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Défense du latin gallican


1. Situation actuelle - 2. Le parallèle erroné du français "restitué" - 3. Le latin n'est pas le français - 4. Ce qu'est le latin - 5. Par l'exemple - 6. Bilan

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1. Situation actuelle

La prononciation gallicane du latin, plus encore qu'à la mode, semble s'être très largement imposée chez les ensembles de pointe en musique française sur instruments anciens. Les ensembles baroques moins spécialisés et les amateurs continuent généralement à employer la prononciation "d'église" (jamais la restituée enseignée aujourd'hui dans les cours de latin), plus ou moins dans sa version traditionnelle italianisante.

Bien sûr, cela ne concerne que le répertoire français, et celui à la fois concerné par cette prononciation et servi par ces ensembles (généralement issus du mouvement "baroqueux").

Même si le phénomène est bien plus répandu que le français classique "restitué", elle est souvent le fait des mêmes interprètes, et s'appuie sur les mêmes arguments : se rapprocher au maximum de la couleur d'époque que pouvait avoir cette musique.

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2. Le parallèle erroné du français "restitué"

J'ai déjà exprimé ici ma défiance de principe sur les messages promotionnels autour de l'authenticité : 1, 2, 3, 4...

Je suis plus partagé sur le français "restitué", qui a des avantages, en particulier la surarticulation et les rimes plus exactes. En revanche, comme déjà exposé ici ou , cette langue "hors sol" contraint les chanteurs (voix rendues moches) et met à distance l'illusion théâtrale et l'émotion dramatique en présentant au public une langue ni tout à fait familière (il faut se concentrer pour suivre) ni tout à fait étrangère (dans laquelle on pourrait s'immerger).
Etant donné que l'école Green, et à plus forte raison son application sauvage, sont très discutables (voire très drôles, comme cette chanson des marins de Surcouf enregistrées par Dumestre avec un accent si archaïque qu'il n'était même plus celui de la noblesse de l'époque !), la question de l'authenticité est de toute façon complètement illusoire. Et pour le spectateur du XVIIe, il n'y avait pas cette distance qu'on nous impose...

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3. Le latin n'est pas le français

On appose généralement les mêmes argumentations pour défendre la prononciation gallicane du latin, autour de l'authenticité.

D'abord l'argument est plus justifié ici, parce que sa mise en oeuvre est bien plus simple, et généralement correcte - quelquefois les chanteurs oublient et chantent par réflexe telle ou telle syllabe à l'italienne, mais rien de structurel.

Mais surtout, contrairement à la prononciation restituée qui me paraît plutôt du gâchis tant que nous ne disposons pas de suffisamment de versions en français moderne, je suis très vivement convaincu de l'intérêt du latin "à la française".

Pourquoi ?

A mon avis, on étudie le problème sous un mauvais angle. L'authenticité, c'est un argument d'éditeur pour vendre des disques ; au mieux, ce peut être une motivation pour les ensembles d'aller s'inspirer des pratiques d'époque pour trouver des solutions pertinentes d'interprétation - les artistes ne disent généralement pas autre chose, si on les lit plutôt que le packaging qui les entoure.

Dans la logique que je propose - celle de la proximité avec l'auditeur, de la communication directe -, le français "restitué" et le latin gallican répondent à des démarches opposées. Le français à l'ancienne éloigne le spectateur de ce qui est dit. Le latin à la française rapproche l'auditeur du discours qu'il entend, avec des inflexions familières même si la langue n'est pas connue.

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4. Ce qu'est le latin

Car le latin, comme le français "restitué", est une langue qui n'a pas de locuteurs directs (je veux dire de gens qui l'aient hérité de la communauté dans laquelle ils ont vécu). Le français restitué ne ressemble trop à rien [1], et le latin est prononcé différemment selon les accents de chaque pays.

Ainsi, à l'exception de quelques linguistes spécialistes, personne ne rend les accents de hauteur (et non d'intensité comme "les nôtres") du latin (difficile en musique, mais dans les psalmodies entre mouvements ?), et encore moins les accents de phrase.

Le fait de passer par une prononciation qui imite le français permet de porter immédiatement l'expression en direction du public, et surtout de rendre la phrase expressive, avec les mêmes appuis qu'en français (le latin d'église étant d'une grammaire considérablement moins retorse que les discours cicéroniens...). Autrement dit, même si les mots changent, le phrasé reste aussi expressif qu'en français, et l'on n'a pas besoin d'inventer un accent-n'importe-quoi, il suffit de parler latin avec l'accent français.

