Carnets sur sol

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jeudi 31 janvier 2008

Musique religieuse baroque française - sélection discographique (et difficultés de la nomenclature)


Sept disques, pour beaucoup à prix très abordable. Avec nos conclusions sur le classement en écoles.

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Parmi toutes les merveilles qui paraissent ou ont paru, quelques jalons pour des découvertes heureuses - avec références précises et extraits sonores. A la fois des compositions majeures et des exécutions superlatives.

Classés par ordre chronologique d'exercice des compositeurs. Le classement de CSS des écoles du baroque français est détaillé ici.

L'ensemble de ces enregistrements adopte la "prononciation française" du latin.

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1. Jean-Baptiste LULLY, Petits Motets

William Christie, Les Arts Florissants, Harmonia Mundi.

Première école.

Tout de grâce, à l'italianité très directe et touchante, interprétés dans un style d'une élégance ineffable. Petit effectif (basse continue ou positif), et durée brève (cinq minutes par motet). Des bijoux.

Disponible pour une misère dans la collection Musique d'abord.

Extrait du Salve Regina.

Extrait d'Omnes Gentes.

Suite de la notule.

mercredi 30 janvier 2008

Jean-Philippe RAMEAU - Les parentés de La Princesse de Navarre

Carnet d'écoutes. Une petite balade au sein d'échos ramistes, extraits sonores à l'appui.

Suite de la notule.

Carnet de l'Ensemble Intercontemporain

Découvert grâce à Bra ce jour, le carnet de l'EIC, où l'on peut lire des brèves plaisantes ou les présentations des concerts à venir, avec des extraits sonores introuvables légalement sur la Toile (si l'on en reste à la gratuité bien sûr).

lundi 28 janvier 2008

Franz SCHUBERT - Die Schöne Müllerin D.795 (La Belle Meunière) - Stutzmann, Södergren (Bordeaux 2008)

Lutins ! Lutins ! Sylvie est de retour !

Bordeaux, Grand Théâtre, samedi 26 janvier 2008, 20h.
Récital, Franz Schubert : Die schöne Müllerin D.795 (« La Belle Meunière »)
Nathalie Stutzmann : contralto ; Inger Södergren : piano.

Compte-rendu de Sylvie Eusèbe.

Suite de la notule.

jeudi 24 janvier 2008

Claude DEBUSSY - Rodrigue & Chimène, le faux double ? - Nagano

Rapport à Wagner, aspect musical, questions d'interprétation et de distribution.

Les distances du livret avec Corneille.

... et à nouveau la prosodie de... Pelléas.

Suite de la notule.

Tristan vu par Bill Viola

Extraits vidéos ci-après.

La mise en scène de Peter Sellars à Paris en 2005 avait fait grand bruit, tant par la qualité des interprètes rassemblés que par la vision très attendue du metteur en scène.

Suite de la notule.

mercredi 23 janvier 2008

Alexander von Zemlinsky, un décadent ?

Ou la problématique insoluble des « écoles » décadentes.

Le cas Zemlinsky. Essais de classifications. Définitions (décadence et décadentisme, dodécaphonisme sériel).

Suite de la notule.

Franz SCHUBERT - Lieder (vol.34a)

Evocation de quelques oeuvres autour du schéma commode fourni par l'intégrale Hyperion. (Partitions prochainement fournies.)

Cette approche peut servir en particulier aux chanteurs amateurs ou professionnels qui souhaiteraient préparer des programmes thématiques un peu originaux : il suffit d'aller entendre ensuite tel air de tel caractère, ou même de lire directement la partition. Où trouver des ballades, des lieder strophiques, de grands récitatifs, des mélodies impérissables, des textes merveilleux ? Carnets sur sol s'en occupe.
D'où notre projet de fournir les partitions conjointement, dès que nous aurons pu les mettre en ligne (une petite difficulté technique risque nous en empêcher pendant quelques semaines).

Détenant une grande partie des deux intégrales sur le marché, ainsi que l'intégrale des partitions, on peut aussi répondre aux questions sur tel ou tel lied pas encore traité.

On en profite aussi pour toucher un mot sur l'interprétation de l'Intégrale Hyperion, mais ce sera sans grand intérêt, puisqu'elle est extraordinaire à peu près en permanence, tout en haut de la discographie.

Intégrale Hyperion des lieder de Schubert par Graham Johnson (au piano), 34e volume.

Schubert entre 1817 et 1821.

En gras, les pièces qui nous paraissent particulièrement intéressantes.

Suite de la notule.

