Carnets sur sol

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[Sélection lutins] Les plus beaux quatuors à cordes


1. Principe

Sur le modèle des symphonies, une liste d'oeuvres que les farfadets de céans ont trouvé particulièrement intéressantes. Avec des astérisques pour les oeuvres les plus remarquées, soit au sein du corpus du compositeur, soit vis-à-vis de l'ensemble du répertoire.

Liste subjective bien sûr, dont l'intérêt ne porte pas tant sur la mention des "grands noms" (difficile de décider où ils s'arrêtent, mais ils avaient quelque peu monopolisé l'attention lors des réactions sur la publication autour des symphonies) que sur les suggestions de découverte. Suggestions qui suivent en l'occurrence uniquement mon goût personnel, mais qui peuvent mener, je crois, sur des veines assez richement pourvues.

Comme pour les symphonies, on remarquera aussi que ce n'est pas là - de mon point de vue - que s'est le mieux réalisée la créativité du second vingtième siècle, bien plus féconde dans les formes libres pour ensemble.

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2. Présents et absents

Les quatuors de Donizetti, par exemple, sont étonnamment bien écrits, pour un compositeur capable de publier des pages d'une grande platitude dans ses opéras - même si certains échappent nettement à la médiocrité. J'en ai sélectionné un seul, mais ils sont tous dans un goût similaire.

On pourra s'étonner aussi de l'absence de Bruckner, Tchaïkovsky, Koechlin, Ropartz et Cras, mais leurs quatuors ne me paraissent pas refléter le meilleur de leur production - surtout concernant Tchaïkovsky, Koechlin et Cras.

Pour Rihm, c'est davantage ma répulsion au Quatuor Arditti qui en est la cause, ayant beaucoup enregistré son oeuvre, qui m'a paru très intéressante, mais dans laquelle je ne me suis pas assez souvent plongé pour pouvoir en faire une recommandation ferme.

L'absence de Gossec, Schumann, Brahms, Smetana, Bruckner, Chausson, Wolf, (les grands de) Bartók, Bridge ou Mossolov est délibérée, n'étant pas très admiratif de leurs réalisations dans le domaine - à part pour Smetana et Bartók, réellement remarquables, où la raison est plus d'ordre idiosyncrasique. Même les quatuors de Langgaard, à qui une notule a pourtant déjà été consacrée, ne paraissent pas tout à fait dignes de figurer dans la glorieuse sélection.

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3. Liste

Depuis 2014, la liste est réorganisée selon la date de naissance des compositeurs.

[Mise à jour du 9 octobre 2012 : Berwald, Czerny, Schumann, Herzogenberg, Hahn, Stenhammar, Bliss, Sollima. Quelques oeuvres fondamentales s'y trouvent, et de compositeurs déjà chers à CSS.]

[Mise à jour du 6 mai 2013 : Mozart, Beethoven, Rigel, Schubert, Burgmüller, Schumann, Janáček, Schmidt, Webern, Schoeck, Bax, Bacewicz.]

[Mise à jour du 28 août 2013 : Wellesz, Ireland, Weigl, Toch, Bliss.]

[Mise à jour du 11 février 2014 : Beethoven, Dvořák, Saint-Saëns, Taneïev, Perosi, Durosoir, Mosolov, Alwyn, Tichtchenko.]

[Mise à jour du 23 février 2014 : Réorganisation par date de naissance des compositeurs. Ajouts chez Boccherini, Schumann, Korngold, Ligeti... et ajustements sur L. Kirchner, Heininen et Hakola.]

[Mise à jour du 5 janvier 2015 : Pavel Vranický (Paul Wranitzky), Gernsheim, Suk, Rawsthorne, L.-E. Larsson… et ajouts chez Herzogenberg et Stenhammar.]

[Mise à jour du 12 octobre 2016 : Luigi Cherubini, Norbert Burgmüller, Christian Frederick Emil Horneman, Eugen d'Albert, Fritz Kreisler, Volkmar Andreae, Ottorino Respighi, Kurt Atterberg, George Gershwin, Alan Rawsthorne, Grażyna Bacewicz, Bo Linde, Georg Katzer, Charles Wuorinen, Daniel Börtz.
Ajouts chez Boccherini, Czerny, Suk, Milhaud et Larsson.
Les nouveautés ont été commentées dans cette notule à part.]

