Carnets sur sol

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dimanche 18 novembre 2018

[Carnet d'écoutes n°122] – les hits de la rentrée : Marx, Diepenbrock, Schjelderup, Alpaerts, Ascanio, de Boeck, Popov…


Comme c'est désormais l'usage régulier et périodique, vous trouverez ici quelques impressions éparses, laissées en vrac, tirées d'expériences d'écoute depuis trois mois, et livrées sans apprêt. Simplement manière d'avoir trace de certains compositeurs dont je n'ai pas le temps de parler dans une notule à part, mais qui méritent peut-être votre attention… Évidemment, quand c'est pour confesser que j'ai écouté un opéra de Vivaldi ou une symphonie de Brahms, ça revêt un intérêt qui se limite au mieux au people, mais je n'ai pas ébarbé, j'ai mis pêle-mêle toutes les choses que j'ai pu trouver de vaguement rédigées.

À propos de la cotation :
Les binettes se lisent comme les tartelettes au citron ou les putti : elles ne concernent que les œuvres, pas les interprétations (en général choisies avec soin, et détaillées le cas échéant dans le commentaire). Ces souriards ne constituent en rien une note, et encore moins un jugement sur la qualité des œuvres : ils indiquent simplement, à titre purement informatif, le plaisir que j'ai pris à leur écoute. Je peux avoir modérément goûté l'écoute de chefs-d'œuvre et jubilé en découvrant des bluettes, rien de normatif là-dedans.
1 => agréable, réécoute non indispensable
2 => à réécouter de temps en temps
3 => à réécouter souvent
4 => œuvre de chevet
5 => satisfaction absolue
Un 2 est donc déjà une bien bonne note, il ne s'agit pas de le lire comme une « moyenne » atteinte ou non.

Pour cette livraison, vous trouverez en outre quelques sélections discographiques.

A. Suggestions discographiques

LE CRÉPUSCULE DES DIEUX

(Non, je vais très bien, merci.)

On demandait une bonne version de la troisième journée du Ring de Wagner.

Dans les enregistrements anciens, Keilberth 52 (avec Varnay-Aldenhoff-Uhde) ou 53 avec (Mödl-Hotter-Windgassen) sont plus vivants et propres que ceux que tu cites. Il y a même une version stéréo chez Testament de 55, très vantée (je trouve personnellement que la distribution est moins bonne et que la netteté de la prise met plutôt en valeur les défauts, mais c'est incontestablement plus confortable pour le son).
Plus sophistiquée au niveau de la direction d'orchestre, très fouillée, il y a Kempe 1960 (avec une distribution qui tourne beaucoup entre les différentes journées, la jointure entre la période des années 50 avec Uhde et Varnay et 60 avec Hines et Nilsson).
Hors de Bayreuth, Furtwängler à la Scala en 1950 : c'est un bazar innommable à l'orchestre, les chanteurs ne sont pas forcément intéressants ni dans leur meilleur jour (Frantz, Svanholm, Flagstad…) mais il se dégage un enthousiasme, une atmosphère d'épopée humaine très touchante.

Il y a surtout eu beaucoup de versions récentes de très, très grande qualité. 
♦ Sawallisch a une distribution particulièrement formidable et une tenue parfaite (mais n'apporte peut-être pas beaucoup de neuf vu que tu en as déjà beaucoup ; c'est une version de base parfaite, sans défauts). Dans un genre similaire, il y a Levine ; mais tu as déjà Haitink dans la veine du gentil-studio, un peu mou pour Walküre, très bien pour le reste.
♦ Neuhold pour la fluidité (avec des chanteurs confidentiels à l'époque et surtout un orchestre de moindre niveau), c'est celle que j'écoute le plus parmi les versions commercialisées, parce que tout coule avec un élan incroyable, surtout le Crépuscule, mais je te la déconseille, trop mon genre et pas assez le tien. Tout sauf luxueux, déjà.
♦ Weigle, de même, l'une des lectures les plus fouillées orchestralement, mais vocalement, il faut un peu s'accrocher par endroit (Bullock on s'habitude, moins pour les Filles du Rhin, et certainement pas pour Lance Ryan). Pas pour toi non plus. 
♦ Schønwandt à Copenhague (DVD), équilibre parfait, avec Theorin au moment où sa carrière explose. N'existe pas en CD, mais là aussi irréprochable en tout point. 
♦ Haenchen (version SACD) avec le Philharmonique de Pays-Bas, d'un chambrisme incroyable jusque dans le Crépuscule. La distribution (Watson, Andersen, Dohmen) est solide sans être particulièrement spectaculaire, mais orchestralement, gigantesque claque. 
♦ Thielemann à Vienne, chez DGG, très bel équilibre entre les voix et l'orchestre, à mon avis ce qu'il te faut.

Et plein d'autres très bien, mais il faut choisir. 

Pour te changer de tes références un peu anciennes, je te recommande donc en priorité Haenchen II (le I est un DVD) et Thielemann-Vienne (il existe une version de Bayreuth, moins luxueuse).
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MENDELSSOHN – ELIAS (sur crincrins)

Grande nouvelle qui fera plaisir
à ceux qui ont été exaltés ou rendus curieux par la récente version Heras-Casado avec le Freiburger Barockorchester, formidable tournée – dont j'ai eu confirmation de première main qu'elle ne sera pas publiée chez Harmonia Mundi comme les symphonies. Sad

J'avais manqué la sortie de deux versions discographiques sur crincrins & pouêt-pouêts d'Elias : Hengelbrock avec le Balthasar-Neumann Ensemble (et son Chœur) qui me tente mais ne sera probablement pas ma référence personnelle, et Rademann avec l'Akademie für alte Musik Berlin (l'orchestre de Goebel), et le le RIAS Kammerchor comme pour Heras-Casado. Je viens d'essayer cette seconde.

Jolie claque à l'écoute : peut-être moins de galbe, que chez Heras-Casado, mais pour ce qui est du spectre sonore, on retrouve des équilibres comparables, très stimulants. Grande version. Le Chœur de la RIAS m'a aussi paru plus limpide, et les solistes sont encore meilleurs (Petersen, Lioba Braun, Schmitt, Oliemans), d'une éloquence extraordinaire. Le choix d'Oliemans, vrai baryton central, liedersänger un peu sombre, était un coup de génie : cet Élie certes moins paternel envoie du texte ! Et la ligne est splendide.

Ça fuse un peu moins qu'Heras-Casado, en tout cas tel qu'on pouvait le sentir en concert et avec le visuel, mais pour ce qui est de la discographie, vraiment très au-dessus, pour moi, de toutes les autres versions HIP parues : McCreesh, Hagel, Herreweghe, même Bernius. Décidément, Rademann est une véritable référence un peu partout ! (Son Allegro-Penseroso-Moderato est une tuerie aussi, ainsi que ses Bach.)

J'ai un peu recensé, pour mon usage personnel, les versions disponibles. Il y en a beaucoup (et je n'ai pas beaucoup poussé les recherches, donc il en reste).

En allemand
Dohnányi 1966
Sawallisch I, Gewandhaus (Adam)
Masur, IsraelPO (A. Miles)
Conlon, Gürzenich (A. Schmidt)
Pappano, Monnaie (van Dam)
Sawallisch, BayRSO (Volle)
Rilling, Gächinger Stuttgart (W. Schöne)
Märkl, MDR Leipzig (R. Lukas)
Budday (Lika)
Cambreling, Museum Frankfurt (Lika)
Fohhmann-Borggrefe

En allemand sur crincrins
Herreweghe, Champs-Élysées (Peteri Salomaa)
Hagel, Capella Weilburgensis (Mertens)
Bernius (Carus)
Hengelbrock, Balthasar Neumann (Nagy)
Rademann, Akademie für alte Musik Berlin (Accentus Music)

En anglais
Sargent, Liverpool (John Cameron) 
Sargent, Liverpool (James Johnson) 
Frühbeck de Burgos, New Philharmonia (Fischer-Dieskau)
Krips, LPO (Michael Cunningham) 
Marriner, ASMF (Allen) 
Hickox, LSO (W. White)
Gilbert, NYP (Finley)
Psalm & Wisdom (ensemble évangélique japonais ?)
R.Harvey, KalamazooSO

En anglais sur crincrins
Daniel, Age of Enlightenment (Terfel)
McCreesh, Gabrieli Players (Keenlyside)

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Beethoven, Symphonie n°9

Mes chouchous ne surprendront personne, ce sont aussi ceux que je cite régulièrement pour les intégrales.


¶ Dohnányi & Cleveland, vraiment une intégrale extraordinaire partout ; mais chez Telarc, donc épuisé et plus distribué depuis assez longtemps à présent. Certains volumes apparaissent un peu aléatoirement sur Deezer et YouTube. Pour les disques, il faut être plus patient.
Du tradi, mais vif et une petite harmonie extraordinaire (Cleveland à son faîte).

¶ Wand & DSO Berlin. Comme tous les disques du dernier Wand avec l'ex-RIAS, une hauteur de vue structurelle et une vigueur d'exécution rares. Si on veut du Beethoven grand format, on ne peut pas être mieux servi. 

¶ Karajan & Berlin 77. Malgré son côté très ample et rond, il y a dans cette intégrale une personnalité et une furie qui s'accorden très bien, et le meilleur volet en est cette Troisième. 

¶ Dausgaard & Chambre de Suède. Cordes modernes, cuivres anciens, conception HIP mais pas sans chair, la quadrature du cercle, et tout est toujours très vif, emporté et maîtrisé dans cette intégrale, celle que j'ai le plus écouté ces dernières années. Quadrature du cercle peut-être, mais qui penche un peu plus du côté baroqueux (peu de fondu dans le spectre).

Hors commerce, j'ai énormément écouté Minkowski (la plus belle variation aux bois du final, de toutes ! – le léger ralenti du hautbois, complètement ineffable dans ce qui est déjà le plus beau moment de tout Beethoven) et Urbański & Trondheim (à la fois tradi et HIP, on ne fait pas mieux calibré, et ces timbres irrésistibles !). Si jamais l'un ou l'autre grave cela, restez attentifs. Smile

Sinon, Gardiner, Böhm & BayRSO, Solti 74, Zinman, Immerseel, Hogwood, et dans une moindre mesure à mon goût Leibowitz & RPO, Järvi & Brême, Kabasta, Maag & Veneto, de Vriend & Enschede, Norrington & Stuttgart, Weingartner, Markevitch & NBC, Monteux & Concertgebouw, les grandes références ne manquent pas.

Si on écarte les versions molles (le premier mouvement, écrit en valeurs longues et orchestré de façon un peu opaque, peut vite s'empâter si on ne respecte pas la vivacité du tempo prévu), on a très vite beaucoup, beaucoup de satisfactions. Je ne crois pas avoir jamais entendu les mouvements II ou IV ratés !

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B. Quelques nouveautés

21) Donc, Mahler 6 par Currentzis. Ces cordes acérées (sans sécheresse) ! Cette ardeur dévastatrice (loin de son impavidité fréquente) ! Cette lisibilité ! Ces cuivres tranchants ! Jamais entendu ça, ça emporte tout ! Seule petite réserve : on n'entend presque pas les bois.
(donc pas très coloré) On y retrouve pour la première fois chez lui l'élan russe (et ces cuivres pas du tout occidentalisés !), l'intensité aussi des buveurs de Bodka.


22) Comme je suis quelqu'un d'important (à n'en pas douter), j'ai déjà dans les mains le récital d'Elsa Dreisig à paraître le 5 octobre, et incluant une merveilleuse scène finale de Salomé dans sa version française – où brillent Montpellier et Schønwandt, quel bon-son !



23) Belle version du drame naturaliste terrible (dans la veine de L'Attaque du Moulin de Bruneau operacritiques.free.fr/css/index.php?… ou de La Lépreuse de Lazzari operacritiques.free.fr/css/index.php?… ).

Quel est cet orchestre ? Vais me mettre en quête. Beaucoup de studios avec de peu célèbres chez les majors (Cagliari, Navarre, Montpellier, Philharmonie Slovène…), sans doute pour limiter les coûts – on ne les acquiert pas pour les orchestres, et souvent largement bons.

Bonne version, où le couple n'est pas à son meilleur individuel, mais reste très valeureux (et merci d'enregistrer ça !). Je n'ai jamais été saisi comme cela par un rire… l'éclat final est terrifiant, Kurzak pourra finir sa carrière dans le doublage d'horreur.



24) Ascanio, du Saint-Saëns galant (ambiance Proserpine) mais dans un contexte historique un brin burlesque, sur les frasques de Cellini. Délicieux, et grande équipe (Gauvin, Hubeaux, Tilquin, Richter, Lapointe, Teitgen, Tourniaire !).




25) On peine à le croire, mais il est encore possible de produire de l'inouï dans Don Giovanni. Simone Toni est un ancien hautboïste avec Europa galante, et avec son ensemble Silete venti!, il propose une lecture sans équivalent.
Le principe se résume facilement : cordes presque inaudibles (une par partie ?), pianoforte qui domine le spectre, tempi les plus rapides possibles, tout le temps. On comprend très vite comment ça fonctionne, et pas de surprise, c'est tout le temps comme cela. Donc : aucun legato, chaque temps fort est appuyé comme un accord, un Don Gio percussif comme un Gluck joué par Spinosi, probablement assez loin de ce qu'on faisait à l'ère classique.

Honnêtement ? C'est pas très joli et assez monotone, on finit par s'ennuyer (et manquer des beautés mélodiques et harmoniques à force de sforzandos), mais il fallait oser, c'est assez amusant, dans le genre oh-Currentzis-est-un-tradi-mou.
En revanche c'est globalement très bien chanté et de façon très expressive (quel boulot sur les récitatifs !), mention spéciale pour la plus belle Zerline de tous les temps, qui a un vrai ton de paysanne et une voix à fondre : Lucía Martín-Cartón (déjà dans Alceste !).

Point faible, version de Prague : pas de Dalla sua pace, de Mi tradì ni bien sûr de Per queste tue manine. Point fort, la mort (chœur en voix naturelles contrefaites, terrifiant), on entend tous les contrechants, ça explose de partout, c'est très impressionnant.

À la réécoute, on entend tout dans l'engloutissement car le chef décale légèrement les accords de l'orchestre après le début des syllabes de Giovanni : cela permet d'entendre le timbre et le texte, l'air de rien. Du grand art.

À titre informatif, du Commandeur à la damnation :
Karajan-DG 8'02

Barenboim-I 7'55
Mitro 7'39
Krips 7'12
Muti 7'11

Fricsay 6'55
Marriner 6'38
Furtie-53 6'34
Nézet 6'31

Rhorer 6'15
Solti-II 6'08
Currentzis 6'06
Klemperer 6'02

Gardiner 5'22
Jacobs 5'15  
Harding 5'00

Toni 4'23


En effet.

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Beethoven, nouvelle intégrale Blomstedt / Gewandhaus chez Accentus
Quand à Blomstedt-Gewandhaus, j'ai commencé à écouter sur le conseil de F.R.. (8 & 9 pour l'instant)… Et en effet. Shocked Rien à voir avec sa jolie version avec Dresde, très réussie dans le genre tradi, mais tout de même très moelleuse, pas très détaillée, un brin molle çà et là. Très bonne référence de base, mais pas du tout un grand aboutissement de la discrographie. 
Parti pris totalement contraire à Leipzig : certes, la pâte reste cette d'un grand orchestre, et les vents ne sont pas forcément mis en valeur, mais c'est un festival de respirations et de détachés. Je n'ai jamais entendu le premier mouvement le 9 aussi fascinant, tenir à ce point un discours, plutôt qu'être une ouverture en forme de happening.
Et on y entend très bien l'orchestre de Chailly !

Je vais tout écouter, je ne sais pas s'il y aura de la place pour y revenir souvent dans le milliard d'intégrales existantes et excellentes, mais pour l'instant, ce que j'ai entendu ne souffre aucune réserve, c'est même la quadrature du cercle : ample, rond, et pourtant parfaitement limpide et élancé. bounce
[...]
Écouté aussi les 3, 4 et 6. Pour mon usage personnel, ça privilégie vraiment trop les cordes (et rien de très neuf quand on a déjà plein de versions), mais c'est superbe et très vivant, assurément.

