plus toutes les pétitions de principe plus ou moins franches (chez les uns) et que toutes les exégèses diversement honnêtes (chez les autres).

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jeudi 18 octobre 2012

Palinodie


Petite merveille mise de côté il y a quelques semaines.

La commission a de sérieuses raisons de penser que pendant l'enquête les forces gouvernementales et les milices chabiyah ont commis des crimes de guerre et des violations flagrantes des droits de l'Homme.

« De sérieuses raisons de penser que des violations flagrantes ont eu lieu », ce n'est plus de l'euphémisme, c'est du patois auvergnat. [1]

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vendredi 5 octobre 2012

Osé


Entendu sur Arte.

la ville de Parme et son jambon éponyme

Considérant qu'éponyme signifie « qui donne son nom », il est assez piquant de considérer qu'on nous suggère une dette contractée par la ville de Parme envers son jambon. Tout un symbole.

D'une manière générale, ce mot est utilisé à tort et à travers comme un synonyme chic d'« homonyme », ce qui crée quelquefois, comme ici, des contresens savoureux.

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jeudi 27 septembre 2012

Polysémie


Pierre Servent, le 14 septembre, à propos des violences anti-occidentales au Maghreb :

Si tous les gouvernements du monde disent « on a des intérêts croisés » , la situation peut s'améliorer.

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mardi 25 septembre 2012

Discordance


Entendu récemment (je n'ai pas noté la source exacte) dans la bouche d'un contempteur du salafisme :

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dimanche 23 septembre 2012

Lapsus progressiste


Un de ces petits événements de langage que j'affectionne, et que je mets de côté pour les jours où le temps manque pour une contribution développée.

Il y a quelques semaines, Jacques Myard (député UMP des Yvelines, fondateur d'une association souverainiste) s'enflammait :

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jeudi 20 septembre 2012

La diplomatie est-elle possible en 140 caractères ?


Si l'on en doutait encore, le format influe sur la forme et sur le sens.

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mercredi 19 septembre 2012

Problème pratique : Hadopi, licence globale, quelles lois, quels modèles pour règlementer le téléchargement ?


Autrefois : les lois

Je ne suis pas du tout sur le versant des libertaires qui disent que tout est de la faute des éditeurs si on écoute leur production sans les acheter, et que c'est à eux de se garantir contre la spoliation en donnant envie aux gens d'acheter ce qu'ils peuvent avoir plus facilement gratuitement.

Néanmoins, la loi DADVSI (Droits d'Auteurs et Droits Voisins [1] Dans la Société de l'Information), qui interdisait uniquement la technologie du peer-to-peer (indépendamment de ses contenus, si bien que le piratage s'est déplacé vers YouTube, Rapidshare et Megaupload), puis la loi Hadopi qui instituait des sanctions dérisoires (et finalement décrétées anticonstitutionnelles), chacune étant de toute façon incapable de fournir les moyen d'attraper les contrevenants (sauf les derniers dinosaures continuant le téléchargement par les logiciels de P2P malcommodes), ne m'ont jamais paru avisées. On aurait pu trouver un moyen terme entre la désinvolture spoliatrice et la bêtise d'affichage.

Demain : la licence globale ?

Lire la suite.

Notes

[1] Les droits voisins sont les droits des interprètes.

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vendredi 14 septembre 2012

Proportion


Aurait aussi pu s'appeler, avec un peu moins de sobriété allégorique : Les proportions du quatre-quarts dans la tarte aux pommes.

A propos de l'entreprise qui vend des faux PC au prix de l'or, on pouvait lire ce 3 septembre dans le Financial Times :

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mercredi 12 septembre 2012

Question pratique


En regardant un peu les musiques mises à disposition, je revois que j'avais proposé celle-ci dans la série des Marseillaise étranges ou alternatives.

En voyant cette autre version, je me permets de partager avec les lecteurs de CSS un certain nombre d'incertitudes qui me troublent :


1) Une version traduite en hongrois de la Marseillaise justifie-t-elle qu'on se lève ? Est-ce à voir comme "fantaisie" (qu'on tolère parce qu'on est gentil) ou comme l'hymne lui-même ?

