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Opéra de Paris 2018


Par erreur, l'Opéra a publié hier soir, sur la page de son partenariat avec le Festival « Agir » du Monde, l'intégralité des titres de sa saison 2017-2018. Le lien est inactif ce matin, mais comme je sais les lecteurs franciliens avides de ce genre d'exclusivité, j'ai mis de côté la liste et je vous la livre aujourd'hui.

Les opéras sont organisés par date de naissance des compositeur (et, à l'intérieur, par date de composition).



Opéra à Garnier
► Haendel – Jephtha
■ Mise en scène de Claus Guth coproduite avec Amsterdam. Avec William Christie et Marie-Nicole Lemieux.
► Mozart – Così fan tutte
► Mozart – La Clemenza di Tito
■ Avec Marianne Crebassa en Sextus.
► Bartók / Poulenc – A kékszakállú herceg vára / La voix humaine
► Saariaho – Only the Sound Remains
■ Mise en scène de Peter Sellars.

Opéra à Bastille
► Rossini – Il Barbiere di Siviglia
► Donizetti – Don Pasquale
■ Nouvelle production. Avec Pretty Yende, Lawrence Brownlee, Michele Pertusi.
► Berlioz – Benvenuto Cellini
■ Nouvelle production de Terry Gilliam. Avec Philippe Jordan et John Osborn.
► Verdi – La Traviata
■ Reprise avec Plácido Domingo en Dottore Grenvil.
► Verdi – Le Trouvère
■ Avec Sondra Radvanovsky, Anita Rachvelishvili, Roberto Alagna (sur deux dates seulement).
► Verdi – Don Carlos & Don Carlo
■ Avec Sonya Yoncheva (vu l'évolution rapide de la voix, où en sera le registre stratosphérique requis ?), Elīna Garanča, Jonas Kaufmann / Brian Hymel.
► Verdi – Un Ballo in maschera
► Verdi – Falstaff
■ Reprise avec Bryn Terfel.
► Wagner – Parsifal
■ Importation de la mise en scène de Tcherniakov ?
► Moussorgski – Бори́с Годуно́в (Boris Godounov)
■ Nouvelle production : Ivo van Hove.
► Janáček – Z mrtvého domu (De la maison des morts)
■ Possiblement une nouvelle production. Avec Esa-Pekka Salonen et Štefan Margita.
► Puccini – La Bohème
■ Nouvelle production de Claus Guth. Avec Piotr Beczała.
► Debussy – Pelléas et Mélisande
► Lehár – Die lustige Witwe
► Ravel / Puccini – L'Heure espagnole / Gianni Schicchi
■ Avec Elsa Dreisig en Lauretta.

    Pour l'ère de l'audace, finalement assez semblable à Joel, les petites nouveautés dans le postromantisme italien en moins.
    Je m'émerveille tout de même qu'avec une subvention aussi énorme (et des excédents en la comptant), l'Opéra de Pais, doive faire la moitié de sa saison sur des grands standards du romantisme italien… À part Saariaho (qui n'est même pas une création, d'ailleurs), rien qui sorte du grand répertoire très usuel. Il y a bien Jephtha, Cellini et Z mrtvého domu, mais ce ne sont pas exactement des découvertes absolues… et toutes des reprises, déjà entendues à Paris (sinon à l'Opéra…) ces dernières années.
    Pas de baroque non plus, mais ce n'est vraiment pas leur corps de métier, d'autres le font tellement mieux, ce n'est pas une catastrophe.

    Le bon point, la juxtaposition des deux versions de Don Carlos… tout en redoutant que la facilité soit de faire une version française a minima, proche de la version italienne, sans bûcherons, sans ballet (probablement avec la Déploration sur le corps de Posa qui s'impose un peu partout, ouf). Plutôt la version de Londres 1867 retraduite en français que les versions de 1866 ou 1867 (voire combinées, comme dans les studios de Matheson et Abbado), crains-je.
    Mais ce sera déjà très bien.

    Pour le reste, comme je n'ai pas tout vu ; comme il y a des choses que je me réjouis de revoir ; comme, surtout, il n'y a pas que l'Opéra de Paris, ça fera très bien mon affaire. Une Clémence, un Don Carlos, un Parsifal, une Heure espagnole, le Saariaho, et puis, selon les distributions, le Boris et quelques Verdi  (Trouvère / Ballo / Falstaff). Voilà de quoi m'occuper un peu, surtout considérant la débauche du reste de l'offre.
     Toutefois, je ne peux m'empêcher de considérer qu'avec cette débauche de moyens, on aurait pu glisser une ou deux œuvres jamais entendues dans ces murs.

