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Enregistrements, domaine public - VI - Heinrich MARSCHNER, Der Vampyr (Kurt Tenner, Radio de Vienne, 1951)

L'opéra intégral libre de droits.

Et les commentaires afférents, naturellement.


1. Avant-propos :

Il avait déjà été question de cette oeuvre remarquable à deux reprises, plutôt à la marge sur Carnets sur sol. D'abord pour s'indigner de la mutilation du mélodrame au début du I (récitant italien indifférent, coupures, suppression...). Ensuite pour vanter les mérites de Siegmund Nimsgern dans le rôle de Lord Ruthven. A noter, à la réécoute, si l'opéra est toujours plus fascinant, les conditions sonores, les coupures, l'orchestre totalement paumé ne plaident pas en faveur de la découverte par cette version Neuhold. Aussi, nous avons entrepris d'y remédier.

Car tant de wagnériens fervents refusent de découvrir les Fées et Das Liebesverbot, alors parler même de Marschner, quelle indécence ! Nous restons un rien stupéfait de l'acharnement à collectionner des enregistrements, souvent avec les mêmes distributions à une année, voire à deux jours d'écart, quand ce n'est pas simplement pour comparer la qualité des reports ; non pas qu'il n'y ait de différence réelle et stimulante, mais le reste ? De même, pourquoi écouter Die Frau ohne Schatten et pas Die Liebe der Danae du même auteur, le second opéra valant largement le premier ? Sans parler des malheureux qui n'ont pas voulu se donner la peine de se faire un nom dans l'Histoire : Pfitzner ne se limite pas à Palestrina (Der arme Heinrich est à connaître, par exemple), Siegfried Wagner est un épigone, sans doute, mais de quel talent (voir Banadietrich, par exemple) !

Que les programmateurs n'osent pas, par peur de ne pas remplir, ce sera d'une certaine façon légitime. Que les spectateurs n'osent pas se déplacer dans un univers trop inconnu, on le devine et le comprend à défaut de l'encourager. Mais lorsque les disques existent, avec extraits disponibles sur les sites commerciaux, et que quatre-vingt-sept Walkyrie s'entassent sur certaines étagères, au prétexte que si le reste est moins connu, le compositeur doit avoir quelque péché musical sur la conscience, on demeure perplexe. Pas courroucé, perplexe.

C'est entendu, chacun y trouve son plaisir, et on s'en réjouit.

Mais, en contrepartie, CSS, à la pointe du missionnariat, propose donc ce petit bijou rarement joué, qui pose admirablement, comme on a coutume de le dire, un pont entre Weber et Wagner - l'ouverture en particulier rappellera aisément celle du Fliegende Holländer.

On aurait aimé proposer rareté plus absolue, le Vampire étant tout de même avec Hans Heiling une oeuvre dont le nom circule et qui bénéficie de plusieurs enregistrements. Mais il faut composer avec l'état du fonds tombé dans le domaine public. La semaine prochaine, en revanche, on proposera une oeuvre d'un compositeur très célèbre qui n'a jamais, semble-t-il, été disponible au disque, ou du moins indisponible depuis quelques bons lustres.




2. Distribution :

Georg Oeggl (Lord Ruthwen),
Liane Synek (Malwina),
Fritz Sperlbauer (Edgar Aubry),
Leo Heppe (Sir Humphrey),
Traute Skladal (Emmy),
Kurt Equiluz (Georg Dibdin and James Gadshill),
Gisela Rathauscher (Janthe),
Peter Lagger (Sir Berkley & Robert Green),
Johannes Blaha (Toms Blunt),
Erich Kuchar (Richard Scrop),
Maria Nussbaumer (Suse),
Das Grosse Wiener Rundfundorchester,
KURT TENNER
A Vienne, enregistrement radio sur le vif en 1951.




3. Précisions :

- Peu de monde extrêmement célèbre ici, si l'on excepte Kurt Equiluz, célèbre pour avoir joué les bergers et les esprits dans le premier Orfeo de Harnoncourt, pour avoir interprété les évangélistes et, peut-être moins, pour avoir chanté (délicieusement) Friedrich Schröder et Paul Abraham, de l'opérette viennoise des années 40.

