Carnets sur sol

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jeudi 30 juin 2011

Les plus beaux récitatifs - I - Récit d'Aronte (Armide de Lully)


Liste indicative. Extrait sonore. Commentaire.

(Pour une introduction à l'histoire du récitatif, voir au préalable.)

Suite de la notule.

lundi 27 juin 2011

Saison 2010-2011 : moments choisis


On ne mentionne dans ce bilan subjectif que les soirées les plus remarquables. Les autres étaient aussi très bonnes, mais m'ont moins profondément marqué.

Fait assez notable cette saison, du fait de la largeur de l'offre - et, n'en doutons pas, de la clairvoyance du choix -, aucune soirée dont on soit sorti déçu. Soit qu'elle soit objectivement au minimum très bonne musicalement, soit qu'elle offre en contrepartie des découvertes de premier intérêt.

Au chapitre déceptions, ce seront donc trois représentations en deçà des attentes, mais absolument pas médiocres en elles-mêmes.

Suite de la notule.

Saison 2010-2011 : bilan statistique


Juste pour le plaisir d'observer les pratiques culturelles et surveiller un peu où mène son goût lorsqu'on le suit sans plan d'ensemble : classement comme l'an passé par lieu, genre et période.

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A. Chronologie

Suite de la notule.

Henrik IBSEN - Les Piliers de la société - spectacle de sortie des étudiants du CRR de Paris (Théâtre de l'Aquarium à la Cartoucherie)


Juste la reproduction de l'avis des lutins, tiré du fil de la saison, manière de faire écho à cette proposition bienvenue d'une pièce d'Ibsen moins présente sur les scènes.


Les Piliers de la société d'Ibsen au Théâtre de l'Aquarium (Cartoucherie)

(Dimanche 26 juin 2011.)

Spectacle de fin d'études des étudiants d'art dramatique du CRR de Paris.

Toujours les problématiques de faute originelle, qui se paie au prix le plus fort, dans une dynamique de dévoilement non consenti, et cela dans le cadre d'une société pesante et éprise de morale - où pourtant la position sociale enferme, corrompt et ne peut racheter.

Un matériau presque toujours présent dans le théâtre d'Ibsen, déjà abondamment observé dans la catégorie qui lui est consacrée, et notamment ici.

Suite de la notule.

dimanche 26 juin 2011

Massenet-Marseille-Alagna : Fallait-il remonter Le Cid ?


1. Principe

Le Cid de Massenet est une oeuvre qui suscite la curiosité et l'étonnement.

La curiosité est bien légitime, puisqu'il s'agit de la seule adaptation célèbre de la pièce. Les Stances de Rodrigue avaient été - éloquemment - mises en musique par Marc-Antoine Charpentier, puis le style classique s'était chargé de son adaptation, à la façon d'Andromaque de Grétry / Pitra : c'était alors Chimène ou Le Cid de Sacchini, hésitant entre héroïsme gluckiste et style galant Louis XVI. Les autres appropriations musicales sont beaucoup plus obscures.

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Extrait 1 :


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2. Massenet et le Cid

Massenet, de surcroît, est le compositeur d'opéra de ma connaissance qui varie le plus son style d'un ouvrage à l'autre, de façon très spectaculaire. Quoi de commun entre le sirop mélodramatique de Manon, l'archaïsme franc de Panurge, le romantisme noir de Werther, la féérie pompière d'Esclarmonde, le vérisme abrupt de Thérèse, le lyrisme tristanien de Cendrillon, l'exotisme de Thaïs ?

Et ce n'est pas une affaire de tonalité littéraire, ni même d'effets de style : le langage musical lui-même se révèle totalement plastique d'une oeuvre à l'autre. La chose est bien simple, à moins d'avoir exploré au moins la moitié de son corpus, il serait impossible d'attribuer à Massenet l'une ou l'autre oeuvre d'oreille.

Cette souplesse pouvait donner à espérer le meilleur du Cid, composé entre Manon et Werther, et présenté en 1885, l'année suivant sa composition.

Toutefois, Massenet a composé sa partition en grande hâte, et la qualité d'écriture en a spectaculairement pâti. Certes, il va donner un aspect un peu archaïsant à l'oeuvre... mais dans le plus mauvais sens du terme, en appauvrissant l'harmonie de cette fin de siècle, tout en conservant les tics grandiloquents de l'opéra romantique larmoyant.

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3. Sentiment successifs envers la partition

Il est peut-être utile que je livre ici mon parcours vis-à-vis de cette partition.

Suite de la notule.

samedi 25 juin 2011

Pancrace ROYER - Le Pouvoir de l'Amour - Théâtre Montansier de Versailles


Après avoir crié mon enthousiasme, sur cette représentation, la version scénique, dans un autre lieu et avec d'autres enjeux, modifie assez considérablement mon ressenti. Je place, pour plus de simplicité, mes remarques dans la précédente notule introductive.