(En définitive j'ai davantage aimé la version Chailly avec le même orchestre, plus coloré, et prise de son plus détaillée.)

Mais bon, c'est parce qu'on a 984267382094732641 versions qu'on se permet de faire la fine bouche, je serais enchanté de voir ça en concert, ou même de n'avoir que cette intégrale assez irréprochable et plutôt enthousiasmante.
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3. Playlist du trimestre
 
¶ J'essaie en ce moment d'écluser le fonds CPO (impossible) et la vaste collection Grande guerre (quarantaine de volumes de raretés) chez Hortus. Ce soir : mélodies autour de Verdun par Françoise Masset, « Prescience, conscience » par Marc Mauillon. Et la toujours merveilleuse Anne Le Bozec !
J'ai cru pleurer pour Octobre d'Henry Février, bouleversant (Masset). Et je suis toujours aussi fan du /Noël des enfants qui n'ont plus de maison/ de Debussy, qui me rend si jovial, en plus par cette voix ! (Mauillon)

Alerte rouge ! Plein de publications Salieri sont passées sous mon radar, dont La Scuola de' Gelosi que j'attendais depuis si longtemps… et par L'arte del mondo, donc très très vivant (chez DHM). J'ai déjà commencé l'écoute. Et c'est très très bien.
(vous le verrez plus loin, hors l'ouverture, j'ai été très déçu de ne pas y trouver grand'chose)

¶ Křenek – Pot-pourri – Philharmonique de Hanovre, Takao Ukigaya Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Mendelssohn – Elias – Petersen, L. Braun, M. Schmitt, Oliemans ; Akademie für alte Musik Berlin, Rademann (Accentus Music) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Au sommet de ce qu'on peut y faire dans le genre HIP. J'en ai parlé dans le fil adéquat. 

¶ (Joseph) Marx – Rhapsodie pour quatuor piano-cordes – avec Triendl au piano (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ (Joseph) Marx – Scherzo pour quatuor piano-cordes – avec Triendl au piano (CsPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ (Joseph) Marx – Ballade pour quatuor piano-cordes – avec Triendl au piano (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Vraiment très chouette tout cela, et cette ballade intensément lyrique !

¶ (Joseph) Marx – Quartetto in modo antico – Thomas Christian Ensemble (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ (Joseph) Marx – Quartetto in modo classico – Thomas Christian Ensemble (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ (Joseph) Marx – Quartetto in modo chromatico – Thomas Christian Ensemble (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très sympathique, surtout le dernier évidemment.

¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – Nagy, Balthasar Neumann Ensemble, Hengelbrock (DHM) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – A. Schmidt, Chœurs Düsseldorf & Gürzenich Cologne, Conlon (EMI) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – Lika, Frankfurt Vocalakademie, Figuralchor & Museum O, Cambreling (Arte Nova) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – Lika, Budday (K&K) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – van Dam, Monnaie, Pappano (Forlane) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – R. Lukas, MDR Leipzig, Märkl (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – Adam, Leipzig Radio Ch & Gewandhaus O, Sawallisch I (Philips) Very HappyVery Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – W. Schöne, Gächinger Kantorei Stuttgart, Rilling (Hänssler) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Elias (prologue, ouverture, premiers chœurs) – Oliemans, RIAS kCh & Akademie für alte Musik Berlin, Rademann (Accentus Music) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Trouvé Hengelbrock nettement moins intéressant que Rademann ou Heras-Casado : vraiment très vertical, peu de liant, ça sonnerait déjà archaïsant pour du Gluck… 
Par ailleurs, difficile de revenir à mes anciennes amours après ce bain de HIP : la Radio de Leipzig m'a paru étonnamment opaque avec Sawallisch, Rilling presque mou… 

¶ (Joseph) Marx – Herbstsymphonie – American SO, Botstein (AmSO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ (Joseph) Marx – Herbstsymphonie – American SO, Botstein (AmSO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Bissée. Des moments où je ne vois pas trop où va cette profusion un peu gratuite, et d'autres élans richardstraussiens et superpositions schrekeriennes que je trouve tout à fait irrésistibles.

Il n'existe toujours pas de version CD, mais celle-ci est la première version un peu officielle : l'American Symphony (qui officie sur la Côte Est, dans la grande banlieue Sud-Ouest de New York, disons) publie énormément de ses concerts avec Botstein, en général de très grandes raretés bien décadentes, de tous pays. Mais ce n'est pas disponible en disque : pour des raisons évidentes de stock et de distribution, vu la rareté du corpus, ce n'est disponible qu'en numérique en ligne. Mais cela existe, capté professionnellement et légalement. C'est déjà beaucoup.


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Trucs banals

¶ Album Richardot / Daucé Very Happy Very Happy

¶ Lalo – Ouverture du Roi d'Ys – BBCPO, Tortelier (Chandos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Lalo – Ouverture du Roi d'Ys – Orchestre des Concerts du Conservatoire Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Williams – Star Wars Suite – Indianapolis SO (bande vidéo) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Brahms – Symphonie n°2, final – Indianapolis SO, Urbański (bande vidéo) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Brahms – Symphonie n°4 – Gewandhaus, Chailly (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Brahms – Ouverture tragique – Gewandhaus, Chailly (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Brahms – Ouverture académique – Gewandhaus, Chailly (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Brahms – Variations sur thème de Haydn – Gewandhaus, Chailly (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile

¶ Brahms – Symphonie n°1 – Helsingborg SO, Manze (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Brahms – Symphonie n°2 – Helsingborg SO, Manze (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Brahms – Symphonie n°3 – Helsingborg SO, Manze (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Brahms – Symphonie n°4 – Helsingborg SO, Manze (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Brahms – Ouverture tragique – Helsingborg SO, Manze (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Brahms – Ouverture académique – Helsingborg SO, Manze (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Brahms – Variations sur thème de Haydn – Helsingborg SO, Manze (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile

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Chœurs décadents

¶ R. Strauss – Die Tageszeiten– Rundfunkchor Berlin, Janowski (PentaTone) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ R. Strauss – 3 Männerchöre– BBC Singers, King's College, Cleobury Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Je crois que c'est la première parution intégrale et de l'un et de l'autre, sur deux disques différents, alors que ce sont des merveilles, certes, incomparablement moins complexes que les grands Rückert (Abend, Deutsche Motette, Putzzimmer…). Ce repos de midi… I love you 

¶ Marx – Herbstchor an Pan – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Marx – Morgengesang – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Marx – Berghymne – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Marx – Ein Neujahrshymnus – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Marx – Herbstchor an Pan – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos)
¶ Marx – Morgengesang – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos)
¶ Marx – Berghymne – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos)
¶ Marx – Ein Neujahrshymnus – Apollo Voices, BBCSO & Ch, Bělohlávek (Chandos)
(bissés)

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Lieder orchestraux décadents

¶ Marx – Lieder orchestraux – Brewer, BBCSO, Bělohlávek (Chandos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile

¶ Diepenbrock – Hymnes à nuit de Novalis– Begemann, St. Gallen SO, Tausk (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Diepenbrock – Der König in Thule– Begemann, St. Gallen SO, Tausk (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Diepenbrock – En sourdine– Begemann, St. Gallen SO, Tausk (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Diepenbrock – Hymne aan Rembrandt – Westbroek, Symphonique de la Radio des PB, Spanjaard (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Quelle petite merveille de lyrisme, avec assez peu de retenue. Je n'ai pas vérifié quand ça a été capté, mais Westbroek y apparaît en pleine gloire. 
¶ Diepenbrock – Hymne aan Rembrandt – Westbroek, Symphonique de la Radio des PB, Spanjaard (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Bissé. 

¶ Strauss – Salomé, scène finale – Dreisig, Montpellier SO, Schønwandt (Warner) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Oui, ça ne paraît que le 5 octobre, mais quand on a des relations… Une merveille, en particulier de transparence orchestrale et d'élan, avec toute la fraîcheur de ce lyrique léger. Magnifique. 

¶ Schoeck – Besuch in Urach – Shirai, Höll Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Schoeck – Besuch in Urach – Harnisch, Symphonique de Berne, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schoeck – Besuch in Urach – Harnisch, Symphonique de Berne, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schoeck – Besuch in Urach – Harnisch, Symphonique de Berne, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
(Trissé, comme d'habitude.) Dans mon top 3 des œuvres que je voudrais entendre en vrai (hors inédits, bien sûr).

¶ d'Albert – Die Seejungfräulein – MDR Leipzig, Märkl (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ d'Albert – Die Seejungfräulein – Kasyan, Osnabrück SO, H. Bäumer (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile


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Célébrations chrétiennes décadentes

¶ Diepenbrock – Missa in die festo – Chœur de la Radio des PB (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Diepenbrock – Te Deum – Concertgebouworkest, Beinum (licence Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Diepenbrock – Te Deum – Concertgebouworkest, Beinum (licence Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
(bissé) Le premier Diepenbrock que j'aie entendu, avec Elektra, à une époque où on ne trouve à peu près que cela… Œuvre très pudique et séduisante.

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Orchestre décadent

¶ Diepenbrock – Hymne pour orchestre – St. Gallen SO, Tausk (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Diepenbrock – Elektra – Bamberg SO, Hermus (CPO) Very Happy Very Happy Smile
¶ Diepenbrock – De Vogels – Bamberg SO, Hermus (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Diepenbrock – Marsyas – Bamberg SO, Hermus (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy

¶ d'Albert – Ouverture d'Esther – MDR Leipzig, Märkl (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très beau romantisme tardif élancé.
¶ d'Albert – Prélude de Die toten Augen – MDR Leipzig, Märkl (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Étonnamment debussyste !
¶ d'Albert – Suite de Cendrillon – MDR Leipzig, Märkl (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy

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Quatuors décadents

¶ d'Albert – Quatuor n°2 – Reinhold SQ (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ d'Albert – Quatuor n°1 – Reinhold SQ (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ d'Albert – Quatuor n°2 – Reinhold SQ (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ d'Albert – Quatuor n°1 – Reinhold SQ (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Bissés, comme d'habitude.

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¶ Schoeck – Sommernacht – Berne SO, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schoeck-W.Honegger – Sonate pour clarinette basse et piano (version concerto) – Berne SO, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Smile
¶ Schoeck – Suite tirée de Penthesilea – Harnisch Berne SO, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schoeck – Besuch in Urach – Harnisch Berne SO, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
(Pour les autres bijoux du genre, je renvoie Benedictus à ma dernier Playlist, avec des Diepenbrock et d'Albert lyriques assez grisants. colors )

¶ Hausegger – Aufklänge – Bamberg SO, Hermus (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Hausegger – Dionysische Fantasie – Bamberg SO, Hermus (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Hausegger – Wieland der Schmiedt– Bamberg SO, Hermus (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile

¶ Atterberg – Quatuor n°2– Stenhammar SQ (CPO) Very Happy Very Happy
¶ Atterberg – Quatuor n°3– Stenhammar SQ (CPO) Very Happy Very Happy Smile
¶ Rangström – Quatuor n°2– Stenhammar SQ (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy

¶ R. Strauss – Beim Schlafengehen– Dreisig, Louveau (bande) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Schubert – Im Frühling – Dreisig, Louveau (bande) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Mendelssohn – Symphonie n°3– Birmingham CSO (Chandos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très tradi, un peu mou par rapport à ce qui se fait de mieux (tutti bien opaques).

¶ Irgens-Jensen – Tema con variazioni– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Irgens-Jensen – Partita sinfonicai– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Irgens-Jensen – Suite Baldvines Arming– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Irgens-Jensen – Symphonie en ré mineur– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Irgens-Jensen – Rondo marziale– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Irgens-Jensen – Passacaglia– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
J'aime toujours beaucoup cette symphonie (quelle explosion dans l'Andante !), mais le reste, que j'avais peu écouté, est très bien aussi. Pas forcément assez complexe pour Arnaud, mais il y a là deux belles variations symphoniques. Wink La Passacaille est tout de même bien sympa !

¶ Schjelderup – Brand– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Schjelderup – Symphonie n°2– Trondheim SO, Aadland (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Symphonie très figurative (avec des sous-titres façon Pastorale, évoquant des paysages norvégiens), mais c'est bien Brand qui retient l'attention, évidemment. Pas beaucoup d'éclats, mais des aplats redoutables. bounce

¶ Mendelssohn – Quatuor n°1– Escher SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
BIS, la meilleure maison pour écouter du quatuor. I love you La réécoute confirme une intégrale qui se hisse tout en haut de la discographie, au moins du niveau des Ysaÿe ou des Henschel…

¶ Francky Vincent – Lieder variés– Les Bikinis de Francky Vincent (CPO)

¶ Alfvén – Symphonie n°1– DSO Berlin, Borocwicz (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy 
C'est bien, mais tradi, il est vrai que le DSOB n'a jamais été un monument de séduction timbrale, cependant j'espérais plus de transparence et d'allant. Même N.Järvi-Göteborg font mieux, en matière de tension (sans parler de Willén et Westerberg). 
¶ Alfvén – Drapa– DSO Berlin, Borocwicz (CPO) Very Happy Very Happy Smile


Et la minute glottophile : 
¶ François Juno – L'an 1999
¶ François Juno – L'an 1999
¶ François Juno – L'an 1999
¶ François Juno – L'an 1999
¶ François Juno – L'an 1999
Je suis totalement jaloux de son fausset, comment ça envoie ! École Visse agréée.

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Meyerbeer, Le Prophète, Toulouse 2018
https://culturebox.francetvinfo.fr/opera-classique/opera/le-prophete-de-meyerbeer-au-theatre-du-capitole-a-toulouse-271753

Merci pour le conseil !

Je n'étais pas enthousiaste pour Flor (Carmen et Requiem en ut de Cherubini, certes anciens, épais), mais force est d'admettre qu'il met remarquablement en valeur l'orchestration et joue cela avec un véritable charisme. L'orchestre semble avoir combiné les vertus de l'ère Plasson (connaissance du style) avec celles de Sokhiev (vigueur, rondeur sans opacité), vraiment splendide.

Côté voix, excellente surprise aussi. Pas pour Aldrich, prévisiblement très incarnée (mais qui s'adapte tout de même remarquablement à la tessiture très basse de Fidès, interpolant même un fa2 !), mais Osborn est dans un grand jour en effet (beaucoup de nuances, moins d'essais de passer en force qui éliment le timbre, et le suraigu toujours aussi facile alors que son répertoire a complètement changé) ; j'ai adoré la Berthe de Fomina, ronde mais très intelligible, moelleuse mais non sans tranchant, innocente et glorieuse à la fois, vraiment splendide.
Quant aux Anabaptistes (Atxalandabaso, Dear, Ivashchenko), on n'a probablement jamais eu un aussi bon trio, clarté mordante du ténor Atxalandabaso (mi-caractère, mi-menaçant), profondeur de la basse 2 (j'ai l'impression que Dear, toujours aussi profond et moelleux, tient les parties de Zaccharie, les plus graves, et non Mathisen, dans les trios ?), et Ivashchenko dont on connaissait l'impact et le charisme, mais qui se révèle aussi très décente en français (prononciation, émission, style, il y a mieux mais ça passe vraiment bien).

La mise en scène fonctionne vraiment, peut-être pas assez sarcastique à mon goût, mais elle vit raisonnablement, et montre les deux faces de la médaille, avec un peuple ambigu, des Anabaptistes qu'on ne sait aventuriers ou fanatiques, etc. Ce qui ne fonctionne pas très bien au disque (les hésitations infinies de Jean à partir) se résolvent facilement sur la scène.

Beaucoup de coupures (la plupart des reprises, plusieurs transitions, pour l'instant pas de pièce entière – j'en suis au III), mais hors du studio Lewis, on n'a jamais eu une version de telle qualité sous la main, où tout le monde est bon, où l'orchestre vit…

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Hier, en voiture avec un ami ; il m'avait chargé de préparer la playlist, donc vous retrouverez quelques Marrec-hits. (Je précise ne pas l'avoir maltraité avec du classique interlope, c'est un ancien membre très actif du forum Classik.)

