Carnets sur sol

Aller au contenu | Index des notules | Aller à la recherche

Jean PRODROMIDÈS & Jean PRAT - Les Perses

Après tant d'années, la glorieuse soirée du 31 octobre 1961, où tous les médias d'Etat répétaient en écho et à l'unisson Eschyle, est enfin disponible sur le site de l'INA, pour qui sait chercher. Un peu cher à l'achat (six euros), surtout que le visionnage en est extrêmement protégé et pas franchement pratique, mais c'est désormais et enfin sur le marché.

En fait d'Eschyle, il s'agit d'un oratorio autonome sur le même sujet de Jean Prodromidès, plutôt connu pour sa musique de film. La mise en musique n'a rien de grecque, les trombones y sont fort généreux pour évoquer l'aulos solo des célébrations antiques. Le rôle de la mère Xerxès se trouve, de surcroît, réellement tenu par une femme, contrairement à la tradition antique ; et les masques rigides, bien que stylisés, ne couvrent nullement la bouche en porte-voix. En revanche, les rythmes syncopés propres aux choeurs dans cette oeuvre évoquent l'alternance brève-longue des pieds grecs - il faudrait vérifier dans la partition s'il y a coïncidence entre les mètres -, ce qui est peu naturel au français, mais très aisément applicable en musique.

Le style musical lui-même est plus proche de la tonalité naïve mais fluide d'un Damase ou, plus encore, de la dimension rituelle des Choéphores de Milhaud (musique de scène, cette fois-ci) ; et à certains égards de l'aspect récitatif et scandé de Landowski (Le Fou, Monségur...). En tout cas, très ancré dans une esthétique française très « groupe des Six », dont Prodromidès hérite largement (tout particulièrement du meilleur Milhaud, celui du Pauvre Matelot et des Choéphores).

L'oratorio se compose d'une alternance de récits parlés - dans une veine à la fois narrative et rituelle que Jean Prat puise dans le français simple et profond de son adaptation d'Eschyle - parfois accompagnés d'un lit de cordes inquiètes, et de choeurs chantés à la scansion marquée, archaïsante, plongés dans un déferlement de cuivres et de percussions. Le recueillement des méditations sur le destin de la Perse ou la fièvre des énumérations des guerriers de l'Asie alternent avec les sections chorales, exprimant les sentiments immédiats et paroxystiques des choreutes. Le tout dans une atmosphère de déploration rituelle extrêmement réussie, et vraiment touchante.

De surcroît, comme vous pouvez le noter dans l'extrait vidéo que voici...

--

De surcroît, comme vous pouvez le noter l'extrait vidéo que voici ou dans les photographies, les qualités plastiques de l'image sont assez exceptionnelles (malgré des taureaux à la mode de Dur-Sharrukin, certes plus assyriens que perses à ce qu'il nous en semble), aussi bien la disposition ordonnée des récitants que la qualité du contraste (et ce ciel nuageux !), de plus servies par une réalisation extrêmement inspirée (de Jean Prat), offrant à chaque plan des aspérités extrêmement séduisantes pour l'oeil, touchantes même.

Si les choeurs et l'orchestre philharmonique de la RTF ne déméritent pas, avec leurs caractéristiques propres (des sons assez "droits", mais une incarnation moins distante que de coutume), les acteurs se montrent assez formidables, déployant une technique d'émission et une force de conviction qui paraissent aujourd'hui peu concevables dans des théâtres - à part, précisément, chez des chanteurs d'opéra qui possèdent cette puissance (mais pas toujours la même précision des intentions et de la diction).
François Chaumette, le récitant principal (le Coryphée, en réalité), se distingue en particulier par sa voix abyssale et son phrasé élevé.

