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Pourquoi les ténors chantent-ils du nez ?


Par rapport aux autres tessitures, les ténors chantent plus du nez. Pourquoi ?

D'abord, il est utile de rappeler ce qu'on appelle une voix nasale (par opposition à la voix engorgée).

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1. L'état du ténor

Cela provient tout d'abord de la difficulté intrinsèque qu'il y a à construire une voix de ténor : c'est une voix haut placée, souvent peu naturelle (au sens b). Les "ténors naturels" se font d'autant plus rares que les dernières générations produisent des individus plus grands, donc avec des cordes vocales plus longues et des résonateurs plus vastes, ce qui implique généralement des voix plus graves (donc plus de barytons, à tout le moins).

Pour le dire plus simplement : le ténor est sans doute la tessiture d'opéra la plus difficile à construire techniquement.

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2. L'usage du "nez"

Or, les fosses nasales ont une double caractéristique.

La première est qu'elles se situent dans la région où l'on produit le "formant du chanteur", c'est-à-dire les harmoniques denses qui permettent de rendre la voix sonore dans une grande salle et de chanter par-dessus un orchestre sans se fatiguer. On utilise souvent l'image d' "accrocher le masque", parce qu'il faut mettre en vibration les os de la face. On se situe donc près du nez, et on entend souvent, chez les voix où ce "formant" est très vigoureux, une nasalité légèrement plus forte que l'équilibre idéal.

Par exemple dans une voix comme celle de Juan Diego Flórez. On entend distinctement dans ses [a] et [i] que la luette libère le passage vers le nasopharynx (les cavités nasales), comme si le son au lieu de sortir simplement à l'horizontale par la bouche, pénétrait verticalement derrière le nez. Pourtant, sa voix est techniquement parfaitement placée, mais les harmoniques qu'il va chercher dans les os faciaux l'amènent à provoquer un peu de cette nasalité (aussi inhérente, il faut bien le dire, à l'usage de la langue italienne).
Le phénomène s'entend très bien dans ce très bref extrait :


En Arturo d'I Puritani de Bellini, au Teatro Cuyas de Las Palmas en 2004 (air d'entrée "A te, o cara").


La seconde caractéristique des fosses nasales est qu'elles facilitent la montée dans les aigus, lorsqu'elles sont abusivement utilisées et qu'on y place abondamment le son.

C'est le cas de beaucoup de ténors qui doivent s'aider du nez (lorsque leur technique les y prédispose) pour continuer à monter lorsque l'instrument se raidit avec la fatigue et le passage du temps. Jon Vickers en est un exemple impressionnant : dans les années 50 et au début des années 60, la voix était très belle et assez bien équilibrée, jusqu'à finir dans les années 70 et 80 par ne plus être qu'un nez sur pattes. Quelqu'un de méchant aurait bien pu lui suggérer qu'il était finalement capable de tout chanter bouche fermée.

En Giasone de la version italienne de Médée de Cherubini, en 1959, on entend déjà que les [i] sont entièrement dans le nez [1], mais le reste de la voix est glorieux, bien timbré et beaucoup plus équilibré.


Duo de l'acte II avec Maria Callas, direction Nicola Rescigno, à Covent Garden.


En revanche, dans le Voyage d'Hiver au début des années 80, on entend bien que toutes les voyelles sont systématiquement et intégralement envoyées dans les cavités nasales.


"Frühlingstraum" ("Rêve de printemps") tiré de Die Winterreise de Franz Schubert, version de studio avec Geoffrey Parsons.


La voix vieillissant, la technique se facilite la tâche en développant cette nasalité assez laide (et totalement antinaturelle), mais efficace pour contourner la difficulté de rebâtir ou même de maintenir une voix équilibrée.

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3. Conséquences pratiques

Pour pallier les difficultés propres à la construction d'une voix de ténor, il peut donc être tentant, en même temps qu'on accroche le masque, de solliciter les fosses nasales toutes proches pour faciliter la montée dans ses aigus.