2) Plus généralement, la musique séparée de ses paroles constitue-t-elle l'hymne ? Elle peut s'il n'y a pas du tout de paroles et qu'il s'agit de la strophe entière, comme lors des grandes manifestations. Mais si on en entend un motif ou une phrase entière dans une symphonie ou à l'Opéra, doit-on se lever ?

3) Enfin, et plus profondément, le fait de jouer la Marseillaise en concert justifie-t-il de se lever ? La tradition dit oui, mais je m'interroge : lorsqu'elle est jouée comme morceau de musique, a-t-elle son statut sacré - au même titre que lâcher un Mon Dieu ! n'équivaut pas à une prière ? N'est-ce pas, d'une certaine façon, dénaturer son statut que de la traiter machinalement avec déférence alors qu'on n'est venu que pour en écouter la musique ?

C'est juste pour savoir si je dois me lever pendant les Deux Grenadiers (où elle est reprise en mineur, sacrilège), voire au milieu d'Hermann & Dorothée ou de l'Ouverture 1812.

J'en profite pour ajouter une dernière question, si un spécialiste est présent dans la salle. Du fait de la loi du 18 mars 2003 sur les outrages aux symboles nationaux, pourrait-on être puni (pure hypothèse bien sûr, personne ne s'embarrassera pour cela) pour outrage à l'hymne si l'on ne se levait pas pendant un concert Berlioz, par exemple ? Et si l'on est étranger ? A cela, on pourrait ajouter des questions plus purement juridiques : cette loi se limite-t-elle aux outrages (déchirer ou souiller le drapeau, huer l'hymne), ou couvre-t-elle également les dénigrements (« Rouget de Lisle harmonisait comme une moule hémiplégique ») et les parodies ? Vous imaginez aisément le risque d'incarcération pour tous les professeurs d'écriture et de composition.

Vous me direz que vous êtes de toute façon obligé de vous lever si vous voulez continuer à voir quelque chose, mais l'hypothèse assise demeure stimulante, de mon point de vue.

Mise à jour et réponses (partielles) :

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dimanche 26 août 2012

Euphrasie


Entendu dans un documentaire BBC (à propos des bombardements sur le Royaume-Uni) :

It was a rotten mess.

traduit par Arte en :

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vendredi 24 août 2012

Oh non



mercredi 15 août 2012

Stigmates faciles


Voici qu'à l'occasion du 15 août, les journaux et les cafés, sans doute en manque de polémique fraîche, bruissent d'indignation à cause d'un texte de prière (que voici), et qui, en effet, laisse affleurer un certain nombre de valeurs conservatrices.

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vendredi 27 juillet 2012

Ravages de la libre-pensée


Lundi 16 juillet, 7h30.
Il est des choses qu'on n'aurait jamais cru pouvoir entendre sur France Culture :

Né au Massachussets dans une famille catholique irlandaise de neuf enfants, l'homme en tire un côté puritain.

Au moins, quand on la Chrétienté était fanatisée, on savait nommer ses ennemis.

mercredi 25 juillet 2012

Pochette surprise


Je reste ébaubi du nombre de traducteurs qui ont obtenu grâce à ce viatique leur diplôme et leur emploi. Dépêche d'agence à propos des tatouages de baryton wagnérien :

Je souhaite ne l'avoir jamais fait.

Ce n'est donc pas du souhait mais du regret, ce qui s'exprime certes dans certaines langues par le même verbe (typiquement "wish" en anglais), mais en français, "je regrette de l'avoir fait" est considérablement plus léger, élégant et correct. Ce n'est pourtant pas un tour de force, il suffit d'écouter sa langue... et même les petits français (oui, même eux !) apprennent depuis le collège les équivalents automatiques de ces tournures.

Et on en lit comme cela tous les jours. C'est encore plus terrifiant que les modifications syntaxiques dues au contact de l'anglais ("le plus je gagne, le plus je suis content"), parce qu'ici on ne modifie même pas la langue d'arrivée, on se contente de mal la parler, en ne respectant même pas le sens de la langue de départ !