Gerhard SCHJELDERUP - Brand - drame symphonique en un mouvement


(Extraits suivent.)

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1. Adaptation

L'oeuvre s'inspire de la pièce d'Ibsen, l'une de ses plus troublantes sur les frontières entre morale et psychologie, et qui a avait été le sujet (détourné) d'un opéra de Vincent d'Indy, L'Etranger. Tout près de nous, Niels Rosing-Schow l'a aussi choisi pour sujet d'un de ses opéras.


2. Poème

L'oeuvre de Schjelderup se situe sur la frange plutôt moderne de son époque (composée entre 1908 et 1910), sans apporter rien de nouveau. Elle creuse plutôt la noirceur de la pièce, faisant de Brand une fresque assez violente, avec ses neuf stations, toutes dotées d'un sous-titre nommant tantôt un personnage, tantôt une situation, tantôt examinant un concept, tantôt reproduisant une citation.

  1. Marche à travers le brouillard et la tempête
  2. Agnès
  3. Les exhortations de Brand
  4. L'amour dans la souffrance et le désir
  5. « Tout ou rien ! »
  6. « Celui qui a vu Jéhovah doit périr ! »
  7. Seul
  8. « Mon Dieu, c'est la tempête ! »
  9. Mort d'un héros


Les recettes du postwagnérisme sont là (on entend même les descendes chromatiques des violons héritées de Tannhäuser), et le traitement de l'oeuvre est assez massif, avec peu de contrechant, peu de contrastes de couleur : un bloc certes mouvant, mais dans la même couleur sombre.

Cet éclairage de Brand n'est pas un chef-d'oeuvre, mais propose un témoignage sur la façon dont la pièce peut être perçue, en accentuant le désespoir et en magnifiant peut-être aussi son héros - pourtant également repousssoir, et sans doute bien davantage aujourd'hui. Ibsen lui-même désignait Brand comme une représentation de la meilleure part de lui-même.

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3. Disque

Il s'agit manifestement du seul disque du commerce consacré à ce compositeur.

Les extraits permettent de s'en faire une certaine idée, vu l'homogénéité du langage. La Deuxième Symphonie qui l'accompagne sur ce salutaire disque CPO est considérablement plus séduisante et construite, une découverte conseillée.

D'autant que c'est une trop rare occasion d'entendre l'Orchestre Symphonique de Trondheim (Elvin Aadland dirige), un des plus beaux d'Europe à mon sens, pour l'onirisme de ses bois (phraseurs émérites), la qualité de ses équilibres, le son acidulé et délicat de l'ensemble. [Voir par exemple Thora.]

mercredi 22 juin 2011

Pancrace ROYER - Le Pouvoir de l'Amour... et les élèves d'Howard Crook - (CRR de Paris & Théâtre Montansier de Versailles)


(Les informations pour assister au spectacle complet à Versailles figurent en dernière partie de notule.)

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1. Situation

L'oeuvre n'est pas tout à fait une première, puisqu'elle a été en grande partie enregistrée par l'Oberlin College of Music (prestigieuse école dans une ville de 8000 habitants de l'Ohio, située à la frontière avec le Canada), lors de représentations scéniques en 2002. Il en manquait cependant la deuxième entrée, qui a peut-être été donnée dans les représentations du Conservatoire de Montluçon (2010), et figure en tout cas dans le spectacle donné cette année par les étudiants du CRR de Paris sous la direction de Patrick Bismuth. D'autres représentations ont peut-être eu lieu plus confidentiellement encore ou dans d'autres pays, puisque le CMBV a publié en 2007 l'édition critique de Lisa Goode Crawford (professeur de clavecin au Conservatoire d'Oberlin, précidément), avec la contribution de Gérard Geay.

C'est quoi qu'il en soit une vraie rareté que nous proposaient (et nous proposent encore, comme on va le signaler) de découvrir les étudiants du CRR de Paris.

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2. Pancrace Royer (et moi)

Pour plus de clarté, autant le signaler clairement : je n'aime pas démesurément Pancrace Royer. Son clavecin d'une virtuosité tape-à-l'oeil contient à mon sens plus de traits que de musique, ce qui est à la fois inutilement fatigant pour le claveciniste et peu passionnant pour l'auditeur. Mais il est vrai que d'une façon générale, je suis très peu intéressé par la virtuosité, à moins qu'elle ne soit ponctuellement nécessaire pour un propos expressif et ne sorte des recettes toutes faites (gammes, arpèges... une fois qu'on les a entendues, on les devine sans même qu'on nous les fasse entendre !). Non pas que je l'évite, mais elle n'ajoute aucune plus-value pour moi.

Concernant son legs vocal, j'avais été assez tiède également en découvrant Zaïde, Reine de Grenade (1739), il y a peu d'années. Une troisième école très galante, très italianisée, où la virtuosité de la mélodie l'emporte sur la tension harmonique, où la fulgurance du trait l'emporte sur le soin de la mélodie. Vraiment ce que j'entends comme la période la moins intéressante de la tragédie lyrique - celle aussi où les livrets sont réduits à rien.