Donc non seulement la technique italienne saine (dont tout le monde se revendique, y compris sans aucun fondement) produit une légère nasalité, mais de surcroît les chanteurs ont tendance à s'aider d'une nasalité plus franche et forcée pour atteindre plus aisément le haut de la tessiture.

Si vous voulez l'entendre, il suffit d'aller écouter un grand nombre de voix américaines récentes ou actuelles, où la nasalité "déviante" est extrêmement répandue. Certaines sont saines (comme Thomas Stewart l'était chez les barytons, par exemple), et ne doivent leur nasalité qu'à un reste d'articulation de leur propre langue, d'autres sont beaucoup plus forcées et se servent de cette béquille pour compléter une technique incomplète. On pourrait mettre dans cette case des chanteurs aussi prestigieux (et valeureux, il ne s'agit pas de porter un jugement négatif global !) que Ben Heppner.

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Voilà pour la rapide explication de cette petite curiosité !

Notes

[1] Il y aurait de toute façon matière à faire une notule entière sur les émissions des [i] et même [é] selon les nations et les techniques. On en a déjà touché très particiellement un mot dans la partie "interprétation" de cette notule.


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Commentaires

1. Le samedi 24 décembre 2011 à , par Falsetto

Bonjour,

Je suis ténor (enfin, je n'ai pas de technique lyrique, je ne prends d'ailleurs aucun cours de chant, mais je peux monter des contre-notes sans aucun problème. Ma note la plus haute en voix mixte est le sol4) et je voudrais savoir s'il est réellement possible de "viriliser" un peu la voix mixte ou non. Parce que quand je l'utilise ou entends des ténors montaient le contre-fa d'I Puritani, ça sonne androgyne. Bien sûr, la voix mixte ne peut que sonner androgyne, mais y a t'il des astuces pour avoir un son le plus viril possible ? D'ailleurs que se passe t'il dans la voix quand on produit ce genre de son ? Jusqu'à présent, j'ai toujours cru que c'était réellement un mélange entre voix de tête et voix de poitrine, car c'est l'image utilisée par les professeurs de chant, mais j'ai lu sur un de vos articles que c'est physiologiquement impossible que c'est en réalité de "la voix de poitrine allégée"...

2. Le dimanche 25 décembre 2011 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Falsetto !

C'est une question très intéressante, je vais essayer d'y répondre sur un maximum d'aspects.

(1)
Pour commencer, à mon sens, vous parlez de voix de fausset (ou voix de tête, mais le terme est assez ambigu) et pas de voix mixte, puisque la voix mixte ne sonne pas androgyne, et je serais vraiment très étonné que vous puissiez atteindre le sol 4 (on est bien d'accord, au-dessus du contre-ut) en mixant. C'est déjà extraordinairement difficile (pour ne pas dire impossible) pour des professionnels, qui n'arrivent pas, même les plus grands, à chanter le fa 4 de Puritani (même en fausset intégral, c'est difficile), alors en voix mixte un sol 4 ?
Certains détails se trouvent dans la notule que vous mentionniez, autour de la voix mixte.

(2)
Ceci posé, je crois qu'il faut d'abord avoir conscience que les termes et concepts employés dans le chant lyrique sont largement faux d'un point de vue physiologique. On peut même observer le phénomène d'excellents chanteurs ou professeurs qui parviennent à chanter excellemment, voire à faire chanter excellemment... tout en s'appuyant sur une théorie différente de ce qu'ils font ou font faire en réalité !

Il ne faut donc pas prendre trop au sérieux la coïncidence entre les termes et la réalité. C'est d'ailleurs un vrai problème dans l'enseignement du chant...

J'avais donné cet exemple, il y a quelque temps... choisi parmi tant d'autres.

(3)
Pour "viriliser" les aigus. Il faut distinguer deux choses : la partie de l'étendue(le grave, le médium entre les deux passages, l'aigu, et éventuellement le suraigu) qu'on utilise, et le positionnement vocal qu'on utilise dans chaque partie.
On ne peut pas tout faire (il est difficile de chanter en fausset dans le grave ou à pleine voix dans le suraigu), mais le nuancier des possibilités est très vaste.