Musique, domaine public - XXXI - Franz SCHUBERT, Die Winterreise - Dietrich FISCHER-DIESKAU, Hertha KLUST (1953)

Nous avions annoncé que nous évitions les doublons dans cette rubrique, afin de brasser le plus de répertoire possible. Cependant, pour prévenir une demande, voici qui fait pendant à une autre conception de jeune chanteur, totalement opposée (très homogène, jouant essentiellement sur le timbre ample et l'émotion lassée), celle de Hans Hotter et Michael Raucheisen en 1943.

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Fischer-Dieskau tout jeune, capté de très près. Moins abattu que chez Moore I (1955), moins lyrique qu'à Prades (1955), moins pensé que chez Moore II (1962), moins chantant que chez Demus (1965), moins recueilli que chez Perahia (1990), ce n'est sans doute pas le meilleur témoignage, mais il se place sans peine devant les collaborations avec Moore III (1971), Barenboim (1979) et Brendel (1985).

Comme chez Klaus Billing (1948 !), où la voix est étonnamment claire (quasiment à se demander s'il n'adopte pas les tonalités originales...), la conception n'a pas encore la cohérence extrême et la profondeur abyssale auxquelles elle parviendra dès 1955. Voisinent ici, étrangement, un lyrisme naïf des débuts (legato extrême un peu répandu) et l'expressionnisme forcené des années soixante-dix (quelques phrases détachées). Cependant le timbre et l'expression sont déjà pleinement bouleversants : si nous ne connaissions pas ses autres enregistrements, nous considèrerions ceci comme un jalon majeur.
L'impact vocal, permanent, est sidérant.

Le son du piano de Hertha Klust (qui aurait, semble-t-il, à moins que ce ne soit quelque homonyme, chanté Inès dans le Trouvère de Verdi en 1929...) paraît très gourd, étouffé, comme un piano droit sous une couverture. Sans être profondément inspirée, elle se montre extrêmement attentive aux intentions du chanteur, et sensible au ton. Le toucher est donc peut-être mécanique [1], mais jamais indifférent au texte.

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Les autres versions DFD libres de droits sont Billing (avec un meilleur piano, mais nous ne l'avons pas sous la main) et Moore I (toujours distribuée par EMI à petit prix, et largement connue). Celle de Prades en 1955 ne l'est vraisemblablement pas, puisqu'il semble que le concert n'a pas été radiodiffusé, et que l'INA n'offre cette archive qu'aujourd'hui.

Pour charger (via Mediafire, pas de limitation en nombre de réception) :

Notes

[1] Que celui qui n'a pas songé aux pianos à rouleaux lève la main !

Suite de la notule.

dimanche 20 janvier 2008

Discographie choisie - Franz SCHUBERT, Die Schöne Müllerin (La Belle Meunière)

Devant l'ampleur imprévue de cette note préparée pour Diaire sur sol, on la publie ici, bien que ce ne soit pas tout à fait conforme à la religion de CSS. On s'est efforcé d'ajouter quelques considérations plus générales, afin de rendre la pratique moins vaine.

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Puisqu'il n'y a plus de contrainte formelle d'être un peu constructif, sur Diaire sur sol, on tente l'exercice stérile (mais plaisant et potentiellement utile pour quelques lecteurs) de la discographie, auquel nous nous refusions sans raison sérieuse et suffisante sur CSS.

Quelles versions pour Die Schöne Müllerin ?

Pour nous, deux dominent. Jean-Paul Fouchécourt avec Alain Planès en 2004, qui saisissent pleinement la nature populaire qui revendique le lied, et qui se révèle particulièrement dans ce cycle. De la naïveté, de la simplicité - tout est énoncé avec l'évidence de la chanson. Pour ceux qui n'apprécient guère Fouchécourt d'ordinaire, ajoutons que l'allemand est tout à fait bon, et le résultat sans la moindre niaiserie. Malheureusement, ce concert n'a pas été publié (et ne le sera pas).
L'autre est celle réunissant Matthias Goerne et Eric Schneider (2002), publiée chez Decca, dont on va parler.

Voici donc un petit tour d'horizon.

Suite de la notule.

samedi 19 janvier 2008

Enregistrements, domaine public - XXX - Verdi, La Forza del Destino - Schmidt-Isserstedt - Martinis, Mödl, Schock, Metternich, Frick (en allemand)

La Forza del Destino ossia Die Macht des Schicksals.

Une version exceptionnelle, libre de droits et dans un excellent son.

Dûment introduite par nos soins.

Suite de la notule.

vendredi 18 janvier 2008

Intendance

Vu le nombre infinitésimal de voyageurs quotidiens dans l'annexe de CSS, on signale en passant qu'un peu de nouveau se trouve sur Diaire sur sol. (Les Prières enfantines de Le Flem, la Septième de Bruckner par Schuricht...)

