Carnets sur sol

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Le grand tour 2021 des nouveautés – épisode 2 – contemporains de Beethoven (inspirés en plus) : Gossec, Salieri, A. Romberg, Druschetzky, Dotzauer, A. Vranický, Vorišek, Rejcha…


Cette fois-ci, je tente d'inclure mes commentaires (au format brut, pour gagner quelques heures de mise en page) dans la notule en plus de renvoyer vers le tableau – considérant que la précédente livraison n'a suscité aucune réaction, j'en déduis que le format était moins pratique. Pour autant, je souhaite conserver mon temps de notulage pour les sujets gourmands en énergie que j'ai décidé de favoriser cette année. Donc pas d'apprêts, mais le contenu brut en annexe du corps de notule, en plus du tableau mis en page que vous pourrez toujours récupérer.

Que retenir de la seconde moitié de janvier et de la première de février ?

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Beaucoup de contemporains de Beethoven remarquablement en verve : Gossec (La Nativité), Salieri (Armida), A. Romberg (Symphonies 1 & 2), Quatuors hautbois-cordes de Dotzauer (et Druschetzky), concertos d'Antonín Vranický (deux altos), Rejcha (cor), Vorišek (triple), un rare de Beethoven (violon en ut).

Côté interprétations, de très belles versions de symphonies de Haydn (Gardino-Antonini), Beethoven (n°3, ONDIF-Scaglione), Sibelius (n°3, Bergen-Gardner), de motets de Josquin (Stile Antico), d'airs sacrés divers (Rebeka), d'arie verdiane (Tézier). Et même une nouvelle version du Quintette avec hautbois de Dubois, par Triendl !

Hors nouveautés, je me suis régalé des Victoria de The Sixteen (pureté, souplesse, expression verbale, résonance !), des lieder chambristes bizarres de Schoeck, des mélodies et poèmes symphonies de Cecil Coles, de la musique symphonique de Heiniö.

Et puis dans mes réécoutes, Corrette (le Phénix), Vaňhal (Double concerto pour bassons), Kreutzer (La mort d'Abel), Ropartz (Requiem) et tant d'autres choses.

Le fichier est ici : format ODS (Open Office) ou XLS (Microsoft Office). J'espère qu'il vous sera lisible et utile.

La légende
Du vert au violet, mes recommandations…
→ * Vert : réussi !
→ ** Bleu : jalon considérable.
→ *** Violet : écoute capitale.
→ ¤ Gris : pas convaincu.
(Les disques sans indication particulière sont à mon sens de très bons disques, simplement pas nécessairement prioritaires au sein de la profusion de l'offre.)

Liste brute :




Nouveautés : œuvres

** A. Romberg – Symphonies 1,2 + Ouv Die Großmut der Scipio – Gelderland & Overijssel O, Kevin Griffiths (CPO déc. 2020)
→ Très belles œuvres postclassiques, d'une grande fluidité, pourvues de belles intuitions mélodiques.
→ Kevin Griffiths est beaucoup plus convaincant que l'autre Griffiths qui officie chez CPO avec une tendance à l'interprétation tradi un peu trop prononcée. Bel orchestre aussi, plein de moelleux, et splendidement capté comme toujours chez CPO.
→ Écouté six fois de suite.

** Gossec – Nativité (La) / Christe Redemptor / Messe des Morts – Ex Tempore, Les Agrémens, Mannheimer Hofkapelle, Heyerick (CPO 2021)
→ Palpitations pastorales de l'Aurore dans Céphale & Procris. Un des airs du Triomphe de la République en est repris.
→ Un peu déçu par le Requiem, déjà pas du niveau de sa haute réputation à mon sens, et assez peu saisissant dans cette interprétation à la fois sèche et très aérée.

* Lalande – Les Fontaines de Versailles + Concert d'Esculape – Boston Early Music Festival Vocal & Chamber Ensemble, O'Dette, Stubbs (CPO 2021)
→ Fontaines : Œuvre sympathique et interprétation un peu formelle comme souvent chez les baroqueux de Boston. Pas prioritaire, mais agréable découvertes.
→ Esculape : Débute par une ouverture-chaconne, et réjouissances assez plaisantes (« Chantons » façon Prologue d'Armide). Musicalement du moins, car le texte reste de la pure louange.

Saint-Saëns – Music for Wind Ensemble (Royal Air Force College Band, Märkl) (Naxos 2021)
→ Marches diverses, arrangées pour orchestre d'harmonie. Du Saint-Saëns pittoresque ranscrit sans cordes, donc. Sympa.

* Friedrich Dotzauer, Charles Bochsa, Georg Druschetzky, Alessandro Rolla, Johann Christian Bach, Mozart Quatuors avec hautbois, « Around Mozart :. A Journey Through the Golden Age of the Oboe Quartet » – Quartetto Bernardini (Arcana 2021)
→ Assez strident hautbois (d'époque, j'ai l'impression), œuvres assez légères et pas très nourrissantes. Celle qui retient vraiment mon attention est due à Dotzauer, plus dense.

Alkan – Paraphrases, Marches & Symphonie for Solo Piano, Op. 39 – Mark Viner (Piano Classics 2021)

** « Passacaglia della vita » – Cembaless (Naxos 2021)
→ Passacailles vocales espagnoles, italiennes, allemandes, avec grande générosité de percussions. Absolument délicieux !

** Antonín Vranický Concerto pour deux altos, Rejcha « Solo de Cor Alto », Vorišek Grand Rondeau Concertant pour piano violon violoncelle, Beethoven concerto pour violon en ut (fragment), dans la série « Beethoven's World » – Radio de Munich, Goebel (Sony)
→ Suite de l'incroyable parcours de Goebel qui documente des compositions concertantes et orchestrales de contemporains de Beethoven, avec des pépites (Clément, Romberg, Salieri…). Ici, très beau double concerto de Vranický, grandes pièce de Rejcha aux belles mélodies…

** Salieri – Armida – Ruiten, Valiquette, Iervolino, ashley Riches, Les Talens lyriques, Rousset (Aparté 2021)
→ Enchaînements très fluides et tournures assez originales et vivantes, encore un opéra personnel et réussi du meilleur compositeur de son temps !
→ Puissamment original dans le cadre formel italophone d'alors, laissant les airs à da capo au profit d'une réelle continuité du discours musical, faisant la part belle aux ensembles.
→ Belle distribution (Renaud comme Armide sont tenus par des sopranos !), en particulier le baryton Ashley Riches extrêmement charismatique (et très très beau vocalement).



Nouveautés : versions

* Debussy  – Pelléas – Eröd, Keenlyside ; Marelli, Vienne, Altinoglu (2012, diffusion en flux de l'Opéra 2021)
→ Très bon français d'Eröd et de tout le plateau (Keenlyside un peu court en médiums graves pour Golaud). Pas très convaincu par certains détails de la mise en scène qui a servi aussi avec Bernard Richter – la grotte dans la barque est sympathique, mais la fin du duo d'amour du IV gâché par l'attente du coup fatal de Golaud, sans rien de la course éperdue.

