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Le disque du jour - IX - Intégrale des mélodies de Debussy (EMI, Dalton Baldwin)



1. La mélodie française

La mélodie française est un univers difficile, plus encore que le lied, sans doute car encore moins opératique, et lié à une poésie rétive à toute action, à tout affect clair, et même dans certains cas absconse. Elle présente la grande difficulté d'exiger une intelligibilité parfaite, et un sens du commentaire qui puisse être utilisé subtilement, sans aucune insistance. Car si la littéralité y est ennuyeuse, la lourdeur y est vulgaire. La ligne vocale est en outre très souvent située dans le passage, et toujours de façon très parlée, sans éclats ni confort pour la voix.
Ajoutons, mais à cela on ne peut rien faire, des poèmes assez peu musicaux et des mises en musique parfois très apprêtées, à la limite de l'affectation, peu naturelles à l'oreille francophone.

On imagine aisément la difficulté pour l'auditeur : d'une part faire preuve d'une attention très précise (et se fondre dans cette esthétique très spécifique), d'autre part dénicher des interprètes à la hauteur de ces pièces éminemment piégeuses.
Seule facilité : les accompagnements fonctionnent assez bien "seuls", c'est-à-dire indépendamment de l'engagement de l'interprète, et leur difficulté nettement plus prononcée que chez les germaniques tend à écarter les chefs de chant les plus littéraux. Pas trop de préoccupations de ce côté-là, donc.


2. La mélodie chez Debussy

Debussy n'écrit pas la mélodie dans le genre de Pelléas, absence d'intrigue dramatique et d'errance mystérieuse oblige. Pas non plus, mais cela on s'en doutera, dans la veine plus opératique de Rodrigue et Chimène, sorte de Tristan français. Pas plus dans le genre très laconique de La Chute de la Maison Usher. Non, il s'agit bien de mélodie, avec ses paroles égales, le fleuve monotone des mots qui s'amoncellent pour faire paisiblement sens.
Il y a bien entendu cette prosodie si particulière, à la fois errante, agile et comme badine. Pourtant, ce qui sonne le plus clairement debussyste réside dans l'acompagnement fluide et perlé, qui le distingue en un instant de n'importe quel autre corpus de mélodies.


Trois Mélodies L.81 - III - L'Echelonnement des haies. Gérard Souzay, Dalton Baldwin.
La mélodie où l'on peut sans doute le plus penser à Pelléas, une exception.


3. Le disque recommandé

Intégrale des mélodies en trois disques, chez EMI.

Y participent Mady Mesplé, Elly Ameling, Michèle Command, Frederica von Stade, Gérard Souzay et Dalton Baldwin.

Les caractéristiques sont uniformément : diction d'une grande clarté, toujours compréhensible (à condition, mis à part chez M. Mesplé et G. Souzay, d'une écoute attentive), parfaite maîtrise prosodique, grande intégrité stylistique, véritable intelligence de cette musique - difficile, on l'a dit.





Mady Mesplé fait montre d'une adéquation stylistique idéale avec cette musique. On songe à Mary Garden avec une meilleure technique, à une évidence héritée de la tradition, mais parfaitement intégrée à sa personnalité musicale. Ce n'est pas en vain qu'on la désigne comme l'une des grandes mélodistes. Cependant, c'est Elly Ameling qui emporte selon mon goût le pompon. Une voix ductile, de texture légère mais dotée d'un corps certain, une grande pudeur expressive mais selon toute apparence une joie presque triomphale à placer les sons dans le masque ; quelque chose d'une fraîcheur, d'une exultation assez enthousiasmantes. Etonnamment, Michèle Command (Mélisande chez Baudo, sa première et plus célèbre intégrale) peine un peu plus à se faire comprendre, et bien que francophone, on repère quelques acidités qu'on aurait plus attendues chez Ameling au passage à la langue française. Le timbre, d'une assez grande beauté, sonne plus proche du mezzo (plutôt du côté de sa Bellangère[1] que de sa Catherine d'Aragon [2]), et le résultat, malgré une petite opacité des couleurs en contraste avec Ameling ou Mesplé, est très réussi. Enfin, même sans être transporté par tout ce qu'a pu faire Gérard Souzay, il faut bien lui reconnaître ici une aisance sans pareille, plus enclin aux piani qu'ailleurs, atténuant ici sa couleur baytonnale qu'il force quelque peu selon les répertoires. Pas dans toutes les pièces, il est vrai : certaines font état d'une voix un peu "poussée".