C'est donc avec des attentes réduites et un désir davantage documentaire que je me suis rendu rue de Madrid.

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3. Structure de l'oeuvre

Il s'agit d'un ballet héroïque (1743).

Ballet, car l'action est fragmentée en trois entrées avec des lieux, des époques, des personnages différents qui illustrent une même notion (celle du titre), comme le modèle original de L'Europe galante de Campra, repris à l'époque de Royer avec des oeuvres comme Les Indes galantes de Rameau ou Les Fêtes de Paphos de Mondonville.

Héroïque, car l'action est "sérieuse", avec des codes de la tragédie en musique et non du divertissement galant (contrairement aux ballets du type Carnaval de Venise de Campra, où l'intrigue amoureuse demeure légère).

Depuis la Régence, le Prologue ne sert plus à flatter le souverain-commanditaire, mais explore des notions un peu plus philosophiques, en relation avec le drame à suivre. Ici, le dispositif est particulièrement didactique : Prométhée, horrifié de constater que Jupiter a envoyé sur la Terre les Passions pour tourmenter les humains, rencontre l'Imagination. Celle-ci le rassure : en s'unissant avec l'amour, elle soulage les maux de l'humanité.

Suite de la notule.

lundi 20 juin 2011

Classe de Jeff Cohen au CNSM : initiation au récital de lied - (Raquel Camarinha, Cécile Achille, Mao Morita)


(Au fil des présentations, quelques liens vidéos fournis, pour mesurer un peu ce dont il est question - même s'il est entendu que le contact en salle était bien plus impressionnant que ces extraits-là.)

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1. Un projet

Le principe de cette classe est de faire travailler, durant un an, un duo piano-voix sur un programme de récital autour de la mélodie et du lied.

Un récital de lied est toujours bon à prendre, et j'étais curieux d'entendre les étudiants du CNSM : je ne me sens pas forcément proche de l'esthétique vocale qui y prédomine, mais l'observation en est toujours instructive sur l'état (et surtout les tendances) du chant aujourd'hui.

Double intérêt, donc : se régaler de lied, et s'instruire sur l'enseignement lyrique.

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2. Aspect général

Le concert se composait de trois programmes de quarante minutes (un par duo), thématiques mais sans excès de conceptualité. Contenu :

  1. Cécile Achille / Aeyong Byun
    • Fleurs (R. Strauss, Maeterlinck de Chausson)
    • Mignon (Gounod, Schumann, Tchaïkovsky)
    • Rimsky-Korsakov et la nature (Tolstoï, Nekrassov)
  2. Mao Morita / Mari Yoshida
    • rêveries schubertiennes (Lachen und Weinen, Gretchen am Spinnrade, Nacht und Träume)
    • Baudelaire de Debussy
    • mélodies japonaises (Nakata et Yamada)
  3. Raquel Camarinha / Satoski Kubo
    • séries de Wolf & Goethe (Mignon I,II,III ; Die Spröde & Die Bekehrte)
    • Croner de Vasconcellos, Trois rondeaux (Três Redondilhas de Luiz Vaz de Camões)
    • Weill (Surabaya-Johnny, Nannas Lied, Youkali)


Ces choix se nourrissaient de diverses suggestions culturelles de Jeff Cohen (visites picturales, par exemple), si j'ai bien suivi la présentation.

Il faut bien admettre que, s'y rendant sans humeur spécialement critique mais sans attentes démesurées, les lutins facétieux qui peuplent nos contrées ont été absolument cueillis.

D'abord par l'audace et la variété des programmes : peu de tubes, ou alors en portion très raisonnable... et une variété de langues (très bien maîtrisées de surcroît) assez considérable. Qu'on en juge : allemand-français-russe pour le premier programme, allemand-français-japonais pour le deuxième, allemand-portugais-français pour le troisième.
Considérant que la plupart de ces langues chantées étaient parfaitement maîtrisées par les chanteuses, et qu'elles pratiquent forcément abondamment l'italien, on s'incline déjà devant la diversification consentie.

Ensuite, les pièces choisies, en plus d'être rares, étaient intéressantes. Les Strauss du premier programme ne sont pas anecdotiques (comme ils le sont souvent), les Rimsky-Korsakov sont de petites merveilles très lyriques, les Debussy retenus n'étaient pas les plus faciles (ni solfégiquement, ni vocalement, ni interprétativement - pour ne pas dire les plus difficiles), les mélodies japonaises rarissimes en France ne manquaient pas d'un charme frais, et on peut dire la même chose, dans un autre genre plus romantique et moins naïf, de Croner de Vasconcellos.

Enfin, la qualité d'interprétation m'a fait profonde impression. C'est pour une fois davantage sur ce point que sur les oeuvres que je vais m'arrêter : il sera difficile de détailler un si grand nombre de pièces.