Pour le reste, de multiples choses sont en cours. Encore faut-il avoir le temps de les achever.

mardi 15 janvier 2008

Répartition invisible des votes et des richesses

Un mot minuscule sur les propos de Laurent Davezies, présentant son ouvrage La République et ses territoires - La répartition invisible des richesses ce matin sur France Culture.

D'ordinaire, CSS n'est que modérément séduit par les longues séries de généralités chiffrées égrenées par les sociologues ou géographes, énonçant souvent des évidences ou des demi-surprises, sans nul doute utiles en haut lieu pour décider, mesures scientifiques à l'appui, mais assez peu stimulantes intellectuellement à entendre.

Pourtant, ici, quelques vérités structurelles rarement soulignées méritent l'arrêt.

  1. Le phénomène de la « politique du sommeil » : les élus locaux ne sont pas incités, structurellement, à rendre leur territoire productif. Car ceux qui y travaillent ne sont pas nécessairement ceux qui y résident et, de ce fait, ne votent pas. Il sera donc plus productif, électoralement parlant, de favoriser le calme et les espaces verts que l'élargissement d'une zone industrielle enrichissante. Bien entendu, Laurent Davezies souligne que cette configuration n'empêche nullement certains élus de se montrer efficaces et vertueux, mais il le remarque à juste titre : on ne peut pas appeler bon système le système qui doit, pour fonctionner, se reposer exclusivement sur la vertu de ceux qui l'appliquent.
  2. La redistribution invisible des richesses, qui donne son sous-titre à l'ouvrage, constitue aussi une inertie structurelle très forte dans le développement des territoires, et dont on soulève finalement peu, ici également, les enjeux.
    • Parce que la redistribution s'effectue depuis les régions actives vers les régions peuplées - au détriment de l'activité, donc.
    • Parce que les régions qui consomment se portent mieux (plus aisément en tout cas) que celles qui produisent.
    • Il est toutefois à noter que l'ensemble des pays que nous considérons comme alteri nos emploient ce système redistributif. Il ne s'agit donc pas, dans son discours, de le changer, mais d'en avoir conscience.

D'une façon générale, le propos de Laurent Davezies a le mérite de ne pas invoquer en une permanente incantation le changement, mais de proposer, tout simplement, des clefs pour méditer sur ces structures qui conditionnent profondément la politique et l'économie.

Suite de la notule.

lundi 7 janvier 2008

Jean-Féry REBEL, Henry Guichard - ULYSSE (version Reyne) – II – Le livret : faiblesses et trouvailles

Vous pouvez charger le livret ici.

Pour le reste :

Suite de la notule.

Jean-Féry REBEL, Henry Guichard - ULYSSE - Hugo Reyne, La Simphonie du Marais (Laurens, Chuberre, Révidat, Crook, Deletré) - I - L'Ingénu au concert, les coupures

De même que nous nous étions immergés pendant quelque temps dans l'univers de Pyrame et Thisbé, volons à la rencontre d'Ulysse.




(L'oeuvre a finalement été enregistrée de façon imprévue, et le disque a paru en novembre.)

Suite de la notule.

dimanche 6 janvier 2008

Travaux d'ergonomie

En principe, les publicités parasites, apparues à la suite du changement de propriétaire d'un service employé par Carnets sur sol depuis février 2006, devraient avoir disparu à présent - les lutins ont résilié ce service.

Le chargement de la page, un peu trop paresseux, devrait également se faire plus rapide.

samedi 5 janvier 2008

Carnet d'écoutes - les chocs de décembre de CSS

Avec évocations (et 'illustrations') de novembre et de 2007 dans son ensemble.

Dans l'attente de ce que les travaux que CSS prépare longuement aboutissent sous forme de notules.

Où l'on croise aussi bien Yaron Herman qu'Henri Hirchmann.

Suite de la notule.

vendredi 4 janvier 2008

Walter Braunfels - TE DEUM

Au vu de la différence écrasante des trafics (du simple au décuple, ce qui n'est pas sans nous faire interroger sur la pertinence de cette disposition), il convient peut-être de signaler la mise à jour de Diaire sur sol à ce sujet.

David Le Marrec


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Invitations à lire :

1 => L'italianisme dans la France baroque
2 => Le livre et la Toile, l'aventure de deux hiérarchies
3 => Leçons des Morts & Leçons de Ténèbres
4 => Arabelle et Didon
5 => Woyzeck le Chourineur
6 => Nasal ou engorgé ?
7 => Voix de poitrine, de tête & mixte
8 => Les trois vertus cardinales de la mise en scène
9 => Feuilleton sériel




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