Dit autrement : il est possible de chanter assez haut avec un accolement épais des cordes vocales, un larynx bas et des harmoniques très denses (typiquement le son lyrique), même si structurellement, en montant, l'accolement des cordes se fait plus fin et si le larynx peut avoir tendance (voire intérêt, tout dépend des styles et des écoles) à remonter.

Il sera cela dit extrêmement difficile chez un homme de produire des notes au-dessus du mi bémol 4 qui ne soient pas du fausset, même renforcé.

En effet, il est possible d'éviter le fausset intégral, mais plus on veut épaissir les cordes, plus c'est difficile techniquement, voire dangereux si on manque l'envoi. Ca me paraît particulièrement difficile, surtout avec une voix qui ne serait pas "cultivée". Soyez prudent, surtout si vous couvrez peu ou pas.

(4)
Les astuces sont compliquées à donner comme cela en l'air, sur une voix abstraite... Le principe, dans l'absolu, serait de conserver la même qualité de timbre que dans le médium ou l'aigu, donc de se contenter de soutenir plus, mais dans les faits, on est obligé d'adapter les résonateurs, et pas seulement pour souvrir. C'est délicat et outrepasse assez largement, je le crains, les quelques repères simples que je peux donner au fil de ces notules.

(5)
Physiologiquement, j'ai un petit peu évoqué la chose à l'instant : c'est une question d'accolement des cordes vocales (épais lorsqu'on parle, plus fin lorsqu'on "allège"), ce à quoi se joignent la position du larynx (haut pour le vrai fausset) et l'usage des résonateurs (souvent, mais pas toujours, le fausset est émis avec peu ou pas de résonance métallique). Mais il peut se passer quantité d'autres choses (la place de la langue, par exemple : voir la notule le bout de langue de Gruberová).

Pour la voix mixte, tout le monde n'est pas d'accord. J'ai lu il y a quelques années qu'il n'existait pas de mécanisme intermédiaire (on est ou en lourd ou en léger, avec plusieurs degrés dans chacun), mais dans les recherches les plus récentes, il semble qu'il n'y ait tout simplement jamais de rupture (il y a bien la zone du passage, mais on peut l'émettre de tas de façons) : plutôt une continuité de nuances possibles dans l'émission et la coloration, de la plus brute (proche de la voix parlée, disons) au fausset le plus léger.

Cela dit, l'image du compromis est excellente, puisque c'est précisément le but de la voix mixte, d'allier la stabilité et la puissance de la "poitrine" à la flexibilité et la luminosité de la "tête". Ce peut être une voix de "poitrine" allégée ou une voix de fausset "renforcée", il y a énormément de degrés possibles... Sans parler des couleurs différentes obtenues par les autres paramètres...

On est clairement sur un terrain rempli de nuances, donc la simplification "compromis entre tête et poitrine" n'est pas du tout illégitime. En fait, il y a deux pôles, "lourd" et "léger", et quand on est au milieu, on fait du mixte.

--

Je suis fâché de ne pas pouvoir répondre de façon plus efficace ou plus affirmative, mais je ne suis pas certain qu'il soit possible d'être tellement plus péremptoire sur un concept aussi flottant que la voix mixte. Entre les significations différentes du même terme et la diversité des réalités, on est sans cesse renvoyé à la double question "comment parle-t-on de quoi ?".

Bonne fin de soirée.