¶ Fried – Die verklârte Nacht– Rügamer, Foremny (Capriccio) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ van Gilse – Symphonie n°2– PBSO, Porcelijn (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ François Juno – L'an 1999 – Coideubeaux SO, E. Coideneuphe (Enfant) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Borgstrøm – Thora på Rimol– Stene, Bjørkøy, Moe, Trondheim SO, Terje Boje Hansen (Simax) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schoeck – Besuch in Urach– Harnisch, Berne SO, Venzago (Musiques Suisses) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Hindemith – Canon Othmar Schoeck, Schoeck, Schoeck, Schoeck, Schoeeeeeck– Rundfunkchor Berlin (Wergo) Very Happy Very Happy Very Happy Very HappySmile

Aujourd'hui :
¶ Tchaïkovski – Sérénade pour cordes – Saito Kinen O, Ozawa (Philips) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Dvořák – Sérénade pour cordes – Saito Kinen O, Ozawa (Decca) Very Happy Very Happy
¶ Wolf – Sérénade pour cordes – Saito Kinen O, Ozawa (Decca) Very Happy Very Happy Smile
¶ Bartók – Divertimento pour cordes – Saito Kinen O, Ozawa (Decca)
(en cours)
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Ça faisait un moment que je n'avais pas posté les dernières écoutes, pardon, je vais fatiguer votre doigt de scroll

Mais comme j'ai écouté ou réécouté plein de trucs mentionnés récemment, ça sert de follow-up

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Cycle Børresen

¶ Børresen – Sextuor à cordes– Copenhagen Classic (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Børresen – Quatuor n°2– Copenhagen Classic (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Børresen – Quatuor n°2– Copenhagen Classic (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
(Bissé.)
¶ Børresen – Symphonie n°1– Saarbrücken RPO, Ole Schmidt (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Version formidable de plus, aérée et élancée comme les embruns (oui, c'est la 2 qui évoque la mer, je sais), merveilleux.
¶ Børresen – Sérénade pour cor et orchestre – HAN Xiaoming, Saarbrücken RPO, Ole Schmidt (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Sobre et radieux, calibré pour moi. 
¶ Børresen – Symphonie n°2– Saarbrücken RPO, Ole Schmidt (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Børresen – Symphonie n°3– Saarbrücken RPO, Ole Schmidt (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Børresen – Hvis du har varme Tanker– Rosvaenge, Seidler-Winkler Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Børresen – Symphonie n°1– Saarbrücken RPO, Ole Schmidt (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Børresen – Sérénade pour cor et orchestre – HAN Xiaoming, Saarbrücken RPO, Ole Schmidt (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Børresen – Thèmes folkloriques nordiques– Saarbrücken RSO, Ole Schmidt Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Børresen – Mod døden– Chambre Otrobothnienne, Juha Kangas Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Børresen – Mod døden– Chambre Otrobothnienne, Juha Kangas Very Happy Very Happy Very Happy Smile

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Cycle Casella

¶ Casella – Serenata – Orchestre Haydn de Bolzano, Alun Francis (CPO) Very Happy
Oui, bon, heu. À quoi bon àquoibonner ?
¶ Casella – Concerto pour quatuor à cordes – Orchestre Haydn de Bolzano, Alun Francis (CPO) Very Happy
Ça sonne peut-être bien pour quatuor à cordes, mais dans cet arrangement pour orchestre à cordes, que c'est mou pour ne pas dire grand'chose 
¶ Casella – Divertimento per Fulvia– Orchestre Haydn de Bolzano, Alun Francis (CPO) Very Happy Smile

¶ Casella – Symphonie n°3– Symphonique de Rome, La Vecchia (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
Pas aussi riche que la 2, mais un côté néo- et babillard assez sympa (avec ce bon gros rondeau-final), comme du bon Honegger.
¶ Casella – Elegia eroica– Symphonique de Rome, La Vecchia (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Casella – Suite en ut– Symphonique de Rome, La Vecchia (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Vraiment beau (cite beaucoup Mahler 1, au demeurant).
¶ Casella – Pagine di guerra– Symphonique de Rome, La Vecchia (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
Avec programme inclus pour chaque mouvement. Figuratif, assez sympa, ça pourrait faire son effet en salle. 
¶ Casella – Concerto pour orchestre– Symphonique de Rome, La Vecchia (Naxos) Very Happy Very Happy
Bien. 

¶ Casella – Triple concerto – Berlin RSO (Capriccio) Very Happy Very Happy Very Happy
Agréable.

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Cycle Musikalische Exequien

¶ Schütz – Musikalische Exequien – American Bach Players Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schütz – Musikalische Exequien – Collegium Vocale, Herreweghe (Phi) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schütz – Musikalische Exequien – Vox Luminis, Meunier Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schütz – Musikalische Exequien – La Petite Bande, Kuijken (Accent) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schütz – Musikalische Exequien – Rademann (Carus) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schütz – Musikalische Exequien – Akadêmia, Lasserre Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schütz – Musikalische Exequien – The Sixteen (Coro) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Mon chouchou est de loin Kuijken, mais les ABP, Rademann et Lasserre sont très bien aussi ; au contraire Herreweghe et surtout Christophers vraiment vaporeux et mous, plutôt à éviter. J'en reparle dans les prochaines heures / jours sur CSS. 

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Cycle Leçons de Ténèbres de Couperin

¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Laurens, Sluis, Monteilhet, Müller, Boulay II (Erato) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
On fait accompagnements plus originaux désormais, et pourtant celui-ci est assez parfait (la gambe de Marianne Müller !), sans parler du contrepied incroyablement réussi de Guillemette Laurens dans la Première Leçon. Je crois que c'est la version que j'aime le plus, contre toute attente. Surprised
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Monoyos, Zanetti, Monteilhet, Lasla, Coudurier (BNL) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Celle-ci aussi a vieilli, et avec moins de contreparties, assurément. Pourtant elle conserve un véritable charme (et quels interprètes !).
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – K. Blase, Haller, Gester (Parlement de Musique) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Une de celles dont on n'attendrait rien, et pourtant une de mes chouchoutes. Je crois que personne n'a aussi bien réussi la Deuxième Leçon.
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Leclair, Warnier, Perret, Mandrin (Ambronay) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Une version du bon goût, de l'équilibre parfait, très allante, musicologique, incluse avec du plain-chant. Serait la version de départ à conseiller.
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Greuillet, Desrochers, Foulon, Vernet (Ligia) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Accompagné de grandes orgues d'époque, un délice.
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Zomer, Grimm, Laarhoven, Fentross, Delft, dir. Fentross (Channel Classics) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Lecture très lente, mais Zomer étant l'éloquence même (elle excelle aussi bien dans le seria que dans l'air de cour français), tout fonctionne.
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Gerstenhaber, Révidat, XVIII-21, J.-Ch. Frisch (K617) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très étrange version, Frisch accompagne les Leçons sur les grands jeux (pourquoiiiii ?), mais c'est assurément dépaysant, et vu la qualité des gens en présence, fonctionne assez bien. 
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Zanetti, Masset, Dupouy, J. Dunford, Holland (Hérisson) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Voilà une version qui devait être absolument étourdissante en vrai ! Au disque, Zanetti déclinante et le timbre mûr de Masset (inaltéré depuis des années : elle sonne toujours jeune en vrai, et toujours vieille au disque, c'est ainsi…) donnent l'impression trompeuse d'un manque de fluidité, il y a un petit quelque chose qui manque d'abandon.
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Bennani, Lefilliâtre, Dumestre (Alpha) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Seulement survolé celle-là, beaucoup de parutions récente, et a version italianisante et colorée de Dumestre n'était pas celle qui m'attirait le plus. À réécouter. 
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Sampson, Kielland, Sayce, S. Heinrich, R. King (Vivat) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Nouvelle parution. Très bien, un peu appliquée, mais irréprochable.
¶ Couperin – Leçons de Ténèbres du Mercredi (pour le Jeudi saint) – Santon, Magouët, Blanchard, Sartre Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Le plus bel accompagnement de toute la discographie, incroyablement organique et vivant, très riche et sans épate, vraiment un sommet. Mais bon sang, pourquoi inviter des voix lourdes et pas très gracieuses, qui peuvent convaincre dans une action scénique, mais prévisiblement pas pour du son pur ? En plus, Chantal Santon est dans un bon jour, le timbre ne dévisse pas du tout… simplement ce n'est pas une voix qu'il faut ici, on entend les coutures du timbre, les anfractuosités de la charpente… je ne comprends pas. Ce ne sont pas les excellents sopranos légers qui manquent, dans n'importe quel chœur baroque, et je doute que Santon ou Magouët fassent écouler des disques rien que sur leur nom… Sad

Il faudra un jour que je fasse une discographie complète de cette œuvre, les listings sont prêts, mais dès que je veux le faire, il y a plusieurs nouveautés qui surgissent…

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Cycle Trios de Mendelssohn

¶ Mendelssohn – Trio n°2 – Kavakos Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Mendelssohn – Trio n°2 – Perlman-Ma-Ax (Sony) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Mendelssohn – Trio n°2 – Trio Yuval (Centaur) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Mendelssohn – Trio n°2 – Trio Grieg Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Mendelssohn – Trio n°2 – Julia Fischer, Müller-Schott, Gilad Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile

Et plus tard dans la semaine : 

¶ Mendelssohn – Trio n°2– J. Fischer, Müller-Schott, J. Gilad (PentaTone) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
(écouté le final une grosse dizaine de fois tandis que j'écrivais l'arrangement pour voix & piano…) Quelle netteté d'exécution, quelle apothéose !
¶ Mendelssohn – Trio n°2 (final)– Trio ATOS sur le vif(YouTube) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Trio n°2 (final)– Trio d'étudiants coréens (YouTube) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Nettement moins intéressant que leur studio CPO. 
¶ Mendelssohn – Trio n°1– J. Fischer, Müller-Schott, J. Gilad (PentaTone) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Je les trouve un peu plus prudents ici. 
¶ Mendelssohn – Trio n°2– Trio ATOS (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mendelssohn – Trio n°1– Trio ATOS (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très vive, beaucoup de danse et de respiration, de délicatesse, tout paraît effleuré, virevoltant. Un peu l'inverse du splendide lyrisme sérieux de Julia Fischer. Moins parfait peut-être, mais un gros choc lorsque je l'ai découvert, devenu ma référence (oui, devant les Grieg, Stern, les Mendelssohn, les Bienvenue, les Munich, Julia Fischer…).
Tout ça le nez dans la partition (le 2, moins séduisant, est beaucoup mieux écrit en réalité).

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Cycle Castelnuovo-Tedesco

¶ Castelnuovo-Tedesco – Quintette piano-cordes n°1 – M.P. Bianchi, Quatuor Aron (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Castelnuovo-Tedesco – Quintette piano-cordes n°2 – M.P. Bianchi, Quatuor Aron (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Comme c'est fauréen ! cheers Très belle surprise, écriture riche et subtile, pour un compositeur dont la réputation se résume largement à celle d'amusettes pour gratouilleurs.

¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture Julius Cæsar– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture The taming of the Shrew– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture Antony and Cleopatra– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture A Midsummer Night's Dream– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture The Tragedy of Coriolanus– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Voir le fil concerné.

¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture Julius Cæsar– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture The taming of the Shrew– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture Antony and Cleopatra– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture A Midsummer Night's Dream– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture The Tragedy of Coriolanus– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Voir le fil concerné.

¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture A Midsummer Night's Dream– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Castelnuovo-Tedesco – Ouverture The Tragedy of Coriolanus– West Australian SO, Andrew Penny (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Voir le fil concerné.

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Le reste

¶ Rubinstein – Symphonie n°2– Moscou SO Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Sous-titrée l'Océan, effectivement beaucoup d'effet de resac. Et vraiment intéressante, vivante, subtile. Du grand Rubinstein – on ne produisait pas quantité de musique aussi nourrissante en Russie dans les années 1850 !

¶ Schindler-Mahler – Lieder – Ziesak-Huber Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Au sein d'un récital plus vaste. On y entend certains lieder qu'elle n'avait pas faits avec Garben, et surtout on l'entend avec Huber. bounce 
¶ Schindler-Mahler – Lieder – Ziesak, Vermillion, Elsner, Garben Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Schindler-Mahler – Lieder – Sabine Ritterbusch Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Lassus – Lamentations de Jérémie – Huelgas, van Nevel Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Lassus – Lamentations de Jérémie – Chapelle Royale, Herreweghe (HM) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Lassus – Lamentations de Jérémie – Collegium Regale, Cleobury Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Trois excellentes versions (un faible pour la rondeur de Herreweghe, j'en suis le premier étonné).

¶ Marenzio & Friends – La Pellegrina – Bertin, Novelli,n van Dyck… ; Collegium Vocale, Capriccio Stravagante, Sempé (Paradizo) Very Happy Very Happy Very Happy
La version Huelgas étant indisponible depuis longtemps, j'avais manqué cette nouvelle parution salutaire, qui vaut bien la précédente version d'ailleurs ! Les fameux intermèdes de 1589 qui préludent à l'invention de l'opéra par la Camerata Bardi.

¶ Mozart – Trio K. – Mutter, Müller-Schott, Previn (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile

¶ Stenhammar – Concerto pour piano n°2 – Niklas Svielöv, Malmö SO, Mario Venzago (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Stenhammar – Concerto pour piano n°1 – Niklas Svielöv, Malmö SO, Mario Venzago (Naxos) Very Happy Very Happy Smile
Conseillé par Frédérique. Très planant, heureusement que Venzago anime tout avec netteté. Beaux concertos très bien exécutés, qui échappent à la pure virtuosité. 

¶ Verdi – Aida (extraits) – vidéo de la dernière série de Stockholm, avec Christina Nilsson, Dalayman, Defabiani, Morandi(Operavision.eu) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Ouille. Entre le ténor qui pousse tout ce qu'il peut, Dalayman toute pâteuse… je n'ai pas osé m'aventurer très loin.

¶ Verdi – La Traviata (extraits)– vidéo de la dernière série d'Oslo (Operavision.eu) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Vraiment pas mal chanté, par des gens peu connus chez nous. 

¶ Braunfels – Quatuor n°1– Auryn SQ (CPO) Very Happy Smile
¶ Braunfels – Quatuor n°2– Auryn SQ (CPO) Very Happy Smile
Je n'ai jamais adoré ce corpus, Braunfels a vraiment des œuvres où il ne livre pas le meilleur de lui-même. Ça m'a donné une furieuse envie de réécouter les appels de la Huppe, mais j'ai d'abord du CPO à finir (je suis en train d'écouter l'intégralité du catalogue qui m'intéresse…).

¶ Bruch – Quatuor n°1– Mannheimer SQ (CPO) Very Happy Very Happy
¶ Bruch – Quatuor n°2– Mannheimer SQ (CPO) Very Happy Very Happy
Un peu déçu lors de mes dernières réécoutes : plus schubertien et plus gentil qu'il m'avait d'abord semblé. 

¶ O. Lindberg, Madetoja, Børresen, Bull, Kajanus – mouvements lents pour cordes– Ostrobothien ChbO, Kangas Very Happy:D Very Happy Smile
Børresen et Oskar Lindberg très réussis, notamment.

¶ (Hans-Günter) Brodmann – Musica Sacra / Percussion Fantasies (CPO) Smile
Imitation de bruits d'Afrique, avec percussions traditionnelles, oiseaux, passage d'avions. Bon, heu, sans doute intéressant si on ne sort jamais de chez soi et qu'on habite dans une rue très calme.

