Carnets sur sol

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Surprise

Ce matin, en remplissant le coupon de demande de communication en magasin, guère de réflexion autre que la satisfaction de connaître, pour une fois, la date du jour - je l'avais réservée depuis un moment, recevant de la visite ce jour.

Et ce soir, en consultant le bruit ambiant de la Toile, je me rends compte que j'ai comme oublié quelque chose.

Denis qui constate un point saillant de l'Histoire, Eolas qui place une photographie-hommage à la place de sa gravure habituelle, Versac qui tente finement de décortiquer les théories conspirationnistes et l'originalité de l'événement.

Beaucoup d'autres font silence, et c'est heureux, la commémoration n'efface pas toute l'information.




Mais cette intrusion, cinq ans après, me laisse dubitatif, comme je le stipulais en commentaire chez Inactuel, de façon presque simpliste :

Ce n'est peut-être pas le jour pour le dire, mais je me dis toujours que si nous n'avions pas eu les images, le coup ne serait pas aussi rude.

Ce n'est hélas rien en comparaison des massacres qui eux se renouvellent chaque jour dans l'Afrique jouet de ces puissances qui se sont, pour une fois, senties victimes.

C'est la perte d'une belle assurance qu'on a vécue - au prix bien entendu de pertes civiles inexcusables.

Il y a quelque chose d'un peu dérangeant, de très narcissique dans cette commémoration : « on peut aussi ne pas être en sûreté dans les pays civilisés, chez nous », c'est ce que j'entends en filigrane.




Il ne s'agit bien sûr pas de se faire le plaisir de penser à contre-courant, ni de supposer que les victimes riches valent moins que des victimes pauvres. Mais il s'agit d'un événement isolé, et touchant relativement peu de victimes, par rapport à tant de situations où l'intervention serait possible pour éviter bien pire, si on tient pour critère le nombre de vies.

Tout cela pour remettre en perspective : nous sommes d'autant plus émus que nous nous sentons, nous, concernés. Ce n'est pas parce que cet événement est un parangon de noirceur plus que d'autres ; mais parce qu'il augure officiellement d'une ère de l'ennemi invisible, qui frappe même les sociétés les plus protégées.




Je comprends néanmoins tout à fait l'émoi qui se manifeste, parce que c'est indéniablement le symbole d'un basculement dans la perception occidentale du monde, d'un monde non plus dominé, mais en guerre.

Et la proximité avec ces victimes qui nous semblent tellement semblables, je la comprends aussi. Mais outre que ces commémorations me mettent toujours mal à l'aise, se complaisant un peu dans la douleur ostentatoire (un des restes persistants de judéo-christianisme, transversaux à toute la société), la présentation du caractère exceptionnel du jour me paraît relever de l'illusion d'optique.




Simplement cela, mais pas plus non plus, tant je comprends aisément, au demeurant, ces sentiments qui n'ont rien d'excessif.


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Commentaires

1. Le mardi 12 septembre 2006 à , par kfigaro :: site

Je comprends tout ça et je partage globalement ton point de vue (il y a eu bien pire que cette catastrophe dans l'histoire récente - suffit de penser aussi aux épouvantables ras de marées récents dans l'Océan indien entre autres exemples), par contre question idiote : qu'entend tu exactement par "coupon de demande de communication en magasin" ??, je pense à un coupon pour accéder aux archives de la bibliothèque pour ma part (à Limoges, ça porte à peu près le même nom) mais c'est peut-être autre chose ?

2. Le mardi 12 septembre 2006 à , par jdm

Bonjour David,
Après moult silencieuses visites enrichissantes – je l’ai écrit et tu l’as lu chez Christian, que je rejoins, ici – je mets un grain de sel. Tu parles juste. J’ai regardé, hier soir, sur arte, 11’09’’01 : September 11, 11 courts-métrages de tous les continents. Disponible sur ***.com sous le titre ‘September 11’. Malgré une critique ordinaire dans la presse écrite qui fait la moue, il n’y a rien à jeter dans ce film, ces films – une illustration de ton propos. Le court d’Idrissa Ouedraogo, Burkina-Faso, est remarquable.

3. Le mardi 12 septembre 2006 à , par Inactuel :: site

Bonsoir,
En effet, sans image le drame n'aurait peut-être pas été aussi prenant. La chute des tours jumelles, qui traduit bien un effondrement de notre innocence est un acte immensément fort. C'est peut-être du narcissime, mais tout de même 2700 morts dans la même journée dans un cinq attentat, avec toute l'organisation que cela implique, dans la volonté même de détruire "en masse", ce n'est pas si courant (heureusement), "ici" comme "ailleurs". Pour nous, civilisations occidentales, le statu quo allait bien (hélas, pour les drames d'Afrique). Le 12 septembre la "gueule de bois" était totale. Une partie de notre domination était à terre et l'ennemi plus ou moins invisible, vous avez raison de le rappeler.
D.