** Verdi – Airs pour baryton – Tézier, Bologne, Chaslin (Sony 2021)
→ Très beau et maîtrisé. Reste la réserve du petit empâtement et de la couverture un peu épaisse à mon goût (et du vibrato un brin blanchi par endroit), mais vraiment très belle tenue vocale (mordant, patine…), et assez expressif, sur une sélection intéressante (Ford, Renato, Macbeth notamment).
→ Très impressionné aussi par l'engagement verbal, pas si fréquent dans un récital, et pas vraiment le point fort de Tézier d'ordinaire. Ici tout semble très vécu, comme mûri.

* Dubois – Quintette avec hautbois, Quatuor piano-cordes – Schilli, Karmon, Kreynacke, Spahn, Triendl (CPO 2021)
→ Une nouvelle version de ces deux bijoux !  Un brin sérieuse, un peu froide peut-être, mais habitée et très réussie. (Je reste très marqué par la version des Hochelaga, très, très souvent écoutée.)

** Sibelius – Symphonie n°3, Valse triste – Bergen PO, Gardner (Vimeo de l'orchestre, 2021)
→ Élégance, ardeur, lisibilité, couleurs épatantes… c'est grand, et je veux l'intégrale !

** Josquin des Prez  – « The Golden Renaissance: » : Missa Pange Lingua, motets – Stile Antico (Decca)
→ J'avoue ne toujours pas être passionné par les messes de Josquin, mais le Salve Regina à 5 qui ouvre le disque est une petite merveille !
→ Conduite suprême et incarnation frémissante, qui mettent véritablement en valeur la fluidité et la nécessité  des enchaînements chez Josquin. Enthousiasmant !

Wagner – Walküre I, Parsifal II, Tristan Prélude & mort – DeYoung, O'Neill, ONDIF, Scaglione (NoMadMusic 2021)
→ Très engagé, mais en morceaux. Et il existe mieux dans cet exercice qui met en valeur les orchestres très virtuoses.

** Beethoven – Symphonie n°3 – ONDIF, Scaglione (NoMadMusic 2021)
→ Toujours grisant d'entendre le moindre archet de fond de pupitre entrer avec autant de passion dans la corde et la musique… tout l'orchestre palpite sans cesse !  Il existe conceptions plus originales, radicales, orchestres plus chatoyants et virtuoses… mais ce frémissement-là, c'est assez unique. Raison pour laquelle ce sont mes chouchous en concert… et il s'avère que cela s'entend très bien au disque !

* Schubert – Die Winterreise – Roderick Williams, Iain Burnside (Chandos 2021)
→ Dernier volume de la série de cycles de lieder gravés par les deux compères : après une Ferne Geliebte et une Meunière invraisemblablement naturelles et poétiques, un fin et frémissant Chant du Cygne, voici un Voyage d'Hiver qui me déçoit un peu – les saveurs paraissent fades, l'allemand pas parfait non plus. Peut-être ne fallait-il pas se forcer à boucler le cycle (mais on l'aurait regretté si on n'avait pas entendu ?).
→ Belle version quoi qu'il en soit, mais absolument pas prioritaire.

* Debussy  – Pelléas – Charvet, Richardot, Huw Montague Rendall, Courjal, Teitgen ; Ruf, Opéra de Rouen  (Facebook, YouTube 2021)
https://www.youtube.com/watch?v=6f8Q5sLHtbs&t=27s
→ Distribution incroyable sur le papier.
→ Assez déçu, je l'avoue. Le son n'est vraiment pas bon (compression, mais prise et mixage pas terribles non plus). Orchestralement, ça paraît un peu naviguer à vue, sans grande ligne de force. Et Charvet assez terne et lisse, Courjal surtout une voix splendide (mais sans doute sa prise de rôle – il mûrira, tu verras), Richardot aussi assez couverte, pas à fond dans le mot…
→ J'ai adoré Huw Montague Rendall en Pelléas, dans la veine des Pelléas assez graves, un vrai rayonnement. Et Teitgen merveilleux comme toujours. → Mais globalement assez déçu – même visuellement, j'avais adoré la mise en scène au TCE, et là je n'y comprends rien, tout est filmé de près, on ne voit pas où on est, qui fait quoi…

** Haydn  – « Haydn 2032, Vol. 9: L'Addio », Symphonies 15, 35, 45 –  Il Giardino Armonico, Antonini (Alpha 2021)

** « Credo » – Marina Rebeka (Prima Classics 2021)
→ Florilège de prières d'origines très diverses (messes, opéra, baroque, pastiches XXe, patrimoine romantique…), chantés avec le timbre capiteux et la maîtrise souveraine qui sont ceux, bien documentés, de Rebeka. Même le Pie Jesu de Fauré, chanté par une voix aussi immense, fonctionne bien, à rebours de tout ce qu'on peut imaginer du style juste.




Autres nouvelles écoutes : œuvres

* Schönberg, Schilkret, Tansman, Milhaud, Castenuovo-Tedesco, Toch, StravinskiGenesis Suite – Berlin RSO, G. Schwarz (Naxos 2004)

Gounod – Mors et Vita – Plasson (EMI)
→ Très peu prosodique, suite de grands aplats un peu arbitraires et pas très mélodiques. Décevant.

Gounod – Requiem / Messe chorale sur l'intonation de la liturgie catholique – Einhorn, Immler ; Lausane Instrumental and Vocal Ensemble, Corboz (Mirare 2011)
→ Simili grégorien, assez terne et sinistre.

** Victoria – Motets & Requiem – The Sixteen, Harry Christophers (CORO)
→ Très belles œuvres polyphoniques mais non dépourvues d'expression verbale.
→ Interprétation : pureté et souplesse, très expressif, pur, résonant, une splendeur !

* Wolf-Ferrari, Suite Concertino // Otmar Nussio, Variations sur un thème de Pergolèse // Donatoni Concerto // Rota Concerto – Christopher Millard (Basson), CBC Vancouver O, Mario Bernardi (CBC)
→ Concertos italiens pour basson volontiers rétro.

Johann Nepomuk David – Four String Trios, Op. 33 No. 1-4 David-Trio (with Lukas David, Subylle Langmaack & Clemens Krieger)  (Sedina 2000)
→ Encore hindemithien, mais ici un peu simple et sinistre à la fois. Pas mon truc.

Johann Christian Bach  – Concertos pour basson (Capriccio)
→ Bien faits, sans être bouleversants, et interprétation tradi pas très tendue.

** Corrette – Le Phénix – chez Turnabout

Boismortier
– Concerto pour basson – Niquet (Naxos)
+ vieille version Edmund LaFontaine chez Orion
→  Très jolies figures un peu scolaires à nos oreilles, pour un ensemble très court (7 minutes). Début de l'exercice du concerto.

Heiniö – Riddaren och draken (Le Chevalier & le Dragon) – Juntunen, Hellekant, Turku PO, Söderblom (BIS)
→ tribal post-orffien. Mouais.

** Heiniö – Vuelo de alambre, Possible Worlds – Mattila, Turku PO, Mercier (Finlandia)
→ J'aime beaucoup !  Joli lyrisme un peu dégingandé pour Vuelo de alambre, et profusion charmante de tonalité élargie avec pas mal d'atmosphère et de danse pour Possible Worlds. Très réussi !

* Heiniö –  Champignons à l'herméneutique (flûte et guitare) – Melanie Sabel, Stepan Matejka (Castigo 2006)
→ Très sympathique. Et quel titre !