Un classique, et à juste titre, dont les lutins vous recommandent la (re)découverte, au moins à travers ces quelques minutes d'extraits - et plus si affinités, tout en sachant que les contraintes techniques du site sont assez lourdes une fois l'achat réalisé. D'autant que tout Prodromidès n'est pas cette trempe. Une de ses rares oeuvres publiées, son opéra Goya, loin du lyrisme postpuccinien de Menotti, propose une prosodie un peu plate et des couleurs assez uniformément grisâtres, plus proche d'un Poulenc des Carmélites un peu répétitif que des Choéphores ou de La Reine morte de Daniel-Lesur.

Profitez donc de l'aubaine - si vous en avez le loisir en ces jours d'intense activité culturelle.


--

Autres notules

Index classé (partiel) de Carnets sur sol.

--

Trackbacks

Aucun rétrolien.

Pour proposer un rétrolien sur ce billet : http://operacritiques.free.fr/css/tb.php?id=1017

Commentaires

1. Le mardi 12 août 2008 à , par lou :: site

Oui, c'est remarquable ! La mise en image est extraordinaire et il me semble que c'était en direct ?
Pour 6 euros, on télécharge et je me doute que c'est lourd, mais c'est dans quel format ? on peut en faire un dvd lisible sur un lecteur classique ? On peut trouver l'enregistrement en dvd ailleurs qu'à l'INA ?
Je sais, votre fidèle lutin n'a qu'à chercher :)

2. Le mardi 12 août 2008 à , par DavidLeMarrec

Oui, en direct sur tout l'audiovisuel public. Et comme la privatisation n'était pas à l'ordre du jour, cela signifie que ce soir-là, on avait le choix entre regarder les Perses, écouter les Perses ou lire les Perses, en gros. Grand moment de sé(r)vice cultu(r)el.

Je te dis pas les conversations au boulot et chez la boulangère, le lendemain ! :-)

--

Je ne sais plus le format, mais il faut s'inscrire sur le site DIVX et identifier le lecteur pour pouvoir en faire usage, alors le gravage, je n'en sais rien. Mais sans doute que si, pour que ce soit exploitable. En DVD ailleurs qu'à l'INA, il faut écrire à France Télévisions... qui à présent doit systématiquement renvoyer au site de l'INA, je le crains... Mais ça ne coûte rien d'essayer.

3. Le mercredi 13 août 2008 à , par lou :: site

Si je comprends bien, au départ, c'est du divx ? pas brillant pour l'INA :/

Pour la boulangère, nous ne devions pas fréquenter la même boulangerie à l'époque ;)

Moi, c'était chez nous et puis chez Madame Maggi, qui ne s'appelait pas Madame Maggi mais tenait la crèmerie à cette enseigne de l'autre côté de la rue (tout en vrac, les oeufs, le lait en bouteille consignée ou bien on pouvait apporter son bidon, le beurre au poids, les yaourts maison en pots consignés, etc.) - une autre époque.

Les commentaires (à Ménilmontant, je te le rappelle, c'était pas à Passy) étaient élogieux : ah ! oui, c'est du théâtre qu'on ne pourrait pas aller voir et puis c'est instructif, surtout pour les enfants, et ça change du théâtre de boulevard - quelques bémols : c'était très long (alors la compression en divx ???) et puis quand ils chantaient, comme ils ne chantaient pas comme aujourd'hui (de l'époque), on ne suivait pas bien, et c'était dommage qu'on ne puisse pas voir la tête des acteurs. L'audimat (pas encore né) a dû dépasser les 95% (il y avait eu depuis plusieurs semaines une préparation psychologique et pédagogique).

Et quand je vois l'extrait en lecture libre, je suis vraiment cloué : une seule prise, montage en direct - aujourd'hui pour la plus minable des séries, on fait 36 prises, on construit le bêtisier, on rentabilise.
Ne pas confondre avec la manie de Robert Bresson de faire plusieurs dizaines de prises : ce n'était pas pour des plantages techniques mais pour la direction d'acteurs ; quand ils étaient épuisés, ils avaient la diction "Bresson" attendue.