- Ruthven est ici, comme c'est le cas une fois sur deux dans certains rôles maudits (également le cas pour Roger dans Jérusalem de Verdi), tenu par une basse et non un baryton. On perd sans doute cette semi-humanité, et cette séduction potentielle, bien plus inquiétantes et attachantes à la fois, surtout que le second acte propose un pastiche de la séduction de Zerline par Don Giovanni.

- Orchestralement, cette interprétation est bien plus tendue que la moyenne, ce qui soutiendra plus aisément l'intérêt, puisqu'à la radio, l'urgence est toujours moindre que lors des captations sur le vif. Le tout est vraiment très bien chanté.

- Le mélodrame est interprété par la récitante, qui a l'avantage d'être engagée, mais qui ne vaut pas, évidemment, la véritable parole des personnages.

- Des coupures à la serpe, comme d'habitude. Toute la scène de réjouissance des villageois au début du II, assez peu exceptionnelle il est vrai, est coupée. On débute avec la ballade qui tient, structurellement, la même force de suggestion que celle de Senta, pourrait-on penser. [Pour mémoire, l'opéra est créé en 1828, Wagner avait quinze ans.] Ou, plus exactement, que celle de la Dame Blanche de Boïeldieu... un procédé assez usuel à l'opéra. Cette ballade, bien que placée inhabituellement au milieu de l'opéra, débute une séquence dans le Vampyr comme dans la Dame, contrairement au Hollandais où elle agit et rayonne directement sur tout le drame passé et futur. Wagner avait même prétendu (ce qui est peu accrédité par les spécialistes) qu'il avait débuté son opéra par cette ballade, et que tout en avait été déduit - position dogmatique qui semble bien une réécriture de l'histoire a posteriori.
Plus grave, les récitatifs de l'acte II sont éhontément coupés, ne restent plus que les ensembles. Sans parler du duo des paysans, où ça ? Ce sera donc à titre de document...
Mais mis à part la version Froschauer (la plus récente), dont je n'ai plus guère de souvenir, mais vraisemblablement intégrale, je doute qu'aucune soit à peu près proprement présentée au disque... La seule que je ne connaisse pas est celle, luxueuse, de Fritz Reger (Augér, Tomowa-Sintow, Grobe, Böhme, Trudeliese Schmidt en 1974). En tout cas aucune du domaine public.




4. Liens :

Le livret bilingue allemand/espagnol, sans coupures. On ne remerciera jamais assez Eduardo Amalgro de son formidable travail.

La musique :
- Ouverture
- Acte I
- Acte II.

Comme le chargement est lent, CSS vous le propose aussi en flux (streaming).


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Commentaires

1. Le dimanche 22 avril 2007 à , par Ouf :: site

Oh, merci, merci, merci David !
Vais écouter cela avec attention ! Ma 3me version du Vampyr, he he he... Puisse ton article inciter quelques directeurs curieux (en reste-t-il ?) à le monter. Enfin, dés que j'aurai une quelconque influence sur une programmation, celui-ci fait partie de mes priorités...
Tu recevras bientot la seule version que tu ne connaisses pas... Promis.

2. Le dimanche 22 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Mazette... tu me fais saliver !

Hans Heiling a eu plus de chance ces derniers temps, on n'est pas trop à plaindre. Il y a même eu un Vampyr alsacien il y a deux ou trois ans, je crois.

[N.B. : Merci de s'abstenir de le rapporter au nombre de Butterfly.]

3. Le dimanche 22 avril 2007 à , par Ouf :: site

Non, c'était Hans Heiling, à l'Opéra du Rhin. J'ai fait le déplacement, bien sûr, mais j'eu préféré que ce fut Der Vampyr. Cela dit, c'était pas mal, mais je trouve la partition de Hans Heiling plus faible.

Surveille ta bal... Etonnant que tu ne me l'ai point demandé avant !