1732 – Haydn – Op.20 n°4, Op.33 n°2,3,4,*5, Op.64 n°*1,5 Op.76 n°1,*3,4,5,6 Op.77 n°1,2
1739 – Dittersdorf – 3
1741 – Rigel – Op.10 n°1,3,6
1743 – Boccherini – Op.15 n°1, Op.58 n°*2,*4
1746 – Cambini – *4,5,6
1756 – P. Vranický – Op.16 n°*4,6
1756 – Mozart – 1,*2,**14,15,19,*21,*22,*23
1760 – Cherubini – 1,2,**3,*4,5,6
1768 – L.-E. Jadin – 2
1770 – Beethoven – *1,2,*3,**4,**5,**6,*7,*8,9,10,*11,**12,*13,*14,**15
1776 – H. Jadin – Op.1 n°*1,*3
1791 – Czerny – **Em, **Dm, Am, D
1796 – Berwald – 1,*3
1797 – Schubert – D.87, D.112, *12,*13,**14,15
1805 – Mendelssohn-Hensel – 1
1806 – N. Burgmüller – *1,2,3,*4
1809 – Mendelssohn – *1,*2,3,4,5,**6,Op.81
1810 – Schumann – 2,*3
1811 – Donizetti – 14
1818 – Gounod – 2
1833 – Brahms – 2,3
1833 – Borodine – *1,2
1835 – Saint-Saëns – 1,*2
1836 – Gernsheim – **Op.31
1838 – Bruch – *1,*2
1840 – Horneman – 1,2
1841 – Dvořák – *1,10,12,*13,*14
1843 – Herzogenberg – *Op.15, Op.63
1843 – Grieg – seul
1845 – Fauré – seul
1854 – Janáček – 1,2
1856 – Taneïev – 1
1862 – Debussy – **seul
1863 – Weingartner – 1
1864 – d'Albert – *1,2
1865 – Magnard – Op.16
1865 – Nielsen – *Op.13, **Op.5, Op.14, Op.44
1869 – Roussel – Op.45
1870 – Lekeu – *Molto adagio, Quatuor
1871 – Zemlinsky – 1,*2,*3,4, *Sätze
1871 – Stenhammar – 3,*4, *Lodolezzi
1872 – Perosi – 13
1874 – Schönberg – *2
1874 – Hahn – *1,*2
1874 – Schmidt – en *la
1874 – Suk – *1,*sib,*2
1875 – Kreisler – la mineur
1875 – Ravel – *seul
1877 – Ladmirault – *la mineur
1878 – Durosoir – 2
1879 – Andreae – *2
1879 – Respighi – **ré mineur, 3
1879 – Ireland – 1,2
1881 – Weigl – 1
1881 – Bartók – 1
1881 – Miaskovski – *1,*3,**4,5
1882 – Hurum – *Op.6
1883 – Bax – 1,2,*3
1883 – Webern – Langsamer Satz, Quatuor de 1905
1884 – Rangström – Notturno alla Hoffmann
1885 – Wellesz – 1,*3
1886 – Schoeck – mvt1905, *Op.23, **Op.38, **Notturno
1887 – Atterberg – *2,*3
1887 – Villa-Lobos – 1
1887 – Toch – **6,8
1891 – Bliss – *la,*1,**2
1892 – Milhaud – **1,2
1897 – Korngold – *1,*2,3
1897 – Fernström – 3
1898 – Gershwin – Lullaby
1900 – Mosolov – 1
1905 – Alwyn – 1
1905 – Rawsthorne – 1, « 4 »
1906 – Chostakovitch – *6,*7,*8,9,**15
1908 – Larsson – 1,*2,*3, **Intima miniatyrer, *Senhöstblad
1909 – Bacewicz – *1,3,*4,6, quatuor pour quatre violons
1910 – Barber – Op.11
1913 – Britten – 2
1919 – L. Kirchner – *1
1923 – Ligeti – *1,2
1926 – Kurtág – **1,*Microludes,**Officium breve
1931 – Nordheim – seul
1933 – Linde – *Op.9
1935 – Katzer – *1,3
1938 – Heininen – *1
1938 - Wuorinen - 1,2
1939 – Tichtchenko – 1,2,*4
1943 – Börtz – *3
1958 – Hakola – *1
1962 – Sollima – Sonnets & Rondeaux


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Je n'ai retenu que des oeuvres disponibles au disque : tout se trouve !