Il semblerait que la version INA proposée soit carrément raccourcie de moitié, au moins, si c'est le cas, c'est de l'escroq re:/
A bientôt, David.

4. Le jeudi 14 août 2008 à , par DavidLeMarrec

Merci pour ces nouvelles réactions, Lou.

Il semblerait, oui, que ce soit du DIVX géré par le constructeur lui-même pour en réguler l'usage et la copie (pas encore de vérification d'iris pour empêcher un ami de le visionner chez soi).

Pour la boulangère, nous ne devions pas fréquenter la même boulangerie à l'époque ;)

Pour des raisons largement indépendantes de ma volonté, je n'ai pas de souvenirs des discussions chez ma boulangère en 1961... :-\

Moi, c'était chez nous et puis chez Madame Maggi, qui ne s'appelait pas Madame Maggi mais tenait la crèmerie à cette enseigne de l'autre côté de la rue (tout en vrac, les oeufs, le lait en bouteille consignée ou bien on pouvait apporter son bidon, le beurre au poids, les yaourts maison en pots consignés, etc.) - une autre époque.

Les commentaires (à Ménilmontant, je te le rappelle, c'était pas à Passy) étaient élogieux : ah ! oui, c'est du théâtre qu'on ne pourrait pas aller voir et puis c'est instructif, surtout pour les enfants, et ça change du théâtre de boulevard - quelques bémols : c'était très long (alors la compression en divx ???) et puis quand ils chantaient, comme ils ne chantaient pas comme aujourd'hui (de l'époque), on ne suivait pas bien, et c'était dommage qu'on ne puisse pas voir la tête des acteurs. L'audimat (pas encore né) a dû dépasser les 95% (il y avait eu depuis plusieurs semaines une préparation psychologique et pédagogique).

Etonnant ! Le chant d'opéra les a donc surpris, mais il trouvaient cela positif, alors, un machin instructif... à ceci près que c'était le résultat d'une intense préparation des moyens d'Etat (on hurlerait aujourd'hui) et surtout un marché totalement captif.

Et quand je vois l'extrait en lecture libre, je suis vraiment cloué : une seule prise, montage en direct - aujourd'hui pour la plus minable des séries, on fait 36 prises, on construit le bêtisier, on rentabilise.

Oui, c'est vraiment extraordinaire, et le résultat plastique est assez hors du commun. On n'aurait jamais pu faire ça avec de la couleur...


Oui, comme tu me le disais en coulisses, il semble qu'il manque au moins la moitié de l'oeuvre et de la télédiffusion. Comme je n'ai pu disposer, jusqu'à présent, que de fragments audiovisuels ou simplement sonores n'excédant pas les trois quarts d'heure, je n'ai pas pu déceler le vice (à peine) caché !
Et moi qui me réjouissais de pouvoir enfin tout entendre, après toutes ces années !

Finalement, j'aurais dû réserver mon titre pendards, il aurait parfait ici !

5. Le jeudi 14 août 2008 à , par DavidLeMarrec

[[Ah oui, au passage, attention en entrant l'adresse de ton site, le domaine est en .com, sinon ça donne l'impression que tu as fermé boutique.]]

6. Le jeudi 14 août 2008 à , par lou :: site

Oui, c'est bien http://libellus.over-blog.com
Ces Perses dispersent mon attention...

7. Le samedi 16 mai 2009 à , par Claude Salvaille

Tout ce que je voudrais savoir, c'est c'est possible de se procurer une copie du texte de ce fantastique oratorio.

Je cherche, je cherche mais vainement.

Il doit bien y avoir quelqu'un qui possède ce texte !

Claude.

8. Le samedi 16 mai 2009 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Claude,

Je pense que le plus rapide est encore de le transcrire soi-même depuis l'enregistrement. Vu la qualité de la diction, ça ne pose à peu près aucun problème, y compris pour les choeurs.

