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Steve Reich, WTC 9/11 : oeuvre, controverses, enjeux


1. Matériel d'écoute intégral - 2. Motivations des lutins - 3. Genèse - 4. Dispositif musical - 5. Structure et temporalité - 6. Textes employés - 7. Commentaire de l'oeuvre - 8. Controverses visuelles - 9. Miroir d'une époque.

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1. Matériel d'écoute intégral

L'oeuvre est librement disponible en intégralité grâce à la station classique de la radio publique du Minnesota, jusqu'à lundi, et doit se trouver ailleurs légalement en ligne.

Attention, on trouve un certain nombre d'informations incomplètes ou erronées en ligne, que je m'efforce ici de compléter ou rectifier.

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2. Où l'on découvre les motivations des lutins

Je n'aime guère les notules de circonstance, où l'on se met à parler de quelque chose ou de quelqu'un parce que "c'est le moment", pour des raisons externes au sujet - typiquement la nécrologie d'un chanteur, lorsqu'au jour de son décès il est retiré depuis années... [Je ne blâme bien sûr pas ceux qui éprouvent le besoin de le faire - toutefois ceux qui avaient l'habitude de lire sur CSS autre chose que le sujet du moment seront bredouilles pour cette fois.]

Il se trouve cependant que je viens d'écouter, aujourd'hui même (tout simplement parce que ça sort dans les jours prochains et que j'avais le temps de le faire ce matin...), WTC 9/11 de Steve Reich, que je découvre que l'oeuvre est légalement disponible en ligne jusqu'au 12.. et que circulent quelques anecdotes autour de sa parution, que je trouve plutôt intéressantes. Ce sera l'occasion de rapides observations, davantage sur la réception que sur les événements, la journée se destinant à être chargée en la matière - je suis moi-même un peu penaud de ne pas proposer de respiration aux lecteurs de Carnets sur sol...

Si j'en ai le temps, je tâcherai de proposer autre chose de plus déconnecté dans la journée...


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3. Une genèse subjective

L'oeuvre est à l'origine (2009) une commande du Kronos Quartet [oui, une telle institution que son nom semble figé en anglais], pour une troisième collaboration avec le compositeur, et ne portait pas spécifiquement sur le 11 septembre. Le souhait principal était d'y adjoindre des voix pré-enregistrées.

Steve Reich a écrit à ce sujet qu'il songeait dès 1973 à un dispositif d'allongement des voyelles ou consonnes finales, mais que cela n'a techniquement été possible qu'à partir de 2001. Et qu'il souhaitait profiter de cette commande pour le mettre enfin en oeuvre.

Ce n'est qu'en songeant au sujet possible qu'il dit avoir trouvé évident le 11 septembre, puisqu'il en conservait un souvenir très vif, ayant vécu pendant vingt-cinq ans à quatre blocs du World Trade Center, et étant resté pendant des heures en contact téléphonique avec fils, belle-fille et petite-fille qui se trouvaient alors dans l'appartement.

Interrogé au sujet de son projet par Kurt Andersen, Reich a explicitement écarté l'idée d'une pièce "sur" le 11 septembre, assurant qu'il parle ici d'une histoire personnelle, pas du sujet médiatique - même si pour l'auditeur, la chose me paraît sujette à caution, j'y reviendrai.

C'est en tout cas à partir de ce point de départ personnel que Reich décide de récupérer les enregistrements des communications (depuis longtemps rendus publics) de la sûreté aérienne (NORAD) et des pompiers de New York (FDNY), et de les mêler à des entretiens qu'il réalise ensuite avec ses proches. [Il est à noter que les notives mentionnent souvent les "aiguilleurs du ciel", mais il s'agit bien de la défense aérienne et pas de la "tour de contrôle" civile...]

Le titre, tout en abréviations, représente comme un cartouche symbolique, potentiellement polysémique, et Reich en a profité pour citer dans ses écrits le mot de son ami compositeur David Lang, donnant également WTC le sens de "World to Come" ("un monde à venir").

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4. Dispositif de l'oeuvre

Elle est écrite pour un effectif en tuilage qu'on peut décrire de la sorte :

  • un quatuor à cordes qui joue l'oeuvre sur scène
  • une bande pré-enregistrée qui comprend
    • deux quatuors
    • des voix :
      • parlées :
        • sûreté aérienne (NORAD : North American Aerospace Defense Command)
        • pompiers de New York (FDNY : New York City Fire Department).
        • entretiens réalisés en 2010 avec des amis de Steve Reich sur leurs souvenirs du 11 septembre 2001.
      • chantées (Exode 23,20 et Psaume 121,8) :
        • un chantre d'une grande synagogue de New York.
        • Shmira (voir ci-après)
          • par deux femmes juives de New York, plus tard en septembre.
          • par la violoncelliste Maya Beiser, quelque part ailleurs.