On a beau employer des anglicismes tous les jours sans déplaisir aucun, il existe quelques cas où l'on prend peur. Pourtant, The French don’t care what they do, actually, as long as they pronounce it properly. (a dit un grand linguiste de fiction)

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Pour ceux qui veulent plus de détails, ils peuvent profiter de cette admirable synthèse proposée par le journal de Canal +, aimablement signalée par un lecteur de CSS (à partir de 5'50), dans laquelle, déjà effrayés par le ton employé qualifier ce festival de musique classique (brr), nous apprenons tout sur la longue amitié qui lia personnellement Richard Wagner (1813-1883) et Adolf Hitler (1889-1945).
J'avoue ma déception qu'on ne nous révèle rien des pots que se prenaient Caius Julius Caesar et Benito Mussolini, ou des chansons à boire autour desquelles se retrouvaient licencieusement De Gaulle et Jeanne d'Arc - mais vu la brièveté du format, on ne pouvait bien sûr pas être exhaustif.

La vidéo :

Suite de la notule.

mardi 17 juillet 2012

Morts deux fois


Entendu sur France 24 hier :

Aujourd'hui on commémorait les soixante-dix ans de la raffle du Val d'Hiv, et un sondage montre que beaucoup de personnes ne savent pas ce qu'est cet événement sanglant.

On voit ça. Le Val d'Hiv, ce doit être une station vers Gavarnie.

Faites entrer les clowns (rouges).


lundi 16 juillet 2012

Restes d'histoire


Article 2 du Code d'honneur du légionnaire (oui, j'ai bien le droit de faire des projets de vacances).

Chaque légionnaire est ton frère d'arme quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille.

Amusant qu'on n'ait pas changé, par les temps qui courent, le mot « race » du code. Cela dit, il serait bien fantaisiste d'accuser d'intentions xénophobes un article qui défend précisément la position contraire ; et, à défaut d'être rigoureux en sciences naturelles, l'article est clair, comme l'ensemble du Code - d'ailleurs sur le mode, juridiquement insolite, du tutoiement.

(Oui, il n'en faut pas beaucoup pour amuser un parisien en juillet.)

jeudi 12 juillet 2012

Non seulement il n'y a plus de saisons, mais en plus tout fiche le camp


André Ciccodicola, rédacteur en chef de l'Humanité Dimanche, disait en substance ce matin :

Les cyclistes vont passer au col de la Croix-de-Fer ; c'est un nom merveilleux. Un vrai chemin de croix pour les cyclistes.

Je ne sais pas ce qu'il faut le plus admirer de l'Eisernes Kreuz ou du Golgotha, mais c'est assez savoureux d'inconséquence métaphorique pour la plume officielle du communisme français.

Suite de la notule.

mercredi 4 juillet 2012

Humour et relativité


Les éditorialistes (au moins français, je n'ai pas vérifié ailleurs) sont tombés à bras raccourcis sur la promotion des filières scientifiques à l'intention des jeunes filles.

Cette vidéo m'inspire pourtant autre chose. En fin de compte, il est extrêmement difficile de produire de l'humour en s'adressant non seulement à tout le monde à la fois (message unique), mais aussi à différentes nations qui ont leurs tropismes en la matière. Et l'humour est un objet fragile qui suppose une grande connivence.

Suite de la notule.

jeudi 28 juin 2012

Exclusif - Fanitude et lycanthropie


Abstract à l'intention de ceux des fans de Renée Fleming dont les compétences en lecture seraient limitées :
dans cette notule, je vous charrie (plus ou moins gentiment, c'est selon).


Suite de la notule.

mercredi 30 mai 2012

Par le bout de l'oreille


On vous manipule. La Télévision d'État vous manipule. Votre redevance sert à vous manipuler.

Et comme si ça ne suffisait pas en soi, ce n'est pas loyalement par de gros mensonges, mais de façon retorse, par la partie la plus sensible de votre être.

Par vos oreilles.

Suite de la notule.

mercredi 16 mai 2012

Joli


Involontaire mais réussi.

Philippe Dessertine, économiste, le 14 mai :

Depuis la révolution, les recettes touristiques de l'Egypte commencent à se tarir.

jeudi 26 avril 2012

Le Serment


Il ne s'agit pas d'une version française maison de l'immortel opéra de Mercadante, mais d'un téléfilm diffusé par Arte et disponible encore un jour ou deux sur sa plate-forme de rediffusion.