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3. Niveau

Suite de la notule.

dimanche 19 juin 2011

Optimisme


On notera au passage la divergence considérable avec le célébrissime adage shadok sur l'échec.

Tiré du roboratif Indexed de Jessica Hagy, dont nous avions déjà signalé quelques exemples profonds.

Suite de la notule.

Le disque du jour - XXXVIII - Carl NIELSEN, Quatuors à cordes (Vertavo SQ chez Simax)


Les quatuors de Nielsen se situent, comme l'ensemble de sa musique de chambre, piano compris, sur un créneau plus "normalement" romantique que ses oeuvres symphoniques qui débordent de nouveautés.

Néanmoins, on n'y trouve pas moins des chefs-d'oeuvre, et ces quatuors constituent le meilleur de sa production dans ce domaine, avec un langage qui n'est pas neuf, mais exploité dans toute sa richesse - des textures, des contrechants et des couleurs harmoniques vraiment remarquables.
Malgré son unité autour d'un thème assez simple (et très prenant), le Quatuor Op.5 ne laisse pas de dispenser (avec abondance) des trouvailles qui contribuent à la fascination de l'auditeur. Complexe ou simple, tout semble supérieurement inspiré chez Nielsen, et particulièrement ici.

Et toujours, avec cela, une évidence, un enthousiasme qui caractérisent assez bien sa musique, quelle qu'en soit sa complexité.
Incontournable, parmi les quatuors les plus intéressants de la période.


Il existe des intégrales, mais l'anthologie du Quatuor Vertavo, qui contient les deux plus célèbres (Op.13 en sol mineur FS 4 et Op.5 en fa mineur FS 11), est particulièrement inspirée, dotée d'un élan irrépressible là où la plupart des autres versions (Quatuor Kubin chez Centaur, Jeune Quatuor Danois chez Da Capo), même très bonnes (intégrale du Quatuor Kontra chez BIS et surtout intégrale du Quatuor d'Oslo chez Naxos), demeurent dans une littéralité un peu plus prudente.
La prise de son Simax, comme toujours légèrement réverbérée mais très nette, magnifie de plus ces qualités d'engagement en leur conférant une certaine ampleur.

Extraits en mp3 audibles ici.

Pour l'intégrale, on peut se tourner vers l'interprétation du Quatuor d'Oslo, qui, quoique moins tempêtueuse, dispose de très belles qualités d'engagement et de lisibilité (à prix Naxos).

samedi 18 juin 2011

Chanteurs et accompagnateurs à l'Hôtel de Lalande


A l'occasion de la Fête de la Musique du 21 juin prochain, la cour du plus beau musée de Bordeaux - et du plus beau musée d'Arts décoratifs que j'aie visité, bien plus cohérent et émouvant que Carnavalet ou le Victoria & Albert - est mise à disposition des chanteurs et pianistes amateurs pour se produire en public, de 20h30 à 23h (deux morceaux, pas trop longs).

Je cite la présentation :

Principe : vous êtes chanteur amateur (vous avez donc, ou vous avez eu, une profession non musicale à temps plein). Vous avez cependant un niveau vocal et musical suffisant pour vous présenter devant un public, même indulgent ! Cette soirée est pour vous : elle sera bon enfant et sans esprit de concurrence.
Pour une organisation satisfaisante, merci de compléter et retourner dès que possible l’inscription ci-dessous. Selon le nombre d’inscrits, chacun pourra interpréter 1 ou 2 morceaux du répertoire dit classique. Des pianistes, amateurs aussi, pourront vous accompagner si vous indiquez ce que vous chanterez (évitez les réductions d’orchestre injouables !), la meilleure solution étant de venir avec votre pianiste.

Au choix : Je viens avec mon accompagnateur/ j’ai besoin d’un accompagnateur et j’apporte une partition de plus
(NB : les pianistes amateurs habitués à l’accompagnement sont très bienvenus aussi !)

Je joins le formulaire à renvoyer à Françoise Richard, par courriel (mfr POINT richard CHEZ free POINT fr) ou bien à communiquer par téléphone (05 56 80 04 86).

L'endroit est magnifique et l'acoustique sera belle, même si sans doute, plein air oblige, un peu difficile pour des amateurs. L'occcasion est suffisamment belle pour être promue en tout cas, et je devine que les pianistes accompagnateurs seront les plus prisés.

mardi 14 juin 2011

Star Wars : aller et retour


(Vidéos suivent.)

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1. Savant-populaire-savant : ce qu'il en reste

La musique de ces films n'a jamais vraiment quitté le giron de la musique savante (en particulier dans la première trilogie publiée, la consistance de musique comme la nature du propos et du visuel changeant beaucoup dans la suite).