4. Le mardi 12 septembre 2006 à , par Faust

Est-ce que l'on met son grain de sel sur des carnets de sol ? Peut-être ! Les auteurs des attentats du 11 septembre 2001 ont inventé une nouvelle forme de guerre fondée sur le terrorisme de masse. Ils ont peut-être, avec les Etats qui possèdent l'arme nucléaire réinventé une guerre que l'on croyait, à tort, disparue. Si tel est bien le cas, la date du 11 septembre 2001 est effectivement importante dans l'histoire de l'humanité.

Je ne crois pas que la compassion pour les victimes soit un reste de la civilisation judéo-chrétienne. C'est plutôt l'un des apports fondamentaux de cette civilisation qui va bien au-delà des victimes des attentats de 2001.

Tout ceci n'est qu'une opinion parmi beaucoup d'autres.

5. Le mercredi 13 septembre 2006 à , par jdm

Bonjour Faust,
merci de dire bonjour à l'interlocuteur auquel vous faites indiscrètement allusion. Une opinion, comme vous le dites très justement, n'est qu'une opinion. Un jeu de mots n'est pas une pensée. Merci encore de votre contribution qui apportera à la réflexion entamée par Christian "kfigaro" sur son site, bien agréable et pimenté.

6. Le mercredi 13 septembre 2006 à , par DavidLeMarrec

Bonjour à tous,

Et merci pour ces commentaires sur lesquels je vais m'empresser de revenir.

Juste un mot avant de partir : je crois bien que la plaisanterie de Faust m'était adressée (bien qu'il reprenne une formulation précise), et qu'elle n'avait rien d'agressive.
En tout cas, ce serait bien la première fois. ;-)

Les aléas de l'outil...

7. Le mercredi 13 septembre 2006 à , par Faust

Je ne connais, un peu et virtuellement, que David. La première phrase de mon petit mot venait juste rappeler que je ne suis pas là pour venir perturber des discussions et échanges entre, j'imagine, des personnes qui se connaissent ! La référence aux Carnets sur sol n'est qu'un clin d'oeil amical à un joli titre de blog !

Pour ce qui est de l'agressivité, il faudra attendre encore un peu ... Je ne sais pas, à la 50ème "exécution" à laquelle on me forcerait d'assister de Don Giovanni par le trio infernal Mortier-Hanecke-Cambreling !

8. Le mercredi 13 septembre 2006 à , par DavidLeMarrec

Merci, Faust, pour la mise au point. J'avais donc vu clair. ;)


Christian : [b]

par contre question idiote : qu'entend tu exactement par "coupon de demande de communication en magasin" ??, je pense à un coupon pour accéder aux archives de la bibliothèque pour ma part (à Limoges, ça porte à peu près le même nom) mais c'est peut-être autre chose ?

Si, si c'est cela. Juste manière de dire que j'ai entré la date, et que je n'ai pas remarqué, sur le moment.


[b]Jdm :


Bonjour David,
Après moult silencieuses visites enrichissantes – je l’ai écrit et tu l’as lu chez Christian, que je rejoins, ici –

J'en suis très heureux ! Merci encore, et bienvenue !


je mets un grain de sel. Tu parles juste. J’ai regardé, hier soir, sur arte, 11’09’’01 : September 11, 11 courts-métrages de tous les continents. Disponible sur ***.com

Je précise que ce n'est pas moi qui censure. :-)

sous le titre ‘September 11’. Malgré une critique ordinaire dans la presse écrite qui fait la moue, il n’y a rien à jeter dans ce film, ces films – une illustration de ton propos. Le court d’Idrissa Ouedraogo, Burkina-Faso, est remarquable.

Une illustration, dans quel sens précisément ?


Denis :

En effet, sans image le drame n'aurait peut-être pas été aussi prenant. La chute des tours jumelles, qui traduit bien un effondrement de notre innocence est un acte immensément fort. C'est peut-être du narcissime, mais tout de même 2700 morts dans la même journée dans un cinq attentat, avec toute l'organisation que cela implique, dans la volonté même de détruire "en masse", ce n'est pas si courant (heureusement), "ici" comme "ailleurs". Pour nous, civilisations occidentales, le statu quo allait bien (hélas, pour les drames d'Afrique). Le 12 septembre la "gueule de bois" était totale. Une partie de notre domination était à terre et l'ennemi plus ou moins invisible, vous avez raison de le rappeler.