    L'Atelier Lyrique n'apparaît pas (pour l'heure ?) dans la programmation, sans doute parce que les chanteurs n'ont pas encore été recrutés et que les programmateurs ne veulent pas trop se lier les mains tant qu'ils ne disposent pas de leur troupe complète.



Récitals vocaux à Garnier
► Angela Gheorghiu (17 juin)
► Sophie Koch (15 octobre)
► Piotr Beczała (8 juillet)
► Simon Keenlyside (17 septembre)
► Matthias Goerne (22 avril)

Les cinq tessitures canoniques en concert. À la fois des grands noms et des habitués. Je n'ai pas encore les programmes, et vu les pratiques de la maison ces dernières années, nous les aurons quand l'artiste se sera décidé, deux ou trois mois auparavant…

Il est vraisemblable, néanmoins, que Gheorghiu ne chante ni les Ariettes oubliées, ni le Buch der hängenden Gärten ; et que Goerne nous fasse le Winterreise annuel de Garnier.



Ballets à Garnier
(dans l'ordre de la saison)
► Joyaux
► Balanchine / Teshigawara / Bausch
► Alexander Ekman
► Démonstrations de l'École de Danse
► Onéguine
► Orphée et Eurydice
► Spectacle de l'École de Danse
► Anne Teresa De Keersmaeker
► Thierrée / Pite / Pérez / Shechter (commence dans les espaces publics)
► La Fille mal gardée

Ballets à Bastille
► Don Quichotte
► Millepied / Béjart
► Sasha Waltz : Roméo et Juliette

Là aussi, énormément de reprises. Je n'aperçois pas (à part Joyaux, mais je ne vois pas ce que c'est) de ballet dramatique neuf. Aucun Tchaïkovski et une courte liste, étrange. Peut-être n'est-ce pas encore complet.



Concerts symphoniques à la Philharmonie
► Intégrale Tchaïkovski dirigée par Philippe Jordan :
■ 1&5, le 12 octobre
■ 2&4, le 27 mars
■ 3&6, le 15 mai

Excellente nouvelle pour moi : enfin entendre la 3 en concert, et d'une façon générale les premières qu'on joue peu. Je suppose que la Philharmonie est pour l'effet de mode, la ligne sur l'Ouverture au Monde dans la brochure envoyée aux élus et mécènes… mais c'est dommage d'une certaine façon : Bastille sonne magnifiquement en symphonique, c'est vraiment là où l'on peut entendre de loin sans aucune frustration. Avec beaucoup plus de netteté qu'à la Philharmonie (pas de réverbération parasite), et beaucoup moins de mauvaises places.

Alors le coût du déplacement de tout l'orchestre à travers Paris, je ne vois pas trop l'intérêt.

Moins de concerts symphoniques que les années passées aussi, semble-t-il.



Autres concerts
► Haydn / Bruch (Garnier)
► Hommage à Maurice Ravel (Garnier)
► Quintettes à cordes (Garnier)
► Stravinski – L'Histoire du soldat (Garnier)
► 4 concerts de musique de chambre (Amphi Bastille)
► 11 concerts-rencontres (Studio Bastille)



Je ne surveille pas, en réalité, ce type d'astuce (je ne suis pas si pressé de savoir ce que je ferai le 7 juillet 2018 !). Je l'ai simplement repérée grâce à mon excellent réseau de sentinelles éclairantes – en l'occurrence Xavier (et Patzak), sur le meilleur forum musical francophone. Et ne suis que le truchement actif de cette épiphanie impromptue.


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Commentaires

1. Le mercredi 14 décembre 2016 à , par Joël :: site

Joyaux est un ballet de Balanchine en trois parties : Émeraudes (Fauré), Rubis (Stravinsky), Diamants (Tchaikovsky).

2. Le mercredi 14 décembre 2016 à , par Julien

Le premier concert du cycle Tchaïkovski de Philippe Jordan sera donné à Bastille.

3. Le mercredi 14 décembre 2016 à , par DavidLeMarrec

Merci tous les deux !

Effectivement, le premier Tchaïkovski est à Bastille.

