Carnets sur sol

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Le Choeur de Radio-France et la romance folklorique liederisée


Concert du jeudi 8 juillet 2010 écoutable en ligne ici (je n'ai pas vérifié le rendu sonore de la captation radio, qui peut toujours révéler un autre type de vérité).

Robert SCHUMANN
Zigeunerleben
Spanisches Liederspiel pour quatuor vocal et piano Op.74 (extraits)

Zoltán KODÁLY
Mátrai Képek
Esti dal
Túrót eszik a cigány

Johannes BRAHMS
% Quatre Chants pour choeur de femmes, deux cors et harpe Op.71
Zigeunerlieder pour quatuor vocal avec accompagnement de piano Op.103

Bis : Extrait de Carmina Burana apparemment.

(Matthias Brauer dirigeait le concert. Billy Eidi, rien de moins, accompagnait au piano - étonnamment fébrile dans le Schumann, d'ailleurs.)

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Inspiré du chant populaire itinérant, un très beau programme : notamment la vie tzigane de Schumann et les extraits à quatre voix de son Liederspiel Op.74 (n°5 "Es ist verraten" et n°9 "Ich bin geliebt") utilisés pour choeur, du Kodály d'inspiration populaire et l'opus 71 de Brahms (Der Gärtner sur Eichendorff, Gesang aus Fingal d'après Ossian...).

En revanche, sur le plan de l'exécution, un rendu assez moyen : de près on perçoit pourquoi le Choeur de Radio-France sonne toujours un peu flou. Les voix sont assez pâteuses (les barytons sont vraiment spectaculaires de ce point de vue), souvent engorgées ou tubées, et le pupitre d'alto n'est vraiment pas juste - voir les unisons du pupitre solo dans les Schumann.
Cela reste bien mieux qu'honnête, évidemment (belle attention à la clarté de la diction notamment, et très bien synchronisée), mais dans ces musiques dépouillées et recueillies, les défauts étaient plus saillants qu'à l'acoutumée.

Petite remarque pratique également : les textes n'étaient présents qu'en traduction, et pour le hongrois de Kodály (d'autant que les parties n'étaient pas clairement sectionnées sur le livret, et que je doute fortement que l'ordre écrit ait été respecté...), c'était une véritable frustration, vu la distance entre les deux langues.
Sinon, toujours un plaisir de disposer d'un livret richement documenté grâce aux concerts de Radio-France, avec les textes (pour Francesca da Rimini, c'était un luxe inouï, avec le bilingue cyrillique).

Salle Olivier Messiaen très vide (nous étions... deux au balcon, le parterre n'était plein qu'aux deux tiers).


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