Suggestions et commentaires bienvenus, bien évidemment. La liste ne peut qu'être incomplète.


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Commentaires

1. Le mardi 18 octobre 2011 à , par arnaud bellemontagne

On remarque l'absence d'Alban Berg (à la fois pour le Quatuor op.3 et pour la Suite Lyrique).

Tu n'aimes pas?

2. Le mercredi 19 octobre 2011 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Arnaud !

Oui, ce n'est pas du tout ma tasse de thé. J'enrage un peu de rester à la porte, mais le Berg que j'aime est le Berg fruité et lyrique, aux deux bouts de la chaîne, des Frühe-Lieder et de Lulu.

Celui plus gris et déprimé de la Suite Lyrique, je n'adhère pas du tout. Je n'y trouve même pas l'admiration que crée Wozzeck chez moi - que je trouve beaucoup trop inconfortable pour être écouté en une seule fois, mais qui est magistral néanmoins.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, même en concert. On peut toujours trouver un certain nombre de pièces qui plaisent chez chaque compositeur, mais on ne peut pas être réceptif à 100% des oeuvres de toute façon...

Voilà, désolé. :(

3. Le mardi 1 novembre 2011 à , par antoine

Et Rott, vous n'aimez pas non plus son quatuor?

4. Le mercredi 2 novembre 2011 à , par Cololi

Bon pas de Bartok ... c'est condamnable comme position ça.
Et Haydn op 76 n°2 ?? Mozart n°19 ?
Et Schubert 15 ?

Quand à Villa-Lobos, je rigole car tu as juste mit le plus imédiat de tous :p Va falloir écouter les autres :)

5. Le mercredi 2 novembre 2011 à , par DavidLeMarrec

Bonjour à vous deux !

@ Antoine :

Rott, je n'ai pas (encore) écouté, tout simplement. Les disques, en dehors de la symphonie, ne sont pas si commodes à trouver, et pourtant mon fonds est assez large. Oh, en cherchant bien, si vous m'assurez que ça vaut le détour, je dois pouvoir le trouver. Au pire je peux toujours mettre la partition sur mon piano pour voir à peu près ce que ça donne...

@ Cololi :

Bartók y figure. Je n'ai mentionné que le premier, parce que les autres (quoique absolument remarquables) sont un peu trop complaisamment désespérés à mon goût, on se rapproche du registre de Wozzeck, autre chef-d'oeuvre presque insoutenable de tension. Je n'ai rien contre le sinistre, mais avec un minimum de distance esthétique tout de même.

Pour les autres, c'est délibéré. Non pas qu'ils soient mauvais, mais l'exercice consiste précisément dans des choix. Dans Mozart 19, c'est surtout l'introduction qui est piquante, le reste est tellement plus lisse en comparaison, et de même si l'on compare à ceux que j'ai sélectionnés. Pour Haydn, j'ai cité presque tout l'opus 76, même chose, il faut bien faire des choix, sinon je n'ai qu'à donner les noms de compositeurs et laisser chacun faire son marché. Ou dire tout simplement : "oh, vous voyez, le quatuor, c'est bien". :)

Pour Villa-Lobos, quitte à écouter de la bossa-nova symphonique, autant que ça groove un peu, tout de même. J'aime Villa-Lobos lorsqu'il lorgne vers le Stravinsky des grands ballets, que ça se déhanche un peu, mais sans sirop, comme dans ce quatuor.
Sinon, il peut écrire des platitudes très lyriques ou des choses un peu plus austères mais pas forcément plus inspirées, comme ses autres quatuors, agréables, mais dans le même genre "sérieux pas trop germanique", je me sens plus proche de Fernström.

De toute façon, le principe est moins de soumettre à discussion mes goûts (qui sont ce qu'ils sont, pas forcément bons) que de suggérer des pistes de découverte.
Il n'est pas interdit de contester ma liste, mais je trouve encore plus intéressant de proposer de nouveaux titres pour des raisons positives, plus qu'en regrettant seulement leur absence. :)

Oui, comme tu l'as fait pour Villa-Lobos, en effet.

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Merci pour vos réactions !

6. Le jeudi 3 novembre 2011 à , par antoine

David, si vous mettez à ma disposition la symphonie de Rott par Jarvi, je fais de même (et gratos) pour son quatuor. Marché conclu?