Je suis bien d'accord avec ça, il n'y a aucune contradiction sur ce point. En réalité, c'est simplement sur le caractère courant ou non que nous divergeons. Peu courant dans le monde occidental même, c'est certain.


Faust :

Est-ce que l'on met son grain de sel sur des carnets de sol ? Peut-être !

Bien sûr, c'est fait pour.

Les auteurs des attentats du 11 septembre 2001 ont inventé une nouvelle forme de guerre fondée sur le terrorisme de masse.

Guerre qui concerne essentiellement des pays jusque là épargnés par elle, c'est surtout là la différence, mais à l'échelle mondiale elle n'est pas quantitativement si importante.


Ils ont peut-être, avec les Etats qui possèdent l'arme nucléaire réinventé une guerre que l'on croyait, à tort, disparue. Si tel est bien le cas, la date du 11 septembre 2001 est effectivement importante dans l'histoire de l'humanité.

Je ne suis pas convaincu que cela se produise, nous sommes dans la pure prospective. Si oui, nous pourrons en effet réviser notre position...

C'est la commémoration en tant que telle qui me fait sentir un peu mal à l'aise : le fait de considérer l'acte comme unique et plus horrible que d'autres pas aussi télégéniques et surtout bien plus lointains. La disproportion est telle !
Le sida qu'on laisse courir en Afrique, la malnutrition qui y sévit largement, ça ne se voit pas dans sa globalité, ça ne se filme pas, mais ça met à la torture et tue bien plus de monde, en permanence, sans une véritable révolte collective - autre que verbale.

En réalité, le choc provient largement de ce que le malheur est 'banal' ailleurs, et que frapper aussi ouvertement les puissants au coeur de leur puissance même est si inconcevable qu'on n'en est que plus interdit. Sans compter la similitude entre les victimes et ceux qui les regardent...


Je ne crois pas que la compassion pour les victimes soit un reste de la civilisation judéo-chrétienne. C'est plutôt l'un des apports fondamentaux de cette civilisation qui va bien au-delà des victimes des attentats de 2001.

Au moins, nous sommes d'accord sur le fait qu'il s'agit bien d'un apport chrétien : le fait de considérer les victimes comme "bonnes", parce qu'elles ont souffert.
Elles ont été victimes innocentes, et on doit s'en révolter, mais cela ne rend ces gens ni meilleurs ni pires qu'ils ne l'étaient. Cette déploration ostentatoire et cette mythification de ceux qui ont souffert sont vraiment liées à cet héritage.

Cela, en lui-même, n'est pas gênant. C'est qu'on trouve aussi des traces d'amour de la douleur, de goût de l'expiation à tout propos qui tiennent plus de la 'morale d'esclave' que de la béquille métaphysique. En tout cas, quelque chose de très encombrant. Ce corollaire me semble involontaire dans la pensée du christianisme, mais il est là et bien là. Et largement pénible.


Tout ceci n'est qu'une opinion parmi beaucoup d'autres.

Il y en a beaucoup et c'est tant mieux. Seules les élucubrations conspirationnistes me semblent réellement déplacées, pour le coup.[/b][/b]

9. Le jeudi 14 septembre 2006 à , par jdm

Bonsoir David,
‘11’09’’01 : September 11, 11 courts-métrages de tous les continents. Disponible sur ***.com’
‘‘Je précise que ce n'est pas moi qui censure. :-)’’
Et ce n’est pas moi qui envahirai de publicité ton territoire
:-)
‘une illustration de ton propos. Le court d’Idrissa Ouedraogo, Burkina-Faso, est remarquable’
‘’Une illustration, dans quel sens précisément ?’’
Tu ne demanderais pas la réponse si tu ne l’avais déjà donnée (de Pascal, belle infidèle transcription).
‘Le sida qu'on laisse courir en Afrique, la malnutrition qui y sévit largement, ça ne se voit pas dans sa globalité, ça ne se filme pas, mais ça met à la torture et tue bien plus de monde, en permanence, sans une véritable révolte collective - autre que verbale.’
C’est dit avec discrétion par Idrissa Ouedraogo.
‘si nous n'avions pas eu les images, le coup ne serait pas aussi rude’
Il y a bien des images du 11 septembre 1973, au Chili, dans le court de Ken Loach, in ‘September 11’.
Ton article est nuancé. Rien du fanatisme religieux ni du relativisme comptable, deux faces d’un même discours du ressentiment, de la commémoration, de la repentance qui structure la logique du conflit mimétique. Pour faire court.