Suite de la notule.

lundi 19 mars 2012

Incident diplomatique


Au hasard de feuilletages sur Amazon :


Auteur inconnu, et pourquoi pas anonyme - voire innommable si l'on est un peu juif tétragrammatique sur les bords -, passe encore, mais collectif !

Surtout pour un ouvrage qui effectue constamment un va-et-vient entre la notion de l'Unique et celle du Divin, ça fait désordre.

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Le caractère collectif de l'élaboration du texte final (via les différentes traditions orales avant le "tri") a beau être historiquement attesté (unification des versions et destruction des anciennes copies sous l'impulsion de `Othmân ibn `Affân), c'est un peu violent à lire sous cette forme, au détour d'un classement dans le bac d'un libraire. [Un peu comme si on l'avait rangé dans le rayon "fictions"...]

mercredi 14 mars 2012

Saison 2012-2013 - le lien social à la française


A l'occasion du début des parutions des nouvelles saisons, je parcours certains lieux d'expression (forums en particulier) pas lus depuis longtemps, afin de m'éviter de guetter les dates ou de rater certaines soirées en feuilletant les programmes.

1. Humeurs - 2. Causes - 3. Premières annonces de la saison

Suite de la notule.

samedi 10 mars 2012

Euphémisme du jour


Euphémisme :
Figure de style qui recherche l'atténuation d'une pensée choquante.

Exemple 1 :
Il a rejoint les anges.
Pour ne pas dire : Il a crevé dans d'atroces souffrances, abandonné comme un rat.

Exemple 2 :
Les créanciers ont renoncé à plus de 75% de la dette de la Grèce, qui évite ainsi le défaut de paiement. Sauvés !
Pour ne pas dire : La Grèce a fait défaut sur plus de 75% de ses créances (et ne pourra vraisemblablement pas rembourser le reste non plus).

--

Notule préparée ce jeudi. Il semble que les commentaires éclairés du lendemain (hier, donc) aient convergé en ce sens, et que la remarque ne soit plus très originale, en comparaison de la douce euphorie du 8.

Peu importe, cela reste amusant.

mardi 21 février 2012

Fou rire


La microfinance, formidable levier pour faire accéder les plus modestes au crédit sur du long terme et avec une certaine souplesse, pratique des taux assez élevés (10% environ), eu égard aux risques encourus et également aux moyens des organismes qui prêtent (en Europe, les aides à ces organismes se font également à un taux assez élevé).

Autrement dit, c'est de la banque bien intentionnée (voire salutaire), mais ça reste de la banque (à taux semi-usuraires).

Or, je découvre aujourd'hui que le président du Réseau Européen de la Microfinance se nomme...

Suite de la notule.

lundi 20 février 2012

Tache toi-même !


Lors d'un reportage vidéo, il m'a semblé apercevoir cette jolie coquille sur la capture du compte Twitter de François Hollande (à propos du soutien d'Angela Merkel, vers le 6 février) :

Soutenir Nicolas Sarkozy, c'est une tache rude...

J'ai bien sûr pu faire erreur en raison de la brièveté de l'apparition - et les archives de Twitter, qui ont pu être corrigées de toute façon, sont quasiment impossibles à atteindre au delà de deux jours sur les comptes actifs.

Mais la réponse qu'on pouvait y faire m'a suffisamment amusé pour que je perde cinq minutes de mon temps à faire une notule sur un sujet qui ne me concerne pas très directement.

--

Au passage :

On peut légitimement trouver quelque chose de lâche à ne jamais entrer dans le fond de ces sujets, mais la discussion politique étant plus irrationnelle encore que la musique, je me contente de m'y intéresser (de près) pour moi-même. En ce qui concerne ce carnet, une campagne électorale se limite généralement à être un réservoir de petits événements verbaux, ou de réactions révélatrices sur les valeurs d'une société. Un certain nombre d'autres amusettes vont ainsi paraître dans les jours prochains.

J'ai bien conscience que ces contributions ne font pas beaucoup progresser l'Humanité, mais ce n'est vraiment pas le lieu pour ce faire...


dimanche 19 février 2012

Qui suis-je ?



Suite de la notule.

dimanche 5 février 2012

« Toutes les civilisations ne se valent pas »


Il y avait longtemps que les lutins n'avaient pas fait un petit arrêt par les bizarreries de la parole publique (faute d'avoir beaucoup de matière à saisir, il faut dire...).