7. Le jeudi 3 novembre 2011 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Antoine,

Comme prévu, je vous transmets de toute façon la bande de la symphonie de Rott dès que je l'obtiens (et si je l'obtiens bien sûr...).

Pour le quatuor, très volontiers, si ce n'est pas un enregistrement commercial. Dans le cas contraire, je suis embarrassé de prendre ainsi un disque sans rémunérer qui que ce soit, en plus je dois bien pouvoir mettre la main dessus d'une façon ou d'une autre.

Bonne soirée !

8. Le vendredi 4 novembre 2011 à , par antoine

Bonsoir David,

Ne vous inquiètez pas, il ne vous en coûtera rien d'autre que de la reconnaissance (d'ailleurs éventuellement réciproque)...

9. Le samedi 5 novembre 2011 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Antoine,

Je parlais des sous des interprètes plutôt que des miens. :) Je vous écris pour que nous voyions tout cela.

10. Le dimanche 30 septembre 2012 à , par Elemer

Merci pour cette liste qui donne envie d'aller écouter plus loin (on se contente si facilement de ressasser toujours le même répertoire !).

Je suis content d'y trouver des oeuvres que j'aime (j'écoute) beaucoup comme le 2 de Zemlinsky ou l'opus 16 de Magnard. Vous vous êtes expliqué sur l'absence de Berg (et s'il n'y a pas Berg, j'imagine qu'il ne peut y avoir Valen) et sur celle de Chausson (que je regrette un peu, son quatuor peut-être sa pièce de musique de chambre que je préfère, après le quatuor avec piano op30). (Et, par curiosité, pourquoi pas le 11 de Beethoven ? ou le 1 de Schoenberg ? Et Dutilleux ?).

Mais assez de pinaillage ! J'ai déjà bien assez à faire avec ce que je ne connais pas... (grâce à vous je découvre la musique de chambre de Cras). J'y retourne !

11. Le dimanche 30 septembre 2012 à , par David Le Marrec

Bonjour Elemer mein,

Enchanté que cette liste soit utile !

- Je n'ai pas inclus Valen parce qu'une liste sélective doit, par définition, ne pas tout conserver, et que, contrairement à ce qu'on pourrait soupçonner, je n'ai guère tenu compte de la rareté pour sélectionner. Mais il est vrai que j'ai beaucoup aimé son Deuxième Quatuor, assez déprimé, avec des couleurs effectivement comparables à Berg, mais pourvu d'une lisibilité bien supérieure. J'ai prévu de mettre la liste à jour rapidement (il faudrait adjoindre, par exemple, les quatuors de Czerny et le Premier de Herzogenberg, de vraies révélations dans leurs styles respectifs). Je devrais peut-être aussi l'ajouter, je vais le réécouter.

- Concernant Chausson, vous citez deux aspects très opposés de son tempérament, avec cet Op.30 lumineux, qui est finalement plus proche de Saint-Saëns et Castillon que du Chausson postwagnérien ou abstrait - pas tant parce qu'il serait conservateur, mais en raison de la clarté de sa construction, de l'immédiateté de ses thèmes. J'aime énormément ce Quatuor avec piano, un des plus beaux représentants du genre à mon goût.
Si le Concert, avec tout son charme auquel je succombe tout de même, n'est pas loin de la texture du sirop, le Quatuor à cordes se trouve sur la rive opposée de la "musique pour musiciens" qui se développe à cette époque. Si l'on voulait un équivalent musical à Mallarmé autre que l'atonalité des deux derniers Ravel, je citerais volontiers ce Quatuor.

- Pour Beethoven, c'est surtout pour ne pas tous les citer, tous admirables à leur façon. Et on n'a pas besoin de moi pour se tourner vers eux, alors je ne me suis pas trop posé de questions. Tout simplement, je le trouvais un peu sinistre au début, et en raison de sa position charnière, je l'ai finalement peu réécouté : avec le 10, ce sont les deux que j'ai le moins fréquentés, et pourtant, quand je le réécoute, je suis complètement admiratif. Une question de circonstances, disons.

- Pour Schönberg, il n'est pas exclu que le fait d'entendre quelque chose de trop aimable quand je suis dans une Schönbergstimmung ait biaisé mon jugement. Je le trouve très beau, mais pas essentiel pour moi. Et pour les suivants, c'est le contraire. Le Deuxième atteint une forme d'équilibre parfait, comme l'Op.9 ou l'Op.16.