3. Le lundi 26 décembre 2011 à , par Falsetto

Bonjour :),

J'ai oublié de vous souhaitez de joyeuses fêtes... Donc, Joyeuses Fêtes ! Un grand merci pour cette réponse complète :) On peut dire que vous avez pris grand soin à me répondre du mieux possible :)

Peut-être avez-vous raison, c'est peut-être du fausset "épaissi". Mais quand je fais ce genre de notes, je ne sens, ni n'entend aucun passage... Et après ce registre, j'ai ce qui me semble être de la voix de tête. Là, je sens un passage, une sensation aérienne, et je monte plus haut que le sol4 dans ce registre... Do5, me semble-t'il... (En fait, je n'ai pas de piano, donc je n'ai pas vérifié la hauteur de ces notes, j'ai dit "sol4" pour le voix mixte, mais peut-être est-ce plutôt un fa4...) Mais, pardonnez-moi, je trouve que la voix mixte sonne androgyne. Chez deschanteuses pop comme Jojo, Beyoncé, Lea Michele, la différence s'entend moins puisque ce sont des femmes, mais chez les hommes, ça s'entend. Dans l'air des Pecheurs de perles dont j'ai oublié le nom, vous savez celui qui parle de "voix tendre et sonore, je sais plus trop quoi", le ténor utilise la voix mixte, et meme si la tessiture n'est élevée (pour de la voix mixte) eh bien, ça sonne éffeminé, le fa4 d'I Puritaniest éffeminé aussi, c'est un peu caché parce que LA note est sur un É. D'ailleurs les contre-notes des ténors sont toujours sur É et celles des sopranos sur un A... Pourquoi :)? C'est la syllabe qu'ils projettent le plus facilement ?

4. Le lundi 26 décembre 2011 à , par Falsetto

Je précise aussi que mes aigus sont très faciles. C'est sûrement pour cette raison que je monte aussi haut. J'ai les graves très aisés également, ma limite me semble être le sol1.

5. Le lundi 26 décembre 2011 à , par Falsetto

Petite rectification...

Je SENS et ENTENDS UN PASSAGE, quand je mixe, mais il n'y a pas de grande bascule du larynx en avant, mais peut être que quand on épaissit le fausset, ça ne se sent pas... Mais j'ai franchement l'impression de rester en voix de poitrine en allant simplement "m'installer" sur le bord libre, en visant le haut, la légèreté, la facilité... En restant en voix de poitrine je monte au do#4. J'ai feuilleté plusieurs livres de chant, consulter des sites excellents comme le vôtre et je sais qu'il faut "accrocher le masque", laisser la gorge ouverte, soutenir avec le diaphragme, avoir "les côtes flottantes", je ne me sert pas du nez...

6. Le mardi 27 décembre 2011 à , par Falsetto

Je vois que je n'ai pas eu de réponses à mes petites questions... Peut-être ai-je été flou ou le sujet est délicat... Ce n'est pas grave :)

Bon, après ça j'arrête de vous embêter :) Je voulais juste vous faire entendre a quoi ressemblait ma voix mixte, elle ressemble à celle de ce garçon : http://www.youtube.com/watch?v=tDLNGJyeOWg&feature=plcp&context=C38737d6UDOEgsToPDskLlVv67HC_PljdUJ3ADIrpc

Bon, mon fa4 n'est tout de même pas aussi résonnant-- je n'ai pas sa technique-- et il est un peu criard et plus "heady" (je ne sais pas quel est le terme correspondant en français) que le sien, mais c'est assez proche.

7. Le mercredi 28 décembre 2011 à , par DavidLeMarrec

C'est simplement que - avec votre permission bien sûr :) - j'ai d'autres engagements, et que je ne peux pas forcément répondre immédiatement aux commentaires, surtout lorsqu'ils appellent un peu de détail...

Mais en principe, sauf cas n'appelant pas de réponse (et quelques exceptions diverses ici ou là), je réponds à tous les commentaires, quitte à avoir un peu de délai.

J'avais prévu de vous répondre aujourd'hui de toute façon, mais je ne promets rien.

Bonne soirée !

8. Le mercredi 28 décembre 2011 à , par Falsetto

Bonsoir,

Ne le prenez pas mal :), c'est juste que je ne suis pas très patient...

J'attends donc votre réponse PATIEMMENT cette fois :)

À bientôt...

9. Le jeudi 29 décembre 2011 à , par DavidLeMarrec



Non, non, je badinais juste, c'est pourquoi j'ai ajouté le petit souriard amusé.

Peut-être avez-vous raison, c'est peut-être du fausset "épaissi".