Dalton Baldwin est égal à lui-même, et vraiment dans un bon jour : jeu très probe, précis et incisif, pas toujours très original mais ici dépourvu de raideur. Un excellent standard, en quelque sorte. Il parvient à donner un très beau relief perlé à ces pièces, son meilleur disque de notre connaissance.

Mon extrait choisi :

"Dans le jardin", sur un texte de Paul Gravollet. Elly Ameling, Dalton Baldwin.
Mélodie assez bouleversante, et nul ne pourra plus insinuer que le talent d'Elly Ameling est purement instrumental - nous avons là les preuves d'un talent véritable de diseuse, dans ce répertoire si délicat - et pas dans sa langue maternelle.


On comprend pourquoi ce coffret est recommandable : en plus d'être une intégrale (et très peu chère), il propose des interprétations excellentes de façon homogène. La variété des interprètes, habilement regroupés ou entrecoupés, soutient en outre l'attention.
Un autre disque que j'aime beaucoup est celui de Dawn Upshaw, pour les couleurs incroyables distillées avec grand art. Le français n'est pas mauvais mais le texte inintelligible (trop flou). Une autre vision, dépourvue d'angles, faite d'aplats surprenants. Pas très en style, mais assez stimulant.


4. Contenu et catalogue

Le coffret (actuellement disponible pour 20€ chez le vendeur en ligne quasi-philanthropique Amazon) comprend, toujours accompagné par Dalton Baldwin :


CD1
1. Nuit d'étoiles ("Nuit d'étoiles, sous tes voiles"), L.4 (3:12) - Ameling
2. Fleur des blés ("Le long des blés que la brise fait onduler"), L.7 (2:02) - Ameling
3. Beau soir ("Lorsque au soleil couchant les rivières sont roses"), L.6 (2:18) - Souzay
4. Mandoline ("Les donneurs de sérénades"), , L.29 (1:23) - Souzay
5. La belle au bois dormant ("Des trous à son pourpoint vermeil"), , L.74 (3:49) - Command
6. Romance ("Voici que le printemps, ce fil léger d'avril"), , L.52 (2:48) - Mesplé
7. Paysage sentimental ("Le ciel d'hiver si doux, si triste, si dormant"), , L. 45 3:43 - Mesplé
8. Triolet à Phillis ("Si j'étais le zéphyr ailé"), L. 12 2:01 - Mesplé
9. Rondeau ("Fut-il jamais douceur de coeur pareille"), L. 30 2:50 - Mesplé
10. Pantomime ("Pierrot qui n'a rien d'un Clitandre"), L. 31 2:11 - Mesplé
11. Clair de lune ("Votre âme est un paysage choisi"), L. 32 2:46 - Mesplé
12. Pierrot ("Le bon Pierrot que la foule contemple"), L. 15 1:35 - Mesplé
13. Apparition ("La lune s'attristait"), L. 53 3:37 - Mesplé
14. Rondel chinois ("Sur le lac bordé d'azalée"), L. 17 3:49 - Mesplé
15. Aimons-nous et dormons ("Aimons-nous et dormons, sans songer au reste du monde"), L. 16 2:45 - Mesplé
16. Jane ("Je pâlis et tombe en langueur"), L. 19 2:53 - Mesplé
17. En sourdine (première version), L. 28 3:08 - Mesplé
18. Romances (2), L. 79 4:36 - Mesplé & Command
19. Les Angélus ("Cloches chrétiennes pour les matines"), L. 76 2:07 - Command
20. Dans le jardin ("Je regardais dans le jardin"), , L. 78 2:19 - Ameling
21. Mélodies (3), , L. 81 6:19 - Souzay
22. Fêtes galantes (3), , Set I, L. 80 7:10 - Ameling

CD2
23. Poèmes (5) de Baudelaire, , L. 64 25:39 - Command
24. Proses lyriques (4), , L. 84 18:53 - Ameling
25. Ariettes oubliées (6), , L. 60 16:07 - von Stade

CD3
26. Chansons de Bilitis (3), , L. 90 8:37 - Command
27. Fêtes galantes (3), , Set II, L. 104 8:18 - Souzay
28. Chansons de France (2), , L. 102: I. Rondel. Le Temps a laissié son manteau 1:07
29. Chansons de France (2), , L. 102: II. Rondel. Pour ce que plaisance est morte 2:25
30. Le promenoir des deux amants, L.118 6:59 - Souzay
31. Ballades de François Villon (3), L.119 10:55 - Souzay
32. Poèmes (3) de Mallarmé, , L. 127 7:20 - Ameling
33. Noël des enfants qui n'ont plus de maison, , L. 139 2:30 - Ameling

Notes

[1] _Ariane et Barbe-Bleue_ de Dukas, direction Armin Jordan.