Du côté de Balanchine, si j'ai bien suivi le cours accéléré de Grignotages, c'est un ballet à entrées (mais abstrait) destiné à illustrer les trois écoles nationales fréquentées par le chorégraphe : française, américaine, russe. Côté œuvres, je suis allé voir : musiques de scène de Pelléas et Shylock pour Fauré, Capriccio pour piano et orchestre pour Stravinski, Symphonie n°3 pour Tchaïkovski (que j'aurai donc deux fois !). Si c'est dirigé par un chef décent, je me laisserai très probablement tenter !

4. Le mercredi 14 décembre 2016 à , par Philippe C

Par contre, Jewels ne contient pas le 1er mouvement de la symphonie n°3 de Tchaikovsky, que Ballanchine avait jugé indansable... Vous ne serez pas dispensé d'un trajet à la Philharmonie! C'est un ballet magnifique que j'ai eu le privilège de voir danser par le NYCB, je recommande vivement.

5. Le mercredi 14 décembre 2016 à , par Camille

Les femmes brillent une nouvelle fois par leur absence : en dehors de Saariaho... Visiblement, aucune parmi les metteurs en scène. Y en aura-t-il parmi les chefs d'orchestre ? A suivre...

6. Le jeudi 15 décembre 2016 à , par JoPrincesse :: site

Il manque une partie de la saison danse :
- LE grand ballet de Noël : Don Quichotte, du 11 décembre au 6 janvier !
- une soirée Millepied/Béjart (le Boléro, tout de même) du 27 février au 22 mars
- Roméo & Juliette de Sacha Waltz du 10 avril au 3 mai (à ne surtout pas manquer)

7. Le jeudi 15 décembre 2016 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir !

@ Philippe C. :
Oh, en effet, d'autant que le premier mouvement est précisément l'un des plus irrésistiblement dansants (ce qui ne signifie pas qu'il soit dansable, surtout dans cette grammaire-là) ! Il y aura donc fromage et dessert, dans la limite de mes disponibilités du moins. Merci d'avoir prévenu !

@ Camille :
À la décharge des programmateurs, les femmes compositrices, cheffes ou metteurs en scène sont moins nombreuses ; et surtout, l'Opéra de Paris (et le milieu du classique en général) recrute par gamme de notoriété et de cachets avant de recruter par valeur ou par tout autre critère… ayant peu de femmes cheffes ou metteurs en scène fameux, il y a peu de risques qu'elles soient sollicitées. (Et si ça nous évite Queler, Alsop ou Young, ça ne me dérange guère. En mise en scène, il y a en revanche de belles carrières, mais maintenues sur des scènes de prestige inférieur (Louis Moaty fait quand même de bien belles choses, Zambello a ses entrées partout, Mariame Clément et Macha Makeïeff ont été très à la mode…).
Ça me paraît un critère secondaire de toute façon : si on commence à équilibrer toutes les minorités, on se prive aussi d'une liberté de choix pour servir la programmation au plus juste. Que l'Opéra de Paris se serve de cette liberté pour choisir toujours les meilleurs, probablement pas, mais la discrimination se fait au niveau de prestige et de cachet plutôt qu'à l'identité sexuelle, à la couleur de peau ou à la langue d'origine, je le crains.

@ JoPrincesse :
Ce sont les trois ballets annoncés à Bastille… qui figuraient sous le titre « Ballets à Bastille », que tu as dû manquer. :) (promis, je n'ai touché à rien !)
Merci de ta vigilance en tout cas !

8. Le mercredi 21 décembre 2016 à , par keisha

Bonjour,
Il n'y a pas que les lecteurs franciliens avides de ce type d'informations. Certains amateurs de province (oups, de région) le sont aussi. Je constate hélas que l'on ressort un peu les mêmes opéras. Mais certaines œuvres me plairaient bien. Après, il faut se bouger pour avoir des places, surtout quand on préfère venir en matinée.
J'en profite pour signaler que la plupart des salles hors Paris sont moins frileuses et proposent des créations ou des oeuvres moins vues. Avec sans doute moins de moyens, mais un maximum de plaisir.