Couperin – Concerto for 2 Bassoons in G Major – George Zukerman, Jurgen  Gode, Württemberg Chamber Orchestra of Heilbronn, Jörg Faerber
+ Devienne:  Quartet in C Major, Op. 73, No. 1
+ Corrette:  Concerto in D Major, "Le Phenix" (double ccto)

* Devienne – Quartets, Op. 73 / Duos Concertants for Bassoon and Cello (Thunemann, Zehetmair, Zimmermann, Henkel) (Claves 1987)
→ Très plaisant.

Devienne – Bassoon Concerto No. 4 in C Major – Slovak Chamber Orchestra, Bohdan Warchal (CPO 1992)
→ Agréable. Pas majeur.

* Howard Blake – String Trio, Op. 199 – Edinburgh Quartet (Naxos 2011)
→ Franc et animé, très chouette.
→ bissé.

*** Cecil Coles – Fra Giacomo, 4 Verlaine, From the Scottish Highlands, Behind the lines – Sarah Fox, Paul Whelan, BBC Scottish O (Hyperion)
→ Belle générosité (Highlands à l'élan lyrico-rythmique réjouissant, qui doit pas mal à Mendelssohn), remarquable éloquence verbale aussi dans les pièces vocales. Bijoux.
→ Bissé.

*** Schoeck – Das stille Leuchten, Wandersprüche, Gaselen, Sommernacht, Unter Sternen – N. Berg, English Chamber Orchestra, Griffiths (Novalis)
→ Cycles avec petit ensemble, très étrange, en particulier les délicieux Wandersprüche sur Eichenforff (ténor, clarinette, cor, piano, percussions).
→ Bissé.

* Schnittke – Symphonie n°4 – Rozhdestvensky (CDK 2016)
→ Les aplats superposés, les cloches, ténor solo très proche d'Alfvén 4, tout cela est délicieux.



Autres nouvelles écoutes : interprétations

Donizetti – L'Elisir d'amore, final du I – Ricciarelli,  Carreras, Nucci, Trimarchi, RAI Chorus and Symphony Turin, Scimone (Philips)
→ Voix un peu lourdes, orchestre très peu spirituel. Mais quand même de grands chanteurs… !

* Donizetti – L'Elisir d'amore, final du I – Gueden, Di Stefano, Capecchi, Corena ; Maggio Musicale,  Molinari-Pradelli (Decca 1955)

** Donizetti – L'Elisir d'amore, final du I – Ruffini, La Scola, Frontali (Naxos 1996)

* Donizetti – L'Elisir d'amore, final du I – Peters, Bergonzi, Guarrera, MET, Schippers (Sony)

Schönberg, Schilkret, Tansman, Milhaud, Castenuovo-Tedesco, Toch, Stravinski Genesis Suite – Los Angeles Janssen SO, Werner Janssen (Warner)
→ A vraiment vieilli comme son. Schwarz tellement plus naturel aussi dans la conduite !

* Beethoven – Sonate pour piano n°4 – Jandó

* Mozart – Sonate 13 K.333 Sib – Jandó (Naxos)
→ Généreux et élancé, mais difficile en venant d'une verison (pourtant moins sophistiquée dans l'interprétation) sur pianoforte.

* Mozart
– Sonate 13 K.333 Sib – Brautigam (BIS)
→ Très bien.
+ Fantaisie en ut mineur

Schubert – Doppelgänger, Erlkönig – Souzay, Jacqueline Robin (1950, réédition Naxos)

** Beethoven, Schubert , Liszt – Ferne Geliebte, Müllerin, Schwanengesang, Liebestraum… (en russe) – Kozlovsky, P. Nikitin (Aquarius)
diverses versions Passacaglia della vita

Beethoven – Symphonie n°5 – ONDIF, Scaglione (NoMadMusic 2018)
→ Assez sec, pas fan.
→  Très sec, ça file droit sans beaucoup d'impact dramatique, et la prise de son siphonne toute la résonance. Ça regarde du côté baroqueux, mais sur instruments modernes, sans beaucoup de couleurs, avec zéro réverbération, le résultat est surtout que ça file droit.
→ C'est très bien, mais pas vraiment marquant vu l'offre discographique.

Corrette : Concerto « Phénix  »
→ versions BNF, Les Voix Humaines, Foulon, + réécoute Turnabout…

** Morales – Requiem –  Musica Ficta; Raúl Mallavibarrena (Cantus)

*** Victoria – Requiem – The Sixteen, Christophers (Coro)

** Victoria – Requiem – Tallis Scholars (Gimell)

* Bruckner – Symphonie n°7 – Radio Bavaroise, Jansons (BR Klassik 2020) 
→ Le détail de chaque phrasé est fascinant, tout est au cordeau, enfle, reflue, vit dans chaque geste. En revanche l'architecture générale manque vraiment de nerf, la nécessité du la grande arche échappe un peu. En particulier dans le mouvement lent assez atone et décoratif, très peu tendu…
+ début Jochum Dresde, Inbal Tokyo Met , Blomstedt Leipzig, Rögner

** Schnittke – Concerto pour piano & cordes  –  Emma Schmidt, Badische Staatskapelle Karlsruhe, Günter Neuhold (Antes)
→ Piano un peu métallique, mais bien découpé. Orchestre aussi peu russe que possible, mais toujours cet élan propre à Neuhold, malgré des cordes pas vraiment voluptueuses !

*** Hérold, Auber – Ouvertures de Zampa et des Diamants de la Couronne – Detroit SO, Paray (Mercury)
→ Deux des toutes plus belles ouvertures du répertoire français, avec une netteté, une alacrité et une prise de son assez démentes !

*** Schmidt – Symphonie n°2  – Wiener Philharmoniker, Leinsdorf
→ Pour un Schmidt viril et rayonnant, non sans délicatesses (ce début tendre !), merveilleuse version.

*** Debussy – Pelléas – Kožená, Gerhaher, Finley, Fink, Selig ; LSO, Rattle (LSO Live)
→ Comme ça file, avec tension et transparence. Irrésistible !  Et quelle distribution idéale… Finley à la fois d'une plénitude vocale immense et d'un finition verbale extraordinaire. Gerhaher très subtil et original, sans un pouce de mièvrerie. Kožená un peu arrondie, mais dans un français toujours parfait.
→ Malgré la prise de son qui rejette l'orchestre un peu loin (et opaque), ce que font le LSO et Rattle est un miracle de transparence, l'impression d'entendre chaque instrument, chaque motif, énormément de textures et de couleurs… Le cinquième acte, diaphane comme du dernier Sibelius, est particulièrement au-dessus de toutes les autres versions… !  (incluant Rattle lui-même avec Berlin dans les années 2000)
→ J'avais adoré la vidéo avec Berlin pour un concert mis en espace par Sellars, quelques semaines avant la session du LSO, mais je crois que dans ce disque tout est encore à un degré de variété et de naturel supérieurs !

*** Haendel – Concerto pour orgue n°13 – Ghielmi, Divina Armonia, Ghielmi (Passacaille 2012)
→ Vie, couleurs, textures, passionnant !
+ Koopman / Amsterdam Baroque : très détaché et orné, jeux de registration ++
+ Tachezi / CMW / Harnoncourt : registration aigrelette  et orch un peu mince qui a un peu vieilli +
+ Ghielmi / Divina Armonia : là, vraiment des couleurs orchestrales, une pensée complète.  +++

** Haendel – Concerto pour orgue Op.7 n°4 – Asperen, Enlightenment, Asperen (Virgin-Erato 2013)
→ Orchestre un peu tradi (avec couleurs qui évoquent périodes plus tardives), mais articulation organistique splendide et registration d'une limpidité merveilleuse.
→ Le plus beau des concertos pour orgue de Haendel, avec l'emprunt à la Tafelmusik de Telemann.