- Le quatuor de Dutilleux, c'est plus simple : j'aime pas. Ca ne ressemble pas à Dutilleux, et de toute façon je ne suis pas ébaubi devant Dutilleux. J'aime finalement assez peu de choses chez lui : les mélodies de jeunesse (dont les Cassou), le Concerto pour violon, Mystères de l'Instant et Shadows of Time. Le reste me touche très peu, malgré des essais répétés.

- Pour Cras, ne manquez pas le Trio avec piano, qui est le sommet de sa production chambriste !

Dans le goût du Quatuor avec piano de Chausson et de la musique de chambre de Cras, vous pouvez peut-être également essayer, si ce n'est fait, le Quintette de Le Flem et la Sonate pour violon de Huré (plus proche du Quatuor à cordes de Chausson ou du Quatuor avec piano de Lekeu, peut-être).

Bonne journée !

12. Le dimanche 30 septembre 2012 à , par David Le Marrec

Bien, après réécoute, Valen, non, je ne trouve pas ça suffisamment vertigineux pour lui donner l'onction. Ca reste très écoutable, et même à écouter, mais je n'y trouve pas d'ivresse particulière. En revanche, ça mériterait d'être joué en concert, à cause de sa grande intensité.

Y a-t-il un Quatuor plus intéressant dans sa production, à votre avis ?

13. Le dimanche 30 septembre 2012 à , par Elemer

Eh bien, je ne suis pas encore arrivé au bout que la liste s'allonge... merci pour toutes ces recommandations. Quant à Valen, je ne peux pas vous aider, je ne connais que le 2 (d'une grande intensité effectivement quand bien même l'ivresse est à froid, si j'ose dire).

Bonne soirée !

14. Le lundi 1 octobre 2012 à , par David Le Marrec

Oui, c'est exactement cela !

15. Le mercredi 10 octobre 2012 à , par Jean-Christophe Pucek :: site

Bonjour David,
Allons, j'apporte ma petite contribution à votre liste avec quatre quatuors et demi qui me semblent vraiment mériter que l'on s'y arrête :
- le Quatuor n°1 en fa mineur et le mouvement de quatuor en mi mineur de Félicien David;
- le Quatuor en mi bémol majeur, op. 21 n°3 de George Onslow;
- le Quatuor en mi bémol majeur, op. 2 n°1 de Hyacinthe Jadin;
- le Quatuor en la mineur, op. X n°6 de Henri-Joseph Rigel.
Tous se trouvent assez facilement en disque.
Belle journée à vous.

16. Le mercredi 10 octobre 2012 à , par David Le Marrec

Bonsoir Jean-Christophe,

Merci pour cette visite, j'attends d'avoir entendu le Nabucco de Falvetti pour vous rendre la pareille, mais je n'ai pour l'instant pas eu le temps de m'en occuper...

Vous avez raison pour Rigel, quatuors admirables, mais j'ai pour ma part un faible pour le premier de l'opus 10 - il manque, je l'ajouterai à la prochaine mise à jour. Même chose pour H. Jadin, j'ai essayé de sélectionner ceux qui me séduisaient le plus, mais oui, il n'est pas mal.

Je ne suis pas sûr d'avoir écouté ce quatuor précis d'Onslow, il y a effectivement de belles choses dans ses dizaines de quatuors, j'irai écouter ou réécouter celui-là pour voir.

Enfin, pour Félicien David, j'avais un peu été déçu par le développement, alors que les thèmes sont très prégnants, il faut que je m'y remettre, ça mériterait sans doute d'être signalé.

Somme toute, à part pour ce Hyacinthe Jadin précis, je suis assez d'accord avec vous. Le plus urgent de tout cela est clairement, de mon point de vue, le disque Atma consacré à Rigel, ce label est vraiment une référence impressionnante dans tous les disques de musique de chambre que j'y ai écoutés... Même le Quatuor Franz Joseph, que je ne goûte pas immodérément (nous en avions déjà débattu), est assez remarquable ici : si le son est assez aigre, la tension et la clarté de conception restent admirables.

Merci pour toutes ces pistes, au plaisir de continuer à vous lire.