¶ Cannabich – Sinfonie Concertanti Op.7– Camerata Köln (CPO) Very Happy Smile
En fait de Symphonies concertantes, ce sont des quintettes avec flûte, vraiment pas le meilleur de sa production. Interprétation étrangement pastel et timide, d'ailleurs.
¶ Cannabich – Les Fêtes du Sérail– L'arte del mondo, Werner Ehrhardt (Ludi Musici) Very Happy Smile

¶ The Mountain Goats – Love, Love, Love Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Guédron / Le Blanc / Le Roy – Album « Cœur », airs de cour– Lefilliâtre, Le Levreur, Goubioud, Mauillon (Alpha) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Le plus bel album d'airs de cour, voilà. Vous en trouverez une recension (centrée sur Guédron) et un extrait sur Carnets sur sol, dans la série Une décennie un disque (lien dans la signature).

¶ Stravinski – L'Oiseau de feu (Suite pour piano) – Ralf Gothóni Superstar (Ondine) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Stravinski – L'Oiseau de feu (Suite pour piano) – Piemontesi Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Tour de force de virtuosité (invraisemblable), et surtout de musique, où l'arrangement de Guido Agosti permet de retrouver très exactement les textures de l'orchestre avec un seul piano solo. Assez souvent enregistré, vois-je, et un peu déçu qu'il n'ait fait que Kachtcheï / Berceuse / Final, j'aurais voulu en entendre davantage. bounce 

¶ Stravinski – Le Sacre du Printemps (pour cinq pianos)– The 5 Browns (Steinway) Very Happy Very Happy 
¶ Stravinski – Le Sacre du Printemps (pour cinq pianos)– The 5 Browns (Steinway) Very Happy Very Happy 
Pas fabuleux enregistrement, pas très bien capté d'ailleurs.

¶ Tchaïkovski – Roméo & Juliette– Chapelle d'État Svetlanov, V. Petrenko (site de la Philharmonie de Moscou) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très chouette.
¶ Tchaïkovski – Roméo & Juliette– Tchèque PO, Bychkov (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Manque un peu de relief pour moi (contrairement à la très belle symphonie en couplage).
¶ Tchaïkovski – Roméo & Juliette– Berlin, Maazel (DGG) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Francesca Caccini – La liberazione du Ruggiero dall'isola di Alcina – Romabarocca, Lorenzo Tozzi (Bongiovanni) Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Francesca Caccini – La liberazione du Ruggiero dall'isola di Alcina – Huelgas, van Nevel (DHM) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Francesca Caccini – La liberazione du Ruggiero dall'isola di Alcina – Sartori (Glossa) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Détails sur l'œuvre et la discographie disponibles sur Carnets sur sol dans les prochaines heures. 

¶ Meyerbeer – Le Prophète (I,II,III) – Fomina, Aldrich, Osborn, Ivashchenko ; Capitole de Toulouse, Flor (CultureBox) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Voir le fil concerné.

¶ Beethoven – Symphonie n°8– Gewandhaus O, Blomstedt (Accentus) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Beethoven – Symphonie n°9– Fujimura, Elsner, Gerhaher ; Gewandhaus O, Blomstedt (Accentus) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Beethoven – Symphonie n°6– Gewandhaus O, Blomstedt (Accentus) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Beethoven – Symphonie n°3– Gewandhaus O, Blomstedt (Accentus) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Beethoven – Symphonie n°4– Gewandhaus O, Blomstedt (Accentus) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Voir le fil concerné.

¶ Henze – Suite des Bassariden– Gürzenich O, Stenz (Phoenix) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Henze – Nachtstücke und Arien– Claudia Barainsky, Gürzenich O, Stenz (Phoenix) Very Happy Very Happy 
¶ Henze – Symphonie n°8– Gürzenich O, Stenz (Phoenix) Very Happy Very Happy Very Happy
Voir le fil concerné.

¶ Mendelssohn – Concerto pour violon – Chouchane Siranossian, Anima Eterna, Jakob Lehmann (Alpha) Very Happy Very Happy Very Happy 
Parti pris de jouer selon ce qu'on sait des jeux d'époque. Donc pas de vibrato, beaucoup de glissandos pour fluidifier les phrasés. Le début est vraiment horrible, le violon crie (tellement détimbré et poussif que ça donne l'impression d'être un peu faux), figurez-vous Carmignola en train de jouer le Concerto de Sibelius…
En revanche dans les traits rapides, et même dans l'andante, beaucoup de charme, les couleurs sont comme ravivées. 
Orchestralement, un peu frustrant : jolis bois anciens, mais on n'entend pas bien le détail, tout paraît très pâle (et Lehmann accentue chaque début de mesure, ce qui marche bien dans Rameau ou Cherubini, mais Mendelssohn fait en sorte qu'il y ait d'autres possiblités, tout de même). 
Mais intéressant.

¶ Mendelssohn – Octuor à cordes– Chouchane Siranossian, Anima Eterna, Jakob Lehmann (Alpha) Very Happy Very Happy Very Happy 
Mêmes caractéristiques : spectre allégé, aigu étriqué et lyrisme difficile, détails un peu flous. Étant donné la nature moins agile de l'écriture mélodique, j'entends moins les contreparties positives que dans le concerto, mais ça change et c'est quand même très chouette.

¶ Brahms – Vier ernste Gesänge– Groissböck, Huber (Decca) Very Happy Very Happy Smile
¶ Wagner – Wesendonck-Lieder– Groissböck, Huber (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Étonné par la mobilité expressive de Groissböck, encore plus que pour son Schwanengesang, Bertram a raison ! Voilà qui me fait très agréablement mentir sur l'adéquation des basses au lied. Il faut dire que le piano éloquent, évocateur, passionnant de Gerold Huber occupe toute l'attention nécessaire et complète très bien la sobriété du chant. Néanmoins, Groissböck ne semble pas tassé ou amoindri, il entre vraiment avec franchise dans le texte et les atmosphères, là où Talvela, Bastin, Moll, Polgár semblaient chanter un peu sur la pointe des pieds. 
¶ Mahler – Rückert-Lieder– Groissböck, Huber (Decca) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Il ose même alléger pour les lieder plus légers, je suis impressionné (et séduit).
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¶ Schubert – Der Schwanengesang – Groissböck, Huber Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Très vivant, très bien déclamé, superbe. Je suis frappé, à nouveau, par la sobriété et l'adéquation de cette voix pourtant ample à la fine expression du lied. Un très grand Schwanengesang, sans effet de manche ni monotonie.

¶ Massenet – Sapho – Doria, Sirera, Orchestre de la Garde Républicaine Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Très chouette, de très beaux moments. Sirera est vraiment épatant, quelque part entre le moelleux de Vanzo et le mordant de Théruel. I love you

¶ Berlioz-Rechsteiner – Symphonie fantastique pour orgue – Rechsteiner Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Très bel arrangement, très bien réalisé, qui rend plutôt justice à l'original, à défaut de l'égaler.

¶ Verdi – Rigoletto (en français) – Esposito, Sirera, Opéra de Toulon, Jacques Blanc (bande de salle de 1979) Very Happy Very Happy Very HappyVery Happy Smile
Esposito sort des aigus incroyables, alors qu'elle n'est pas loin de la fin de sa carrière, et que je ne devinais pas du tout qu'elle les avait. Les chanteurs bissent plusieurs fois les morceaux de bravoure (Sì vendetta ou La Donna è mobile), cette fois en italien. Très amusant !
Le baryton est clairement en deçà, assez fatigué, mais sacrée soirée, on en voudrait des comme ça sur les grandes scènes d'aujourd'hui !
(J'ai découvert à l'occasion que Jacques Blanc, longtemps directeur des chœurs à Bordeaux, et que j'avais même vu dans la fosse pour Turandot, est le fils d'Ernest !)

¶ Berlioz-Rechsteiner – Symphonie fantastique pour orgue – Rechsteiner Very Happy Very Happy Very Happy Smile

¶ Mondonville – Cœli enarrant : « In sole posuit » – Correas, Ensemble Baroque de Limoges, Coin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Mondonville – Cœli enarrant : « In sole posuit » – Correas, Ensemble Baroque de Limoges, Coin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Le plus beau moment du plus beau motet de Mondonville, par la plus belle voix du monde. Suspension universelle !

¶ Schütz – Musikalische Exequien – Kuijken Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
De loin la meilleure version, je confirme mon impression de la dernière playlist.

¶ Lalo – Le Roi d'Ys, acte I – Eda-Pierre, Rhodes, Dupouy, RTF, Marty (bande radio de 1978) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Assez déçu, tout ça est très opaque chez ces dames (et Marty n'a jamais été un chef bien passionnant). 

¶ Charpentier – La Pierre philosophale – Boston Baroque, Stubbs & O'Dette Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Charpentier – Les Arts Florissants – Les Arts Florissants Very Happy Very Happy Very Happy

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¶ Paray – Messe de Jeanne d'Arc – Paray (Mercury) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Très tradi mais très chouette (on sent qu'il a écouté la Solemnis de Beethoven !).

¶ Lalo – Ouverture du roi d'Ys – Boston SO, Munch Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
La version recommandée par Mélo. Et, de fait, si ce n'est pas la plus lyrique, elle est en revanche d'une ardeur irrésistible !
(Avec la partition … beaucoup de cuivres, pour une partition française de cette époque, 4 trompettes, 4 cors, 4 trombones, tuba.)

¶ Lalande – Te Deum – Aedes, Poème Harmonique, Dumestre Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Réconcilié avec l'œuvre, la plus jouée du compositeur et une de celles que j'aimais le moins, que ce soit avec Colléaux ou Christie.

¶ ? – Single Ladies – Beyoncé Very Happy 
La voix est tellement trafiquée en post-prod' qu'on ne profite plus vraiment du timbre.
¶ ? – If I Were a Boy – Beyoncé Very Happy Smile
J'ai l'habitude de l'entendre dans des bandes de concert, et en studio, ça surexpose plutôt les petites zones un peu plus ternes du timbre, sans l'abattage (et les diminutions folles !) de la scène.

¶ Bizet – Les tringles des sistres tintaient – Beyoncé Very Happy Smile
Avec un bon compositeur, c'est tout de suite mieux ! (Mais vraiment pas le meilleur moment de l'adaptation, un peu trop tape-à-l'œil, j'aime davantage les épigrammes du bar.)

¶ (François) Juno – L'an 1999 quoi de beau quoi de neuf – François Juno Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Ça ça met la pêche.

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Cycle Flamand

¶ (Florent) Alpaerts – Capriccio – Radio Flamande, Tabachnik (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Très primesautier, très sympa.
¶ (Florent) Alpaerts – Pailleter – Radio Flamande, Tabachnik (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Du postromantisme dans le langage, mais l'orchestration a beaucoup de points communs avec les décadents (col legno, bois mis à l'honneur, etc.). Très persuasif.
¶ (Florent) Alpaerts – Romanza pour violon et orchestre – Radio Flamande, Tabachnik (Etcetera) Very HappyVery Happy Very Happy
Très romantique, pas très original, mais réussi. 
¶ (Florent) Alpaerts – Zomer-Idylle – Radio Flamande, Tabachnik (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Agréable, plutôt pastoral comme le titre le laisse supposer
¶ (Florent) Alpaerts – James Endor Suite – Radio Flamande, Tabachnik (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Un petit bijou dont mouvements vont de l'Entrée du Christ dans Bruxelles au cortège infernal du Sabbat ! Pas de spectaculaire extérieur néanmoins, tout ce passe dans les qualités d'évocation poétique d'un langage raffiné. 

¶ (Florent) Alpaerts – Quatuor n°4 – Saint John SQ (Leaf Music) Very Happy Smile
Très terne, très formel, vraiment rien de saillant, de particulièrement intéressant, sans être même particulièrement joli. Je suis passé à côté.

¶ (August) de Boeck – Rhapsodie dahométane (je crois) – Radio Flamande, Soustrot (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ (August) de Boeck – Concerto pour violon – Ning Kam, Radio Flamande, Soustrot (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy
Beau concerto pour violon romantique, beau thèmes. Rien de neuf, mais si on aime celui de Brahms, vraiment à entendre. 
¶ (August) de Boeck – Nocturne Séparation – Ning Kam, Radio Flamande, Soustrot (Etcetera) Very Happy Very Happy Very Happy
Rien de très saillant pour l'instant chez ce compositeur, mais de l'agréable romantisme. 

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¶ von Einem – Der Prozeß – Della Casa, Lorenz, Poell, Berry, Opéra de Vienne, Böhm (1953, Orfeo) Very Happy Smile
On est loin des élans (certes un peu gris) de Dantons Tod, ici tout est à base d'ostinatos gris, de faibles accompagnements sur lesquels se greffe un récitatif passe-partout. Du piano façon Ariane à Naxos mais au service d'une écriture de type sous-sous-Hindemith. On pourrait dire que c'est en rapport au sujet, et pourtant tout paraît vraiment couler tranquillement, pas de blancs, pas de contrastes, pas de surprises, pas d'errance, juste un opéra bavard qui se déroule à son rythme d'opéra.
Il reste la consolation de la Leni de Della Casa, évidemment I love you (Lorenz, dont je suis inconditionnel d'ordinaire, est vraiment très débraillé, et très vocal, pour Joseph K.).
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Cycle Paul Paray

¶ Lalo – Ouverture du roi d'Ys – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Lalo – Namouna, Suite n°1 – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Barraux – Offrande à une ombre – Detroit SO, Paray 

¶ Chausson – Symphonie – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Chausson – Symphonie – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
(Sacrée version, sèche et méchante… si on ne trouve pas Svetlanov, c'est vraiment la version à posséder !) Et je suis toujours aussi fou de l'œuvre, pas réécoutée depuis longtemps.

¶ Ibert – Escales – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Smile
Voilà qui procure un relief très vindicatif à ces jolies fresques un peu inoffensives !

¶ Ravel – Rhapsodie espagnole – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy
¶ Ravel – Alborada del Gracioso – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy 
¶ Ravel – Pavane pour une infante défunte – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy 
 Ravel – La Valse – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Ravel – Le Tombeau de Couperin – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Je n'écoute que très rarement de Ravel symphonique, tout ça ne me touche absolument pas, sauf la Valse. bounce Mais Paray rend vraiment sera, avec sa violence et sa crudité, très intéressant. Le Tombeau de Couperin est ravivé et vivant comme une fresque pompéienne. I love you
¶ Bizet – Ouverture Patrie – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Bizet – Arlésienne, Suite 1 – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Smile
Paray ravive les couleurs, mais le Carillon, vraiment raide et très bruyant, je me demande ce qu'il lui a pris. 
¶ Bizet-Guiraud – Arlésienne, Suite 2 – Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy
Pareil, assez raide, bof. Déjà que ça reste de la musique de scène en morceaux…
¶ Saint-Saëns – Symphonie n°3 – Dupré, Detroit SO, Paray Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Ma version chouchoute : la seule où on entend tout aussi bien. Certes, la prise Mercury est comme toujours très sèche, il ne faut pas en attendre d'effet-cathédrale, et les volatines ne sont pas exécutées avec la netteté des orchestres d'aujourd'hui, mais l'essentiel, la lisibilité, dans une pièce à l'orchestration assez épaisse, est préservée, et avec quelle vivace apertise !
(Ajout : Ouille, je n'avais pas souvenance que les violons ahanaient à ce point sur la justesse dans l'adagio, ça fait bobo aussi exposé dans un moment supposé ineffable.)
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¶ Schumann – Manfred, ouverture – Cleveland, Szell (CBS) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Bonne version. 

¶ Wagner – Voyage de Siegfried – Philharmonia, Klemperer (EMI) Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Wagner – Marche funèbre du Crépuscule – Philharmonia, Klemperer (EMI) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Wagner – Prélude de Tristan – Philharmonia, Klemperer (EMI) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Wagner – Ouverture des Maîtres – Philharmonia, Klemperer (EMI) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Charpentier – Le malade imaginaire – Zanetti, Rime, Visse, Crook, Christie (EMI) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Nettement supérieur aux musiques de scène de LULLY, vraiment une débauche de finesses dramatiques, et l'équipe, chanteurs (Visse !) comme acteurs (qui chantent aussi) est absolument extraordinaire. Le latin gallican permet de donner toute sa saveur au sabir médicinal.