Le dispositif évoque furieusement Différent Trains (1988), à la nuance près qu'il ne me semble pas y avoir entendu de voix chantées : trois quatuors, dont deux enregistrés, des voix sur bande.

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5. Structure de l'oeuvre

Bien qu'à tempo égal pendant toute l'oeuvre, Reich a disposé sa musique sous forme de trois mouvements joués attacca (c'est-à-dire sans pause), chacun évoquant une facette différente du sujet.

Le premier mouvement, "9/11/01", est celui qui présente les extraits historiques des communications au moment des attentats. La musique en est à la fois tendue (beaucoup de frottements de secondes majeures) et plutôt "mimétique" - censée imiter, au début, le bruit d'un téléphone décroché...

Le deuxième, "2010", regroupe les entretiens passés en 2010 avec des proches de Reich qui ont vécu les événements.

Le troisième, "WTC", évoque les conséquences après les attentats, en s'inspirant en particulier de la Shmira. La tradition juive prévoit en effet une veille permanente du corps jusqu'à l'enterrement, durant laquelle on récite des passages de la Torah ou des Psaumes - c'est l'une des obligations religieuses (mitzvah), et pas seulement une coutume. Reich est sensible depuis longtemps à l'objet psaume, auquel il a même emprunté le titre de Tehillim , désignation hébreu [1] des Psaumes (תהלים), pour son oeuvre pour ensemble de 1981.
La difficulté dans l'identification des corps a ainsi obligé les juifs pratiquants à veiller en prière, à toute heure du jour et de la nuit, pendant plusieurs mois. On entend ainsi deux femmes new-yorkaises lors de leur participation à ce rite, ainsi qu'un chantre d'une synagogue de New York, et la violoncelliste Maya Beiser, captée autre part dans le même type de cérémonie - une façon sans doute pour Reich de rendre le tableau à la fois plus universel (même rite partout) et plus familier (une musicienne).

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6. Textes du dernier mouvement

Pour plus de commodité, je les propose directement ici.

Exode 23,20
הנה אנכי שלח מלאך לפניך לשמרך בדרך ולהביאך אל המקום אשר הכנתי׃


Voici d'abord la traduction de David Martin (version 1744). C'est la référence vers laquelle je reviens le plus volontiers, parmi les plus élégantes, mais en évitant généralement les tournures trop archaïsantes ou absconses. Un version historiquement prisée par les Réformés (première parution 1707).

Voici, j'envoie un Ange devant toi, afin qu'il te garde dans le chemin, et qu'il t'introduise au lieu que je t'ai préparé.

Et à présent, une référence moderne, davantage prisée chez les catholiques : Bible de Jérusalem.

Voici que je vais envoyer un ange devant toi, pour qu'il veille sur toi en chemin et te mène au lieu que je t'ai fixé.

Divergence non négligeable entre "faire garder le droit chemin" (la diritta via smarrita de Dante) et "protéger des dangers du chemin".

Psaume 121,8
יְהוָה, יִשְׁמָר-צֵאתְךָ וּבוֹאֶךָ-- מֵעַתָּה, וְעַד-עוֹלָם.


David Martin :

L'Eternel gardera ton issue et ton entrée, dès maintenant et à toujours.

Bible de Jérusalem :

Yahvé te garde au départ, au retour, dès lors et à jamais.

On perçoit au passage l'ambiguïté entre description d'un lieu ou d'un mouvement. L'écart entre futur est présent est à peu près nul en revanche, puisqu'il est dit "dès maintenant" : cela dit, la nuance possible dans la Bible de Jérusalem est que cette protection est éventuellement antérieure à cette parole...

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7. Commentaire

Très contrasté en ce qui me concerne. J'ai été très séduit par l'atmosphère suspendue, d'un minimalisme poétique et pas si répétitif, un peu feldmanien, du troisième mouvement, avec de surcroît les interventions de ces chants pudiques et évocateurs.

Très beau sans le "programme", et tournoiement des motifs très adapté à la Shmira si on s'y intéresse.