Et je prouve ce que j'avance :


Début du Jugement de Salomon (Judicium Salomonis) de Charpentier par les Arts Florissants et Marc Mauillon en soliste.


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5. Par l'exemple

Il me paraît évident que dans cet extrait (tiré d'un oratorio très narratif), la qualité des inflexions et des appuis dans la phrase, ainsi que l'émission très antérieure (très française), favorisent une très grande proximité avec le drame. Avec très peu de latin, les mots étant peu ou prou "dans l'ordre", on peut suivre facilement l'histoire qu'on nous raconte.

On est très loin tout de même du latin abstrait qu'on entend traditionnellement et où les atmosphères priment totalement sur les mots - inexistants, puisqu'on chante une langue à qui il manque la parole...

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6. Bilan

C'est donc pour des raisons très exactement opposées à celles du français "restitué" que le latin à la gallicane me semble, du moins si l'on dispose de chanteurs francophones, très efficiente dans le répertoire approprié.

Au demeurant, je n'aurais rien contre une prononciation expressive à l'anglaise ou à l'allemande si les interprètes en sont de meilleurs locuteurs : ce n'est pas tant la nationalité du compositeur que la qualité de la prise de parole, la possibilité de faire sens qui me paraît déterminante.

Notes

[1] Pour nous, cela évoque davantage les ruraux jurassiens que la Cour brillante. Même si j'ai personnellement beaucoup plus de sympathie pour ces accents de terroir que pour les horribles accents franciliens, déjà moches à mon gré, mais qui se diluent de plus en plus dans le n'importe quoi au fil de l'arrivée d'immigrés dans mon genre... cela n'est tout de même pas très adéquat pour titiller l'imaginaire Grand Siècle d'une majorité du public. On s'y habitue très bien, mais cela réclame tout de même de l'entraînement, et c'est peut(-être beaucoup exiger du public pour un résultat de toute façon moins intelligible et moins bien chanté que du bête français moderne...


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Commentaires

1. Le samedi 28 avril 2012 à , par Jean-Christophe Pucek :: site

Passionnant sujet que celui des prononciations restituées, et qui m'intéresse beaucoup aussi. Je serai sans doute un peu moins sévère que vous sur le français du Grand Siècle « reconstitué », car la prosodie (les rimes, par exemple) vient confirmer une façon différente de prononcer la langue au moins jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Ceci posé, je crois qu'il est bon de se méfier de tout systématisme, certaines expériences récentes (je pense, par exemple, aux Airs de cour de Lambert par Musica Favola chez Accent) montrant que si la pratique n'est pas complètement maîtrisée, le résultat peut devenir assez cocasse et desservir le propos. En outre, je ne suis pas convaincu que l'application de ce type de phonation « à l'ancienne », si tant est qu'il le soit, soit pertinent pour le XVIIIe siècle, puisqu'il était alors moqué comme provincial à Paris.

Le cas du latin à la gallicane me semble beaucoup plus clair, tant du point de vue de son historicité que du résultat musical. Toute personne qui s'intéresse au répertoire médiéval sait que le latin a été, très tôt, adapté en fonction des vernaculaires locaux, à tel point d'ailleurs qu'à l'époque carolingienne, les chantres romains étaient horrifiés par les déformations du latin que pratiquaient leurs collègues francs. Les travaux, entre autres, de Gaston Zink sur la phonétique historique du français ont montré que le latin d'église n'avait cessé de prendre des couleurs locales, et les ensembles sérieux tentent aujourd'hui d'appliquer au plus près ses conclusions, qui peuvent surprendre - Jésu Chrito au lieu de Iésou Christo, in esselsi au lieu d'in excelsis, etc. - mais ne brouillent jamais l'intelligibilité et le naturel du texte. Je me permets de vous conseiller l'écouter du remarquable enregistrement de la Messe Notre Dame de Guillaume de Machaut par Diabolus in Musica (vous en trouverez une recension avec extraits chez moi) pour vous faire une idée du résultat.
Je crois donc que cette prononciation du latin à la française, outre les avantages de fluidité et d'expressivité que vous soulignez avec justesse, est parfaitement pertinente car elle s'inscrit dans une vraie tradition et non dans une reconstruction plus ou moins hasardeuse.

2. Le samedi 28 avril 2012 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Jean-Christophe,

Et bienvenue par ici !