17. Le mardi 16 avril 2013 à , par Georges

Bonjour à tous et tout d abord bravo à l'administrateur de ce forum...une vraie mine d'or, car bon nombre d’œuvres dans les divers rubrique me sont inconnues. Que de découvertes en perspective. Je ne partage pas toujours les choix qui sont proposés pour les œuvres que je connais mais je respecte entièrement vos gouts. Je commence par la rubrique des Quatuors et propose quelques pépites supplémentaires :
F.Schubert les D112-D703-D804-D810-D887 (désolé mais je n'ai pas la numérotation) le D887 est extraordinaire. Une trés belle intégrale par le Quatuor Auryn
A.Webern : Langsam satz
M.Weinberg : une très belle intégrale par le quatuor Danel un vrai monde à découvrir en parallèle des quatuors de son ami Chostakovitch
P.Glass : n°3 (Par le Quatuor Kronos)
je vais voir les autres rubrique encore bravo

18. Le mercredi 17 avril 2013 à , par David Le Marrec

Bonjour Georges,

Merci pour ce retour très agréable à lire.

Effectivement, pour Schubert, vous citez ceux qui sont objectivement les plus denses ("8"-12-13-14-15). Les deux écrits plus tardivement que le D.112 (d'ailleurs inversés dans l'ordre traditionnel) sont beaucoup plus conventionnels, il me semble. A part le D. 112, ils sont tous très régulièrement programmés et enregistrés.
Effectivement les Auryn chez CPO sont peut-être la meilleure intégrale disponible, mais ce champ est finalement assez sinistré, et ils sont loin d'être les plus passionnants dans les quatuors célèbres.

Effectivement, j'aurais dû ajouter le Webern (Langsamer Satz, ou le Quatuor de 1905). A la prochaine mise à jour !

Je ne suis pas assez amateur de Vainberg pour l'inclure, je l'admets. Un quatuor en particulier à recommander à ceux qui nous lisent (ou à moi-même, pour que je tâche de réviser mon sentiment) ?

Quant à Glass, il se murmure que le Deuxième serait assez différent de sa production habituelle (que je ne supporte pas), mais je n'ai jamais eu le cran d'essayer. J'estime qu'en ayant éprouvé aussi loin que je pouvais Einstein on the Beach (et moi-même), j'avais mérité quelques dérogations. Je crois d'ailleurs que le Troisième est son seul quatuor que j'aie essayé (et j'avais trouvé ça sans intérêt). A quoi dois-je m'intéresser pour la réécoute ?


Merci pour ces compléments !

19. Le mercredi 17 avril 2013 à , par Georges

Concernant M.Weinberg, j'ai découvert ces quatuors avec le n°4 qui m'a immédiatement plus, le 6 est plus dense puissant voir symphonique et le 7. C'est ces trois quatuors que je reviens le plus souvent. Cela ne fait que deux ans que je les ai tous découverts et l'accroche n'est pas toujours immédiate, la récompense commence à venir...

20. Le jeudi 18 avril 2013 à , par David Le Marrec

Nouvelle tentative programmée dans les jours prochains, merci.

21. Le lundi 6 mai 2013 à , par Cololi :: site

A tient oui il manque la Suite Lyrique ! Je t'accorde que ce n'est pas d'une immense limpidité au 1° abord et meme au 2° ou 3°, mais on finit par s'y faire en fait. P etre pas tout à fait aussi bien que le 2° de Schoenberg celà dit c'est vrai.

Et puis on peut rajouter les 7 dernières paroles du Christ en croix de Haydn étant donné que la version pour quatuor émane de lui et qu'elle est assez enregistré ... et que c'est encore plus beau que ses quatuors.

22. Le mardi 7 mai 2013 à , par David Le Marrec

Oui, il en manque beaucoup, puisque seul maître de cette liste demeure mon caprice. Je devrais peut-être ajouter le Troisième de Bartók, tout de même.

La Suite Lyrique, je trouve ça à la fois trop sirupeux et trop désespéré, pas du tout mon genre. Maintenant, un jour, peut-être que j'aimerai... je me suis converti (avec exaltation) il y a finalement peu d'années aux Trois Pièces pour orchestre, que j'avais abhorrées en première audition (et suivantes...).

Je m'explique assez mal ton enthousiasme incondtionnel pour les Sept Dernières Paroles version quatuor... déjà qu'avec les voix c'est très contemplatif (et j'écoute plutôt Buxtehude pour ce type de chose)... avec le quatuor, on sent quand même qu'il manque quelque chose. Un peu comme si on jouait les accompagnements seuls des lieder de Schubert : ça reste superbe et complètement écoutable, mais on sent aussi un petit manque.