A l'inverse, je me suis senti tellement incommodé par le voyeurisme très poussé de la première partie que je ne l'ai toujours simplement pas écoutée en entier : aller entendre pour son loisir (et non pour son information, en l'occurrence) la fixation sonore authentique de moments de détresse humaine intense, l'intrusion du réel dans la musique - qui reste, de mon point de vue, un objet de luxe, de plaisir, presque de "divertissement" -, cela me gêne assez puissamment. Non pas que qui que ce soit soit à blâmer, mais cette oeuvre n'ayant rien de militant (le compositeur l'a dit, et ce serait tout au plus un manifeste "commémoratif" dans le cas contraire), je ne vois pas trop de nécessité à mêler d'une façon assez troublante la musique abstraite avec le réel le plus tangible et le plus cruel.
Mais je répète que ce n'est pas tant un reproche sur le principe de la composition qu'un constat sur ma propre réception de ce mélange : je ne vais pas réécouter dans le cadre de mes loisirs quelque chose d'aussi négatif ET véritable. Et en l'occurrence, une fois l'esprit du mouvement approché, je ne me suis même pas forcé à le terminer.

Ce premier mouvement est de toute façon musicalement d'un minimalisme assez banal, vraiment le style habituel de Reich, et dans son versant "simple", très répétitif, assez tendu sans être réellement agressif ou intrusif.

L'oeuvre mérite cependant l'écoute, parce que sa troisième partie dispense de belles atmosphères (indépendamment de son sujet et de son concept), et parce que ses matériaux mettent en évidence des contradictions à l'oeuvre dans la société. Ma réaction en a été un signe, mais d'autres ont été plus visibles.

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8. Controverse(s)

Je me suis posé la question de l'usage de ces enregistrements de détresse de la sécurité aérienne et des pompiers, certes rendus publics depuis longtemps, surtout dans le cadre d'une oeuvre musicale, en principe destinée à être réécoutée - puisqu'on sort un disque...
Mais je me pose également la question lorsque je constate la complaisance avec laquelle on illustre sur toutes les télévisions les explosions et effondrements par tous les angles possibles. Très bien, on signale ce dont on parle, et la télévision a besoin d'images, c'est un fait. Toutefois, on peut arriver très facilement à vingt secondes d'images (donc plusieurs fois la même chose sous plusieurs angles de vue...) là où cinq étaient amplement signifiantes... Cette façon de revoir "pour le plaisir" (car il y a une forme de plaisir bien naturel à la vue de l'insolite, de l'inconcevable) des gens mourir "en direct" me répugne assez vivement.

Et manifestement, c'est ce genre de sentiment, contre toute attente, qui a finalement conduit au changement de pochette. Ce qui a choqué les associations n'est pas tant, semble-t-il, l'usage de la photo (impudique en diable, mais le sujet n'est pas spécialement sobre...), que sa retouche dans les tons sépias - et avec des zébrures, comme si l'on voyait le passage des rayons dans un tube cathodique (comme si on filmait un téléviseur diffusant l'image). Ou pis, comme une aquarelle sur un papier au beau filigrane. Le fait de retoucher (voire d'esthétiser) un objet "sacré" était manifestement la limite à ne pas franchir. Sur son propre carnet, Anne Midgette du Washington Post, qui a beaucoup aimé la pièce, explore habilement un certain nombre d'enjeux soulevés par cette controverse.


Reich et Nonesuch ont finalement changé la pochette originale en quelque chose de plus allusif et moins menaçant, montrant le résultat au lieu de l'action. Elle est moins esthétique, moins choquante/saisissante aussi, mais leur choix était celui de l'apaisement, le compositeur ne souhaitant pas du tout remettre en question l'émotion commune - et a justifié ce changement par le désir de ne pas distraire inutilement de l'écoute...


Toutefois, cette petite susceptibilité fait écho à celle de dix ans d'irrascibilité aux Etats-Unis et ailleurs.
L'Afghanistan protégeait les terroristes, on y a lancé immédiatement des troupes sans regarder si cela était juste (c'était inévitablement provoquer plus de morts chez des civils), si cela était efficace (le terrorisme, tout le monde voit bien que ça ne se vainc pas avec des chars), si cela était réalisable. Puis ceux qui n'étaient pas dans l'alliance contre Saddam Hussein étaient des ennemis - les rivières de vin français déversés dans les caniveaux, les French fries rebaptisées Freedom fries, et autres enfantillages amusants, mais symboliquement assez violents.

Et plus récemment, l'incroyable assimilation explicite entre islam et terroristes-du-11-septembre à l'occasion de l'ouverture d'une salle de prière dans le même quartier, comme si l'on suspectait tous les porteurs de cravate après un crime commis par l'un d'eux... Comme si c'était un centre culturel assez ouvert qui allait poser un problème, alors qu'on avait laissé s'épanouir la faune radicale de la mosquée Al-Farooq de Brooklyn et fourni des visas à Al-Zawahiri pour venir récolter des fonds...

