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Carnet d'écoutes - Franz SCHUBERT, Die Winterreise (en russe) - Boris Gmyria, Lev Ostrin

C'était là notre surprise, mais en vérifiant, la date de cet enregistrement insolite, certes jamais reporté en CD, il s'avère que nous avons affaire à une communication au public (voire à un enregistrement) en 1965.

Pour vous consoler et vous laisser imaginer, un extrait. Du coup, notre commentaire sera un peu pauvre, puisque nous avions essentiellement prévu une introduction à la mise à disposition de l'enregistrement, ce qui n'est pas tout à fait la même chose qu'un compte-rendu un peu complet...

Voix évidemment grasse, très homogène. Mais pas d'exagérations et/ou de placidité comme on aurait pu le craindre. Les tempi, globalement lents, sont parfois déroutants, comme cette marche dans la neige (Gute Nacht) qui se presse (sans doute les Russes savent-ils mieux ce que c'est que d'être ainsi incommodé...), ou cette girouette (Die Wetterfahne) figée.
Chose amusante, la différence dans la conception vocale de l'objet. Là où la tradition vocale est d'habitude faite de registres hétérogènes, dont l'opposition conditionne l'expressivité (en plus des nuances dynamiques), Boris Gmyria (basse) nous propose une voix comme assise sur un tronc unique d'où émergent des notes timbrées identiquement (et avec un ambitus dynamique relativement restreint). C'est particulièrement sensible dans le sillabando[1] de Rückblick, pris très lent, et où la voix reste totalement en place, sans jamais s'approcher d'une émission un peu plus allégée, plus mixte ou plus parlée.

Notes

[1] Autrement dit le débit rapide, "à la syllabe".

Rückblick (n°8).




Dans d'autres cas, on note même un peu de mollesse pour aller accrocher les aigus un rien détimbrés (Rast) - on ne sort jamais de la posture vocale initiale, à aucun prix.
Quelques arrangements pianistiques (des octaves qui changent d'octave dans Gute Nacht, des harmonies un peu modifiées dans Frühlingstraum), mais qui restent à la marge.

Pas exaltant, mais pas négligeable non plus.

La traduction russe, comme vous le voyez, est assez juste prosodiquement, même dans ces cas difficiles. Une curiosité !


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