¶ Hofhaimer, Neusiedler, Banchieri, Haydn… – World's Oldest Playable Organ vol.2 – Basilique de Valère (1390 !) Very Happy Very Happy Very Happy
Je n'ai pas étudié ce qu'il en était, mais sans doute beaucoup de refontes : les équilibres des registres sont très proches de l'esthétique baroques, avec des anches un peu plus nasillardes à la façon de la régale, mais des fonds flûtés vraiment pleins pour un instrument médiéval, me semble-t-il.
Programme varié et progressif, incluant l'étrange Der Juden Tantz de Neusiedler, pleine de fausses notes ! (les juifs jouaient-ils avec langages utilisant les tiers de ton ? 
ou est-ce juste pour se moquer d'instruments rudimentaires / désaccordés / piailleurs ?)

¶ Popov – Symphonie n°1 – Orchestre d'État de l'URSS, Provatorov (Olympia) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Je présente solennellement toutes mes excuses à Popov pour l'avoir comparé à (du bon) Chostakovitch : sa musique, à part d'être audiblement soviétique, n'a guère de points communs (il n'y a que la Coda qui ressemble à un final de Chosta, en mieux), et se révèle d'une densité très supérieure. On baigne dans de la musique dont la violence, les sarcasmes, la surcharge ne sont jamais un but en eux-mêmes, toujours intégrés dans un discours d'une richesse incroyable. 
¶ Popov – Symphonie n°2 – Radio URSS, Provatorov (Olympia) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Plus lyrique, farcie des grands thèmes russes (au moins dans les mouvements vifs extrêmes), très bien intégrés, pas simplement en citation, elle culmine dans le Largo qui chante comme un climax de Tchaïkovski, mais dans des couleurs XXe et soviétisées. Très, très belle aussi. 
¶ Popov – Symphonie n°6 – Radio URSS, Edvard Chvzhel (Olympia) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Moins convaincu par son caractère très disparate, même si le final qui déborde de citations est en définitive aussi nourrissant qu'amusant.

¶ LULLY, Alceste (actes III,IV,V), Rousset (Aparté). Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ LULLY, Alceste (actes III,IV,V), Rousset (Aparté). Bissés. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ LULLY, Amadis (acte I), Rousset (Aparté) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy


¶ Rubinstein, Symphonie n°2, Chapelle d'État de Russie, Golovchin (Delos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Vraiment très beau et raisonnablement suggestif. 
¶ Rubinstein, Symphonie n°2, Ministère de la Culture d'URSS, Mansurov (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy
Orchestre plus typé, mais la lecture ou l'édition de la symphonie m'ont moins passionné. 
¶ Rubinstein, Symphonie n°4, Philharmonie Slovaque, Stankovsky (Naxos) Very Happy Very Happy
L'orchestre de Košice (Cassovie) est vraiment terrible, c'est pas possible d'écouter ça quand on a le choix. (Période des débuts de Naxos, où les prises de son et les orchestres laissaient à désirer.)
¶ Rubinstein, Symphonie n°4, Chapelle d'État de Russie, Golovchin (Delos) Very Happy Very Happy
Nettement mieux. Mais quoique notée dramatique, la symphonie, hors son final-rengaine, est bien peu marquante. 

¶ Kallstenius, Dalarapsodi, Radio Suédoise (Swedish Society Discofil) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Kallstenius, Sångoffer, Olle Persson, Radio Suédoise (Swedish Society Discofil) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Kallstenius, Symphonie n°2, Radio Suédoise (Swedish Society Discofil) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Kallstenius, Symphonie n°1, Helsingborg, Beermann (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Kallstenius, Sinfonietta n°2, Helsingborg, Beermann (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy 
¶ Kallstenius, Musica Sinfonica, Helsingborg, Beermann (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Kallstenius, En Serenad i sommarnatten, Stockholm RPO, Westerberg Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Lindberg, Från de stora skogarna, Stockholm RPO, Westerberg Very Happy Very Happy Very Happy

¶ H. Andriessen, Fantaisie Symphonique, PBSO d'Enschede, Porcelijn (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ H. Andriessen, Libertas venit, PBSO d'Enschede, Porcelijn (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ H. Andriessen, Capriccio, PBSO d'Enschede, Porcelijn (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Et entre temps, je suis allé au concert écouter : 

¶ Stanford, Concerto pour clarinette, van Lauwe (Saint-Joseph-Artisan) Very Happy Very Happy 
¶ Stanford, Symphonie n°7, van Lauwe (Saint-Joseph-Artisan) Very Happy Very Happy 
Par des semi-pros épatants. (Moi j'aurais plutôt voulu les 1, 2 ou 6, ou mieux le Stabat Mater, mais je ne vais pas faire mon difficile).
Playlist du week-end sous forte influence forumesque.

Samedi

Album Gimadieva (Momento immobile) Very Happy Very Happy
Un peu décevant. Voyez le fil concerné.
Mahler 2, Rattle Berlin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Je n'ai, étrangement, pas été du tout capté. C'est transparent, mais aussi un peu impavide.
Récital Rebeka (Spirito) Very Happy Very Happy
Là, une leçon sur tous les plans, même dans les Donizetti médiocres. Et déjà, un album qui propose des scènes entières incluant partenaires, ça se respecte. Voir le fil concerné.
Récital Schubert par Boesch & CMW Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très belles couleurs, très bien chanté – même si ça reste toujours mieux avec piano. L'Inachevée dans le couplage n'est pas bouleversante, dans le genre HIP Dausgaard et surtout Venzago sont autrement subversifs.

Wagner, La Malice des hommes passe celle des femmes, ou la joyeuse famille Ours Very Happy Very Happy Very Happy
Les chœurs font vraiment peur tellement c'est sommairement rienzien, mais le reste ménage de belles choses (plus Liebesverbot que Götterdämmerung ou même Vaisseau, hein).

Fauré, Cantique de racine, Cambridge Singers, Rutter Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Rheinberger, Abendlied, Cambridge Singers Very Happy Very Happy Very Happy

Handel-s Messiah for 4, Ensemble Odd Size Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Bidouillage sur la moitié du Messie, pour violon, violoncelle et guitare baroques, les parties de basse sont dites, du chant en suédois (How Beautiful Are the Feet), en sprechgesang de cabaret allemand (Why Do the Nations) ou comme du gospel, ils s'amusent et ces pièces sont ravivées, totalement discutable (et pas du tout respectueux), mais j'ai adoré.
Haendel, Messiah, 1h de version trompette-orgue, très bien. Avec Dorthe Zielke. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

The Way We Do It, de Fully Charged. Aucun intérêt.

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Dimanche

Ça attendait depuis un moment, et sous l'impulsion de Benedictus :
Butterworth, A Shropshire Lad, Bostridge Pappano Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Stephan, Ich will dir singen ein Hohelied, Bostridge Pappano Very Happy Very Happy Very Happy
Weill, 4 Whitman Songs, Bostridge Pappano Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Mahler, extraits du Wunderhorn, Bostridge Pappano Very Happy Very Happy Very Happy Smile
J'en parle dans le fil Bostridge. 

Haydn, Symphonie n°95, Capella Coloniensis, Weil Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Haydn, Symphonie n°95, Petite Bande, Kuijken Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
L'une des symphonies de Haydn que j'aime le plus. bounce J'aime beaucoup aussi Fey, il faut que je réécoute Harnoncourt et Szell, et vu qu'il existait du Brüggen (et une autre version Kuijken avec l'Enlightenment).

Asafievextraits de La Fontaine de Bakhtchisaraï. Bolsoi, Kopylov Very Happy Very Happy
Chtcherbatchov, Symphonie n°2, American SO, Botstein Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Zeegant, Symphonie n°1 « Chemin des Dames », Orchestre de Hulencourt (Laon 2014) Very Happy Very Happy
Assez peu saillant, agréable.

Album de mélodies par Masset & Le Bozec dans la collection Hortus sur la Grande guerre : Pierné, Ladmirault, La Presle, Février, Hahn, Caplet, Vellones, Bruneau, Pillois, Scotto, Halphen !
Toujours sur les conseils d'Anaëlle : 
¶ Album Hortus sur la Grande guerre « Prescience, conscience » par Marc Mauillon et Anne Le Bozec. Halphen, 
Février
 (Octobre, dans l'album Masset consacré à Verdun, est à faire pleurer les pierres), Kelly, Butterworth (splendidement chanté), Fauré, Jürgens, Farrar, Devaere, Hahn, Stephan, Schulhoff, Debussy (l'irrésistible Noël des enfants qui n'ont plus de maison). Very Happy Very Happy Very Happy à Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy .

Puis de Mélo : 
¶ Britten, War Requiem, Kegel 89 (en allemand). Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Très ample et lent, peu contrasté, je trouve que ça passe assez à côté du sujet. Une des rares versions plutôt ratées (Gardiner est hors-concours évidemment Confused ), mais ça faisait longtemps que je devais l'écouter, merci (quand même).
Manière de l'écouter dans de bonnes conditions, j'essaie cette version qui me restait à tenter : 
¶ Britten, War Requiem, Brewer, Griffey, Finley ; Masur LPO 2005 Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
L'orchestre a un très beau médium très coloré et les chanteurs sont excellents. Pour la poussée d'ensemble, je trouve le lyrique de sa version avec New York plus marquant. Il faut dire que ce n'est pas le choix luxueux qui manque : Giulini, Pappano, Britten studio, au premier chef, mais aussi Ančerl, Ozawa, Hickox, Rattle, Shaw, Shafer, Zweden… on ne manque pas de grandes versions. (Par ailleurs Jansons, Britten 62, Noseda, Rilling ou Brabbins sont très réussis, même s'ils ne me touchent pas aussi fort.)

Enfin, suivant ma fantaisie : 
¶ Salieri, Les Horaces, Rousset Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Dupré, Poème Héroïque, Jeremy Filsell (Guild) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Dupré, Entrée, Canzone et Sortie, Jeremy Filsell (Guild) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Dupré, Les Nymphéas, Jeremy Filsell (Guild) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Du Dupré tonal et lyrique (même avisément impressionniste dans les Nymphéas). Je n'avais jamais écouté ces œuvres je crois, et ça passe tout ce que j'ai entendu de son catalogue ! bounce

=> Autre album Mauillon / Le Bozec, À nos morts ignorés (Les musiciens et la Grande guerre, Vol. 15). Reynaldo Hahn : nos morts ignorés (1915) - Rudi Stephan (1887-1915) : Pantherlied, In Nachbars Garten, Am Abend, Abendlied. - Albert Roussel : Light, A Farewell (1918) - André Caplet : La Croix douloureuse (1916), Détresse (1918) - Ivor Gurney (c-1) : In Flanders, Severn Meadows, All night under the moon (1917). - Claude Debussy : Berceuse héroïque (1914) - Fernand Halphen (1872-1917) : Le jour succombe - Lili Boulanger (1893-1918) : Dans limmense tristesse (1918) - Nadia Boulanger : Soir dhiver (1914-1915) - Georges Antoine (c-1) : Wallonie (1917) Marches Oh what a lovely war (1917), Roses of Picardy (1916). Very Happy Very Happy Smile
Très bien, mais moins de pièces marquantes (assez déçu par Stephan et Gurney, notamment), et même Mauillon est en deçà de ce qu'il fait, en allemand et en anglais notamment, dans l'autre album. 

=> Strauss, Salomé (scène finale), Dreisig / Montpellier / Schønwandt Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Quelle version !

=> LULLY, extraits d'Alceste, Isis, Amadis, Armide, Schneebeli. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Quel beau disque !

=> Liszt, Dante-Symphonie, Les Siècles / Roth Very Happy Very Happy
Quelques bons moments, mais je trouve ça toujours aussi décousu et peu subtil.  Heureusement qu'il y a un grand orchestre coloré et une prise de son détaillée !

=> Liszt, Orpheus, Les Siècles / Roth Very Happy Very Happy
Agréable.


 Paër, Concerto pour orgue, Hauk Very Happy Smile
Joli.
 Langlais, Choral médiéval, Hauk Very Happy Smile

 Martin, Monologues de Jedermann, Wilson-Jonhson, A. Jordan Very Happy Very Happy Very Happy
Superbe version, bien plus mobile que la très hiératique version historique de DFD. Du pur Martin : rien qui accroche d'emblée, mais tellement de jolies choses dans le détail. L'œuvre à laquelle je suis le plus revenu, après sa fameuse Messe à double chœur. bounce 
 Martin, Monologues de Jedermann, Fischer-Dieskau, Martin Very Happy Very Happy Very Happy

 Britten, War Requiem, Giulini Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Déçu par la version à la réécoute.
 Dvořák, Requiem, Ančerl Radio Berlin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
(Ma version de chevet.)

¶ Damrau, Arie di bravura, Mozart, Salieri, Righini. Very Happy Very Happy Smile
Sans surprise, c'est Salieri qui est à la fois le plus virtuose et le plus passionnant. bounce

 Salieri, La Scuola de' Gelosi, L'arte del mondo (DHM) Very Happy Very Happy Very Happy
Je découvre avec retard la parution de cet opéra que j'attendais pourtant depuis 2003 (et la gravure d'un extrait par Bartoli). Par cet ensemble en plus, ça vit ! Ça commence très bien pour l'instant…

Les pénitences du Samedi


 Salieri, La Scuola de' Gelosi, Arte del mondo Very Happy
À part l'Ouverture, pas grand'chose à glaner. 

 Stockhausen, Donnerstag aus »Licht«  (acte I) Very Happy Very Happy Very Happy 
… où je devais me rendre ce soir, mais devant le trop-plein de boulot, je réécoute l'intégrale DG. 

 Dutilleux, Chansons de Bord, Maîtrise de RF Very Happy Very Happy Smile
 Daniel-Lesur, Chansons populaires à 3 voix, Maîtrise de RF Very Happy Very Happy
 Britten, The Golden Vanity, Maîtrise de RF Very Happy Smile

 Scarlatti, Sonates volume 1, Hantaï Very Happy Very Happy 

 Stockhausen, Samstag aus Licht (extraits)
J'aime décidément moins que le Jeudi, très poétique, lyrique même.

 Salieri, Suites pour vents (Trofonio, Axur, Palmira, Consortium Classicum Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Belles pièces, mais version assez molle, déçu d'eux.
 Salieri, Concerto pour flûte & hautbois, Nicolet, Holliger, Academy of Saint-Martin-in-the-Fields, Sillito Very Happy Very Happy
 Cimarosa, Symphonie concertante pour flûte & hautbois, Nicolet, Holliger, Academy of Saint-Martin-in-the-Fields, Sillito Very Happy 
 Stamitz, Concerto pour flûte & hautbois, Nicolet, Holliger, Academy of Saint-Martin-in-the-Fields, Sillito Smile
Vraiment une punition, ça, un Stamitz médiocre joué avec le hautbois braillard de Holliger et le crincrin poussif de l'ASMF même pas dirigé par Marriner…

 Scarlatti, Sonates, Rondeau Very Happy
Clavecin dur, capté de trop près. Moi ça m'évoque, en fait de « français », plutôt Bach et Royer – je traduis pour ceux qui ne m'interprètent pas couramment : c'est pénible.
Pas la faute de l'artiste, juste que ces sonates mises bout à bout pour clavecin et avec un clavecin capté durement, ouille.

Et j'ai fini ni mon boulot day-job, ni mes notules en cours. Il faut vraiment que me décide à écouter un truc de bien aujourd'hui pour ne pas terminer ronchon. (Bon, les Salieri pour vent et le Sto, c'était quand même très bien…)

J'ai fait un peu mieux ce soir : 


 Le Sueur, Paul & Virginie, Niquet, pas réécouté depuis dix ans. Very Happy Very Happy

 Rzewski, El Pueblo unido, Hinterhuber. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile


Voilà quelques suggestions pour occuper sagement le temps que quelques autres notules paraissent !

mardi 7 août 2018

[Carnet d'écoutes n°121] – les tubes de l'été : Volkmann, Kalinnikov, Andriessen, quatuors, Kitayenko, Currentzis…


Contrairement aux apparences, Carnets sur sol est en pleine effervescence, accaparé par la préparation de quelques notules qui s'élaborent doucettement depuis des mois.