Haendel – Concertos pour orgue Op.4 – Lindley, Northern Sinfonia, Bradley Creswick (Naxos)
→ Totalement lisse et tradi, ça a pas mal vieilli, mais se laisse écouter.




Réécoutes : œuvres

** Kreutzer – La mort d'Abel – Droy, Bou, Pruvot ; Les Agrémens, van Waas (Singulares 2012)
→ bissé

* Ropartz – Requiem – Piquemal
→ Assez déçu à la réécoute. Un peu lisse (harmonies gommées par le chœur amateur ?).

* Vaňhal – Double concerto pour basson – Saraste (BIS)
→ Essentiellement écrits à la tierce (ou alors agilité de l'un sur les tenues de l'autre), pas très virtuosement composé, mais bien fait et agréable.



Réécoutes : versions

** Donizetti – L'Elisir d'amore, final du I, final du II – Cotrubas, Domingo, Wixell, Evans ; Covent Garden, Pritchard (Sony)

*** Bruckner – Symphonie n°6 – Sk Dresden, Jochum (EMI)
→ Le premier mouvement et le mouvement lent figurent parmi les sommets de tout Bruckner, malgré la réputation modeste de cette symphonie.  Immense interprétation, où les cuivres stridents impressionnent et où les cordes douces et homogènes se couvrent de gloire !

*** Bruckner – Symphonie n°5 – Sk Dresden, Jochum (EMI)
→ Pas le plus vif ni le plus précis dans les attaques de pupitres, mais pour ce qui est d'exposer les plans et la logique cinétique des phrasés, on est au sommet !
+ début Herreweghe, Inbal Tokyo Met, Eichhorn

*** Rott  – Symphonie en mi – Radio de Francfort, P. Järvi (RCA)
→ Avec partition pour la première fois. La superposition des deux thèmes du I est vraiment génialissime… et que de traits qui tirent le meilleur de Bruckner et annoncent le meilleur de Mahler !

** Mozart
– La Clemenza di Tito – Rebeka, DiDonato, Villazón ; COE, Nézet-Séguin (DGG 2017)
→ Très vive et belle version.




Projets d'écoutes ou réécoutes pour les semaines à venir

rosaire biber
Opéra Oleg Prostitov "Ermak"
stanford R. Williams
gubaidulina quat 1
foulds
tichtchenko 4,3
schnittke rubackyte
Lokshin - Variations for piano - Maria Grinberg, piano
schoeck piano ritornelle
jacques mercier sony
adamek https://www.youtube.com/watch?v=xOPdjCxHJ8A
requiem verdi, gounod (+ mors et vita)
krug https://www.youtube.com/results?search_query=arnold+krug
lully alarcón
hartmann rickenbacher nimsgern n°2
bax avec pttn, rott avec pttn
Jekabs Jančevskis : Aeternum and other works (Jurģis Cābulis /Riga Cathedral Choir School Mixed Choir)
Jaakko Mäntyjärvi : Choral music (Stephen Layton / Choir of Trinity College Cambridge)
→ boutsko : i]Nuits blanches[/i] ([i]Белые ночи[/i]
lebendig begraben nagy
ina boyle
diamants couronne paul paray
zaderatski : sonates, préludes
→ keuris laudi, michelangelo, antologia…
→ roy harris symph 3, symph 5, ccto violon
→ Alexander KASTALSKY (1856-1926), Requiem for Fallen Brothers (1914-1917)
→ Musgrave Helios, ina boyle
Tournemire : Symphonie Sacrée (van der Ploeg)
→ børresen ccto vln par garaguly
→ weber : mélodies italiennes, lieder
diogenes SQ
CPO
kalliwoda 2, kalliwoda 5 spering
kallstenius 1
kozeluch moisè in egitto
Maconchy, compositrice Symphony for double string orchestra
Lajtha: Symphonie n°1/Pasquet
→ reinecke dornröschen
→ Let There Be Cello
→ Bainton 3, Ruth Gippz 4
→ consortium classicum (moscheles, tribensee)
→ DUSSEK, J.L.: Piano Sonata, Op. 43 / MOSCHELES, I. / CRAMER, J.B. / HUMMEL, J.N. / KALKBRENNER, F.: Variations on Rule Britannia (M. MacDonald)




(Notule réalisée entre deux promenades dans la neige fraîche et beaucoup de meurtres d'Abel.)


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Commentaires

1. Le mercredi 10 février 2021 à , par Benedictus

Bonsoir, David!

Pas encore écouté le disque de Stile Antico, mais j'ai entendu trois disques Josquin parus tout récemment qui m'ont enthousiasmé:
• Un disque de motets mariaux (dont le Salve Regina à 5 - et le Stabat Mater qui donne son titre au disque, et le rare et surprenant Vultum tuum deprecabuntur, cycle de motets à 4 voix) par Cantica Symphonia chez Glossa: une approche très colorée et intense, qui fait de Josquin une sorte de chaînon manquant entre les polyphonies médiévales tardives du dolce stil novo ou de l'ars subtilior et le madrigalisme du premier baroque - c'est pour le moins discutable comme option, mais j'aime beaucoup;
• Le dernier disque de Messes par les Phillips et les Tallis Scholars chez Gimell (dont la fabuleuses Hercules Dux Ferrarie): très Tallis pour le côté droit, sobre et pudique, mais avec une richesse de timbre et une maîtrise incroyable (les attaques, les tenues!) qu'ils n'ont pas toujours eues;
• Le Septième Livre de Chansons par Visse et l'Ensemble Clément Janequin chez Ricercar: comme Phillips, Visse reste fidèle au style (mais lui mobile, animé, au grain «folklorisant») qui est le sien dans ce répertoire depuis plus de trente ans, mais en bénéficiant de l'amélioration du niveau de maîtrise.

Sinon, côté CPO, moi, j'ai bien aimé les Trios à cordes de Johann Nepomuk David - ainsi d'ailleurs que ce que j'ai pu entendre de la version Triendl du Quatuor de Dubois (peut-être justement parce que plus froide et sérieuse que la version Hochelaga?)

Et puis, en effet, les cycles de Schoeck avec ensemble, trois étoiles au bas mot!

Romberg, ce n'est pas pour moi, j'imagine? (Nonobstant mon intérêt pour les dernières sorties du Phion...)

2. Le jeudi 11 février 2021 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Benedictus !

Ravi de voir que tu viens à résipiscence pour les Tallis, après m'avoir quasiment gourmander pour apprécier leur manière. (Moi j'aime assez tout ce que j'ai entendu d'eux, mais ça reste évidemment très droit et transparent, très anglais comme approche. Tout récemment donc, très convaincu par leur Victoria. Il y avait eu de beaux Lassus aussi – les Lamentations de Jérémie chez Gimell, ce me semble.)

Je n'ai pas osé le disque Visse : j'aime beaucoup la manière de l'ensemble Clément Janequin, mais je peine à me passionner pour ces œuvres. Il est évidemment admirable d'enregistrer ce répertoire avec méthode comme ça.