La musique de Williams est profondément marquée par Wagner (musicalement, Star Wars est réellement un écho du Ring, de façon assez réussie), Holst (pour ses "effets spatiaux") et bien sûr Richard Strauss (pour la nature de son lyrisme et la direction de son harmonie). Et si on s'intéresse aux partitions filmiques de Korngold, on peut constater à quel point Williams améliore un matériau... qu'il a quasiment emprunté.
Avec bien sûr le sentiment qu'il y a eu Berg et Ralph Vaughan William entre-temps, et que ce n'est pas tout à fait une musique au "premier degré", dans le sens où elle parle une langue qui est déjà utilisée depuis des temps anciens. Non pas un sentiment livresque et négatif, mais simplement le fait qu'on n'écrit pas dans le style de Strauss de la même façon dans la seconde moitié du vingtième, des bouts de Prokofiev peuvent se glisser dedans, par exemple. [A l'occasion, on pourra regarder les choses de plus près.]

Une fois cette musique composée, elle s'est retrouvée dans le domaine populaire, admirée pour sa puissance mélodique et optimiste - et il est exact que les thèmes sont très prégnants, et assez considérablement moteurs dans la dramaturgie générale des films.
Les parties des batailles, fondées sur des partitions beaucoup plus longues, beaucoup plus sophistiquées, avec beaucoup plus d'audaces harmoniques et de diversité rythmique, ont bien naturellement moins frappé l'imaginaire, alors qu'il s'agit réellement de la part la plus considérable du travail, aussi bien en volume qu'en complexité.
Les thèmes retenus par la culture populaire s'attrapent sans même y songer, se fredonnent aisément, et marquent assez profondément par leur caractère suggestif.

Et pourtant, en bout de chaîne, ce sont ces motifs simples qui reviennent dans le domaine "savant".

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2. Anderson & Roe

Ce duo de pianistes s'est fait une spécialité des arrangements virtuoses d'oeuvres célèbres, mais avec la particularité que ces pots-pourris sont recomposés. Soit simplement en opérant une adaptation des effets pour pouvoir créer la même sidération au piano qu'avec orchestre... soit, comme ici, tout de même en réécrivant l'harmonie et les développements à partir de motifs impressions.

Cette dernière démarche, la plus originale, est le principe des Impressions de Star Wars sur lesquelles ont voudrait attirer l'attention.

Bien sûr, ils interprètent aussi les standards du répertoire des transcriptions pour deux pianos, et leur premier (double-)disque y est largement consacré.

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3. Star Wars Fantasy : Four Impressions for Two Pianos

Pour le centenaire de la Juilliard School, en 2006, six célèbres anciens élèves devenus compositeurs de musique de film (parmi lesquels Marc Shaiman et Howard Shore) avaient reçu commande de pièces originales pour un concert d'hommage. John Williams, après s'être engagé, s'est retiré peu avant le concert, mais devant l'insistance des organisateurs, a autorisé (ce qui aurait été douteux dans d'autres circonstances) le duo Anderson & Roe à utiliser le matériau de Star Wars pour créer une nouvelle oeuvre, jouée ce soir-là.

Il se trouve que le résultat, pourtant issu d'une préparation tardive, et achevée le jour même du concert (!), se révèle assez stupéfiant.

Quatre mouvements, chacun avec un caractère particulier, forme une sorte de sonate traditionnelle :

1) Ragtime très complexe inspiré du Cantina Band, la musique du bouge garni d'extra-terrestes dans l'épisode IV. Des rythmes s'entrechoquent méchamment, les harmonies sont assez chargées aussi, et ils parsèment de très belles citations (la marche impériale, la Force, Yoda, des bouts de batailles - notamment la montée à la fin du thème de présentation des épisodes).
L'aspect final se partage entre la musique de bar (la danse, les mélodies faciles), le jazz un peu libre (l'aspect comme improvisé, certaines harmonies) et la musique contemporaine (complexité d'écriture et de textures).
C'est au demeurant horriblement virtuose, amateurs dilettantes s'abstenir.

2) Une évocation du thème de la Force, pas du tout littérale, reprise dans des couleurs harmoniques très françaises, modifiant la mélodie en évitant toujours l'élan final, quelque chose de très subtil et poétique.

3) La Marche des Ewoks. Après le mouvement lent, une sorte de scherzo, le mouvement le moins intéressant de l'ensemble, puisque son thème n'est ni dans la mémoire collective, ni spécialement passionnant d'un point de vue musical. On se situe plus dans la tradition d'un pianisme virtuose prokofievien qui n'a pas forcément une substance extraordinaire ici.

4) Toccata-pot-pourri. On y entend une adaptation assez chargée de la Marche Impériale, qui malgré son écriture raide de départ se fond sans sècheresse dans le piano grâce à quelques enrichissements bienvenus. Et on achève dans une jouissive reprise, très littérale, du siegfriedien thème d'ouverture des épisodes.

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4. Vidéos

Suite de la notule.

lundi 13 juin 2011

De la tragédie lyrique à Don Giovanni


En parcourant les extraits de Chimène ou le Cid d'Antonio Sacchini donnés par les Nouveaux Caractères à Versailles (Les favoris de Marie-Antoinette) lors de la saison Grétry du Centre de Musique Baroque du même lieu, il est difficile de ne pas être frappé par une parenté avec un autre opéra très proche chronologiquement, mais qui n'appartient pas à la quatrième école de tragédie en musique.