[2] _Henry VIII_ de Camille Saint-Saëns, direction Alain Guingal.


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Commentaires

1. Le samedi 16 septembre 2006 à , par Bajazet

Ben, vous ne dites rien de Von Stade, Majesté ? J'ai entendu ce coffret à sa sortie, dans mon souvenir c'est Von Stade qui m'avait le plus séduit, malgré le flou bien connue de sa diction, mais ce timbre et cet esprit tellement en adéquation avec la poésie languide des Ariettes oubliées...

Mesplé est une artiste de première force (quand je pense que j'ai récemment lu sur un forum d'opéra qu'elle était "conne comme une enclume" et donc incapable de rien faire du texte...), mais il faut digérer la qualité très particulière du timbre et du vibrato, et j'avoue ne m'y être jamais fait !

Il est probable que le projet de cet enregistrement doive beaucoup à Baldwin, grand amoureux de la mélodie française.

2. Le samedi 16 septembre 2006 à , par DavidLeMarrec

Gute Nacht, gute Nacht !


Ben, vous ne dites rien de Von Stade, Majesté ?

Ah oui, c'est exact. Significatif sans doute. :-) Il faut dire qu'elle ne chante que les Ariettes.


J'ai entendu ce coffret à sa sortie, dans mon souvenir c'est Von Stade qui m'avait le plus séduit, malgré le flou bien connue de sa diction, mais ce timbre et cet esprit tellement en adéquation avec la poésie languide des Ariettes oubliées...

Il faut lui reconnaître quelque chose de très troublant, c'est exact. Mais le français est encore plus déformé qu'à l'accoutumée, le ton est un peu plaintif, je ne suis pas très client. C'est pour large part une affaire goût, puisque je ne l'apprécie guère, même en grande forme. Si, elle chante magnifiquement l'anglais, mais elle en a malheureusement assez peu à son répertoire.
Tiens, elle aurait peut-être pu chanter les victoriens avec bonheur. Je me repais régulièrement de ce disque, il faudra que j'en cause par ici.


Mesplé est une artiste de première force (quand je pense que j'ai récemment lu sur un forum d'opéra qu'elle était "conne comme une enclume" et donc incapable de rien faire du texte...),

Vous avez de fort mauvaises fréquentations.
Elle a fait des merveilles dans l'opéra comique, et ce n'est pas une mince affaire. Et dans la mélodie, sa grande réputation n'est nullement usurpée.


mais il faut digérer la qualité très particulière du timbre et du vibrato, et j'avoue ne m'y être jamais fait !

Eh oui, lorsqu'on aime les voix qui ont du corps, du caractère dramatique, c'est un peu dur. Me concernant, ça passe comme une lettre à la poste, j'ai toujours aimé les rossignols, surtout lorsqu'ils chantent les albatros.


Il est probable que le projet de cet enregistrement doive beaucoup à Baldwin, grand amoureux de la mélodie française.

Oui, et il est bien plus à son aise ici que dans ses Schubert assez sévères.
Cela dit, son disque Duparc avec Norman (drôle d'idée, au passage) m'a vraiment laissé sur ma faim, franchement impersonnel.

3. Le lundi 18 septembre 2006 à , par kfigaro :: site

Je n'ai pas cette intégrale et dans ce que tu cites, je connais surtout pas mal de mélodies (Ariettes, Poèmes de Baudelaire...) par Dawn Upshaw, qui sont comme tu dis dans un style très "coloré" (et moi aussi je les adore, même si le français laisse un peu à désirer).

Par ailleurs, je considère les "Chansons de Bilitis" comme les plus belles mélodies jamais écrites (je les ai étudiés et même chanté un peu en amateur ;-))...

4. Le mardi 19 septembre 2006 à , par DavidLeMarrec

Dawn Upshaw s'était faite assassiner unanimement pour une Blanche de la Force (Dialogues des Carmélites) au français toujours aussi singulier, mais quel rayonnement, elle transfigurait la chape grisâtre qui recouvre cette musique - alors, dans Debussy, qui n'est pas le dernier à inventer de couleurs !

Par ailleurs, si la prononciation est floue, les intentions, elles, sont tout à fait intéressantes.


Par ailleurs, je considère les "Chansons de Bilitis" comme les plus belles mélodies jamais écrites (je les ai étudiés et même chanté un peu en amateur ;-))...