4. Le dimanche 22 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Ma bal ? Je vais vérifier.

J'avais le doute, je me souvenais de Heiling, mais il me semblait qu'on avait joué les deux dans le même coin la même année. Perdu. :(

5. Le dimanche 22 avril 2007 à , par ednaberoC

Mmmh ! Très interessant. Je n'ait pour l'instant écouté que l'ouverture (faute de temps) alors que j'ai passé ma journée en compagnie du Vaisseau Fantôme. La boucle est bouclée, donc.
Je suis tout simplement étonné que ce soit un opéra qui n'est jamais monté et je ne connais pas du tout le compositeur. Si David Leruditquisaitout pouvais nous parler un peu de ce monsieur Heinrich August Marschner et de son opéra Vampirique (Contexte, Histoire, Sources, Sytle, etc.) ...
Je me demandais juste pourquoi est-ce que cet opéra n'est jamais monté. Le livret est-il nul, la partition vraiment trop exigeante ou au contraire terriblement plate et nulle ? J'en doute...

6. Le lundi 23 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir, Mister C***.

Pourquoi ce n'est jamais monté ? Parce que le compositeur n'est pas connu, et que ça ne remplit pas les salles. Les chanteurs célèbres ne portent pas non plus ce genre d'ouvrages, cherchant d'abord les rôles intéressants pour eux, et les rôles-phares...

Pour la présentation, ce serait avec joie, mais c'est précisément par manque de temps que je n'en dis pas plus. :)

7. Le lundi 23 avril 2007 à , par ednaberoC

Mais avec un titre comme ça "Le Vampire", si le livret n'est pas cul-cul et que la musique est digne de Wagner... qu'attends le peuple ?! Je veux dire, à Genève pour Die Tote Stadt la salle étais bien pleine alors que l'oeuvre n'est pas souvent à l'affiche des grandes maisons.
Quand est-ce que les directeurs vont-ils prendre le risque de monter des oeuvres de fond-de-tirroir-de-bibliothèque-musicale ?!Quelle chance à "Le Vampyr" de se réveiller si quelqu'un envoyais un courrier anonyme avec la partiton à un directeur de maison d'Opéra ??? :-D

8. Le lundi 23 avril 2007 à , par Ouf :: site

Pour ce qui est de Genêve, vous avez la chance d'avoir des gens compétents à la tête de l'opéra, ce qui est loin d'être le cas partout. Suivez mon regard.
Mais comme l'explique parfaitement David, il ne suffit pas de vouloir monter un titre, aussi interessant soit-il, pour le faire. Il faut trouver un metteur en scène qui soit emballépar l'oeuvre et que ca insipre, des chanteurs qui accepte de passer du temps à appre,dre un role que probablement ils ne chanteront qu'une fois au cours de leur carrière, puis mettre en place une politique de communication adaptée (on ne vend pas Marschner comme on vend Mozart, ce n'est un secret pour personne.) Mais si même Die Tote Stadt n'est plus une inconnue dans le milieu lyrique, der Vampyr l'est encore totalement. Or aucune maison "sérieuse" ne prendra le risque de le programmer avec une distribution de sous-préfecture. C'est fort dommage car des grandes voix pourraient y trouver à se mettre en valeur...

9. Le mardi 24 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Mais avec un titre comme ça "Le Vampire", si le livret n'est pas cul-cul et que la musique est digne de Wagner... qu'attends le peuple ?!

Mis à part la fin peu propice à la méditation, où tout se règle en deux instants dans une allégresse franchement convenue, le livret est vraiment bon. Un peu fragmenté en épisodes, il est vrai, et c'est là ce qui retient aussi les interprètes : peu valorisant, avec tous ces rôles d'importance assez égale, notamment les rôles féminins.


Je veux dire, à Genève pour Die Tote Stadt la salle étais bien pleine alors que l'oeuvre n'est pas souvent à l'affiche des grandes maisons.

Die Tote Stadt a tout de même connu un vrai retour en grâce ces dernières années, et on s'en réjouit. De même, dans une moindre mesure, pour le répertoire allemand : Eine Florentinische Tragödie, Der Zwerg, Der Ferne Klang (premier opéra de Schreker joué en Amérique, ces jours-ci !), Die Gezeichneten...


Quand est-ce que les directeurs vont-ils prendre le risque de monter des oeuvres de fond-de-tirroir-de-bibliothèque-musicale ?!

Tout dépend des motivations, du tempérament, de la programmation, du public, des moyens...

Mais parmi les obstacles :

- Le coût du matériel d'orchestre, parfois avec révisions musicologiques.