Cependant, comme il ne s'agit pas de vous laisser sans soutien à votre bon goût naturel, en cette période de Grand Désœuvrement, vous trouverez ici quelques impressions, laissées en vrac, sur certaines de mes écoutes de ces derniers mois. Manière d'avoir trace, pour celles à qui je n'ai pas encore eu le loisir de consacrer une notule bien méritée (Andriessen !), de certaines figures intéressantes. Évidemment, quand c'est pour dire que j'ai écouté les quatuors de Mendelssohn ou les symphonies de Beethoven, ça revêt un peu moins d'intérêt – mais précisément, c'est du vrac.

À propos de la cotation :
Les binettes se lisent comme les tartelettes au citron ou les putti : elles ne concernent que les œuvres, pas les interprétations (en général choisies avec soin, et détaillées le cas échéant dans le commentaire). Ces souriards ne constituent en rien une note, et encore moins un jugement sur la qualité des œuvres : ils indiquent simplement, à titre purement informatif, le plaisir que j'ai pris à leur écoute. Je peux avoir modérément goûté l'écoute de chefs-d'œuvre et jubilé en découvrant des bluettes, rien de normatif là-dedans.
1 => agréable, réécoute non indispensable
2 => à réécouter de temps en temps
3 => à réécouter souvent
4 => œuvre de chevet
5 => satisfaction absolue
Un 2 est donc déjà une bien bonne note, il ne s'agit pas de le lire comme une « moyenne » atteinte ou non.



Lundi

¶ Méhul, La Chasse du jeune Henri, ouverture 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Tamberg, Symphonie n°1 Very Happy Very Happy 
¶ Tamberg, Symphonie n°2 Very Happy Very Happy 
Du soviétisme gentil associé d'églogues façon Comodo-de-la-3-de-Mahler. Mignon.

¶ Offenbach, Grande-Duchesse, version Lafaye 
Very Happy
(mais le Trio des Conspirateurs, c'est Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy )


Mardi

¶ Schoeck, Venus, Venzago (Musiques Suisses) 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 

¶ Zavaro, Manga-Café, Les Apaches, Masmondet 
Very Happy Very Happy
Livret qui peine à trouver son ton (et sans tension), mais ambiance sympa.

¶ Bernstein, Trouble in Tahiti, Les Apaches, Masmondet 
Very Happy Very Happy Smile


Mercredi

¶ Trios de Mendelssohn, Estrio (Decca) 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Bonne version. J'ai eu une épiphanie récente avec le final du 2 dans la version J.Fischer/Müller-Schott.

¶ Trios 1 & 2 de Schumann, Trio Karénine (Mirare, je crois) 
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Petits jeunes, appréciés en vrai en juillet dernier. Apparemment ils font leur trou même au disque. 

¶ Autres Trios de Schumann, Trio Brahms de Vienne (Naxos) 
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Dont les transcriptions des pièces pour piano-pédalier !

¶ Nocturnes de Fauré, intégrale Jean-Michel Damase (Accord)
Very Happy Very Happy
Assez sec, vraiment scolaire au niveau des articulations. Pas la même auteur de vue qu'en tant que compositeur.


Jeudi

¶ Stenhammar, Quatuor 3 (intégrale Caprice) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Stenhammar, Quatuor 2 (intégrale Caprice) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
¶ Stenhammar, Quatuor 4 (intégrale Caprice) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
L'intégrale du Quatuor Stenhammar est meilleure, mais j'ai celle-ci (très bien aussi) sous la main. Quelles œuvres, bon sang !


Vendredi

¶ Szymanowski, Concerto pour violon n°1 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Steinbacher / Radio Berlin ex-Est / Janowski, chez PentaTone.
Superbe orchestre, mais Steinbacher sonne vraiment tirée dans cet enregistrement.

¶ Szymanowski, Concerto pour violon n°1 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Anna Akiko Meyers, Philharmonia, Kristjan Järvi (chez Avie)
Orchestre logiquement plus vif, mais là aussi, l'œuvre met à l'épreuve la violoniste, son pas très agréable.

¶ Szymanowski, Concerto pour violon n°1 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Tasmin Little, BBCSO, Gardner (chez Chandos)
Bien mieux côté violon, et belle direction, mais même s'il s'agit d'un Chandos relativement récent, je trouve la prise de son de l'orchestre un peu trop lointaine et floue pour l'œuvre.

Il faudra que j'essaie, dans ce cas, Skride-V.Petrenko et Jansen-Gergiev, les deux adorés en salle, mais pas testé le rendu sur disque. Il faut dire que c'est l'une des œuvres que j'adore en vrai (peut-être parce qu'elle m'épargne l'écoute d'un véritable concerto ?), mais que je vais spontanément moins écouter en choisissant un disque.


Samedi

¶ Gounod, Faust, version originale et traditionnelle, Rousset et annexes chez Plasson 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Beethoven, intégrale symphonique 
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
1,2,3,4, Ouvertures par Solti 74.
5,9, Musiques de scène, Wellington par Dausgaard & Chambre de Suède. 
Le reste est en cours.

¶ Nowowiejski, Symphonie n°2, OP Poznań, Borowicz (chez DUX) Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Nowowiejski, Symphonie n°3, OP Poznań, Borowicz (chez DUX) Very Happy Very Happy Very Happy
Tradi, quelque part entre du postromantisme à ostinatos et du présoviétisme gentil. Sympa.

¶ Grigori Frid, Das Tagebuch von Anne Frank 
Very Happy Very Happy Very Happy Smile
L'opéra d'une heure de Grigori Frid mélange de façon très étonnante les styles du XXe siècle… le Prélude est d'une atonalité acide, avec des stridences et des agrégats hostiles, tandis que le chant s'apparente bien davantage à l'univers des lieder de Max Reger, du jazz, en tout cas de la tradition. Tout cela se mélange, alterne, avec un résultat qui peut ressembler à du Berg de jeunesse comme à de l'atonalité libre du second XXe… assez séduisant en réalité, d'autant que dans la représentation que j'ai vue, Nina Maria Edelmann chante avec un timbre, une diction et une éloquence magnétisants.

¶ George Stephănescu, Cântecul fluierașului, Gheorghiu, Jeff Cohen. 
Very Happy Very Happy
Très naïf, typé jeune romantique même si plus tardif (Flotow…).
¶ Tiberiu Brediceanu, Cine m-aude cântând, Ruxandra Cioranu, Ecaterina Barano  
Very Happy Very Happy Smile

 David DiChieraCyrano ; Opéra de Detroit Very Happy Very Happy
→ Il s'agit du véritable texte (coupé et parfois arrangé – « hanap » devient « coupole »), mis en musique par David DiChiera (né en 1935) dans une langue complètement tonale, et simple (beaucoup d'aplats, pas particulièrement virtuose). L'accent porte évidemment davantage sur le texte (d'ailleurs les facéties de l'acte I sont conservées, pas seulement l'histoire d'amour), mais je trouve cependant le résultat moins prégnant musicalement que chez Tamberg, clairement.

¶ Battistelli, Richard III ; Opéra de Genève Very Happy Very Happy Very Happy
→ Dans un langage quelque part entre l'atonalité polarisée et la tonalité élargie, Battistelli écrit dans une langue non dépourvue de lyrisme… Il fait un grand usage des chœurs, notamment dans la scène finale, où ils flottent en beaux agrégats, impalpables, au-dessus de la scène jonchée des cadavres que foule le nouveau roi. Mérite d'être entendu.

¶ Schoeck, Besuch in Urach ; Harnisch, Berne, Venzago Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Corigliano, The Ghost of Versailles, air du Ver ; Brenton Ryan, Plácido Domingo Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
https://www.youtube.com/watch?v=AhebF07M4lY (page de l'artiste)

¶ Rihm, Das Gehege Very Happy
Très monotone pour du monodrame. C'est tiré de Botho Strauß : une femme rêve de se faire déchirer [sic] par un aigle, ouvre sa cage, mais comme il est vieux et impuissant, elle le tue. 
Cool.
Mais la musique est tout sauf vénéneuse et tourmentée ou paroxystique, assez poliment ennuyeux. 

Et à présent, une petite pause légèreté : 

¶ Langgaard, Fortabelsen ; Dausgaard Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
bounce

¶ Liszt, La Légende de la sainte Élisabeth ; Opéra de Budapest, Joó Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Très étonnant tout de même : surtout orchestral, des aspects wagnériens, et quand le chœur arrive ça ressemble à du Elgar. scratch

¶ Reimann, L'Invisible, sur trois pièces de Maeterlinck Very Happy Smile
L'opéra réunit trois courtes pièces de Maeterlinck, L'Intruse, Intérieur et La mort de Tintagiles ; on y retrouve la langue postberguienne de Reimann, peut-être moins aride que dans Lear. Je trouve personnellement la langue musicale de Reimann (à la fois grise et très dramatique) assez incompatible avec l'univers de Maeterlinck, mais les critiques ont été dithyrambiques. Il faut dire que la distribution, réunissant le délicieux Thomas Blondelle et la miraculeuse Rachel Harnisch, magnifie tout ce qui peut l'être dans cette partition.

¶ Riisager, Études (ballet) ; National du Danemark, Rozhdestvensky Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Des orchestrations de pièces pédagogiques de Czerny. Contre toute attente, c'est réjouissant ; quel sens de la couleur ce Knudåge !

¶ Gordon Getty, Usher House ; Elsner, É. Dupuis, L. Foster (PentaTone) Very Happy Very Happy Smile
Dans un langage qui évoque l'atonalité romantique (héritage revendiqué de Schönberg), un peu gris, mais avec un certain sentiment de naturel et de liberté, une variation autour de la nouvelle de Poe. Getty parle de la prévalence de sa propre nécessité intérieure sur le fait de faire de la nouveauté. (pour autant, cela ressemble bien à de l'opéra du second XXe)

¶ Beethoven, Missa Solemnis ; Popp, Minton, Mallory Walker, Howell, Chicago, Solti Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Je n'aurais jamais cru que Solti ni Decca puissent commettre ça. Ce chœur pléthorique semi-amateur, cette prise de son solide… pale (j'en parle plus en détail dans le fil)

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J'ai entendu la semaine passée la première exécution de l'Ode à la France, la dernière œuvre de Debussy – inachevée, certes, la dernière achevée restant Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon (remerciement à son fournisseur en 1918).

Il s'agit d'une cantate avec soprane et chœurs (laissée à l'état d'accompagnement avec piano), représentation des derniers moments de Jeanne d'Arc, sur un assez méchant poème de Louis Laloy.

La musique hésite entre le dépouillement du Debussy « national » qui regarde vers Couperin et Rameau et les harmonies complexes d'Usher… 
Je ne trouve pas le résultat très heureux, quelque chose du Noël des enfants qui n'ont plus de maison, mais qui se prendrait très au sérieux (et sans du tout le même caractère direct des mélodies : je parle de l'esprit, pas du style musical à proprement parler très différent). Plutôt Jeanne d'Honegger-Claudel, le prosaïsme en moins.

Il n'empêche qu'entendre un Debussy de maturité aussi ambitieux (il nous en reste un quart d'heure, sauvé par Emma après la mort de Claude Achille), qui n'a jamais été gravé (et guère représenté hors de la soirée de création, en 1928), voilà qui constitue une réelle expérience !

(Le reste du concert, avec des inédits de Caby, Ladmirault, Cartan, Auric, Ropartz… était autrement plus nourrissant musicalement, ai-je trouvé. Mais celui-ci occupe une place particulière, puisqu'on pourrait croire tout avoir entendu de Debussy…)

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Cette semaine.

¶ Riisager, Études, ballet d'après des orchestrations de Czerny. 
Beaucoup plus intéressant que supposé, grâce au talent de coloriste de Riisager. A ses faiblesses bien sûr, sur 40 minutes.

Quelques opéras donnés cette saison.

¶ (David) Little, JFK
→ Reprise d'une commande pour Fort Worth et l'American Lyric Theater. Assez étrange matériau musical : des boucles d'arpèges en accompagnement (qui évoquent presque plus les musiques de séries DC Comics que l'influence minimaliste, d'ailleurs), et une écriture mélodique qui sent l'influence du musical, sans être particulièrement évidente. Toutefois, ça a l'air de fonctionner avec une certaine fluidité, en tout cas musicalement – je n'ai pas réussi à bien suivre en audio seul (et je n'ai pas le livret).

¶ (Avner) Dorman, Wahnfried 
→ Opéra satirique protéiforme, tantôt atonal post-bergien, tantôt cabaret grinçant, qui met en scène l'univers domestique des Wagner. Chamberlain (le théoricien racialiste) y fait un discours sur fond de défilé de walkyries, et à l'exception du Maêêêêêtre, tous sont là : Cosima, Siegfried, Winifred, Isolde, Bakounine, Hermann Levi, l'Empereur… et même un Wagnerdämon !

¶ Bryars, Marilyn Forever 
→ Créé à au Long Beach Opera il y a deux ans, je crois – en tout cas pas une création. Le projet est de montrer Monroe dans l'intimité plutôt que dans la gloire publique, et utilise des styles musicaux assez variés, ça se déhanche comme du jazz blanc, les voix ne sont pas toujours purement lyriques. Joli (malgré le sujet qui m'intéresse très peu), mais je n'en ai entendu que des extraits.

¶ Reimann, L'Invisible 
→ L'opéra réunit trois courtes pièces de Maeterlinck, L'Intruse, Intérieur et La mort de Tintagiles ; on y retrouve la langue postberguienne de Reimann, peut-être moins aride que dans Lear. Je trouve personnellement la langue musicale de Reimann (à la fois grise et très dramatique) assez incompatible avec l'univers de Maeterlinck (ici traduit en allemand), mais les critiques ont été dithyrambiques. Il faut dire que la distribution, réunissant le délicieux Thomas Blondelle et la miraculeuse Rachel Harnisch, magnifie tout ce qui peut l'être dans cette partition.

(Jack) Heggie, Moby-Dick 
→ L'opéra de Jack Heggie est manifestement un succès (puisqu'il aussi été donné, ces dernières années, à San Francisco et Adelaide, au minimum), et il faut dire que sa veine tonale mais riche, lyrique mais variée ne manque pas de séduction. Le texte du livret, simple et sans façon, la place efficace des chœurs, permettent d'entrer aisément dans cette veine épique, très directe.

Puis grosse crise quatuors.

Schumann 3, Ébène SQ (bande) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Voilà qui me rajeunit… je les avais entendus dans cette œuvre au début des années 2000 (2004, 2005 ?) la donner en concours (où ils avaient terminé deuxièmes ex æquo avec le Quatuor Aviv, pas de premier prix cette année-là…), et je n'avais pas alors adoré ce qu'ils faisaient (assez rugueux). Ils ont combien affiné leur discours (ou moi éduqué mon oreille, possible aussi) depuis cette époque ! Vraiment devenu un quatuor important, indépendamment de leur place médiatique privilégiée (Mathieu Herzog est incroyable dans ses solos).

Mendelssohn 1, Ébène SQ (bande) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 2, Ébène SQ (bande) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 2, Ébène SQ (studio Virgin) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 6, Ébène SQ (bande) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Fanny Mendelssohn, Ébène SQ (bande) Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 1, Emerson SQ (DGG) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 2, Emerson SQ (DGG) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 4, Emerson SQ (DGG) Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 5, Emerson SQ (DGG) Very Happy Very Happy Very Happy
Mendelssohn 6, Emerson SQ (DGG) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Dvořák 12, Escher SQ (BIS) Very Happy Very Happy Smile
Tchaïkovski 1, Escher SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy
Tchaïkovski 1, Atrium SQ (Sony) Very Happy Very Happy Very Happy

Stenhammar 2, København SQ (Caprice) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Stenhammar 3, Gotland SQ (Caprice) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Stenhammar 4, Gotland SQ (Caprice) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Stenhammar 1, Stenhammar SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy
Stenhammar 2, Stenhammar SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Stenhammar 3, Stenhammar SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Stenhammar 4, Stenhammar SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Stenhammar 5, Stenhammar SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Stenhammar 6, Stenhammar SQ (BIS) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Schubert 14, Haas SQ Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Et pour élargir : 

Schubert, Quintette à cordes, Haas SQ Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Schubert, Quintette avec piano, bande amateur Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile

Haydn, Trio n°44, Trio Sōra Very Happy Very Happy Very Happy
Brahms, Trio n°1, Trio Sōra Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
(actuellement en résidence à Verbier, dont elles ont remporté le prix spécial… j'en ai dit à plusieurs reprises le plus grand bien, vraiment un des symptômes du dynamisme musical dans le domaine chambriste, où l'on fait aujourd'hui infiniment mieux, techniquement, stylistiquement, et même en matière d'ardeur, qu'hier.