Je serai sans doute un peu moins sévère que vous sur le français du Grand Siècle « reconstitué », car la prosodie (les rimes, par exemple) vient confirmer une façon différente de prononcer la langue au moins jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

Je ne crois pas être si sévère, d'ailleurs je peux beaucoup aimer ce français restitué, mais davantage dans la langue parlée, où elle ne s'ajoute pas à la perte d'intelligibilité déjà imposée par le chant lyrique. Dans tous les cas, il faut que ce soit complètement maîtrisé et avec naturel, sinon le résultat est vite moche.

Mais je ne suis pas exactement un "opposant" farouche à ces expérimentations, il était bien de les faire et elles passent à présent légitimement de mode : Christie et Niquet les ont essayées à Ambronay (L'Europe Galante, Le Carnaval et la Folie) mais jamais appliquée avec leurs ensembles, Reyne ne l'a que très brièvement employée. Il ne reste plus guère que Dumestre, mais ce type de recherche archaïsante fait partie de l'identité de son ensemble, la question ne se pose pas pour lui dans les mêmes termes.

Disons que lorsqu'on ne dispose que d'un seul enregistrement d'une oeuvre, on est content de ne pas avoir à subir des accents incertains alors que les chanteurs maîtrisent à la perfection le français...

Ma critique porte donc essentiellement sur le caractère déformé du résultat ; s'il est parfait, cela ne me gêne pas le moins du monde.


Ceci posé, je crois qu'il est bon de se méfier de tout systématisme,

C'est aussi le problème, parce qu'en fait d'authenticité, en entend très souvent des partis pris très archaïsants : à force de vouloir faire ancien ou faire différent, on aboutit souvent à des résultats qui n'ont plus grand rapport avec l'exactitude (assez bien documentée) de la prononciation d'alors.


En outre, je ne suis pas convaincu que l'application de ce type de phonation « à l'ancienne », si tant est qu'il le soit, soit pertinent pour le XVIIIe siècle, puisqu'il était alors moqué comme provincial à Paris.

Le phénomène est quand même très peu répandu pour la seconde moitié du XVIIIe siècle, mais il est vrai qu'entendre Au trente-et-un du mois d'août avec la prononciation versaillaise a quelque chose d'assez amusant - alors qu'il s'agit non seulement du début du XIXe, mais en plus de la langue populaire... J'en suis à attendre que Vincent Dumestre nous enregistre les Mallarmé de Ravel avec cette couleur-là !

Au demeurant, je ne suis pas gêné dans le cas des mélodies populaires enregistrées par Dumestre, parce que le résultat est très réussi, et même s'il peut sonner décalé ou terroir, ce n'est pas bien grave, c'est de la réappropriation du folklore. Mais l'argument de l'authenticité, clairement, ne sera pas soutenable.


Je me permets de vous conseiller l'écouter du remarquable enregistrement de la Messe Notre Dame de Guillaume de Machaut par Diabolus in Musica (vous en trouverez une recension avec extraits chez moi) pour vous faire une idée du résultat.
Je crois donc que cette prononciation du latin à la française, outre les avantages de fluidité et d'expressivité que vous soulignez avec justesse, est parfaitement pertinente car elle s'inscrit dans une vraie tradition et non dans une reconstruction plus ou moins hasardeuse.

[quote]Je me permets de vous conseiller l'écouter du remarquable enregistrement de la Messe Notre Dame de Guillaume de Machaut par Diabolus in Musica (vous en trouverez une recension avec extraits chez moi) pour vous faire une idée du résultat.

En toute honnêteté, dans le répertoire polyphonique, la question de la prononciation me paraît très secondaire, du moment qu'elle est harmonisée entre les choristes : le plaisir principal ne vient pas du texte, et son caractère direct ou non n'a pas une importance capitale à mon sens.

En plus de ça, l'avouerai-je, j'ai toujours une petite réserve avec Diabolus in Musica sur la nature des timbres (question purement personnelle, mais j'aime davantage de netteté dans les attaques). Cela dit, je les apprécie tout de même, mais ils ne sont pas forcément ma fréquentation prioritaire.


Bonne (fin de) soirée.
[/quote]

3. Le dimanche 29 avril 2012 à , par lou :: site

Oui...
J'ai un Bourgeois gentilhomme de 2004 en français d'époque (celle de Molière) et j'en suis très content :-)
Léger problème (que je vais corriger en travaillant) : je n'ai pas compris grand-chose à l'extrait musical. Il me faudrait le texte écrit et avec des umlaut là où il faut.

Dominüs vobiscüm
Et cüm spritü tüo
...