Bonsoir Faust,
‘le trio infernal Mortier-Hanecke-Cambreling !’ – Don Giovanni in Paris.
La Première, un ‘Bloody Friday’, a été décevante, gâchée par les abonnés de Libération, avant même que l’encre critique ne soit sèche. Une seconde représentation était réjouissante, avec un public qui aurait pu avoir la nostalgie de Giulini ou de Furtwängler.
Nous sommes bien, là, dans le discours conflictuel que je dénonçais. Et cela d’autant mieux que Dom Juan est pris dans un triangle ‘infernal’ (la référence est à Molière, le meilleur interprète du mythe) : au sommet du triangle divin, le feu purificateur d’un conflit entre tabac=terre=mère (le feu autorise la consommation du tabac) et argent=monde=femme (le feu consume l’argent).
Peut-être écouter Sylvain Cambreling et regarder Michael Haneke. Et Mozart, ‘silenzio, silenzio, silenzio’.

10. Le jeudi 14 septembre 2006 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Jdm,

Et ce n’est pas moi qui envahirai de publicité ton territoire
:-)

C'est très délicat de ta part, mais je n'ai rien contre si le lien est intéressant.


‘Le sida qu'on laisse courir en Afrique, la malnutrition qui y sévit largement, ça ne se voit pas dans sa globalité, ça ne se filme pas, mais ça met à la torture et tue bien plus de monde, en permanence, sans une véritable révolte collective - autre que verbale.’
C’est dit avec discrétion par Idrissa Ouedraogo.
‘si nous n'avions pas eu les images, le coup ne serait pas aussi rude’
Il y a bien des images du 11 septembre 1973, au Chili, dans le court de Ken Loach, in ‘September 11’.

Je vois mieux. Oui, nous partageons apparemment les mêmes vues sur ce sujet.


Rien du fanatisme religieux ni du relativisme comptable, deux faces d’un même discours du ressentiment, de la commémoration, de la repentance qui structure la logique du conflit mimétique. Pour faire court.

On essaie, mais c'est un exercice difficile. Merci en tout cas. :-)


La Première, un ‘Bloody Friday’, a été décevante, gâchée par les abonnés de Libération, avant même que l’encre critique ne soit sèche.

Il est vrai que cette production était très attendue au tournant, mais certaines informations avaient filtré sur le niveau de l'orchestre, la suppression des choeurs... G. Mortier avait tout fait pour le vendre sur le ton de la polémique, de toute façon, c'est aussi son fonds de commerce.


Et cela d’autant mieux que Dom Juan est pris dans un triangle ‘infernal’ (la référence est à Molière, le meilleur interprète du mythe)

Tiens, c'est amusant. Tous les amateurs (y compris de lettres) que je connaisse soutiennent que c'est Mozart-Da Ponte qui emporte le jambon. Je suis assez de cet avis, en ajoutant quelques réminiscences vivifiantes au siècle suivant.


: au sommet du triangle divin, le feu purificateur d’un conflit entre tabac=terre=mère (le feu autorise la consommation du tabac) et argent=monde=femme (le feu consume l’argent).
Peut-être écouter Sylvain Cambreling et regarder Michael Haneke. Et Mozart, ‘silenzio, silenzio, silenzio’.

C'était un peu le problème pour beaucoup de monde, à ce que j'ai compris.

11. Le vendredi 15 septembre 2006 à , par Faust

Bonjour, Jdm !

Je ne suis pas sûr de tout comprendre !
DG dirigé par Cambreling : je ne me suis jamais autant ennuyé à l'opéra ! Hanecke n'a pas mis en scène DG, mais essayé de faire qqchose à propos du DG de Mozart-Da Ponte. C'était tellement sombre qu'assez rapidement on n'y fait plus attention ! Belle distribution. Donc, si l'on remplace Cambreling par un bon chef mozartien (pas Kuhn !), cela peut passer. Mais, une version de concert aussi !

Le feu est-il si purificateur ? Le Commandeur agit-il au nom de Dieu ? Je ne lui trouve rien de particulièrement divin ! L'ultime scène m'a tjs semblé être un clin d'oeil très malicieux de Mozart. Un peu comme dans Cosi, en moins profond, je crois.

12. Le vendredi 15 septembre 2006 à , par jdm

Bonjour Faust,
'Belle distribution'
je suis d'accord avec tout ce que tu dis, sans points d'exclamation, un minuscule compulsif détail : c'est Michael Haneke, pas Hanecke, en est-on à une cédille près, non.