- La difficulté à faire déplacer le public sur un répertoire jugé difficile (allemand), sur un nom inconnu même du public d'opéra habituel.
On peut le regretter, mais d'un autre côté, imaginons que, comme une majorité du public, on ne passe pas ses nuits à rêver d'opéra... on ira plutôt voir (à tort, certes) Lohengrin avec Stemme qu'un obscur Marschner mal distribué.

- La difficulté à trouver des chanteurs de valeur pour faire déplacer le public et ne pas donner l'impression d'une sous-oeuvre à cause de l'interprétation.
Les chanteurs, comme le souligne Ouf, doivent travailler des rôles difficiles pour ne chanter qu'une seule série de représentations ; c'est fatigant et peu rentable, beaucoup préfèrent remporter des succès dans des catégories plus fêtées, et moins se fatiguer la voix, moins passer de temps à solliciter la mémoire. (A ce propos, tu peux consulter la dernière chronique d'Armand Arapian, abonné à des trucs pas possibles. :-)

- Dans le Vampire, qui plus est, les rôles ne sont pas très brillants, plutôt des ariosos que de grands arias à la façon d'Oberon (autre oeuvre formidable du même répertoire), et répartis entre beaucoup de personnages. Cela réclame un équilibre d'ensemble, un investissement dramatique importants.
Pas de grand personnage féminin incontesté, par exemple - Malwina est largement vampirisée par Emmy au milieu du drame.

- Egalement la nécessaire méconnaissance de l'ensemble du répertoire par les directeurs d'opéra, dont ce n'est pas exactement le métier. Et pour les conseillers, je ne sais pas. Mais il paraît que. :-s

En bref : ça coûte cher, ça rapporte moins en notoriété, ça intéresse peu le public, c'est difficile à monter...



Quelle chance à "Le Vampyr" de se réveiller si quelqu'un envoyais un courrier anonyme avec la partiton à un directeur de maison d'Opéra ??? :-D

Je crains hélas qu'un rayon de lune soit plus efficace qu'une partition. :-) La chose aurait une chance, pas avec un courrier anonyme, mais au contraire, en tant qu'autorité de tel ou tel domaine, tu convainques un metteur en scène ou un chef influents, ou bien le directeur de l'Opéra, tes titres et ton bagoût à l'appui.

--

Il n'empêche qu'en vendant cela comme de l'opéra fantastique, avec un certain panache, et qui plus est considérant ce pastiche remarquable de la fin du I de Don Gio (toute la première moitié du second acte du Vampyr), on pourrait vraiment faire un tabac.

A titre personnel, l'oeuvre me paraît bien plus séduisante que le Freischütz qui sur un thème semblable patine beaucoup plus dramatiquement. Certes, musicalement, le Vampyr est plus austère, plus théâtral que musical.

Mais en le replaçant dans son temps, avec cette jubilation du couple qui rappelle Fidelio, cette ouverture qui annonce le Vaisseau, ce thème comparable au Freischütz, avec des incidentes comiques comme dans Oberon, et cet écho très appuyé à Don Gio, si on ne motive pas les électeurs spectateurs, c'est à n'y rien comprendre.

Enfin je dis ça, je dis rien.

10. Le mardi 24 avril 2007 à , par Bajazet

« Malwina est largement vampirisée par Emmy au milieu du drame. »

Hmmmm… et ça ne tente vraiment pas les régisseurs germains ?

11. Le mardi 24 avril 2007 à , par Bajazet

« Malwina est largement vampirisée par Emmy au milieu du drame. » (bis)

Et vous savez pourquoi ? parce qu'Emmy, c'est la Voix de son Maître.

12. Le mardi 24 avril 2007 à , par Bajazet

Dites-moi, Dr Marrec, vous qui savez tout : je remarque que Marschner a composé des trios avec piano, gravés chez CPO. Vous avez entendu ça ? Si oui, comment est-ce ?

13. Le mercredi 25 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Vous êtes déchaîné, ce soir !

... et ce n'est pas une raison pour ruiner ma réputation. :-(

Je sais sans doute tout et même davantage, mais pas ça.

Je ne suis pas follement optimiste, il y a plus de théâtre que de musique chez Marschner, si on compare par exemple à Weber (où c'est plutôt l'inverse).