On fournit l'extrait dans sa continuité, mais c'est le second morceau qui nous intéresse.


Suite de la notule.

dimanche 12 juin 2011

Carmen et ses traductions


Non, pour une fois, les lutins laborieux ne proposeront pas une longue étude comparative entre les versions existantes (disposant au moins dans leur besace de l'italien, l'allemand, l'anglais et le chinois).

Simplement une petite devinette :


Je trouve que cela sonne furieusement bien, mieux que l'original.

De quelle langue s'agit-il ?

Suite de la notule.

Carmina occulta


De quand date cette chose ?


(Non, non, on n'ouvre pas avant d'avoir cherché, on vous surveille.)

Suite de la notule.

samedi 11 juin 2011

Et encore...


... du neuf sur Diaire sur sol :

  • Stephen Schwarz - Wicked
  • Giuseppe Verdi - Don Carlos - premier duo Carlos / Posa
  • Massenet - Cendrillon - Minkowski
  • Franz Liszt - Don Sanche ou le château d'amour - Tamás Pál
  • Johann Christian Bach - Amadis de Gaule - Helmut Rilling


Toujours sous forme d'instantanés.

Déformations vocales par les partitions


En écoutant divers interprètes, je suis frappé par la façon qu'ont les partitions d'inciter le marché à produire des techniques viciées.

Deux exemples :

=> William Matteuzzi, qui aurait sans doute pu avoir une belle voix s'il n'avait tout mis dans le nez pour pouvoir assurer les aigus stratosphériques des ténors rossiniens.

=> Catherine Malfitano, qui approche toutes ses voyelles du [eu] (français) dans le but d'égaliser et de protéger sa voix dans les rôles lourds. C'est particulièrement frappant lorsque vous l'observez émettre ses sons, sa voix fait la voyelle écrite et son visage fait [eu].

(Vous pouvez entendre ces deux interprètes sur YouTube très aisément, si jamais vous n'en êtes pas familier.)

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Et cela explique en grande partie pourquoi les voix spécialistes du baroque, qui ne réclament ni la même étendue, ni la même puissance, sont souvent beaucoup plus agréablement timbrées.

[On admirera à sa juste valeur notre tact d'avoir omis Wagner.]

vendredi 10 juin 2011

Répétition

Manière de réhabituer les lecteurs à aller fureter du côté de DSS, j'en mentionne les dernières entrées :

  • Gustav Mahler - Symphonie n°6 - David Zinman
  • Pelle Gudmundsen-Holmgreen - Near distant still pour cor, violon et piano
  • Søren Nils Eichberg - Trio pour cor
  • Bruckner - Messe n°2 - Rilling


Tout cela se trouve sous forme d'entrées furtives sur Diaire sur sol.

jeudi 9 juin 2011

Revers de médaille(s) : Salomé de Richard Strauss en français à Liège (et sur internet)


(Extrait sonore horrible fourni.)

Cette représentation est assez confondante, puisqu'on y voit simultanément le renversement de nombreuses apparences.

Première médaille : Le média. L'Opéra Royal de Wallonie avait pris le parti d'annoncer la diffusion de l'oeuvre en direct sur sa chaîne Dailymotion. On pourrait supposer que ce type de support permettait au bas mot de doubler l'audience de la salle. Or, m'y étant connecté pendant une partie du spectacle, j'y ai vu affiché... 286 spectateurs, ce qui semble peu pour un spectacle disponible au monde entier.
Sans doute la promotion n'a-t-elle pas été suffisante - je n'avais pas vu, par exemple, que c'était la version en français ! Par ailleurs, les mélomanes passent davantage de temps sur YouTube, plus fourni de ce côté-là, le site choisi, sans doute pour des raisons de proximité du régime de droit utilisé, n'était pas non plus le plus visible. Et puis Liège n'a pas la réputation de Paris, et encore moins du Met ou de la Scala (réputations qui peuvent toutes se discuter, mais qui ont une réalité comme réputations).

Deuxième médaille :

Suite de la notule.

mercredi 8 juin 2011

Chose vue


Règlement du Concours International de Chant de Marseille.

ARTICLE I
Le concours est ouvert aux candidats hommes et femmes nés après le 1er Septembre 1978. Aucune dispense d’âge ne sera accordée pour quelque motif que ce soit. Les chiens et les Falsettistes ne sont pas acceptés.

La formulation est très amusante, balançant entre l'obséquiosité de la majuscule (superflue) et la dureté (véritable) du verdict.