Rien que ça !

Je les travaille aussi en ce moment. Les poèmes de Pierre Loüys sont un brin lourdingues (particulièrement la pachydermique Flûte de Pan), mais c'est intéressant au point de vue du parti musical qu'en tire Debussy.

Sinon, mes préférences, s'il fallait absolument en citer quelques-unes, se tourneraient plutôt vers :
- les poèmes de l'Intermezzo de Heine (Ropartz) ;
- Sainte, Les grands vents venus d'outre-mer et les Mallarmé (Ravel) ;
- les Saint-Saëns ;
- les Chansons de Don Quichotte d'Ibert ;
- le Bestiaire (Poulenc) ;
- Dans le jardin (Debussy) - et les Chansons de Bilitis, n'était le texte.

Moins de conviction pour Liszt (les Hugo), Fauré (La bonne chanson, on fait dans le classique), Chausson (les Shakespeare) ou les divers Chabrier (Catulle Mendès, ou les comiques).

J'en oublie sans doute beaucoup. Il y a ceux qui ne sont vraiment pas enthousiasmants (Gounod par exemple, bien fade), ceux sur lesquels je n'ai pas encore pu mettre la main - les partitions des Ernest Reyer (mélodies isolées), Jean Hubert (le recueil Les Amphores, d'après Catulle Mendès)...

5. Le jeudi 21 septembre 2006 à , par kfigaro :: site

Je les travaille aussi en ce moment. Les poèmes de Pierre Loüys sont un brin lourdingues (particulièrement la pachydermique Flûte de Pan), mais c'est intéressant au point de vue du parti musical qu'en tire Debussy.


lourdingue au sens de l'érotisme un peu trop évident tu veux dire ? ;) personnellement j'adore même les poèmes de Loüys dans ses pièces, j'ai déniché relativement récemment une réédition d'un recueil érotique signé de Loüys, et je te garantis qu'à ce niveau il y a bien pire que lui (Appolinaire était parfois plus lourd par exemple) ! ;)

quant au reste de ta liste, à part les Mallarmé et "Sainte" de Ravel, j'avoue là encore une inculture totalement crasse malheureusement mais je note pour les prochaines années... (parce qu'un jour, voire une heure chez toi fait au moins une année pour moi, nous ne naviguons pas dans le même "espace-temps" ni la même planète, mais j'aimerai bien être sur la tienne parfois !! :O> LOL !! )

6. Le jeudi 21 septembre 2006 à , par DavidLeMarrec

lourdingue au sens de l'érotisme un peu trop évident tu veux dire ? ;)

Evident n'est pas le problème, c'est plutôt le martelé qui me chagrine.

il m'a donné une syrinx faite de roseaux bien taillés, unis avec la blanche cire qui est douce à mes lèvres

comme le miel.On aurait pu par exemple supprimer les parties que je mets en italique, l'allusion aurait été tout aussi claire, et un peu moins éléphantesque.
Cela dit, le décalage avec la musique précieuse de Debussy crée un effet comique tout à fait saisissant. J'avais une conscience si aiguë de mon ridicule que je n'ai pu achever, même en m'y reprenant une dizane de fois, la première page lors de mon premier déchiffrage - il est vrai en public, donc d'autant plus amusé par la réception de la chose.

Cela dit, on s'y habitue. Mais il faut bien le reconnaître, je suis plus sensible à la poésie allemande (ou anglaise), à sa maîtrise impressionnante de l'affect (choisi très précisément), à sa force rythmique, qu'à la tradition française, d'un flou un peu plus ronronnant (langue oblige) et avec des sujets qui attirent nettement moins mon attention.
Le cas de Baudelaire (poèmes en vers) est assez éloquent de ce point de vue : grande maîtrise de la langue, mais je n'y reviens guère par plaisir, tant les tristesses du poète, la méditation via ses conquêtes, l'éloge du vin sont des sujets qui m'inspirent peu de prime abord. Tout en reconnaissant avec respect les grandes réussites qu'on y trouve.

A vrai dire, je suis très sensible à la poésie fortement rythmée (donc pas si fréquente en français). La Fin de Satan de Hugo, oeuvre au martèlement démentiel, une immense réussite, d'un souffle épique à ma connaissance inégalé. Ou les petits poèmes en prose de Baudelaire, finement ciselés, plus badins que bavards.


personnellement j'adore même les poèmes de Loüys dans ses pièces,


J'avais cru le comprendre. 8-)


j'ai déniché relativement récemment une réédition d'un recueil érotique signé de Loüys, et je te garantis qu'à ce niveau il y a bien pire que lui

Je te crois très volontiers. Ce n'est d'ailleurs qu'épisodique, Bilitis ne s'y réduit pas.