Mozart, La Clemenza di Tito, Nézet-Séguin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
J'ai commencé à écouter ce matin (le premier tiers). C'est bien sûr excellent, avec quelques réserves par rapport à la discographie (qui de sinistrée dans les années 90, où les seules versions réellement convaincantes étaient Hogwood et Harnoncourt, est devenue pléthorique en grandes versions, avec Wentz, Mackerras, Steinberg, Jacobs, De Marchi, Rhorer !) : malgré toute l'animation et la poésie dont Nézet est capable, ça reste un peu tradi, il me manque le grain des orchestres sur instruments d'époque, ou alors fouettés par Harnoncourt, Mackerras ou Steinberg, les violons sont vraiment lisses. Sinon, vents superbes et très belle distribution.

En audio seul, ce n'est pas non plus la version la plus incarnée – Villazón paraît tellement chanter autre chose qu'un empereur romain… on dirait plutôt Aleko en version ténor… (pas tant au niveau du style à proprement parler que du caractère de la voix, des inflexions de la diction)

Bref, excellent, mais pour l'instant pas une version à laquelle j'aurai envie de beaucoup revenir, considérant l'offre hallucinante de ces dernières années.

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Cinq œuvres à recommander ?

Cinq œuvres parmi d'autres, de genres différents, dont j'entends peu parler, et qui me paraissent tellement grisantes. 

Buonaventura RUBINO, Vespro per lo Stellario della Beata Vergine di Palermo
Milieu du XVIIe, une sorte de récapitulation générale de tous les genres du siècle dans cette cérémonie d'une heure, constituée d'une multitude de cantates, de cinq à dix minutes, dont de nombreuses chaconnes (certaines à 4 temps !). Jubilatoire en diable, si j'ose dire.

Antonio Casimir CARTELLIERI, Symphonie n°1
Au tournant du XIXe siècle, un compositeur qui tire toutes les conséquences de Mozart tout en absorbant les tempêtes romantisantes du dernier Haydn, d'une séduction mélodique et dramatique hors du commune – il faut aussi entendre la Troisième, ou les nombreux concertos pour clarinette.

Antonín DVOŘÁK, Armida
Alors qu'il s'agit du grand Dvořák de maturité, on ne le donne jamais (mais on le trouve au disque, avec Šubrtová et Blachut) ; le compositeur y tempère son style habituel par échos de fanfares archaïsantes qui changent assez radicalement l'équilibre général de sa musique par rapport à ses œuvres folklorisantes (ou plus wagnérisantes, comme Rusalka). Et une très belle réussite, d'un style différent.

Hermann von WALTERSHAUSEN, Oberst Chabert
Compositeur au destin singulier, amputé de ses deux membres droits pour le sauver d'un cancer dans son enfance, mais pianiste-gaucher virtuose, chef d'orchestre loué et, avons-nous pu découvrir récemment, compositeur éminent. 
Sur le sujet hautement porteur du Colonel Chabert de Balzac, un opéra plein de réminiscences et de poésie, dans un langage à la fois sensible à la simplicité des élans romantiques et à la complexité de l'écriture « décadente ». Un grand bijou, remonté récemment par Jacques Lacombe, documenté par CPO, et qui sera repris à Bonn le 13 juillet.
Plus d'infos : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2018/01/10/2991-waltershausen-la-difformite-et-la-gloire .

Robert STILL, Quatuors 1,2,3,4
Les quatuors de Still évoluent au fil du des styles du XXe siècle, et, ce qui est très fort, chacun présente un visage très abouti et avenant à la fois des langages successifs qu'il y aborde. (Un peu comme Bacewicz, mais ici chaque quatuor ne constitue pas une évolution, vraiment un style distinct).

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Dichterliebe et Karłowicz par Beczała à Garnier

Le ballet est 
sold out à Garnier toute la semaine, mais pour le lied, ça ne se bouscule pas !

Pourtant, Piotr Beczała y chantait Dichterliebe de Schumann-Heine, et des mélodies délicieuses de Dvořák, Rachmaninov, même Karłowicz ! I love you

Grosse glotte et raretés.

Le cas de Beczała est très intéressant : la voix est à la fois en arrière (placement polonais, malgré ses études autrichiennes) et riche en résonances hautes (surtout dans les aigus). 

De même, pas très expressif, mais sa sobriété met en valeur les mots et les langues. Je n'en attendais rien et j'ai été bouleversé par son (sa) Dichterliebe : rien de singulier, d'une grande sobriété, et justement il ne fait jamais primer la ligne sur le naturel de la diction… Dans « Hör' ich das Liedchen » ou « Allnächtlich », c'est toute la saveur brute de l'œuvre de Heine-Schumann qui nous frappe, sans truchement d'interprète… l'œuvre toute nue (et quels beaux graves, très timbrés !).

J'ai moins aimé le reste : le timbre reste très blanc, et les œuvres sont moins marquantes. Le gentil romantisme du jeune Karłowicz de fin d'études, le folklore tsigane convenu de Dvořák
Les Rachmaninov (en particulier les stances de « Ne poj, krasavica » et les figuralismes fluviaux de « Vesennije vodi ») sont beaucoup plus entraînants, pour finir !

Un véritable festival linguistique ; 1h30 de récital, 4 bis très expansifs (zarzuela, Zueignung de Strauss, Werther, Catarì) et… 7 langues ! Allemand (très bon, malgré des « -en » pas tout à fait exacts), polonais (savoureux), tchèque (très en arrière et… polonais), russe (polonais aussi, asséché, sans les mouillures…), espagnol (avec une belle gouaille !), français (blanchâtre, mais c'était son emblématique Werther !), italien (généreux et expansif, avec Catarì)…

Impressionnés (avec mon accompagnateur, lecteur occasionnel de ce forum), dans Werther, par sa capacité (la voix était un peu prise dans le centre de gravité plus bas et la moindre projection des lieder) à changer totalement le placement *en cours d'émission* pour faire sortir glorieusement les aigus lorsqu'ils semblaient bloqués…

Amusant : rien qu'à l'entendre jouer, je me doutais que Sarah Tysman n'était pas principalement une cheffe de chant (plus de doigts, moins de logique) ni une soliste (peu de relief). De fait, elle semble beaucoup faire carrière comme accompagnatrice. Très agréablement fluide, mais sans grand relief aussi. Souplesse réelle, sans être totalement à son aise : sans être passionnant, c'était suffisant au plaisir de la soirée.

En fin de compte, outre le parcours original, on en retire un Dichterliebe très émouvant, et une générosité remarquable pour un artiste qui est en cours de répétitions au pied levé pour son second Lohengrin et son premier Bayreuth !

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Hjalmar BORGSTRØM, Thora Paa Rimol – Stene, Bjørkøy, Moe, Trondheim SO, Terje Boye Hansen

Un de mes opéras fétiches. I love you C'est le même langage que le Vaisseau fantôme (avec quand même quelques harmonies tout à fait locales), sur un sujet inspiré de Sturluson et Oehlenschläger, certes écrit un demi-siècle plus tard, mais d'une maîtrise incroyable. Écoutez au moins l'ouverture, même si vous n'aimez pas l'opéra en général, il faudrait donner ça au concert, ça vaut (largement) les Weber ! Cette vague d'imitations savoureuses…

Pour ne rien gâcher, c'est joué par le Symphonique de Trondheim, le plus bel orchestre du monde connu. bounce


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Cycle opéra contemporain (suite) 

=> Battistelli, Richard III, bande vénitienne de cette année Very Happy Very Happy Very Happy 
Dans un langage quelque part entre l'atonalité polarisée et la tonalité élargie, Battistelli écrit dans une langue non dépourvue de lyrisme… Il fait un grand usage des chœurs, notamment dans la scène finale, où ils flottent en beaux agrégats, impalpables, au-dessus de la scène jonchée des cadavres que foule le nouveau roi. Mérite d'être entendu. 

=> (Gordon) Getty, Usher House ; Elsner, É. Dupuis, Foster (PentaTone) Very Happy Very Happy 
Évoque l'atonalité romantique (héritage revendiqué de Schönberg), un peu gris, mais avec un certain sentiment de naturel et de liberté, une variation autour de la nouvelle de Poe. Getty parle de la prévalence de sa propre nécessité intérieure sur le fait de faire de la nouveauté. (pour autant, cela ressemble bien à de l'opéra du second XXe) 

=> (Gordon) Getty, The Canterville Ghost ; Gewandhaus, Foremny (PentaTone) Very Happy Very Happy 
Ce versant plus comique du legs de Wilde a aussi été capté chez PentaTone, avec le Gewandhaus de Leipzig (direction Foremny, le chef de la monographie Oskar Fried). La déclamation est évidemment plus à nu, sans être particulièrement savoureuse, mais cela s'écoute sans grand effort, même si l'absence de séduction particulière du langage renforce un peu le côté braillard inhérent à l'opéra post-1800 en général. 

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Cycle Kalinnikov

=> Kalinnikov, Symphonie n°1, O de l'URSS, Kuchar (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Je découvre à ma honte l'existence de Kalinnikov, protégé de Tchaïkovski à la santé fragile (réfugié vers le climat de Crimée alors que sa carrière portait ses premiers fruits…), et cette Première Symphonie, baignant dans les grands espaces et le folklore, splendide. Un mouvement lent avec cor anglais et cordes suspendues qui scintillent. Le final ressasse certes son thème (modérément) varié, mais les relances harmoniques de la coda sont splendides (on songe vraiment au Tchaïkovski de la Première Symphonie !). 
=> Kalinnikov, Symphonie n°1, Philharmonique de Moscou, Kondrachine (Melodiya) 
Interprétation lourdement cuivrée, on passe vraiment à côté des subtilités que j'ai entendues dans ma découverte avec Kuchar. 
=> Kalinnikov, Symphonie n°1, Philharmonique de Malaisie, Bakels (BIS)
Bonne lecture, très occidentale.
=> Kalinnikov, Symphonie n°1, Symphonique de Russie (lequel ?), Veronika Dudarova (Olympia)
Là tout le contraire, un son et une verve tellement russe ! I love you

=> Kalinnikov, Symphonie n°2, Écosse RNO, N. Järvi (Chandos) Very Happy Very Happy 
=> Kalinnikov, Symphonie n°2, O de l'URSS, Kuchar (Naxos) 
Järvi est vraiment mou et Kuchar toujours remarquable là-dedans, mais la symphonie m'a paru d'un romantisme plus convenu, sans les saillances de la première. 

=> Kalinnikov, Suite orchestrale, Orchestre d'État de l'URSS, Svetlanov (Melodiya) Very Happy Very Happy Smile
Quelque part entre la suite de caractère et la grande pièce plus ambitieuse… je suis partagé, dépend vraiment de langle sous lequel on le regarde. 

=> Kalinnikov, Tsar Boris (musique de scène), Budapest SO, Jancsovics (Marco Polo) Very Happy Very Happy Very Happy 
Très réussi, vraiment de l'atmosphère. 
=> Kalinnikov, Poème épique, Budapest SO, Jancsovics (Marco Polo) Very Happy Very Happy Smile 
=> Kalinnikov, Le Cèdre et le Palmier, Budapest SO, Jancsovics (Marco Polo) Very Happy Very Happy Very Happy Smile 
=> Kalinnikov, Le Cèdre et le Palmier, Orchestre d'État de l'URSS, Svetlanov (Melodiya)
=> Kalinnikov, Bilina , Orchestre d'État de l'URSS, Svetlanov (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy

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Cycle (Friedrich Robert) Volkmann 

=> Volkmann, Richard III (ouverture), Philharmonique de la NDR de Hanovre, Werner Andreas Albert (CPO)  Very Happy Very Happy    Very Happy Smile 
Oh, intense !
=> Volkmann, Symphonie n°1 en ré mineur, Philharmonique de la NDR de Hanovre, Werner Andreas Albert (CPO) 
Final étrangement naïf en comparaison du reste. Very Happy Very Happy Smile
=> Volkmann, Symphonie n°2 , Philharmonique de la NDR de Hanovre, Werner Andreas Albert (CPO) 
Tout de suite en majeur, globalement plus cohérent avec son style. Very Happy Very Happy Smile
=> Volkmann, Concerto pour violoncelle, Philharmonique de la NDR de Hanovre, Werner Andreas Albert (CPO) 
Très beau (quoique bref, 16'), dans le goût des concertos de Dvořák ou Röntgen. Very Happy Very Happy Very Happy
=> Volkmann, Ouverture posthume en ut majeur, Philharmonique de la NDR de Hanovre, Werner Andreas Albert (CPO) Very Happy Very Happy Smile

=> Volkmann, Quatuor à cordes n°1, Mannheimer SQ (CPO)  Very Happy Very Happy
=> Volkmann, Quatuor à cordes n°4, Mannheimer SQ (CPO)  Very Happy Very Happy Smile
=> Volkmann, Quatuor à cordes n°2, Mannheimer SQ (CPO)  Very Happy Very Happy
=> Volkmann, Quatuor à cordes n°5, Mannheimer SQ (CPO)  Very Happy Very Happy Smile
J'étais peut-être trop occupé lorsque je les ai découverts. Du bon romantisme du rang, rien de particulièrement saillant de remarqué, même si quelques moments retiennent l'attention dans le 4 et le 5. 

=> Volkmann, Trio piano-cordes n°1, Ravensburg Beethoven Trio (CPO)  Very Happy Smile
=> Volkmann, Trio piano-cordes n°2, Ravensburg Beethoven Trio (CPO)  Very Happy Very Happy
Sympa, pas très marquant non plus, même si le final du deuxième est assez dense et réjouissant. 

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Cycle Cras (et assimilés)

=> Cras, Quatuor n°1, Louvigny SQ (Timpani) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Je n'avais jamais mesuré à quel point c'est un bijou, plus encore que le trio ou le quintette, je crois. 

=> Cras, Quintette piano-cordes, Louvigny SQ, Jacquon (Timpani) Very Happy Very Happy Very Happy Smile 
=> Cras, Sonate violoncelle-piano, Khramouchin, Jacquon (Timpani) Very Happy Very Happy Very Happy Smile 
=> Cras, Trio piano-cordes (Timpani) Very Happy Very Happy Very Happy Smile 
=> Cras, Largo violoncelle-piano, Khramouchin, Jacquon (Timpani) Very Happy Very Happy Very Happy Smile 

=> Cras, Chœurs sacrés a cappella ou avec orgue (Timpani) Very Happy Very Happy Very Happy 
Délibérément archaïsant, très agréable, mais pas son sommet. 

=> Lekeu, Quatuor en sol, Camerata SQ Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
=> Lekeu, Molto adagio, Camerata SQ Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile 
Chefs-d'œuvre. 

=> Fauré-Messager, Messe des Pêcheurs de Villerville, Herreweghe Very Happy Very Happy Very Happy 
Adorable, très touchant. 

=> Chausson, Concert, Jansen, Stott & friends (bande de la radio néerlandaise) Very Happy Very Happy Very Happy Smile 

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Cycle transcriptions d'orgue (suite)

=> Vivaldi, Les 4 Saisons, Hansjörg Albrecht Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
=> Wagner, extraits du Crépuscule des dieux, Hansjörg Albrecht Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Très chouette, même si Albrecht demeure toujours d'un maintien assez raide pour ce type d'exercice. 