Mais je compte sur votre Excellence pour nous en tenir informé.


P.S. : Vous avez été très mauvaise langue sur Cécile Perrin, c'est mal.

14. Le mercredi 25 avril 2007 à , par Bajazet

Mais j'ai rien dit sur Perrine ! Calomnie !*

La médiathèque d'ici possède ces trios de Marschner et la version Froschauer avec Jonas chéri. Je vais emprunter tout ça.

Précision importante : je ne suis pas déchaîné, mais comme je ne puis faire joujou avec des machins polychromes comme Licida, je me revanche tant bien que mal.

* Allez, avouez, vous l'avez trouvée bien en Fidelio, hein ?

15. Le mercredi 25 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

C'était écrit, non ? Oui, très beau médium. Ensuite, voix très en avant, abîmée, aigus criés, allemand disons flou, mais engagée avec une bonne volonté et une abnégation qui font plaisir à voir.
Le rôle était en fin de compte très bien tenu.

Par ailleurs, Lars Vogt n'est pas exactement un ténor à l'émission haute, c'est surtout qu'il use admirablement et en permanence de la voix mixte, avec un rayonnement diffus tout à fait singulier. Timbre superbe, ce qui ne gâche rien. Dans les verts bleutés de Vanzo (en mixte), de Konya (pour la partie non métallique du timbre), pour situer un peu...
Il est étonnant (mais sans doute bien plus juste) d'entendre un Florestan chanté avec le timbre d'un Evangéliste, d'un Ferrando.
Même au disque, je n'ai jamais entendu la fin de l'air aussi bien négociée.

Je vous apprendrai à faire joujou avec les machins polychromes, mais le problème, n'est-ce pas que vous n'avez pas de quoi les remplir chez vous ?

Non, je ne suis pas aigre parce que ma saison vient de s'achever, pourquoi ?

16. Le mercredi 25 avril 2007 à , par Bajazet

Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Et puis le jour où la fantaisie me prendra de colorier votre blog gris, vous regretterez d'avoir bravé Lord Ruthven !

Tu es sûr qu'il se prénomme Lars, ton Florando ?

17. Le mercredi 25 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.

Mηδὲν ἄγαν (comme disaient les campagnes de prévention grecques).

Et puis le jour où la fantaisie me prendra de colorier votre blog gris, vous regretterez d'avoir bravé Lord Ruthven !

Ts, ts.

Wer Bloggesfurcht im frommen Herzen trägt,
Im treuen Busen reine Blogroll hegt,
Dem muß der Baja dunkle Macht entweichen,
Kein böser Zauber kann ihn je erreichen !


Tu es sûr qu'il se prénomme Lars, ton Florando ?

Je ne t'ai pas dit qu'il passait le temps en jouant du pianoforte dans sa cellule ? Quel étourdi je fais.

18. Le mercredi 25 avril 2007 à , par Ouf :: site

T'inquiéte pas, Baja, notre David est un peu "intoxiqué", ces temps-ci, mais il en est conscient. Tous le monde s'appelle Lars ou Rued... Il s'agissait donc bien sûr de Klaus-Florian, magnifique Lohengrin en d'autres circonstances. (Tout le monde avait corrigé, EVIDEMMENT).

Ecouté ce Vampyr que tu nous proposes. J'en reste, EVIDEMMENT, à ma version Rieger. Ici, les tempi sont poussifs, pas inspirés, les choeurs insupportables, et les voix maigrelettes... Mais bon, le domaine public, c'est quand même une ressource interessante.

A propos de Malvina, celle de Hahn t'interesse ? C'est ASSEZ différent... ;-))

19. Le mercredi 25 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

T'inquiéte pas, Baja, notre David est un peu "intoxiqué", ces temps-ci, mais il en est conscient. Tous le monde s'appelle Lars ou Rued...

:-))))

Ecouté ce Vampyr que tu nous proposes. J'en reste, EVIDEMMENT, à ma version Rieger.

Et moi donc, depuis que je l'ai découverte grâce aux bonnes oeuvres de la Providence !


Ici, les tempi sont poussifs,pas inspirés, les choeurs insupportables,

A côté de Neuhold et surtout de Gutstein, c'est de la folie pure !