Je n'ai pas trouvé le disque de Trios de J.N. David chez CPO ! Mais la version déjà présente au disque permet de se faire une idée d'une partie du corpus… Très hindemithien au plus mauvais sens du terme : peu mélodique, sérieux, sinistre ; pas étonnant que ça te plaise, mais moi j'aime beaucoup l'hindemithien-au-bon-sens-du-terme.

Dubois, oui, plus froid, sérieux, germanique pour tout dire. Très belle version limpide qui manque un brin de chaleur pour moi – c'est délicieux, mais ce n'est pas non plus un sommet formel comme l'Art de la Fugue, on peut apprécier un peu d'égards, de complicité, de confort vis-à-vis de l'auditeur. :)

J'étais sûr que le nom de l'orchestre néerlandais te mettrait en joie (là aussi, il résultat de tas de fusions et de rebranding successifs dans le grand jeu de massacre de ce pays avec ses orchestres). Je devine qu'il n'a pas été pensé pour les francophones.
Bernard Romberg, ça pourrait t'intéresser, il y a du panache post-beethovenien, de la belle structure, de la matière musicale… Andreas, on reste fortement dans l'esprit classique – mais sans la rigueur formelle qui pourrait t'intéresser comme chez Haydn. Ça ne me paraît vraiment pas prioritaire pour toi, mais tu trouveras peut-être ça sympatoche.

3. Le jeudi 11 février 2021 à , par Mefistofele

Cher Docteur,

Avec un soupçon d'avance, bonne année ! Puisse 2021 avoir un effet Bœuf sur tes écoutes et tes projets.

La présentation de cette livraison a ma préférence, avouerai-je. Il n'est pas nécessaire de se munir d'un second écran pour consulter la liste (qui est toutefois bien pratique en format Excel pour se livrer à d'odieuses manipulations et reclassements personnels). Mais si tu désirais rester sur la simple liste, je pense que cela fonctionnerait aussi. En tout cas, la tribune introductive est bienvenue pour resituer les éléments les plus saillants.

Le planning de ce début d'année m'a retenu de faire des retours sur la première livraison des nouveautés (je tâcherai d'y remédier), couplé il est vrai à un tropisme plus fort pour l'exploration des compositeurs sans trop me soucier des nouveautés. Je viens par exemple de finir un marathon Rangström, pas vraiment au top des ventes actuelles, et j'aime absolument tout. La musique de chambre est extraordinairement mélodique et expressive, les symphonies (sauf la No. 2) m'hystérisent, ainsi que certains poèmes symphoniques ou autres qui m'évoquent le meilleur d'Atterberg (la marine de Havet sjunger, ou, plus rétro, la Partita). Et la musique vocale est extraordinaire, tu connais déjà Häxorna, mais les pièces indépendantes ou les cycles, en version piano ou orchestre, me font fondre. Très court mais absolument irrésistible pour moi, Bön till natten qui démarre presque comme L'Adieu de Dubois avant de virer à quelque chose de franchement plus nordique. (Soupirs d'aise)

Revenons aux nouveautés et autres, dont peu ont figurées au menu. Le Romberg/CPO en exergue m'a cueilli, la première symphonie est un régal ! Et j'aime bien Alkan en général, aussi le disque Viner est-il passé en haut de la pile...

Je rajouterais, pas ce que tu préfères je le sais, ni disponible en flux, les concertos pour piano d'Elmas chez Hyperion. Du Chopin en plus maîtrisé (équilibre général, orchestration, volumétrie des notes au piano) et moins génial. Ceci étant posé, le No. 1 est un bijou. Également, la biographie de ce compositeur est assez incroyable (exilé arménien sourd qui épousa Aimée Rapin, peintre sans bras !).

Maintenant, s'agissant de choses plus anciennes, je suis ravi de voir que Schoeck, Coles et même Blake ont eu tes faveurs, et pas qu'un peu ! Je porte les trois en très haute estime.
Les symphonies de Schnittke furent tentées (de 1 à 5, pas forcément par Rozhdestvensky), le rejet a été assez univoque, alors que j'apprécie beaucoup d'autres versants de son catalogue. Le Morse d'Evita était assez assommant, là où je suis séduit par le hiératisme du Requiem de Gounod. Bah, les goûts et les couleurs...
Enfin, je suis en train d'écouter le disque d'ouvertures et autres de Paray où figurent Zampa et Les Diamants. Je ne m'en remets pas, c'est débordant de vie (tout le disque, à vrai dire). Je ne comprends que l'opéra d'Hérold, qui fut si je ne me trompe un succès populaire assez incroyable, (un peu comme Robert), ne soit pas disponible au disque ou ailleurs. La version Christie n'a jamais été publiée ?

Ce sera tout pour cette fois ? J'ai d'autres remarques à faire sur d'autre sujets...

Tous mes diaboliques vœux !

4. Le jeudi 11 février 2021 à , par DavidLeMarrec

Cher Prince (d'en-Bas),

Que l'année folle qui s'annonce vous soit douce également.

Merci pour tes éclairages. Je prends bonne note. Le tableau ne me coûte rien à partager, je le tiens à jour pour moi-même. Je mets simplement un peu plus de soin dans la description que les wsh sa sert a koi que j'inscris en marge de mes propres carnets.
Effectivement, ouvrir le fichier oblige à sortir du site. Ce qui prend du temps c'est de classer, remettre en forme, mettre des couleurs. En copiecollant simplement dans l'ordre (inverse) d'écoute comme j'ai fait, ça reste assez raisonnablement gourmand en temps.
Le petit mot introducteur permet de toute façon de s'y retrouver sur les quelques pépites de la livraison, je tâcherai de le conserver aussi.

L'enjeu est toujours le même, tiré à hue et à dia entre l'envie de donner le temps à d'autre projets et le désir de faire profiter les lecteurs curieux de mes (déraisonnablement nombreuses) explorations.

« couplé il est vrai à un tropisme plus fort pour l'exploration des compositeurs sans trop me soucier des nouveautés. »
Pourtant, je mets aussi beaucoup d'écoutes hors nouveautés – perdant un peu patience à me réinjecter sans cesse des symphonies de Schubert, des sonates de Beethoven et des lieder de Mahler –, j'espère que tu y trouves ton compte, même si ce n'est pas forcément à ton rythme (instantané !) de découvert de pans entiers…

Je suis étonné de ce que tu dis de Rangström, que j'aime bien et dont j'ai écouté une grosse part du catalogue – même vu en salle, penses-tu, son ballet Miss Julie – les balletomanes sont envieux parce que j'ai vu Nicolas Le Riche à cette occasion, c'était intéressant mais je suis surtout grisé d'avoir entendu du Rangström en salle !
Il ne m'a jamais frappé par une personnalité si saillante… C'est un peu le versant plus moderne (et intéressant) des symphonies massives postbrahmsiennes façon Herzogenberg, je trouve.
De jolies choses dans la musique de chambre, oui, et la musique vocale… me reste son opéra qui a semble-t-il été disponible au disque ou en DVD, mais que je n'ai jamais pu récupérer.