9. Le dimanche 26 juillet 2009 à , par Dan Dx

La copie DivX vendue par l'INA est truffée de DRMs et ne peut être visionnée que par le DivX-player disponible sur le site de l'INA et sur l'ordinateur ayant servi au téléchargement. Ordinateur qui doit impérativement, à chaque visionnage, être connecté sur Internet en vue de vérification de vos droits de détention (par l'intermédiaire d'un cookie, je présume).
La vidéo est, par ailleurs, marquée d'un tatouage spécifique à chaque copie téléchargée, ne vous avisez pas de la diffuser sur les réseaux P2P, vous seriez immédiatement repéré! Plus protégé que ça, tu meurs !
Par ailleurs, ça coute "théroriquement" 8 €, mais en fait 10€, somme minimale acceptée par l'INA pour un paiement en ligne ! Ok, ça vous laisse un à-valoir de 4€

Au fait, le DVD est sorti et est diffusé par la FNAC.

10. Le dimanche 26 juillet 2009 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Dan !

Oui, Vartan qui a acquis l'objet était extrêmement embêté pour visionner l'affaire lorsqu'il se trouvait loin d'une connection, sans compter la lourdeur du dispositif...

Il n'était pas question, évidemment, de la partager-pirater en peer-to-peer, mais simplement pour son usage personnel, c'était une gêne considérable.

Merci beaucoup pour l'information sur le DVD, c'est une très bonne nouvelle, parce que ça sera accessible à tous, visible commercialement, et surtout utilisable dans des conditions correctes.

Sachant que l'INA est financé sur fonds publics, c'est une drôle de politique tout de même. Cela dit, au moins, leurs DRMs sont efficaces presque à 100% : peu de gens auront la patience (et le goût du risque juridique) pour les contourner, même pour leur usage personnel. Et en plus, ça concerne peu de gens, puisqu'en plus d'éloigner les pirates, ça éloigne les clients.

11. Le lundi 27 juillet 2009 à , par Dan Dx

Wouaou ! Réponse rapide ! Merci.
D'accord avec ton avis sur la politique de diffusion de l'INA, c'est dissuasif et même répulsif, dirai-je ! Une amie leur a acheté "Le Golem" réalisé par Jean Kerchbron en 67 (encore un chef-d'oeuvre méconnu de la bonne vieille RTF) elle a été longtemps incapable de le visionner autrement qu'en mode dégradé (Pb dû à Vista). Personnellement je suis sous Linux et l'INA ignore, inutile de me fatiguer, ça ne marchera pas !
Au fait, le DVD des Perses est en mono... Ils auraient pu pour 20€ (prix FNAC) faire l'effort de prévoir une piste son DTS ou 5.1 pour restituer l'effet spatial du son arrière, et ben non ! Et mes amis anglophones vont faire la gueule, pas de sous-titres, mais là j'en demande trop, je sais !
Je cherche par ailleurs des infos sur l'audience lors de la première diffusion pour un article sur "Les Perses" que je suis en train d'écrire pour IMDb.com. Il devait y avoir environ 1.500.000 récepteurs de TV en France à cette époque, mais je n'ai pas réussi à en savoir plus, alors merci d'avance ! Au cas où vous ne l'auriez pas deviné, je suis un fan des Perses (j'ai encore le 33 tours de la bande son ! Un collector !) un fan de Prodromidès (J'ai aussi le disque de sa sublime musique pour "Et mourir de plaisir" de Vadim, mais en triste état...) et un adorateur de Jean Prat (son Dom Juan est un chef-d'oeuvre absolu !)

12. Le mardi 28 juillet 2009 à , par DavidLeMarrec

Les sous-titres auraient pourtant pu aider pour les choeurs, surtout pour ceux qui ne sont pas familier de la "couverture" des voix lyriques. J'aime énormément les Perses, mais je n'ai pas de chiffres sur l'audimat... ce qu'il y a de sûr, ce que tout ceux qui ont écouté la radio ou regardé la télé se sont branchés sur les Perses... Ca doit se trouver, si l'estimation a été faite, dans les journaux d'époque, peut-être à tenter dans les archives en ligne des journaux ?