Mais bon, le domaine public, c'est quand même une ressource interessante.

C'est une incitation à la découverte. Ensuite, évidemment que la version Rieger écrabouille la discographie malingre. Il faudrait cependant que je réécoute Froschauer, on ne sait jamais. On sait au moins que Kaufmann va tout pulvériser.

A propos de Malvina, celle de Hahn t'interesse ? C'est ASSEZ différent... ;-))

Tu parles de la Malwina de Brigitte Hahn, bien sûr ? :-))
Ma foi, je suis curieux, oui, surtout que j'avais beaucoup aimé lorsque je l'avais entendu. Et surtout que ce n'est pas édité...

20. Le mercredi 25 avril 2007 à , par Bajazet

« On sait au moins que Kaufmann va tout pulvériser. »
>> Ne soyez pas grossier avec Grobe, svp.

« A propos de Malvina, celle de Hahn t'interesse ? C'est ASSEZ différent... »
>> Je ne connais que Ciboulette. J'ai la version Boulez, avec Anja Silja. Le rôle de la Septième est malheureusement coupé, et c'est dommage parce que Françoise Pollet y fait des choses inouïes.


21. Le mercredi 25 avril 2007 à , par Bajazet

Juste une précision : la version Rieger est disponible chez Living Stage et aussi, pour quelques euros, chez Opera d'Oro.

22. Le mercredi 25 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

>> Ne soyez pas grossier avec Grobe, svp.

:-)
Oh, il est en bonne compagnie avec Protschka.


« A propos de Malvina, celle de Hahn t'interesse ? C'est ASSEZ différent... »
>> Je ne connais que Ciboulette. J'ai la version Boulez, avec Anja Silja. Le rôle de la Septième est malheureusement coupé, et c'est dommage parce que Françoise Pollet y fait des choses inouïes.

Va savoir pourquoi, je sens comme une pointe discrète de raillerie.
Mais tu as oublié de préciser que c'était l'orchestration de Lortzing dans la refonte norvégienne (en bokmål évidemment).

23. Le mercredi 25 avril 2007 à , par Ouf :: site

« je ne connais que Ciboulette. J'ai la version Boulez, avec Anja Silja. Le rôle de la Septième est malheureusement coupé, et c'est dommage parce que Françoise Pollet y fait des choses inouïes.»

Mais dans le role de la Premiere, Mesplé y fait du "sur mesure" !
;-))

24. Le jeudi 26 avril 2007 à , par Bajazet

Je suis en train d'écouter le Vampyr de Froschauer : je en suis qu'au début mais je ne supporte pas Hawlata (une fois de plus…). C'est ignoble, au sens strict. Ça, un lord ? Ça, un esprit souverain ? Laissez-moi rire (sardonique). Un chaudronnier à l'auberge, tout au plus. Débraillé, aigu plafonnant, couleur sale, vade retro Hawlatas !

Vivement que Jonas chéri fasse son entrée…

25. Le jeudi 26 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Ca ne m'avait pas ravi non plus, même si je ne suis pas allergique, contrairement à votre Excellence, à Hawlata. Il est vrai que j'avais Siegmundchen dans l'oreille.

Il m'incommode plus en Ondin.

26. Le vendredi 27 avril 2007 à , par Bajazet

Ça y est, je me suis procuré 2 trios avec piano de Marschner. Magnifique vraiment. Très mendelssohnien (et c'est un compliment !). J'en ferai un petit compte rendu, avec ceux de Mendelssohn justement que j'ai sur le feu depuis longtemps. Ah, que ferions-nous sans CPO ?
http://www.jpc.de/jpcng/cpo/detail/-/hnum/1628098/rk/home/rsk/hitlist

27. Le vendredi 27 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Merci pour ces précisions !

Mendelssohnien (à part dans le domaine de l'opéra et du lied :-), c'est un très gros compliment, oui.

Par ailleurs, je dois parler depuis des mois de la musique chorale avec Nicol Matt et le Chamber Choir of Europe, c'est incroyable.

28. Le vendredi 27 avril 2007 à , par Bajazet

Vous bavez sur les lieder de Mendelssohn parce que Nimsgernchen n'en a pas légué à la postérité et que vous n'en avez encore jamais profité exécutés par Cécile Perrin.
Il serait temps de faire votre Nuit de Walpurgis, jeune homme !