9. Le mercredi 21 décembre 2016 à , par Marcel Québire

SAISON 2017 – 2018 OPERA DE PARIS

La Veuve joyeuse (15) Bastille du 9/09 au 21/10 - Jorge Lavelli – Jakub Hrusa / Marius Stieghorst
Véronique Gens / Thomas Hampson / José van Dam

Cosi fan tutte (14) Garnier du 12/09 au 21/10 - A-T de Keersmaeker – Philippe Jordan / Marius Stieghorst
Jacquelyn Wagner / Ida Falk Winland – Michèle Losier / Stéphanie Lauricella – Philippe Sly / Edwin Crossley-Mercer
Frédéric Antoun / Cyrille Dubois – Ginger Costa-Jackson / Maria Celeng – Paulo Szot / Simone Del Savio

Pelléas et Mélisande (5) Bastille du 19/09 au 6/10 - Robert Wilson – Philippe Jordan
Etienne Dupuis - Elena Tsalagova - Luca Pisaroni - Franz-Josef Selig

Don Carlos (11) Bastille du 10/10 au 11/11 - Krzysztof Warlikowski – Philippe Jordan
Jonas Kaufmann - Ludovic Tézier - Elina Garanca - Sonya Yoncheva - Ildar Abdrazakov

Falstaff (7) Bastille du 26/10 au 16/11 - Dominique Pitoiset – Fabio Luisi
Bryn Terfel - Franco Vassalo - Francesco Demuro - Aleksandra Kurzak - Varduhi Abrahamyan

La Clemenza di Tito (15) Garnier du 15/11 au 25/12 - Willy Decker – Dan Ettinger
Ramon Vargas / Michael Spyres – Amanda Majeski / Aleksandra Kurzak – Stéphanie d’Oustrac / Marianne Crebassa

De la Maison des morts (6) Bastille du 18/11 au 2/12 - Patrice Chéreau – Esa-Pekka Salonen
Andreas Conrad – Peter Mattei – Stefan Margita - Willard White

La Bohème (12) Bastille du 1/12 au 31/12 - Claus Guth – Gustavo Dudamel / Manuel Lopez- Gomez
Sonya Yontcheva / Nicole Car – Atalla Ayan / Benjamin Bernheim – Artur Rucinski – Arturo Tagliavini – Aida Garifullina

Jephta (8) Garnier du 13/01 au 30/01 - Claus Guth – William Christie (Les Arts Florissants)
Ian Bostridge – Marie-Nicole Lemieux – Philippe Sly – Katherine Watson – Tim Mead

Un Ballo in maschera (9) Bastille du 16/01 au 10/02 - Gilbert Deflo – Bertrand de Billy
Anja Harteros / Sondra Radvanovsky – Marcello Alvarez /Piero Pretti – Luciana D’Intino – Simone Piazzola – Nina Minasyan

Only the sound remains (6) Garnier du 23/01 au 07/02 - Peter Sellars- Ernest Martinez-Izquierdo
Philippe Jaroussky – Davone Tines

Il Barbiere di Siviglia (9) Bastille du 24/01 au 16/02 - Damiano Michieletto – Riccardo Frizza
René Barbera / Levy Sekgapane – Olga Kulchynska – Massimo Cavalletti / Florian Sempey – Simone Del Savio – Nicolas Testé

La Traviata (8) Bastille du 02/02 au 28/02 - Benoît Jacquot – Dan Ettinger
Anna Netrebko / Marina Rebeka – Rame Lahaj / Charles Castronovo – Vitaly Bilyy / Placido Domingo – Virginie Verrez

Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine (7) Garnier du 17/03 au 11/04 - Krzysztof Warlikowski – Ingo Metzmacher
John Relyea – Ekaterina Gubanova –--- Barbara Hannigan

Benvenuto Cellini (9) Bastille du 20/03 au 14/04 - Terry Gilliam – Philippe Jordan
John Osborn – Pretty Yende – Maurizio Muraro – Audun Iversen – Marco Spotti

Parsifal (8) Bastille du 27/04 au 23/05 - Richard Jones – Philippe Jordan
Andreas Schager – Peter Mattei – Anja Kampe – Evgeny Nikitin – Günther Groissböck – Jan-Hendrik Rootering

L’heure espagnole / Gianni Schicchi (10) Bastille du 17/05 au 17/06 - Laurent Pelly – Maxime Pascal
Clémentine Margaine / Michèle Losier – Stanislas de Barbeyrac – Philippe Talbot – Alessio Arduini / Thomas Dolié – Nicolas Courjal Nicola Alaimo – Vittorio Grigolo – Elsa Dreisig – Rebecca de Pont Davies – Philippe Talbot – Emmanuelle de Negri

Boris Godounov (12) Bastille du 07/06 au 12/07 - Ivo Van Hove – Vladimir Jurowski / Damian Iorio
Ildar Abdrazakov – Ain Anger – Evgeny Nikitin

Don Pasquale (12) Garnier du 09/06 au 12/07 - Damiano Michieletto – Evelino Pido
Lawrence Brownlee – Nadine Sierra – Michele Pertusi – Florian Sempey

Il Trovatore (14) Bastille du 20/06 au 14/07 - Alex Ollé – Maurizio Benini
Sondra Radvanovsky / Elena Stikhina – Marcelo Alvarez / Robert Alagna / Yusif Eyvazov – Zelko Lucic / Gabriele Viviani – Anita Rachvelishvili / Ekaterina Semenchuk

10. Le mercredi 21 décembre 2016 à , par David Le Marrec

Bonsoir !