De ce point de vue, oui, l'hypersensibilité de la réaction à une image qui peut choquer en toute bonne foi n'est pas totalement sympathique.

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9. Miroir d'une époque

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet lui-même, j'avais de toute façon explicité mon sentiment de façon assez précise il y a cinq ans, dispersé entre le caractère déterminant de la présence d'images, le côté un peu égoïste de ne s'émouvoir que des victimes qui nous ressemblent (donc de pleurer sur nous-mêmes par procuration), l'exagération de l'impact (des années de préparation pour un seul attentat de ce genre, qu'il soit "réussi" ou "raté"), et dans le même temps ma compassion très sincère avec l'émotion générale, qui ne me paraît pas pour autant exagérée.

En revanche, dix ans après, se confirme l'impression ressentie à partir de 2003 : George W. Bush est décidément l'homme le plus important de ces vingt dernières années. Aussi bien pour l'économie que pour la géopolitique, il a modelé, en l'espace d'une poignée d'années et presque à lui seul, le monde d'aujourd'hui à son image.

Oui, George n'a jamais été très beau.


Notes

[1] La question de l'accord féminin de l'adjectif "hébreu" est profonde, et on ne la tranchera pas ici. Les lexicologues le tiennent en général pour invariable, mais on trouve quelquefois des "-e", et, mieux encore, le joli détour par le pluriel "hébreuse", par exemple chez Jean Richepin ou Villiers de Lisle-Adam...


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Commentaires

1. Le samedi 17 septembre 2011 à , par Papageno :: site

Merci pour le lien et les commentaires !

Je me permets d'être en désaccord avec vous au sujet de l'utilisation des enregistrements des voix des pompiers dans cette musique. Justement parce que la musique n'est pas un simple divertissement ! Elle n'est pas tenue de dire seulement des choses agréables ou de se limiter à des sujets historiques (ou des fictions) suffisamment éloignés de l'auditeur pour ne pas le "déranger". En résumé, une musique qui dérange, ça ne me dérange pas du tout.

Sinon c'est vrai que le premier mouvement est un peu long...

2. Le dimanche 18 septembre 2011 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Patrick !

Tout est permis.

Je me permets d'être en désaccord avec vous au sujet de l'utilisation des enregistrements des voix des pompiers dans cette musique. Justement parce que la musique n'est pas un simple divertissement !

Ce n'est pas exactement ce qui me dérangeait, c'est plutôt la confusion entre réalité et musique. Contrairement à un documentaire, on est supposé écouter un disque (potentiellement) régulièrement. Et en plus, la musique est censée plaire, séduire d'une certaine façon, même lorsqu'elle dérange. Me passer des morts (véritables) en direct pour "me faire plaisir", ça me pose un problème. La fiction ou la reconstitution constituent un écran déjà plus "honorable", à défaut d'être confortable.

Ensuite, Reich écrivait au sujet de cette pièce qu'elle était une pièce subjective (pour résumer grossièrement), donc précisément pas un hommage frontal et brutal qui voudrait éveiller les consciences ou choquer le Marrec bourgeois. Plutôt une façon de communiquer une émotion.
Ici aussi, je vois une forme de distorsion entre le projet et ce que j'entends.

Enfin, en ce qui me concerne - et j'ai bien conscience d'être en désaccord avec l'immense majorité des mélomanes (peut-être n'en suis-je pas un d'ailleurs : je me suis toujours posé la question) -, la musique n'est absolument pas quelque chose de sérieux. Ce n'est pas un simple divertissement dans le sens où elle apporte vraisemblablement plus qu'un après-midi de Pacman ou de point-de-croix, mais elle reste, pour moi, de l'ordre du loisir (au sens aussi élevé qu'on voudra).

Je précise cependant que je n'ai rien contre les musiques sombres ou qui dérangent, ce n'est pas du tout incompatible. Ici, c'est l'usage de la misère humaine réelle comme marchepied pour "faire de la musique" qui me met mal à l'aise, comme si les hiérarchies étaient inversées (la musique utilisant la vie humaine comme simple moyen d'expression...). Ces bandes auraient été réenregistrées, ou l'événément évoqué de façon plus abstraite, je ne le percevrais déjà pas de la même façon.

Après ça, je ne dis pas du tout que ce que fait Reich est mal ou immoral, je rends simplement compte d'une objection personnelle.


Merci pour votre réaction, d'autant plus intéressante qu'elle nuance la mienne !

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