29. Le vendredi 27 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Arrêtez ça tout de suite ou je parle de l'Eve de Smith. (ou vous offre l'intégrale Mendelssohn de Holzmair, c'est au choix)

P.S. : Je donnerais cher pour entendre Siegmundchen dans ces machins, ce doit être un puissant antidépresseur, et garanti sans somnolence zygomatique.

30. Le vendredi 27 avril 2007 à , par Bajazet

Je vous ordonne de jeter Holzmairlein à la poubellchen !
Fassbaender et Margaret Price, ça vous dit quelque chose ?
(J'ai l'impression de vous avoir dit ça 20 fois, et le pire c'est que sans doute le cas…)

Staaaaarke Scheeeeite schichtet mir dorrrrrrrt !

31. Le vendredi 27 avril 2007 à , par DavidLeMarrec

Je vous ordonne de jeter Holzmairlein à la poubellchen !

Surtout pas, la notice est parfaite pour caler mon meuble ! Quant au disque, ma foi, lorsque je n'ai pas envie de mettre mes écoutes à jour, quelques secondes me convainquent que le Ferneyhough le plus aride est un comble de chatoyance.

Fassbaender et Margaret Price, ça vous dit quelque chose ?

Comment vous dire cela ? Ce n'est pas qu'il n'y ait pas éventuellement d'autres urgences financières que d'acheter des lieder de Mendelssohn, mais, cependant, il semblerait qu'il puisse y avoir un peu de ça aussi.


(J'ai l'impression de vous avoir dit ça 20 fois, et le pire c'est que sans doute le cas…)

Non, non, une, lorsque je vous ai dit que j'avais mis Holzmair. Ou peut-être deux, lorsque j'ai ajouté immédiatement que j'avais enchaîné avec Bonney. :-)

Je précise tout de même, afin de sauvegarder ma réputation d'être de bon goût, que je n'avais pas été enthousiasmé par ces gens.

32. Le samedi 14 mars 2009 à , par Morloch :: site

Découverte consciencieuse de ce Vampyr avec lecture sur Gallica du petit récit bancal de Lord Byron puis écoute de la version Froschauer avec Jojo Kaufmann, Franz Hawlata et Regina Klepper, après avoir dégoté un livret en français (uniquement en allemand dans cette édition). Dommage qu'il y ait quelques coupes dans les dialogues avec les paysans qui font la fête et trinquent à la santé d'un peu tout le monde (en même temps, est-ce le meilleur de l'œuvre ? ). La distribution me va, le jeune Jojo est excellent et je supporte Hawlata qui fait un vampire un peu brut de décoffrage, mais on n'en est que plus horrifié pour la pauvre Malwina, même si elle chante bien sans plus.

C'est dur à trouver Fritz Reger ? J'espérerais un peu plus de mystère, ça sonne joyeux du début à la fin. Même la chasse au vampire du début m'a fait plus un effet de pique nique dans les bois que d'aventure dans les ténèbres. Il faut que je fasse une autre écoute.

33. Le samedi 14 mars 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Froschauer a eu de très mauvaises critiques, c'est une bonne version à mon avis. (Ce qui pourrait de plus constituer une excellente déduction logique...)

Rieger n'est pas sombre du tout, c'est plus à rapprocher, en partie à cause de l'acoustique munichoise, de la luminosité du dernier Böhm que d'une noirceur tristanienne.

Si tu n'as pas peur des pains, il y a la version Neuhold avec un Nimsgern déchaîné. C'est assez mal chanté hors Nimsgern (c'est dire...), l'orchestre est à la ramasse (RAI Roma au début des années 80...), mais tu as du drame. Et là il ne te manquera pas de dialogues, c'est la version Pfitzner, où les textes parlés sont chantés en récitatifs.

Surtout, c'est la seule version où le mélodrame du I soit respecté (Aubry, du bist's ?, pendant le solo de cor), et Nimsgern et Protschka y sont géniaux.

C'était chez Fonit Cetra, réédité pour 3€ par Hermitage (avec un Vinci en couverture, Jean-Baptiste je crois, ne me demande pas pourquoi).

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