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Cycle Kitayenko 

=> Grieg, Holberg, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
=> Respighi, Antiche danse ed arie per liuto, Suite n°3, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy Smile
=> Puccini, Missa di Gloria, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
=> Brahms, Deutsches Requiem, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
=> Chostakovitch, Symphonie n°10, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
=> Donizetti, Miserere, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy
=> Rachmaninov, Cloches, Larin, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy
=> Prokofiev, Symphonie n°1, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
=> R. Strauss, Suites de danses d'après Couperin, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy
=> Tchaïkovski, Fantaisie de concert, Philharmonique de Moscou, Kitayenko (Melodiya) Very Happy Very Happy

Tout est intéressant, évidemment les pièces archaïsantes traitées avec un gros son paraissent un peu à côté du sujet. Étrange Miserere de Donizetti aussi, qui veut manifestement imiter le grégorien et qui est chanté comme l'Obikhod. Mais partout, quelle verve des timbres (ces bassons !).
Deutsches Requiem insolite, très belles Cloches, Missa di Gloria parmi les plus intenses (au disque, j'ai une faiblesse pour Morandi-Palombi, Pappano-Alagna et Scimone-Carreras, mais celle-ci est du même tonnel, quoique pas du tout dans le même univers), tandis que la Dixième de Chosta est au contraire remplie d'une étrange plénitude. Très beau coffret.

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Symphonies 

=> Mendelssohn, Symphonie n°3 ; COE, Nézet-Séguin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
=> Mendelssohn, Symphonie n°4 ; COE, Nézet-Séguin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Splendide, limpide, cursif, vraiment parfait. 

=> Holst, Symphonie en fa « Cotswolds » (1900), Ulster O, Falletta. Very Happy Very Happy Very Happy 
Très mignon, avec un effet très rétro des trompettes. 

=> Sgambati, Symphonie n°1, La Vecchia (1880) Very Happy Smile 
Rien à faire, ça ne me passionne pas. Orchestration chiche, pas de mélodies, je m'ennuie assez, surtout qu'elle est longue. Un peu marri que ce soit Benedictus qui me fasse la leçon sur les symphonies gentilles pour cette fois. Confused 

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Opéra légers 

=> Mozart, Clemenza ; Nézet-Séguin Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Confirme les impressions de l'acte I : très bien, mais reste tradi, on est habitué à mieux dans cette œuvre désormais, ainsi que de la part de Nézet. 

=> Donizetti, Don Pasquale, Opéra de Paris, Pidò 2018 (CultureBox) Very Happy 
J'ai tenu un quart d'heure en avance rapide, qui m'a confirmé qu'hors de l'air « Pura siccome un'angelo » au tout début, cet opéra m'ennuie atrocement. Au passage, Sempey continue de progresser, il devient réellement intéressant. Et Pidò tire comme toujours le meilleur de ces partitions en les faisant claquer avec esprit. I love you (pas trop aimé le reste, Sierra et Pertusi assez gris, Brownlee manifestement un peu fatigué) 

=> Boito, Mefistofele (tout), Marinov avec Ghiuselev (Capriccio) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Que de trouvailles mélodiques, et puis ces simples chœurs célestes bien conjoints mais progressant par chromatismes, quel régal !

=> Boito, Mefistofele (prologue), Poggi, Neri, Capuana 
=> Boito, Mefistofele (prologue), Del Monaco, Siepi, Serafin 
=> Boito, Mefistofele (prologue), Poggi, Siepi, Votto 
=> Boito, Mefistofele (prologue), Pavarotti, Ghiaurov, De Fabritiis 
=> Boito, Mefistofele (prologue), La Scola, Ramey, Muti 

=> Boito, Mefistofele (épilogue), Poggi, Neri, Capuana 
=> Boito, Mefistofele (épilogue), Christoff, Gui 
=> Boito, Mefistofele (épilogue), Del Monaco, Siepi, Serafin 
=> Boito, Mefistofele (épilogue), Pavarotti, Ghiaurov, De Fabritiis 
=> Boito, Mefistofele (épilogue), Vargas, Abdrazakov, Luisotti 

=> Offenbach, Grande-Duchesse, trio des conspirateurs, Minkowski Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Tout le reste de l'opéra, je m'en passe très volontiers, mais ce moment est délectable. Very Happy 

=> Wagner, Rheingold, Nimsgern, Soffel, Jung, Wlashiha, Jerusalem ; Bayreuth, Solti 83 (bande radio) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy 
Cette version est absolument parfaite en plus, comme sa Walkyrie-surœ. 

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Divers 

=> Spohr, Messe en ut mineur Op.54, Radio de Berlin (CPO) Very Happy Very Happy
Agréable.
=> Spohr, Psaumes Op.85, Radio de Berlin (CPO) Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Là, beaucoup plus sérieux, avec de beaux mouvements fugués, une ambition musicale autrement intéressante !

=> Puccini, Missa di Gloria, Morandi (Naxos). Very Happy Very Happy Very Happy Smile 
Avec Palombi en solo. Une des toutes meilleures versions (avec Pappano et Scimone), pour ne pas dire la meilleure, fonctionne très bien, chœurs d'opérette (!) hongrois inclus. 

=> Puccini, Preludio sinfonica, Morandi (Naxos). Very Happy Very Happy Very Happy Smile 
Très réussi dans son genre planant ! 

=> Szymanowski, Demeter, Ewa Marciniec, Philharmonique de Varsovie, Wit (Naxos) Very Happy Very Happy
Profusion d'une chatoyance paradoxalement grise, pas vraiment touché, vraiment le Szyma qui ne m'est pas très accessible. 

=> Szymanowski, Penthesilea, Iwona Hossa, Philharmonique de Varsovie, Wit (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
=> Szymanowski, Penthesilea, Iwona Hossa, Philharmonique de Varsovie, Wit (Naxos) 
=> Szymanowski, Penthesilea, Iwona Hossa, Philharmonique de Varsovie, Wit (Naxos) 
Trissé. bounce Un Szyma étonnant, différent de l'ordinaire, d'un lyrisme plus franc, beaucoup plus proche de l'élan des décadents germaniques – ce ressemble beaucoup à Besuch in Urach de Schoeck, en réalité ! Et Iwona Hossa est d'une plénitude merveilleuse ici.

=> Szymanowski, Stabat Mater, Philharmonique de Varsovie, Wit (Naxos) Very Happy Very Happy Very Happy
Un des Szymanowski auxquels je reviens le plus volontiers (avec les concertos pour violon, les trois premières symphonies, le Roi Roger, les Mythes…), ce qui veut dire pas si souvent, en réalité…

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Je réécoute Le Bourgeois gentilhomme (avec la musique de scène de LULLY. Il y a beaucoup d'allusions aux genres d'époque (on explique à Jourdain ce qu'il faut pour faire de la musique de chambre, notamment, côté évident drolatique, comme si on expliquait à quelqu'un qu'il faut des violons et des trompettes dans un orchestre), et même des choses assez subtiles pour l'oreille d'aujourd'hui.

Lorsque Jourdain dit à ses maîtres « il y a du mouton là-dedans » (sa ridicule chansonnette qui contient une comparaison ovine), on joue évidemment pour les spectateurs d'époque sur l'équivoque avec « il y a du Mouton là-dedans » (donc l'inspiration d'une grande figure de la musique de cour).

Pour une fois que la musique permet de frimer dans les dîners en ville, ne croyez surtout pas que je vais m'en priver.
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Joseph Ermend BONNAL – 1860-1944


Un compositeur bordelais (mais monté à Paris) qui a étudié avec les grandes figures du temps : Bériot au piano, Fauré en composition, Guilmant-Tournemire-Vierne à l'orgue (il a même fait des remplacements de Widor à la tribune !), successeur des plus grands (il prend la suite d'Ollone et de Tournemire), bardé de prix (même plus grand public, comme le Grand Prix du Disque pour son trio à cordes). Il composait également des chansons populaires (sous le pseudonyme de Guy Marylis).

J'ai compté deux disques chez Pavane (musique de chambre, orgue), un disque chez Arion (Quatuors).

Les Quatuors (1927 et 1938) sont vraiment écrits dans un langage ravélien, c'en est frappant. Avec moins de facéties rythmiques et d'effets, un Ravel proche de celui du Quatuor, en plus mou. C'est vraiment bien écrit. 

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=> Debussy, Faune / extraits de Saint Sébastien / Mer, Philharmonia, Heras-Casado
On entend vraiment l'ardeur et la finesse du chef qui affleure, le rendu est splendide, le Philharmonia a rarement aussi bellement et finement joué. Superbes versions de ces pages. (On me signale en revanche une hénaurme erreur de lecture : il y a une erreur de clef pour les violoncelles sur le matériel d'orchestre, qui déplace leur ligne d'une quinte, et Heras-Casado ne bronche pas malgré les dissonances.)
La Mer m'a beaucoup moins impressionné : très bien, mais plus épais et terne que ce qui précède, on retrouve ici davantage le son du Philharmonia que les fulgurances du chef…

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Francesco Malipiero : Impressions d'après nature (1914-1922)

Pas vraiment bouleversé, mais effectivement, on est dans le haut de la production de Malipiero, avec quelques très beaux alliages (
Mélomaniac n'a pas parlé au hasard d'impressionnisme, un vrai sens du coloris). 

De vrais beaux moments, étonnants comme les superpositions de cloches (figurées d'une façon assez différente de ce que j'ai entendu chez les autres musiciens, plus une recherche de reproduction de l'effet musical que timbrale), réjouissants comme le bal champêtre ; d'autres plus platement illustratifs, voire pénibles comme le Festival du Va d'Enfer qui est une boucle quasi-minimaliste pas vraiment inspirée.

Toujours pas convaincu que Malipiero soit un compositeur de première farine (dans le genre chatoyant, Riisager m'étonne et me réjouit davantage), mais ce sont de belles pièces qui méritaient en effet d'être distinguées et découvertes !

(le couplage avec les Pause del silenzio, assez redoutablement ennuyeuses, met encore plus en lumière l'inspiration de Malipiero dans ce cycle !)

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Erkki Melartin : Symphonie N°5 "Sinfonia brevis" (1915-1916) 


Donc, écoute de cette Symphonie n°5 (tirée de l'intégrale Tampere PO / Leonid Grin). Très séduit par le début : thème très identifiable, ton très lumineux, fugato dès l'exposition… Jusqu'au début de l'Andante (II), néanmoins, je trouve que les cordes dominent beaucoup, dans un goût lyrique-romantique qui m'a évoqué (certes, avec une veine mélodique plus marquante) ses autres symphonies. 

Et puis, au milieu de l'andante, d'étranges interventions babillardes de bois, comme un plot twist… j'attends de voir si ça va effectivement évoluer, c'est en cours d'écoute.

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¶ Caplet – Épiphanie
Je me demande s'il n'y a pas erreur d'étiquetage sur mon disque… j'avais plus l'impression d'entendre les Strophes de Sacher que du Caplet, vraiment très hardi m'a-t-il semblé… (Pourtant, j'ai passé les plages Dutilleux. Il faudra que je survole à nouveau tout le disque pour en avoir le cœur net.)

¶ RVW – Songs pour ensemble (dont les 4 Hymnes) – Partridge Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Quel mélodiste, décidément !
¶ Warlock – Capriol Suite Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Que j'aime cet archaïsme sans façon ! bounce
¶ Warlock – Songs pour ensemble (dont The Curlew) – Partridge Very Happy Very Happy Very Happy 

¶ Caplet – Le Miroir de Jésus – version Saphir Very Happy Very Happy Smile
Le chœur n'est pas très joli.
¶ Caplet – Le Miroir de Jésus – version Accord (avec Schaer) Very Happy Very Happy Smile
Moins précisément articulé, mais beaucoup plus agréable (et Hanna Schaer, quoi).
¶ Caplet – Mélodies (Le vieux Coffret, Paul Fort, etc.) – Schaer Very Happy Very Happy 

¶ Dvořák – Rusalka – Neumann, Vienne live (Orfeo) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Ils ont coupé des choses, dont le délectable cuistot. Surprised
¶ Dvořák – Rusalka – Neumann, Philharmonie Tchèque studio Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Nettement plus proprement joué (Vienne en mode routine, hein…) et plutôt mieux chanté, en outre. Super version, immense œuvre.

¶ Tchaïkovski – Onéguine – Levine (DGG) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Quelle version enthousiasmante ! Levine joue sa vie à chaque mesure, avec une impétuosité rare (et jamais clinquante), tout le plateau parle un russe fort décent, avec des timbres tellement savoureux ; même Ghiaurov est plus en mots que jamais, avec un russe aux mouillures très gourmandes. bounce 

¶ Tchaïkovski – Pikovaya Dama (extraits) – Orbelian (Delos) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
De loin la meilleure version, sauf que ce ne sont que des extraits. Regrets d'autant plus éternels que certains des protagonistes sont morts maintenant…
¶ Tchaïkovski – Pikovaya Dama (tout) – Opéra de Belgrade, Baranovich (Classical Moments) Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
En intégrale, la version que j'aime le plus, de loin. Pourtant, l'Opéra de Belgrade en 1955, ça ne fait pas rêver. Il n'y a pas beaucoup de Lisa pas trop pénibles, pour commencer, et puis la typicité de l'orchestre (avec ces vents pincés à la tchèque, ces cordes tranchantes et un brin acides) ajoute au relief. Très propre pour l'époque aussi, son comme exécution, et chanteurs sans faiblesses.

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¶ Toch – Symphonie n°3 – Pittsburgh SO, Steinberg Very Happy

¶ Hindemith – « Symphonie » Mathis der Maler – Pittsburgh SO, Steinberg Very Happy Very Happy Very Happy

¶ Bloch – Concerto Grosso n°1 – Pittsburgh SO, Steinberg

C'était ma contribution au cycle « musiques sinistres ». Bon bon bon bon… Le Toch m'a assez ennuyé (pas vraiment de qualité, mais que c'est gris), le report très filtré que j'écoute massacre assez le grain et les couleurs (certes des dégradés de gris) de Mathis, et je ne sais pas si j'aurai la force de réécouter le Bloch, que je n'avais pas adoré la dernière fois, après ça…
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¶ Wildhorn – Dracula – Graz 2017 Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
J'aime décidément beaucoup. L'intrigue suit de très près le roman, à ceci près que le nœud des enjeux ne réside pas dans la conquête du monde par Dracula, mais dans son amour pour Mina – et une certaine réciprocité de la part de ses victimes. Wildhorn a de toute évidence beaucoup écouté les Miz, on y retrouve beaucoup de points communs musicaux. Très chouette.

¶ Büsser – Marche de Fête – Paradell Very Happy Very Happy Very Happy
¶ Boëllmann – Toccata (de la Suite Gothique) – Paradell Very Happy Very Happy
¶ Usandizaga – Pieza sinfónica (tripartite) – Paradell Very Happy Very Happy Smile
¶ Bélier – Toccata – Paradell Very Happy Very Happy Smile
Qu'est-ce que ça emprunte à Bach (les marches harmoniques assez vivaldiennes…). Mais du coup c'est joli.
¶ Torres – Impresión teresiana – Paradell Very Happy Very Happy
Inclut des thèmes tirés de chants d'enfants donnés à Avila en l'honneur de Thérèse.
¶ Franck – Choral en la mineur – Paradell Very Happy Very Happy Very Happy
Vraiment pas celui que j'aime le plus des trois derniers chorals (je suis devenu fou du premier), mais ça se tient quand même plutôt bien, il n'y a pas à dire.

¶ Tchaïkovski – Le Voïévode – Kozhukar Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Encore une merveille de jeunesse, quelque part entre l'épopée permanente d'Opritchnik et les grands numéros de Mazeppa (mais plus palpitant que ce dernier, je trouve). Du niveau de ses grandes œuvres de maturité, pour moi. (Quelle partie écrasante de ténor, au passage…)

¶ (Ronald) Corp – The Ice Mountain (Naxos) Very Happy Smile
Gentiment planant et plein de petits braillards. Instrumentation et harmonique de musical theatre, étrange.

¶ Bach – Prélude & Fugue BWV 546 – Hurford (Decca)