(Appolinaire était parfois plus lourd par exemple) ! ;)

On peut penser aussi à certaines contributions de Verlaine... mais elles sont très maîtrisées formellement. Et malgré l'insistance, martellement n'est pas le mot.

Pour que l'allusion ait de la valeur, il faut qu'elle demeure coquette - allusive, en somme.


quant au reste de ta liste, à part les Mallarmé et "Sainte" de Ravel, j'avoue là encore une inculture totalement crasse

Tu devrais essayer les Debussy et Ravel que je propose, mais aussi le Ropartz, les Ibert (pas forcément DQ, d'ailleurs). Tout ça devrait te plaire. Je donne les références dans l'article. Ca fait moins d'une demi-heure de musique. En revanche, ça fait plusieurs disques à trouver et acheter (parce que je doute de la présence des Ropartz ou même Ibert à Limoges - et même à Bordeaux, pour Ropartz).


malheureusement mais je note pour les prochaines années... (parce qu'un jour, voire une heure chez toi fait au moins une année pour moi, nous ne naviguons pas dans le même "espace-temps" ni la même planète, mais j'aimerai bien être sur la tienne parfois !! :O> LOL !! )

Tu y es le bienvenu. :-)

7. Le vendredi 22 septembre 2006 à , par kfigaro :: site

même en m'y reprenant une dizane de fois, la première page lors de mon premier déchiffrage - il est vrai en public, donc d'autant plus amusé par la réception de la chose.


donc tu chantes en amateur ? (tu ne me l'as jamais dit en fait)

je suis plus sensible à la poésie allemande (ou anglaise), à sa maîtrise impressionnante de l'affect (choisi très précisément), à sa force rythmique, qu'à la tradition française, d'un flou un peu plus ronronnant (langue oblige) et avec des sujets qui attirent nettement moins mon attention.


oui j'avais cru comprendre ;)

culture latine oblige, moi c'est l'inverse, je suis fasciné par la poésie française (même érotique ;)), n'ayant jamais appris l'allemand, je dois louper plein de choses là encore mais faute de temps, je ne peux hélas pas me permettre d'apprendre une autre langue à mon âge, ou alors c'est le divorce, les larmes LOL !!...

Pour que l'allusion ait de la valeur, il faut qu'elle demeure coquette - allusive, en somme.


je suis toujours fasciné par ton raffinement et surtout ton sens du détail, franchement ça me gène de te (re)dire mais tu m'ébouriffes perpétuellement !! je me sens tellement superficiel à côté ;)

Tu devrais essayer les Debussy et Ravel que je propose


oui ça ils l'ont à la médiathèque...

En revanche, ça fait plusieurs disques à trouver et acheter (parce que je doute de la présence des Ropartz ou même Ibert à Limoges - et même à Bordeaux, pour Ropartz).


je confirme ;) je vais quand même un jour chercher, sur les radios aussi...

Tu y es le bienvenu. :-)


je sais bien mais hélas... c'est presque demander à un infirme de graver les marches menant à l'Olympe (bon j'exagère je sais, mais à peine !!!! ;-))

en tout cas je suis ravi que tu te sois décidé à te jeter dans la "fosse aux lions" du forum DVDClassik (je ne sais pas comment tu as fait pour me dénicher là bas ? je n'en reviens pas car j'y suis revenu uniquement il y a peu de jours !!) ;) le débat houleux continue de plus belle d'ailleurs, merci encore pour tes contributions non seulement d'une érudition rare et en plus d'une clarté tout aussi exceptionnelle !!

David : le Rohmer (un cinéaste que je te conseille ;)) de la musicologie ! :-)

A +

8. Le vendredi 22 septembre 2006 à , par DavidLeMarrec

donc tu chantes en amateur ? (tu ne me l'as jamais dit en fait)

Je pensais que tu le savais. Je chante et j'accompagne, oui.


culture latine oblige, moi c'est l'inverse, je suis fasciné par la poésie française (même érotique ;)), n'ayant jamais appris l'allemand, je dois louper plein de choses là encore mais faute de temps, je ne peux hélas pas me permettre d'apprendre une autre langue à mon âge, ou alors c'est le divorce, les larmes LOL !!...