J'ai réécouté ce soir la Symphonie n°1 pour vérifier… Ce n'est pas mal, mais je peine à suivre la direction du discous, les dominantes instrumentales… (en salle, il doit y avoir de vrais effets de contraste intéressants, mais au disque, ça paraît un peu vaporeux)

Je finirai de te répondre un peu plus tard !

5. Le vendredi 12 février 2021 à , par Mefistofele

Ô Très Cher Savant,

Me sentant d'humeur badine, je me permets d'en rajouter dès à présent.

Pour la présentation, le tableau et les gros titres me sont à titre personnel suffisants. Si la remise en forme sur CSS est chronophage, même raisonnablement, je ne suis pas certain que le jeu en vaille la chandelle. Si d'autres estimés lecteurs pouvaient faire entendre leur avis, cela permettrait de calibrer la présentation ?


Oui, heureusement pour tes fidèles, la liste n'est pas constituée que de nouveautés, et je suis influencé plutôt par le défrichage de pépites oubliées que l'écoute d'une énième version des sonates de tonton Ludwig ou des symphonies du cousin Franz (oserai-je avouer que je ne raffole ni de l'un, ni de l'autre ?).

Les suggestions CPO me sont étrangement prioritaires, et ma déviance fait que la simple mention d'un nom inconnu* comme Munktell (déception), Andrée (la musique de chambre est un régal) ou Siren-Lombardini (beau corpus de quatuors !), ou d'une rareté (le requiem de Borodin ! J'en ai encore des frissons d'excitation !) orientent mes explorations. Plus des répertoires où je ne me sens pas d'appétence particulière mais pour lesquels tu fais souvent mouche (je pense notamment à la période classique et au premier romantisme, avec les Romberg en exemple récent). Puisse ta persuasion et ton goût très sûr être loués Très Haut et En-Bas.

Également, tes aversions me rendent curieux. Par exemple, les trios de David, que je regrette de ne pouvoir tester car seulement disponibles en physique pour le moment, comme ce fut le cas des quatuors de Weigl... Du mauvais Hindemith, je crains le pire, mais sombre, j'aime plutôt... Devrais-je sauter le pas ?


Rangström, oui, j'en raffole vraiment. Hélas, pas de Miss Julie ou d'opéra que j'ai pu trouver. Côté symphonies, sa No. 1 n'est pas la meilleure, je trouve les No. 3 et 4 (la course désespérée et pompière du II) mieux troussées, mais elles me parlent toutes (la No. 2 a des échos de la No. 1 et préfigure la No. 3, or ces deux bornes sont plus abouties que l'étape intermédiaire). J'étais surpris de tomber sous le charme de cette première à la réécoute (plus grande familiarité ?). Je ne crois pas au génie ou à la singularité du langage, mais le primat mélodique, la couleur nordique, l'importance de la poésie et de la narration couplées à des brillances folkloriques, tout cela me parle énormément.
La grande découverte aura été la mélodie où j'ai eu satisfaction sur satisfaction. Bön til natten et son écho de Dubois, donc. L'introduction de Den utvalda qui m'évoque l'exubérance expressioniste de la Tragédie d'Amour de Jaques-Dalcroze. La ritournelle et le parfum ancien de Vinden och trädet. L'espèce de Erlkönig allégé de Vingar I Natten (la version orchestrale évoque la tempête avec un effectif léger, beaucoup passe par la voix en réalité). En gammal dansrytm, une sorte de cabaret-Schubert assez irrésistible ? Erikvisa me donne froid (les flocons semblent tomber du piano), Gammalsvenskt est très réussi dans une veine épique, Melodi est un délicieux bonbon de salon. Sont-ce ces réminiscences multiples (et probablement causées par mon histoire de mélomane, et non cherchées par le compositeur) qui font mouche, surtout si tu n'y trouves aucune singularité ? Peut-être bien, sans que cela ne change mon appréciation, je suis complètement sous le charme.

J'ai vu plusieurs noms que j'ai suggérés dans tes écoutes futures, me voici rassuré sur l'éventuelle influence néfaste que je pourrais avoir sur toi (les compositeurs nordiques pour voix sont vraiment à tenter). Je vois également Foulds, je ne suis pas convaincu que ce soit ton genre, surtout ses pièces "folkloriques" parues chez Dutton-Epoch. Des korriganeries sans cornemuse ou des clichés de voyage à faire rougir Ketèlbey. J'aime plutôt ce dernier volet, mais comme tu disais être allergique aux espagnolades, je doute que celles-ci, doublées d'indienneries et autres chinoiseries soient dignes de ton temps précieux.

Je pense qu'il est l'heure de te souhaiter une bonne année et d'heureuses découvertes !

*Heiniö est donc maintenant en rouge clignotant dans mon tableau !

6. Le samedi 13 février 2021 à , par DavidLeMarrec

Donc, me revoici.

Oui, c'est assez chronophage de faire les choses un peu joliment en classant par genre / période, avec des couleurs et des symboles, voire des pochettes. Ça peut prendre quelques heures – dont j'ai actuellement cruellement besoin pour me documenter sur les notules de fond, qui réclament pas mal de mise en page aussi avec les extraits, voire les bouts de partition.
Mais jeter comme cela, ça se fait. En une heure / une heure et demie la notule est prête. (Dire qu'aux débuts du site j'écrivais une notule en un quart d'heure, et qu'il me faut maintenant souvent quelques dizaines d'heures… On se prend au piège d'être exhaustif, ou simplement consciencieux…)  Combien de fois je me dis « oh tiens, un sujet amusant, je vais faire vite, par exemple 10 moments de basson que j'aime bien »… et je me retrouve quelques semaines plus loin encore à interroger des spécialistes de la facture des bois au XIXe siècle, à lire des histoires savantes de l'instrumentarium d'orchestre et à lister l'intégralité des solos de basson jamais enregistrés. :(

Vu que j'écoute beaucoup, ça reste quand même sympa de partager ce qui passe sur ma platine, ça peut donner des idées aux gros consommateurs de musique, qui doivent constituer une part non négligeable de mon lectorat, je suppose… Et avoir des retours est très stimulant évidemment, a fortiori quand c'est pour me nourrir en retour de recommandations assez excitantes !

Ravi qu'Andreas Romberg t'ait séduit. Je trouve le fils Bernard bien plus marquant (et on a aussi une belle parution récente de trois symphonies), dans un genre plus beethovenien… mais il n'aura peut-être pas le même charme pour toi, en tout cas pas le même.

Alkan, je l'ai laissé, mais je crois que j'ai juste lancé le disque avant de partir en balade et que je ne l'ai jamais fini. Du coup pas vraiment d'avis… Mais en général c'est bien – et en particulier les quelques pièces de musique de chambre qu'il a laissées (ça tient sur un album simple il me semble), très inspirées. Il faudra que j'écoute plus sérieusement ce disque pour avoir une opinion si c'est plutôt parmi les meilleures interprétations disponibles, mais à vrai dire il est tellement enregistré que ça m'importe assez peu : il y a largement de quoi se régaler (et tout n'étant pas gravé, c'est plutôt sur la documentation de l'entièreté de son catalogue qu'il faudrait se pencher).

Hyperion, comme d'habitude : pas accès à leur catalogue, donc je ne puis en juger – et pas sûr que ça me donne envie d'acheter, vu ce que tu en dis. Tout au plus suis-je curieux et essaierai-je d'écouter un autre disque Elmas.