Joli exemple aujourd'hui.

Suite de la notule.

Paradoxes rituels


Comme à chaque élection présidentielle, je retrouve les mêmes paradoxes bizarres dans les mêmes bouches, avec la sensation désagréable qu'il n'est pas facile de s'améliorer...

Suite de la notule.

vendredi 23 décembre 2011

Thriller


Hommage à tous ceux qui ont souffert.

La nuit tombait sous les flocons,
Et le ciel noir glaçait les dames ;
Dans la vitrine froide, on laisse les flacons.
Serrés à l'intérieur, on a mouché la flamme,
Fermé l'interrupteur et cessé les discours.
A peine reluit, là, la parure diaprée
De la vieille invitée qu'en cette fin de jour
Nous couvons d'attentions galamment inspirées.
De loin en loin, chacun retient un bâillement ;
Nous baissons le menton, et Mesdames leurs châles ;
On va tous, voyez bien, dormir dans un moment.

Quand de la nuit on sent se lever comme un râle.

Suite de la notule.

mardi 20 décembre 2011

Puits sans fond


Un peu d'actualité.

A Grecian lad, as I hear tell, / Un gars en Grèce, comme on m'a dit,
. . One that many loved in vain, / Un gars du genre à se faire adorer,
Looked into a forest well / A jeté un oeil dans une source de la forêt,
. . And never looked away again. / Et ne l'a jamais retrouvé Et ne s'en détacha jamais.

Suite de la notule.

samedi 19 novembre 2011

Décadence et fin du monde


... le Dauphiné compte à lui seul jusqu’à quinze merveilles. Mais bientôt on n’en trouvera plus. Les grottes à stalactites se bouchent, les montagnes ardentes s’éteignent, les glacières naturelles s’échauffent, et les vieux arbres dans lesquels on disait la messe tombent sous la cognée de niveleurs ou sont en train de mourir.

Suite de la notule.

vendredi 11 novembre 2011

Le politiquement correct à la française


On parle souvent de l'irruption du politiquement correct dans les médias français, sorte de rengaine (politiquement correcte) depuis des (dizaines d') années. La chose a toujours existé, dans toutes les civilisations, ce qu'on nomme "tabous" dans les sociétés archaïques.

Mais il n'est pas certain qu'elle prenne le même tour en France qu'en Amérique.

Suite de la notule.

mercredi 2 novembre 2011

Informatique et censure, idéogrammes et alphabets


Rien ne rendait décisivement l'alphabet supérieur à l'idéogramme jusqu'à présent, les idéogrammes disposant de leur propre combinatoire, et même d'une étymologie. La difficulté était tout de même d'arriver à prononcer un signe (sinon un mot) nouveau, sans l'aide d'un dictionnaire, puisque leur nombre est sensiblement plus étendu que dans le cas des alphabets.

Mais l'arrivée de l'informatique a considérablement changé la question.

Suite de la notule.

jeudi 27 octobre 2011

Joli


Entendu ce matin sur la chaîne de l'Assemblée, à propos de la constituante tunisienne :

Dieu merci, les partis laïcs ont aussi fait un score important.

Suite de la notule.

mardi 25 octobre 2011

Rires gras


En consultant l'organigramme du Conservatoire Régional de Montpellier, je m'aperçois de ce que le responsable de l'enseignement du trombone basse se nomme... André Canard.

A cet instant, une pensée pleine de compassion m'envahit, pour ce pauvre homme qui a dû en entendre de fines...

David Le Marrec


Bienvenue !

Cet aimable bac
à sable accueille
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opéra, lied,
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ou de voix...
en discrètes notules,
parfois constituées
en séries.

Beaucoup de requêtes de moteur de recherche aboutissent ici à propos de questions pas encore traitées. N'hésitez pas à réclamer.



Invitations à lire :

1 => L'italianisme dans la France baroque
2 => Le livre et la Toile, l'aventure de deux hiérarchies
3 => Leçons des Morts & Leçons de Ténèbres
4 => Arabelle et Didon
5 => Woyzeck le Chourineur
6 => Nasal ou engorgé ?
7 => Voix de poitrine, de tête & mixte
8 => Les trois vertus cardinales de la mise en scène
9 => Feuilleton sériel




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