23. Le mardi 7 mai 2013 à , par Cololi

La Suite Lyrique sirupeuse ??? Oui c'est entre Vivaldi et Tchaicovsky ^^.

Contemplatif ? Ah oui c'est tout à fait ça ! Et c'est ça qui est génial ! Je connais pas la version pour voix !
Mais pour moi c'est LE chef d'oeuvre d'Haydn clairement.

24. Le mardi 7 mai 2013 à , par David Le Marrec

Vivaldi sirupeux ? Il faut arrêter de fumer du Karajan tout de suite...

Oui, il y a une forme d'ultra-lyrisme, ça sonne presque plus post-post-romantique (un peu dans la veine du premier quatuor de Hindemith) qu'avant-gardisme, par certains aspects. Mais en plus de dégouliner, c'est assez peu séduisant.
Vu l'unanimité au sujet de cette oeuvre, je suis complètement convaincu que j'ai tort - mais je ne vais pas mentir dans MA liste, non mais.


Le chef-d'oeuvre de Haydn, oui, sans doute, après la Création, les quatuors, les concertos, les Symphonies, les Messes, les Saisons et la version vocale des Sept Paroles. :)
Quitte à écouter de l'immobile pauvre, je suis plutôt Morton Feldman.

25. Le mardi 7 mai 2013 à , par Cololi

Mais qu'est ce qu'il faut pas lire :////////////////

(je suis parti me pendre ... David m'a tué)

26. Le mardi 6 janvier 2015 à , par RomainTristan

Chouette billet, plein de découvertes à écouter dans un genre que je connais bien mal.

De mon côté, j'aime beaucoup le quatuor de Messiaen et particulièrement les parties de clarinette.

27. Le mercredi 7 janvier 2015 à , par DavidLeMarrec

Merci !

Cette notule ne concerne que les quatuors à cordes, sinon on ne pourrait pas manquer Messiaen effectivement (même si je l'écoute peu, probablement à cause de son côté un peu esthétisant – j'aime davantage ses œuvres simples de jeunesse comme la Nativité ou l'Ascension, ou plus ascétiques comme les Chants d'oiseaux).

Il existe aussi une liste consacrée aux quatuors pour piano (et cordes). Piano et cordes, car les quatuors incluant des vents sont plus rares, il n'y aurait pas forcément de quoi dresser une longue liste de chefs-d'œuvre — en tout cas, présentement, ça ne me paraît pas si évident.

28. Le samedi 4 novembre 2017 à , par Benedictus

Bonjour, cher David!
Comme j’envisage de me replonger dans des quatuors, je suis en train de compulser ta liste. Quelques petites questions:
1. Ceux de Szymanowski n’y figurent pas? (Il m’avait pourtant semblé que tu étais assez élogieux à leur sujet...)
2. Quand tu dis «Atterberg – *2,*3», il s’agit de l’op. 11 et de l’op. 2 / op. 39 (?) qui figurent sur le disque du Quatuor Stenhammar chez CPO avec le Notturno alla Hoffmann de Rangström?
3. Pour celui de Kreisler, l’enregistrement de Kreisler lui-même en 1935 avec son quatuor peut faire l’affaire ou il y a mieux?
4. Même question pour le Roussel, à propos l’enregistrement du Quatuor Schönberg dans l’intégrale de la musique de chambre chez Brilliant.
5. Tu as l’intention d’ajouter Boris Tchaikovsky à ta liste?
6. Tes préventions contre les «contemporains méchants» dans le genre restent inchangées? (Tu n’as rien reconsidéré au sujet de Nono, Cerha, Maderna, Rihm, Manoury, le dernier Ferneyhough...?)

29. Le samedi 4 novembre 2017 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Benedictus !

♦ Szymanowski :
Oui, ils sont très intéressants, mais comme c'est une liste subjective : ils ne me touchent guère, je trouve toute cette sophistication, toute cette recherche de textures en fin de compte assez grises. Pareil en salle, d'ailleurs (mais je n'y ai entendu que le 2, mollement joué par le Royal Quartet – polonais).

♦ Atterberg :
Exact. Le 2 (l'Op.11) aussi été enregistré par le Quatuor Saulesco chez Swedish Society Discofil, qui sera peut-être plus franc et nerveux pour toi – le Quatuor Stenhammar, sans égal dans ce répertoire, est capté de façon un brin brumeuse dans le disque CPO.