C'est une vraie question. Et tu hésites encore ? :D


je suis toujours fasciné par ton raffinement et surtout ton sens du détail, franchement ça me gène de te (re)dire mais tu m'ébouriffes perpétuellement !! je me sens tellement superficiel à côté ;)

Je vais finir par ne plus écrire qu'en écarlate, tu me gênes.

Tu te sous-estimes beaucoup, je crois. Il n'est que de voir le succès de ton carnet.


oui ça ils l'ont à la médiathèque...

Ca prendre juste quelques minutes. ;)


je confirme ;) je vais quand même un jour chercher, sur les radios aussi...

Pour le Ropartz, ne te fatigue pas, c'est introuvable à part sur les deux disques dont j'ai parlé.


en tout cas je suis ravi que tu te sois décidé à te jeter dans la "fosse aux lions" du forum DVDClassik (je ne sais pas comment tu as fait pour me dénicher là bas ? je n'en reviens pas car j'y suis revenu uniquement il y a peu de jours !!) ;)

J'ai mes petits secrets. C'est toi qui m'as fait découvrir le lieu, en réalité... D'ailleurs je n'y serais pas intervenu sans ton appel du pied. ;)


le débat houleux continue de plus belle d'ailleurs, merci encore pour tes contributions non seulement d'une érudition rare et en plus d'une clarté tout aussi exceptionnelle !!

David : le Rohmer (un cinéaste que je te conseille ;)) de la musicologie ! :-)

N'en jetez plus ![/red]


Enfin, cela dit, tu reviens quand tu veux, hein. :D

9. Le dimanche 27 mai 2007 à , par DavidLeMarrec

Il faut peut-être préciser que le coffret Fauré par les mêmes est plutôt à éviter, puisque la caractérisation un peu paresseuse de Souzay, avec son son un peu gros, et la diction fidèle mais floue d'Ameling non seulement sont à un niveau moindre que dans ce coffret Debussy, mais se prêtent assez mal à Fauré - qui ne peut bénéficier de cette forme d'abstraction dont se repaît Debussy.

10. Le samedi 25 août 2007 à , par jdm

kfigaro :
j'ai déniché relativement récemment une réédition d'un recueil érotique signé de Loüys, et je te garantis qu'à ce niveau il y a bien pire que lui (Appolinaire était parfois plus lourd par exemple) ! ;)

Comment cela ! Guillaume a commis un ouvrage d'édification des masses pour la "repopulation", Les Mamelles de Tirésias, 1917, un "drame surréaliste", selon sa préface [et c'est la première occurence du terme]. Certes, la repopulation ne va pas sans quelque service sessuel, sans le superflu des érochoses. Respect, aujourd'hui encore, nous avons besoin de petits soldats. N'y aurait-il pas quelque humour dans le propos de G. A. ?
Bon, là, j'ai une montée de lé qui m'attend, faut bien retapisser de temps en temps.
LOL
[[please, David, réponds à ma demande par e-mail]]

11. Le samedi 25 août 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

C'était bien Christian et Louÿs ! Evidemment, à force d'écouter ses sauvages lascifs, ses indigènes licencieux, voilà ce qui arrive !

Et merci de bien le reciter, manière d'améliorer le référencement de cette page hautement immorale. [souriard qui gourmande Jdm]


N.B. : L'abbé Bethléem condamne la lecture de CSS par les jeunes filles.

12. Le samedi 25 août 2007 à , par jdm

Et merci de bien le reciter


De rien, de rien, tout le plaisir est pour moi.



---Smiley signifiant que c'est DLM qui a commencé---

En effet, ce n'est pas parce qu'on trouve de drôles de choses lors d'une recherche anodine qu'il faut s'en vanter immédiatement auprès de toute la création ! Ainsi, comme je ne retrouvais plus le titre d'un agréable Intermède (pourtant présenté sur CSS) dont je savais seulement qu'il avait été composé par un philosophe, qu'il y était question d'une bergère et que le poète musicien en parlait dans ses Confessions, j'ai tranquillement tapé "rousseau confessions bergère" dans mon fouineur et j'ai trouvé ceci, qui, en 9è ligne, pour le moment, nous reconduit là d'où nous sommes partis.
Ne me remerciez pas, cher David, tout le plaisir est pour vous ;)

13. Le samedi 25 août 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

Réponse ici.

14. Le samedi 25 août 2007 à , par jdm

;)

15. Le samedi 25 août 2007 à , par DavidLeMarrec :: site

Bien, ça suffit !

16. Le samedi 25 août 2007 à , par jdm

que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse !

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