Sur le fond, je ne suis au demeurant pas choqué :

Suite de la notule.

mardi 7 juin 2011

Liste


- Kurt Atterberg - Symphonie n°1
- Poul Ruders - Trio pour cor (violon et piano)
- Bruckner - Symphonie n°9 en partition (et Roslavets !)
- Rachmaninov - Intégrale des concertos pour piano - Peter Rösel, Kurt Sanderling
- Rachmaninov - Concerto n°2 - Felicja Blumental / Gielen
- Rachmaninov - Concerto n°2 - Rösel / Sanderling
- Boismortier - Deuxième suite de clavecin - Béatrice Martin

... tous rapidement évoqués sur Diaire sur sol.

lundi 6 juin 2011

Pascal COLLASSE : Achille et Polyxène, la fin de Lully


1. Une oeuvre sous-estimée

Achille & Polyxène est la dernière tragédie en musique qui n'ait pas été recréée de Lully. On aura souvent lu que la dernière à attendre d'être rejouée était Bellérophon, et c'était exact, mais il s'agissait de la dernière complète. La composition d'Achille et Polyxène a été interrompue, en mars 1687, par la disparition du maître, mort d'avoir bal battu la mesure. Hors l'ouverture et l'acte I, tout a été écrit par son ancien secrétaire Collasse.

La curiosité étant la plus forte, surtout après lecture du livret de Campistron, d'excellente facture, dans la veine d'Armide - et encore plus sombre -, on s'est proposé de regarder d'un peu plus près la partition. Il s'avère qu'en la lisant, on est surpris par de grandes beautés qui évoquent furieusement Armide... et qui pourtant sont dues à Collasse.


Extrait de notre édition moderne d'Achille et Polyxène.


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2. Effets de l'idéologie

Suite de la notule.

dimanche 5 juin 2011

Ture RANGSTRÖM - Havet sjunger (Le chant de la mer)


(Extrait musical suit.)

Dans la foule innombrable d'évocations maritimes, il est étonnant de voir combien la fracture peut être visible entre une inspiration à programme un peu académique et le support d'une invention musicale sans cesse renouvelée.

Du côté de l'académique, on peut classer Chausson (Poème de l'Amour et de la Mer), Vincent d'Indy (Poème des rivages), Philippe Gaubert (Les Chants de la Mer), Cyril Scott (Neptune)... Britten (interludes de Peter Grimes) et Ralph Vaughan Williams (Riders to the sea) y parviennent mieux, sans toutefois proposer réellement du neuf.

Au contraire, outre Debussy évidemment, on verra chez Duparc (La Vague et la Cloche), Vincent d'Indy lyrique (L'Etranger), Vierne ("Marine" tirée de Spleens et détresses), Cras (Polyphème, Journal de Bord), Le Flem (La Magicienne de la Mer) ou Hosokawa (Concerto pour percussions) des caractérisations plus personnelles et plus fortes, pas forcément plus précises au demeurant, de l'élément maritime.


Le célèbre Moine au bord de la mer de Caspar David Friedrich.


Il faut adjoindre à ce second groupe Havet sjunger, une oeuvre écrite par Rangström en 1913 alors qu'il séjournait dans l'archipel de l'Östergötland (un län / land / county / district sur la façade Est du sud du pays). Dans le village de pêcheurs où il se trouvait, il entendait perpétuellement le son de l'onde, et pour ne rien arranger, lisait Les travailleurs de la mer de Hugo - on n'a pas trouvé la mention de la traduction utilisée...

Suite de la notule.

samedi 4 juin 2011

La malédiction du zoom


Tout amateur d'opéra a souvent regretté l'abus des zooms dans les captations vidéo, qui font perdre quantité d'information, privent le spectateur de sa liberté d'observer, et déforment les intentions prévues pour la salle en d'horribles grimaces croulant sous le maquillage à la truelle.
Le plus grave étant bien sûr la fragmentation de la scène, la mise en péril de l'économie visuelle du spectacle.

Et il en va souvent de même pour les captations audio. Une bonne prise de son peu rendre la lecture de n'importe quel chef honorable passionnante et analytique, ou, moins souvent, gâter de belles qualités. Tout simplement parce qu'un certain nombre d'informations se perdent dans la distance, et il est souvent intéressant d'entendre un petit morceau de continuo, un fragment de petite harmonie qui échapperaient si l'on écoutait de loin.

Mais ce mixage artificiel a, tout comme les zooms qui dévoilent de beaux détails au risque de masquer l'émotion d'ensemble, ses inconvénients.

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Témoin la vidéo de l'Atys de cette année, diffusée par Mezzo.

Suite de la notule.

Le disque du jour - XXXVII - Anton BRUCKNER, Motets - St Mary, Ferguson


Les Motets représentent de mon point de vue la part la plus fascinante de la musique de Bruckner, dans un dépouillement quasi-mendelssohnien. Des bouts de plain-chant y surnagent encore, et l'harmonie typiquement ecclésiastique n'en demeure pas moins tendue et frémissante.