♦ Kreisler :
Une version où l'on entend correctement, par exemple ? :)
Les Brodsky (Challenge Classics) sont merveilleux comme toujours (on dirait que leurs cordes résonnent toujours avec le même rayonnement que si elles étaient jouées à vide… tous leurs disques sont de petits miracles).
À défaut, ça a été gravé par les Kerava (Ondine), et il existe d'autres versions dans un son moderne qui, à défaut d'être exaltantes, doivent être très honnêtes (Artis chez Nimbus, Fine Arts chez Naxos).

♦ Roussel :
Le Schoenberg Quartet·t est une excellente formation ; pas la plus colorée ni nerveuse du marché, mais leurs Schönberg et Zemlinsky chez Chandos constituent de très beaux ensembles. Donc dans Roussel, pas sûr qu'en plus de l'adaptation au style, ils en aient toute la couleur et la nervosité (déjà que je trouve les Via Nova un peu tranquilles). cela dit, ils ont tout pour recevoir ta sympathie, vu leur répertoire aventureux : Chausson, Reger, Schulhoff, B.A. Zimmermann, Ketting, Visman (dans divers albums Etcetera), et pour moi Vermeulen, Vlijmen et même une intégrale Pijper chez Mezhdunarodnaya Kniga Musica !  Avec quand même un gros tropisme Zemlinsky-Schönberg-Berg-Webern-Janáček-Schulhoff.

♦ Boris Tchaïkovski :
Tout à fait, la mise à jour intègrera Boris Tchaïkovski et Robert Still – qui devrait grandement t'intéresser aussi si tu n'as pas testé, un voyage en temps réel au cœur des esthétiques du XXe encore plus frappant que chez Bacewicz, et d'une finition que je trouve remarquable. C'est un le Tyberg des esthétiques du milieu du XXe. :)

♦ Contemporains méchants :
→ Oui, toujours aussi peu convaincu par ces langages, qui privilégient couleurs et textures, dans le cadre beaucoup plus formel du quatuor à cordes. Même chez les compositeurs que j'aime beaucoup ailleurs (Rihm, Manoury, Mantovani…), je trouve ça intéressant, mais absolument pas marquant.
→ Je ne crois pas avoir testé Maderna, Cerha et Nono dans ce répertoire où j'attends peu d'eux – hors certains Nono de toute façon, j'aime bien Maderna plus pour son côté agréable que pour de grandes émotions, et je me sens peu proche de Cerha, très tourné vers les aspects les moins amènes de Janáček-Berg-Schulhoff.
Ferneyhough, effectivement, j'ai trouvé ça moins terrible en réécoutant le Sixième Quatuor récemment, mais de là à le recommander…  C'est amusant, surtout avec partition, mais je n'y entends pas l'intérêt vertigineux que d'autres tirent d'un quatuor : ça pépie de partout, on ne s'ennuie pas ; en revanche le discours est assez impossible à approcher, ne serait-ce que dans la succession formelle (je ne parle même pas de l'harmonie ou du mode de développement, bien évidemment).
→ Le dernier Manoury s'écoute bien. Je n'ai ressenti nul besoin d'y revenir. Quant à Rihm, j'ai réessayé périodiquement – sur le principe, ça a tout pour convenir… Mais rien à faire, je croyais que les Arditti faisaient écran à l'époque où j'ai découvert ces pièces (ils étaient la seule version du marché), pourtant aujourd'hui, même avec les vertigineux Minguet, j'y entends une suite assez arbitraire d'audaces et d'effets, très loin du côté syncrétique et raisonnable qui fait le charme de Rihm. Le lien avec la tradition m'y semble tout à fait distendu, contrairement à ses chœurs, opéras, pièces symphoniques…
→ Pour autant, il n'y a pas que de gentilles musiques tonales comme Sollima dans ma liste XXe : Kirchner (certes moins le 1 que les suivants), Kurtág (évidemment, Nordheim (grand explorateur), Katzer (véritable musique Est-Allemande d'avant-garde…), Heininen, Wuorinen (oui, pas son répertoire le plus radical), Hakola (certes aussi marqué par le folklore et ici Britten)… ce n'est pas du très-méchant avec des crissements, mais on est dans le vrai contemporain bien atonal – qui conserve des liens avec la tradition, ce qui leur permet de ne pas se/me perdre en chemin.

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David Le Marrec


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