@ Marcel Québire :

Merci pour ces compléments avec une large part de distributions !  Je me suis permis de les déplacer sous l'article correspondant.

Je suppose qu'ils proviennent d'une compilation des sites d'artistes et des confidences à l'italienne (sulemantò) ?  Ils n'apparaissaient pas sur le site en tout cas, au moment de l'erreur fatale.

--

@ Keisha :

Il n'y a pas que les lecteurs franciliens avides de ce type d'informations. Certains amateurs de province (oups, de région) le sont aussi. Je constate hélas que l'on ressort un peu les mêmes opéras. Mais certaines œuvres me plairaient bien. Après, il faut se bouger pour avoir des places, surtout quand on préfère venir en matinée.
J'en profite pour signaler que la plupart des salles hors Paris sont moins frileuses et proposent des créations ou des oeuvres moins vues. Avec sans doute moins de moyens, mais un maximum de plaisir.

Vous avez complètement raison, bien sûr que cela concerne tout le monde ; mais je voulais surtout m'excuser de donner essentiellement des informations de mon secteur géographique, ce n'est pas par dédain du reste du monde… Je livre les saisons quand je les obtiens, mais comme le vivier de fanatiques qui surveillent tout se trouve à Paris, c'est plutôt ceci que je récolte.

Néanmoins, traditionnellement avant le début de la saison, je fais une petite sélection des opéras rares et des belles distributions à voir en France, voire en Europe. Par exemple cette saison.

Je suis d'accord, l'Opéra de Paris justifie mal sa subvention : vu sa facilité à remplir (même avec des tarifs exorbitants), il pourrait oser un peu, juste de temps à autre…

Alors que les autres maisons franciliennes (Favart, Athénée, Bouffes-du-Nord, Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines, Herblay…) et ailleurs en France (Phèdre de Lemoyne à Caen, Le Prophète à Toulouse, La Juive à Strasbourg, Geneviève de Brabant à Nancy, Don César de Bazan à Compiègne et Thaon-les-Vosges, L'Ange de Feu à Lyon, Tistou de Sauguet à Rouen, deux Rota différents à Montpellier et Saint-Étienne…) osent beaucoup plus, avec une sécurité de subvention considérablement moindre !

Et traditionnellement Tours qui explore beaucoup.

11. Le jeudi 22 décembre 2016 à , par keisha

Oui, Favart est une salle chère à mon coeur... Les fans d'opéra n'hésitent pas à bouger, donc ce qui se passe à Paris les intéresse. Surtout si l'on veut découvrir certains interprètes , metteurs en scène, chefs, etc.
Tours ! J'y ai mes habitudes ... La direction vient de changer mais la qualité demeure. Du classique mais aussi du plus rare. Limoges et Angers/Nantes sont intéressants aussi.

12. Le jeudi 22 décembre 2016 à , par DavidLeMarrec

Oui, bien sûr… tous les gens qu'on entend au disque, déjà, il est édifiant de venir les comparer… certaines fois, on comprend enfin pourquoi Untel a du succès (Domingo, même maintenant, c'est d'une présence sonore hallucinante qui ne passe pas du tout aux micros, et explique bien des choses), ou on se rend compte au contraire qu'une belle voix ronde comme il y en a tant actuellement passe mal la rampe… Très révélateur, même sans chercher à en tirer des jugements.

Effectivement, Favart se démène pour offrir du neuf, aussi bien de la création accessible que des morceaux de patrimoines enfouis. L'une des maisons françaises les plus intéressantes actuellement.

D'Angers-Nantes, il y a eu assez récemment un Dialogues des Carmélites qui m'empêche d'en revenir à aucun autre (avec Gillet en Blanche), tout était formidable là-dedans. Avec des moyens moindres, ils ne se sont pas sentis obligés d'embaucher les plus célèbres, mais simplement les plus adéquats, et ça a remarquablement fonctionné.

Bonne poursuite de vos explorations !

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