Pour ma part, j'ai simplement des bouts de chandelle, même pas l'oeuvre en entier, même si je l'aime énormément. Je suis moins client du Prodromidès postmoderne tel qu'il se manifeste dans Goya, qui ne m'a pas beaucoup passionné.

Bonne soirée !

13. Le mardi 28 juillet 2009 à , par Dan Dx

Un horrible doute m'étreignant, j'ai consulté la filmographie de J. Prat, et l'effrayante vérité me sauta alors au visage... Dom Juan n'est pas de Jean Prat !

14. Le mardi 28 juillet 2009 à , par DavidLeMarrec

C'est celui de Marcel Bluwal, n'est-ce pas ? Oui, une belle réussite.

N'hésite pas à passer mettre un lien lorsque ton article sera publié sur IMDb, ça intéressera les lecteurs par ici, à mon avis. Et moi le premier, je serai content de te lire.

15. Le mardi 28 juillet 2009 à , par Dan Dx

Promis
.
Bonne Nuit !

16. Le mardi 28 juillet 2009 à , par DavidLeMarrec

A bientôt, donc !

17. Le mercredi 29 juillet 2009 à , par Dan Dx

Voila, voila...

http://www.imdb.com/title/tt0265517/usercomments-1

Bonnes vacances à tous.

18. Le mercredi 29 juillet 2009 à , par DavidLeMarrec

Merci pour cette présentation dans son contexte culturel !

(Attention, les Perses ne sont absolument pas dodécaphoniques, c'est du tonal-modal bien les pieds sur terre, avec même un côté archaïsant.)

19. Le jeudi 30 juillet 2009 à , par Dan Dx

Pas dodécaphonique, tu as raison sans aucun doute, je n'étais moi-même pas sûr de la chose. Je me souvenais juste d'une lointaine interview de Prodromidès où il disait avoir utilisé des éléments inspirés du sérialisme dans cette musique. Et comme sérialisme et dodécaphonie sont souvent associés, j'ai extrapolé...
Je corrigerai !

20. Le jeudi 30 juillet 2009 à , par DavidLeMarrec

Le sérialisme n'est pas évident au premier coup d'oreille, mais ou c'est du sérialisme très modal, ou alors de l'inspiration fort lointaine...

Bizarre, serait-ce un alibi à l'époque où sa musique, justement, commençait à ne plus être diffusable sur les canaux officiels ?

21. Le dimanche 8 mai 2011 à , par blog mariage :: site

Je tombe sur votre blog par hasard et je dois reconnaitre que j'ai beaucoup appris.Merci pour cette leçon sur Prodomides et le serialisme

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte.
Vous pouvez en revanche employer la syntaxe BBcode.

.
David Le Marrec


Bienvenue !

Cet aimable bac
à sable accueille
divers badinages :
opéra, lied,
théâtres & musiques
interlopes,
questions de langue
ou de voix...
en discrètes notules,
parfois constituées
en séries.

Beaucoup de requêtes de moteur de recherche aboutissent ici à propos de questions pas encore traitées. N'hésitez pas à réclamer.



Invitations à lire :

1 => L'italianisme dans la France baroque
2 => Le livre et la Toile, l'aventure de deux hiérarchies
3 => Leçons des Morts & Leçons de Ténèbres
4 => Arabelle et Didon
5 => Woyzeck le Chourineur
6 => Nasal ou engorgé ?
7 => Voix de poitrine, de tête & mixte
8 => Les trois vertus cardinales de la mise en scène
9 => Feuilleton sériel




Recueil de notes :
Diaire sur sol


Musique, domaine public

Les astuces de CSS

Répertoire des contributions (index)


Mentions légales

Tribune libre

Contact

Liens


Chapitres

Archives

Calendrier

« août 2008 »
lunmarmerjeuvensamdim
123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031