Blake, ce n'était peut-être pas au niveau de tes promesses, mais très sympathique. Schoeck et Coles, de grosses claques. Tu avais vu juste concernant Coles, cette personnalité singulière, variée, chatoyante est particulièrement enthousiasmante !  J'ai pour projet d'approfondir quand j'aurai un peu plus débrousaillé Foulds.

Schnittke, il faut que je m'y replonge : je n'avais pas trop aimé ses symphonies en première écoute, trop tourmenté et bric-à-brac, mais la Quatrième m'a ravi cette fois. Curieux de réessayer le reste, en particulier les 2 & 3.

Les Gounod, non, j'ai trouvé ça terrible. J'étais persuadé d'avoir déjà écouté Mors et Vita, mais non, c'est en effet pompier mais au moins le dispositif est original (le Jugement central a une certaine allure et une véritable originalité). Quant au Requiem simili-grégorien, je ne suis pas suspect d'y être rétif par principe, mais ici, on a vraiment l'impression d'un décalque pâlement harmonisé – j'aimerais plutôt écouter les harmonisations en faux-bourdon de Félix Danjou, ça aurait un autre intérêt historique, et il est très possible que ça sonne mieux…

Oh oui, ce disque de Paray est fabuleux !  Hélas Les Diamants, de très loin le meilleur Auber (et à mon sens l'un des meilleurs opéras de tout le XIXe français !) ne disposent que d'une (fabuleuse) version, dès longtemps épuisée. Et Zampa, vu le succès incroyable en effet, et cette urgence dramatique ininterrompue, et cette fantaisie dans les dispositifs, et cette virtuosité vocale extrême alternant avec le plus beau cantabile, et cette parodie permanente de Don Giovanni… comment expliquer qu'on n'en ait pas au moins publié une bande de scène, pour documenter la chose ?

Non, Christie n'a jamais paru, ni les autres séries en Europe (Abel en a fait une très réussie également).

Puisse ta persuasion et ton goût très sûr être loués Très Haut et En-Bas.
Je ne suis pas certain que ce soit ainsi qu'on me décrive le plus volontiers, considérant la bizarrerie (ou, comme j'aime à le voir, la liberté) de mon goût. Mais j'en apprécie l'éloge. :)

Également, tes aversions me rendent curieux. Par exemple, les trios de David
Aversion est un bien grand mot. C'est surtout que ça n'appuie pas sur ma sensibilité : ça manque de relief et de lumière pour moi, ça sonne assez abattu et homogène, certes avec du contrepoint, mais peu de couleur. Plutôt le Hindemith que je n'aime pas – celui qui est gris plutôt que celui qui est le plus sobre ou le plus bigarré.

Ils se trouvent bien en dématérialisé : pas la récente version CPO, mais celle chez Sedina est disponible chez Deezer.

Miss Julie de Rangström se trouvait chez Swedish Society (disque de 1988), mais ça semble avoir disparu des sites de flux. Ça avait existait en numérique cependant, donc ce n'a pas totalement disparu, nécessairement. Pas une partition bouleversante, mais ça change des ballets sans musique. (Ce soir-là, ça avait été écrasé par le couplage avec Fall River Legend de Morton Gould, partition passionnante.)

J'avais réécouté la 2 il n'y a pas si longtemps. Maintenant tu me dis qu'il faut plutôt tenter la 3 et la 4, je suis parti pour toutes les faire !  On verra bien si je vis une révélation.
Les mélodies que tu cites, elles se trouvent sur un des deux disques Hagegård ?  C'est par là que j'avais prévu de me remettre à ses mélodies, que je connais mal (et qui ne m'ont pas bouleversé jusqu'ici).

J'ai vu plusieurs noms que j'ai suggérés dans tes écoutes futures, me voici rassuré sur l'éventuelle influence néfaste que je pourrais avoir sur toi (les compositeurs nordiques pour voix sont vraiment à tenter).
Tu auras pu remarquer que tu es le principal pourvoyeur de perversions sonores dans ces listes…

Foulds, je viens de tenter le premier disque Oramo (avec le concerto pour piano). Pas passionné. Surtout envie d'aller réécouter le World Requiem et le second disque orchestral. Aussi le disque Lyrita avec les mêmes œuvres par Wordsworth.

Heiniö n'est pas forcément une priorité d'une urgence absolue, mais pour un gros consommateur comme toi, aux exigences limitées en matière d'avant-garde et de sobriété, je crois que son beau lyrisme peut apporter beaucoup de satisfactions.

7. Le dimanche 14 février 2021 à , par Mefistofele

Quelle célérité ! Et tout cela en sus de recherches pointues ! Essayons d'apporter des éléments intéressants en retour...

Bernard R. : oui, je préfère à son père (la Trauer-Symphonie, c'est du Kraus dans le texte!), mais surprise, j'ai bien aimé le langage (certes daté) de papa.

Alkan : j'adore sa musique de chambre (tout tient en effet sur un disque, mais quel disque ! Les deux sonates et le trio, j'ai dû voir celle pour violon au Louvre lors d'un voyage) et une partie de son legs pour piano, comme Les Quatre Âges et certaines pièces des Esquisses Op. 63 ou des Préludes Op. 31 (La Chanson de la Folle au Bord de la Mer !). Hélas, le disque Viner ne propose ni ce qui est excitant, ni ce qui est drôle (Marcia funebre, sulla morte d'un Papagallo, certes avec orchestre, est assez irrésistible). Tu peux donc économiser ton temps si Charles-Valentin ne t'électrise pas outre mesure.

Rangström, oui, tout ce que je cite (piano) est sur le disque Hagegård/Svendén/Schuback chez Musica Sveciae, avec la couverture bleue pas très avenante. Je n'ai pas essayé le disque avec Scheja. Von Otter a enregistré seulement une partie des pièces, et sur plusieurs disques. Pour les lieder orchestraux, il y a notamment le récital Byström/Solyom (avec Duparc, en orchestral-volapük), et Den Utvalda est sur l'excellent disque CPO Nordic Autumn du duo Nylund/Schirmer. La version disponible chez Sterling est dans un son d'une précarité assez désastreuse.

Coles, tu as écouté la seule monographie disponible, il ne reste que deux ou trois songs éparpillées sur des disques autour de la Première Guerre. Et une version alternative pour orchestre de chambre de ses Verlaine Songs. Pas indispensable, mais j'en avais fait l'article et c'est couplé avec Stephan, le "sacrifice" n'est pas trop élevé.

Quant à Foulds, oui, les disques Chandos, Lyrita et Warner documentent ses partitions ambitieuses. Je suis circonspect et trouve les moyens bien en-deça des déclarations d'intention. Il brasse beaucoup de langages et se livre à quantité d'expérimentations, mais je n'ai jamais rien entendu qui emporte pleinement mon adhésion.
Three Mantras tente des choses dans le rythme (notamment le III, qui fait son Mars) mais le caractère védique n'est pas aussi immédiat que Holst... Of Bliss and Visions of Celestial Avatars sonne comme Neptune mixé avec du Debussy, c'est joli, mais pas magistral.
Quant au World Requiem, je le trouve (de mémoire) bien long et assez conservateur dans le langage (écriture chorale britannique). Je préfère largement la Missa Sabrinensis d'Howells si je dois m'infliger de la liturgie au pudding (messe qui est, à vrai dire, de toute beauté).
Sans surprise, je préfère les cartes postales vulgaires et les concertos, notamment Dynamic Triptych. Sa musique de chambre, notamment ses pièces pour quatuor, est assez originale : les très étranges et bucoliques Aquarelles et surtout, le stupéfiant Quartetto Intimo, sorte de Janáček ultra-lyrique. Pas inoubliable, mais cette musique brasse une quantité assez incroyable de références sans l'air d'y toucher, et vaut le détour pour les curieux insatiables.