Il existe quantité de réussites dans la discographie (voilà qui mériterait une entrée à part entière sur CSS !), parmi lesquelles on peut citer l'idéale et ronde plénitude du Collegium Vocale de Gand (& Chapelle Royale) avec Philippe Herreweghe, la qualité plastique incomparable du Monteverdi Choir avec John Eliot Gardiner, mais à chaque fois couplé avec une messe. Pour les motets seuls, le Choeur Philharmonique Tchèque de Brno, dirigé par Petr Fiala (MDG) est particulièrement sensible à la poésie de ces pages.


Mais je voudrais aujourd'hui attirer l'attention sur un disque qui explore un chemin de traverse, en quelque sorte. Car le Choeur de la Cathédrale Sainte-Marie d'Edimbourg utilise des voix claires et légèrement stridentes, qui procurent une force de percussion en grand contraste avec la rondeur qu'on y recherche le plus souvent. Les éclats de Tota pulchra est (qui ouvre l'album) sont particulièrement saisissants, et l'acoustique du lieu permet d'éviter toute dureté.

Par ailleurs, le programme mêle les motets célèbres à d'autres plus confidentiels, et nous gratifie même des Aequales pour trio de trombones, des miniatures de nature presque vocale, très émouvantes. Pas spécialement rares, il est vrai, mais leur alternance ajoute du relief à un disque qui n'en manque pas.

Et cela ne s'invente pas, c'est Duncan Ferguson qui dirige la fête écossaise.

Vraiment une version différente, qui mérite le détour.

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Paru chez Delphian.
Royal Scottish Academy of Music and Drama Brass Orchestra (Aequales),
St Mary's Cathedral Choir of Edinburgh,
Duncan Ferguson.

vendredi 3 juin 2011

Du nouveau


Zélindor, Roi des Sylphes de Francoeur & Rebel
La Symphonie n°1 Sibelius
Le Requiem d'Antonín Dvořák
Les Contes d'Hoffmann version Keck par Minkowski
L'orgue et les cantates de Buxtehude
et
Vladimir Vladimirovitch Chtcherbatchov (Shcherbachov)

... sont à retrouver dans les instantanés de Diaire sur sol.

mercredi 1 juin 2011

[Première mondiale] André CAMPRA - Hippodamie (1708) - fin de l'acte I (Pélops)


1. Une oeuvre emblématique

Hippodamie est le second ouvrage, après Philomèle (1705) de Louis de La Coste, sur un livret du même Pierre-Charles Roy, à initier une grande période de tragédie en musique à la fois noire et italienne.

On a longuement développé ces deux catégories dans :


Si Philomèle marquait l'imposition d'un genre librettistique, Hippodamie constitue une rupture par l'italianisme de sa musique et la grande place faite au récitatif. Vous pouvez remarquer, au demeurant, les contrechants à l'orchestre pendant cet air (style "concertant" à l'italienne), ainsi que son caractère très récitatif, en particulier la fin qui ne suit plus une courbe mélodique conjointe, et ce au profit d'une grande vérité prosodique, pour mettre en valeur la déclamation.

On entend aussi fort bien l'hésitation entre majeur et mineur, caractéristique de ce langage français depuis Lully, mais particulièrement poussé ici, et même une hésitation entre plusieurs modes mineurs (avec ou sans sensible) - autrement dit, les gammes sont comme instables.

De façon inhabituelle, le héros (Pélops, fils de Tantale) est tenu par une basse alors que sa renommée n'est pas plus héroïque que galante. D'ordinaire, on réserve la voix de basse à Roland, Hercule ou Tancrède, qui sont, eux, traditionnellement des basses-tailles - malheureux en amour et souvent dupés, au demeurant. Lorsque le héros est amoureux et triomphe (si l'on excepte l'essai de Cadmus, un rôle de type taille, comme Tancrède, donc en clef de fa mais plus aigu), on a plutôt, d'ordinaire, comme Bellérophon, Persée ou Amadis, une haute-contre pour les héros amoureux, même lorsqu'ils produisent de hauts exploits. Question également abordée ici.

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2. Enregistrement inédit

On situe ici à la fin de l'acte I (vous en entendez les dernières notes), où Pélops envisage, malgré la cérémonie funèbre pour les derniers prétendants à la main d'Hippodamie, de se confronter à l'épreuve équestre imposée par le roi Œnomaos.

L'image est tirée de l'édition manuscrite faite par Philidor.


Précision habituelle à apporter : l'enregistrement que je propose est un document, pas un produit fini qui serait exempt de défaut. Je m'accompagne en même temps que je chante, sur un instrument de plus totalement inadéquat : aussi il s'agit plus de donner accès à l'aspect général et à l'esprit de l'oeuvre que d'en fournir une version complètement honnête et aboutie.
Et cette fois-ci, je travaillais en lisant six portées (voix + 5 à réduire à vue en 2 pour le clavier) et assez loin de ma tessiture, ce qui ne facilitait évidemment pas la tâche pour un rendu exemplaire.

Merci à J. L. qui a rendu l'exercice possible en réalisant à mon intention une édition avec système de clefs modernes !


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3. Livret

Suite de la notule.

David Le Marrec


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