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#ConcertSurSol #45 : Saint-Saëns, Stravinski, Silvestri par Măcelaru


#ConcertSurSol #45

Très ému par ce concert du National de France
avec Bertrand Chamayou : 3 œuvres très rares et hautement roboratives, 1 interprétation pleine de vie qui révèle la Première de Saint-Saëns (même avec Martinon c'était pas convaincant). Cristian Măcelaru est un magicien !
Rare d'entendre un programme aussi entièrement renouvelé et à ce point abouti, j'en suis sorti très impressionné : la saison prochaine, je réserve mes jeudis à l'ONF et je déserte la Philharmonie !Image
Le déhanché du concerto pour vents et piano (que cet alliage fonctionne bien !) de Stravinski, mâtiné de ragtime et foxtrot, est une petite folie douce très revigorante pour débuter.
Vraiment un équivalent (en plus réjouissant, à mon sens) du Concerto de sol de Ravel, avec son mouvement lent très lyrique au piano et ses éclats de jazz mordant un peu partout.
Le III ajoute, petit cadeau suprême, plein de thèmes conservateurs (de vrais motifs bien diatoniques que je n'ai pas identifiés) qui surnagent dans le joyeux tumulte. 🥳 

En bis, La Fille aux cheveux de lin de Debussy, qui permet de se faire une image de sa future approche des 20 Regards sur l'enfant Jésus de Messiaen, au Théâtre des Champs-Élysées .

(Pas forcément le style d'interprétation que j'espérais, mais rien que le mettre à l'honneur contribue beaucoup… !) 
Reconnaissant à Chamayou, et aux quelques artistes célèbres qui le font, de prêter leur nom à des concerts qui mettent en valeur d'autres aspects du répertoire (Concerto 2 de Saint-Saëns la semaine dernière…). 

¶ Enthousiasmé par la découverte des Trois pièces pour cordes de Constantin Silvestri, qui échappe à l'attraction de Bartók (chez la quasi-totalité des compositeurs hongrois et roumains pour cordes) : le folklore est très présent, mais remarquablement joueur, quantité de bifurcations, de superpositions, de surprises… dans une langue très avenante, marquée par le folklore (et la Sérénade pour cordes de Tchaïkovski).

Premier mouvement particulièrement abouti, et avec le mordant imprimé par Măcelaru, jubilatoire ! 

¶ Pour la Première de Saint-Saëns, la structure d'ensemble et la qualité thématique sont magnifiées par la transparence et l'urgence de la direction, vraiment grisant ! 
Le matériau de départ n'est pas mal du tout, c'est surtout l'orchestration en doublures à la Schumann qui empêche de bien entendre au disque. 



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