Elmas, la publication Hyperion est la seule du marché ? Quant aux raretés, j'ai la chance d'avoir Les Diamants par Colomer sur mes étagères, je comprends qu'il faut écouter cela sans plus tarder. Tant pis pour Zampa...

Je tâcherai de revenir sur ta première livraison de l'année, j'en ai écouté plusieurs disques avec des succès divers.

Puisses-tu passer un bon dimanche, qu'il soit voué au saint patron des épileptiques ou assez probablement à Euterpe (plus avenante qu'Amducias, j'en conviens).

8. Le jeudi 18 février 2021 à , par DavidLeMarrec

Me revoici !

B. Romberg : Oui, la Trauer- est très Kraus, mais justement ce sont les 2 et 3 que je trouve les plus personnelles et marquantes !

Alkan : Pour ma part, vu celle pour violon aussi, à l'amphithéâtre de la Cité de la Musique, à l'occasion de la soutenance d'une thèse sur le jeu à la française (tenue très basse de l'instrument et de l'archet), avec violon et piano d'époque… Encore plus fascinant dans ce contexte. Mais voilà une œuvre qui mériterait, en plus d'être enregistrée, de se voir régulièrement programmée !
Merci pour les compléments, je ne donne pas la priorité au disque Viner dans ce cas.

Du Rangström vocal avec Hagegård, d'accord, c'est programmé !  Je note Den Utvalda.

J'ai en effet dans l'intervalle fait mes petites recherches sur Coles…  il y a des bouts de choses, mais pas de disque complet.

En effet, les Mantras de Foulds ont peu à voir avec l'orientalisme musical, mais c'est aussi tellement plus intéressant que Beni Mora… En tout cas, c'est surtout ce que j'ai envie de réécouter, avec l'incroyable Requiem – oui, moi je trouve ça phénoménal, ça m'évoque le War Requiem, mais avec une expression plus franche, une veine mélodique moins contournée. Il serait étonnant qu'il n'existe pas d'autres pépites éparses, vu le niveau de ses sommets.
Je note les quatuors, merci !

Elmas, je n'ai rien trouvé en effet.

Ah oui, les Diamants d'Auber, s'il y a bien un sommet dans ce genre et qu'en plus tu disposes de l'album. (La vidéo de Compiègne où a été captée la production rend la chose encore plus délicieuse, très tradi mais pleine d'esprit. On sent que c'est artisanal, mais fait avec amour et non sans distance amusée…)

Merci pour tout ça ! (et pour les trésors en privé)

9. Le dimanche 21 février 2021 à , par Diablotin :: site

Bonjour David,

J'opine vigoureusement du chef : la symphonie de ROTT dans la version de P. Järvi est absolument merveilleuse -un très bel aménagement des plans sonores qui la rend très lisible dans sa structure-, meilleure à mon avis que la déjà belle version parue chez CPO il y a plus de vingt ans, qui me fit découvrir l'oeuvre.
Sans les railleries de Brahms et les traditionnelles cabales viennoises de l'époque, qui sait jusqu'où aurait pu aller ce fin compositeur ?

10. Le dimanche 28 février 2021 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Diablotin !

Oui, la structure, le grand point fort de Järvi ! C'est l'entendre en salle par lui, d'ailleurs, qui fut mon épiphanie (j'étais jusque là partagé sur cette symphonie).
J'aime également très fort Rückwardt, avec un orchestre moins luxueux, mais capté avec un naturel confondant (chez Acousence, ils sont épatants), et d'un élan ininterrompu. La version de la fin des années 90, ce n'était pas plutôt chez Hyperion (Dennis Russel Davies) ? Superbe version en effet, scherzo inégalé – le reste très beau aussi, mais on a eu plus abouti encore, depuis…

Même dans le cas où les railleries de Brahms l'aurait réellement fait basculer, on peut se figure qu'il n'aurait pas résisté longtemps à l'effet du milieu musical et à la réception publique de ses œuvres ! Mais quelle perte en effet, on sent un génie qui se cherche tout près d'éclore, et on ne pourra jamais mesurer ce qu'il aurait trouvé de puissamment neuf. (Ou rien du tout, comme Stravinski, Orff ou Abel Decaux, passé leurs premiers succès…)

11. Le lundi 1 mars 2021 à , par Diablotin :: site

Bonjour David,

Rott : vérification faite, c'est bien chez CPO en collaboration avec la radio autrichienne. La version Hyperion/Helios est celle de Gerhard Samuel, avec l'orchestre de Cincinnati, je ne la connais pas.
Je n'aime pas Stravinski en général, mais, je supporte éventuellement ses oeuvres "de jeunesse" sans être pétri d'admiration pour autant.
Pour Orff, j'aime beaucoup "De temporum fine comoedia" -surtout sa troisième partie-, oeuvre tardive que je préfère presque à ses trop fameuses "Carmina Burana".

12. Le mercredi 3 mars 2021 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Diablotin !

Merci !  Après vérification, je me suis en effet mélangé les versions en réécoutant récemment ÖRF / Dennis Russell Davies (chez CPO), j'étais persuadé que c'était nouveau (et un autre chef). Version très équilibrée et bien tendue.

Gerhard Samuel, c'était celle-là avec le scherzo particulièrement moderne – et le reste moins marquant.

Je mentionnais Stravinski, parce qu'il a peu produit d'œuvres majeures pour l'histoire de la musique après sa première période (même s'il y a beaucoup de choses intéressantes, et que le parcours en lui-même a tout pour intriguer et passionner, passer du Sacre à Apollon musagète !).

Orff, moi j'aime plutôt Gisei, qui échappe à son esthétique naïve (œuvre de jeunesse). Sinon il y a quand même des choses sympathiques (Die Kluge, la musique pour les jeux de 1936 avec ses fifres pseudo-grecs…)

13. Le jeudi 4 mars 2021 à , par Barbudo

La chose a probablement échappé à la planète entière, mais le "Zampa" dirigé par Christie est téléchargeable sur le site de l'INA. Pour deux fois rien. Il faut s'armer d'une vraie patience car c'est ADMIRABLEMENT bien caché. Pour ce qui est de la musique, l'INA ne fait, du reste, à peu près rien. Ce ne sont pourtant pas les archives qui manquent !

14. Le vendredi 5 mars 2021 à , par DavidLeMarrec

Merci Barbudo !

Il se trouve aussi sur YouTube, mais dans un son assez compressé, ce peut être intéressant de faire l'effort pour disposer d'un bon son, surtout à défaut de toute autre concurrence discographique !

Je me souviens de l'époque – il y a un peu plus de dix ans – où tout était bardé de DRM (il fallait être connecté à Internet à chaque fois qu'on voulait visionner l'achat, sur un ordinateur unique…), je n'ai pas réessayé depuis. (C'était pour Les Perses de Prodromidès.)

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