Cauneas = Cave ne eas

Aemilia Paulo Persam perisse, quod pater omen accepit; Caecilia se sororis filiae sedes suas tradere. Quando enim illa observans, quieto et libero animo esse poteris, ut ad rem gerendam non superstitionem habeas, sed rationem ducem ? Itane ? Si quis aliquid ex sua re atque ex suo sermone dixerit et eius verbum aliquod apte ceciderit ad id quod ages aut cogitabis, ea res tibi aut timorem afferet aut alacritatem ? Cum M. Crassus exercitum Brundisii imponeret, quidam in portu caricas Cauno advectas vendens, "Cauneas" clamitabat. Dicamus, si placet, monitum ab eo Crassum, caveret ne iret; non fuisse periturum, si omini paruisset. Quae si suspiciamus, pedis offensio nobis et abruptio corrigiae, et sternutamenta erunt observanda.
De divinatione, 2, 40

4. Le lundi 30 avril 2012 à , par Jean-Christophe Pucek :: site

Je repasse par ici, David, pour rebondir sur deux détails de votre réponse, dont je vous remercie.

Pour ce qui est du français Grand Siècle restitué, je tombe presque totalement d'accord avec vous pour dire que c'est dans le domaine de la langue parlée que son utilisation est la plus pertinente, et je suis ravi de vous voir citer en exemple le travail de l'ensemble Il Festino et de Julien Cigana, merveilleux diseur découvert l'été dernier et que j'ai hâte de retrouver, tant je trouve son approche convaincante et exempte, justement, de systématisme.

Je ne crois pas que la question de la prononciation du latin soit secondaire dans le répertoire polyphonique, non seulement parce que le souci de la restitution des couleurs d'origine au plus près ne me semble jamais devoir être négligé, mais surtout parce que la lisibilité d'ensemble peut s'en trouver considérablement améliorée, en particulier dans le cas des motets polytextuels. Il faudra, à l'occasion, que vous me précisiez où vous constatez un manque de netteté dans les attaques chez Diabolus in Musica, car je ne l'entends pas, pour ma part, et votre sentiment ne m'en intéresse que plus.

Très belle journée à vous.

5. Le lundi 30 avril 2012 à , par DavidLeMarrec

Lou :
J'ai un Bourgeois gentilhomme de 2004 en français d'époque (celle de Molière) et j'en suis très content :-)

Celui de Lazar ? Je trouve ça assez atroce, en fait - à part le rôle-titre qui s'en tire assez bien. Le problème est surtout que le résultat manque complètement de naturel, les comédients sont absolument corsetés par l'usage de ce langage "imaginaire". Je le vis assez comme du musée mort (je n'en vois pas la fin...).

Léger problème (que je vais corriger en travaillant) : je n'ai pas compris grand-chose à l'extrait musical. Il me faudrait le texte écrit et avec des umlaut là où il faut.

Là, tu te poses à rebours des gens normaux, tout de même : c'est quand même plus facile avec un accent français qu'avec un accent-n'importe-quoi synthétique... A plus forte raison quand c'est chanté. Non ?

6. Le lundi 30 avril 2012 à , par DavidLeMarrec

Jean-Christophe :
Je ne crois pas que la question de la prononciation du latin soit secondaire dans le répertoire polyphonique, non seulement parce que le souci de la restitution des couleurs d'origine au plus près ne me semble jamais devoir être négligé, mais surtout parce que la lisibilité d'ensemble peut s'en trouver considérablement améliorée, en particulier dans le cas des motets polytextuels.

Je ne cherche pas à le nier, je soulignais seulement que ce paramètre me paraît beaucoup moins déterminant que dans des oeuvres dont la prosodie fait 50% du travail esthétique.

Il faudra, à l'occasion, que vous me précisiez où vous constatez un manque de netteté dans les attaques chez Diabolus in Musica, car je ne l'entends pas, pour ma part, et votre sentiment ne m'en intéresse que plus.

Je l'ai peut-être mal explicité, mais ce n'est pas un jugement technique (ils sont assez irréprochables de ce point de vue), donc pas un "manque" objectif qu'on pourrait leur reprocher. Mais dans ce répertoire, je suis très sensible à la netteté absolue (du type Huelgas, Organum ou Voces8), et les voix de Diabolus ont quelque chose d'un tout petit peu trop gras. Les attaques sont légèrement rondes ou "grosses", moins définies que chez le meilleur de la concurrence.

Mais c'est vraiment parce qu'on a l'habitude de l'ultra-excellence dans ce répertoire, et manière de causer : c'est du travail de très haute volée, et que j'apprécie beaucoup. Disons seulement que je ne vous rejoins pas forcément sur leur statut d'absolu : il existe mieux à mes oreilles.

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