13. Le mercredi 12 mars 2008 à , par HerrZeVrai

Bonjour bonjour ici,
juste en passant, après avoir déterré le sujet "Histoire" de Classik:
Loose change si tu as le temps.
Les magouilles sont monnaie courante en politique et ça ne date pas d'hier. Pourquoi aurait-ce changé depuis seulement deux millénaires?
On ne voulait pas croire à un complot lors de l'assassinat de Kennedy, le bouc émissaire: Oswald.
Un minsitre de Kennedy proposait un plan de secours pour la nation dans lequel il fallait déplorer de lourdes pertes civiles... le bonhomme fut renvoyé. L'idée n'est pas morte, elle a (sans aucun doute pour moi) revu le jour avec le 11 Septembre.
J'attends avec impatience ton avis.

A bientôt.

14. Le mercredi 12 mars 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Ce documentaire dont on a beaucoup parlé a été méticuleusement démonté par les rationnalistes sérieux. :)

Je ne crois absolument pas à la vertu des hommes politiques, mais pour le coup, ça ne me convainc pas du tout. Je crois surtout qu'on cherche à s'expliquer ce qui nous paraît impossible : même la toute-puissance est faillible ; et notre monde peut être pris à partie dans des guerres de pauvres, qu'on croyait bien sagement cantonnées en Afrique.

Ce qui peut entraîner toutes sortes de réflexions.

La version qui m'a le plus convaincu jusqu'à présent, c'est que Bush est parti en week-end prolongé en laissant sur son bureau les documents annonçant l'entrée de terroristes nommément désignés dans des zones surveillées. Et qu'on a attendu.
Ca me paraît bien plus crédible que tout le reste.

A titre personnel, je me méfie toujours, de toute façon, des documentaires sensationnalistes. Il est très facile d'orienter la vérité, même de bonne foi.

Et personnellement, je n'ai pas les compétences pour juger de tous les paramètres (architecture, rapports des services secrets, collusion avec les islamistes...). Comme je l'avais dit sur Classik, précisément, je crois qu'on néglige, de surcroît, le poids social sur les épaules d'un dirigeant. Tromper, oui, sacrifier des militaires, bien sûr, mais tuer sa propre population civile (alors que le but ultime reste tout de même marquer les mémoires au sein de celle-ci), ça me paraît assez peu vraisemblable d'un point de vue psychologique. Ce n'est pas une preuve, mais c'est un obstacle que les conspirationnistes lève un peu facilement a priori.

On trouve tout de même beaucoup de théories plausibles, tout simplement parce que la chose nous paraît tellement invraisemblable, et tellement honteuse sans doute qu'il existe des zones d'ombre. Tu imagines vraiment que les services secrets de tous les autres ne sauraient rien ou laisseraient prendre des mesures de sécurité coûteuses dans les avions pour complaire aux Etats-Unis ? Et Madrid, c'était l'E.T.A. ou les U.S.A. ?


En l'absence de théorie démontrée (et non pas plausible, puisque cette affaire n'était, précisément, pas plausible), je m'en tiens à la version communément partagée. Même si je ne crois pas forcément que nous sachions tout - il y a sans doute eu des responsabilités, même tout à fait de bonne foi, qui ont été épargnées.

Voilà pour moi !

15. Le mercredi 12 mars 2008 à , par HerrZeVrai

Pardon, je suis découragé de répliquer, suite à diverses lectures sur classik...

16. Le mercredi 12 mars 2008 à , par HerrZeVrai

Et j'oubliais, merci de ta réponse. ;)

17. Le mercredi 12 mars 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Diverses lectures sur Classik ?

Bonnes, mauvaises, échauffées, contradictoires, convaincantes ?


(Sinon, c'est avec plaisir, surtout que niveau gestion de messagerie, c'est un peu au-dessous de tout en ce moment. :-s )

18. Le mercredi 12 mars 2008 à , par HerrZeVrai

Mes lectures? Bonnes, mauvaises, échauffées, contradictoires et convaincantes.
Je n'ai pas envie de supporter un triste constat de plus, tout cela ne m'intéresse plus désormais, je me range dans mon atelier et inhale ma térébenthine pour vivre bien plus sereinement. Vive la peinture, la musique et la culture (et Héraclite et Diderot... et Jansénius!).

Messagerie? je comprends tout à fait.

19. Le mercredi 12 mars 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Je n'ai rien compris de ce que tu as dit, ni ce qui est triste (que les gens s'étripent à propos de théories, de politique ou même d'art ?), ni ce que vient faire Jansénius dans les parages, ni ce que tu comprends tout à fait...

Mais tu as un second message depuis quelques instants, tu peux passer par là si tu préfères. :)

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