On parle dans ce cas de "voix de tête renforcée", souvent.

Mais, pardonnez-moi, je trouve que la voix mixte sonne androgyne.

Je ne suis définitivement pas d'accord, on ne peut pas le confondre avec une voix de femme. C'est moins "viril", oui, puisqu'on ne sent pas la "résistance" de la voix de poitrine traditionnelle (et qu'on se fait aujourd'hui une image de la masculinité authentique liée à la voix grave, amplification et cinéma aidant), mais ça ne ressemble pas à une voix de femme, contrairement au fausset qui dans certains cas peut être ambigu, du moins pour des oreilles qui ne sont pas habituées.

Cette question de viril / pas viril est de toute façon très culturelle, aujourd'hui je ne trouve pas du tout les falsettistes androgynes, j'entends bien une voix d'homme en fausset, parce que j'y suis habitué désormais. Mais on peut le ressentir différemment, selon ce que l'on met comme représentation de la virilité...

Chez deschanteuses pop comme Jojo, Beyoncé, Lea Michele, la différence s'entend moins puisque ce sont des femmes,

C'est plus compliqué, puisqu'en pop, les femmes chantent beaucoup en voix de poitrine, qui est l'émission "standard", et lorsqu'elles passent en voix de tête, ça reste évidemment très féminin, "encore plus féminin" si l'on veut.

D'ailleurs les contre-notes des ténors sont toujours sur É et celles des sopranos sur un A... Pourquoi :)? C'est la syllabe qu'ils projettent le plus facilement ?

Non, non, toutes les contre-notes ne sont pas sur ces voyelles, loin s'en faut. Coïncidence. :)
Le [é], comme toutes les voyelles fermées et antérieures est beaucoup plus difficile à émettre dans l'aigu que les voyelles postérieures comme le [a] (postérieur), le [o] (fermé) ou le [è].

Contrairement à l'imagerie populaire, le est la voyelle la plus difficile à émettre dans l'aigu. :)

Et je ne crois pas que ça change selon les sexes, en tout cas je n'ai jamais rien entendu sur pièce ou lu en théâtre qui puisse le laisser supposer, bien au contraire.

Je précise aussi que mes aigus sont très faciles. C'est sûrement pour cette raison que je monte aussi haut. J'ai les graves très aisés également, ma limite me semble être le sol1.

Effectivement, c'est impressionnant, dommage de ne pas exploiter ça. Je suppose qu'en matière de timbre et de volume, ce n'est pas égal ? Parce qu'effectivement, en allant de la friture au fausset intégral, on peut faire ça (avec une voix clairement orientée vers l'aigu), mais en voix "exploitable", c'est impressionnant.


Je SENS et ENTENDS UN PASSAGE, quand je mixe, mais il n'y a pas de grande bascule du larynx en avant, mais peut être que quand on épaissit le fausset, ça ne se sent pas... Mais j'ai franchement l'impression de rester en voix de poitrine en allant simplement "m'installer" sur le bord libre, en visant le haut, la légèreté, la facilité...

La bascule thyroïdienne doit forcément se faire à un moment donné...


Bon, après ça j'arrête de vous embêter :) Je voulais juste vous faire entendre a quoi ressemblait ma voix mixte, elle ressemble à celle de ce garçon : http://www.youtube.com/watch?v=tDLNGJyeOWg&feature=plcp&context=C38737d6UDOEgsToPDskLlVv67HC_PljdUJ3ADIrpc

Ah oui, ça effectivement, c'est de la voix pleine, certes en cordes plus fines que s'il chantait un médium de baryton, mais on considère ça comme de l'émission [i]di petto dans la terminologie lyrique traditionnelle, en effet.

Et vous faites ce genre de chose (même moins puissant, même moins beau) sans travail, ou du moins seul ? Très impressionnant, dommage de ne pas en faire quelque chose. Vous pourriez par exemple chanter tout un tas d'airs tombés en désuétude, et que les amateurs peuvent difficilement exhumer du fait de leur difficulté. Sans parler du fait qu'on accueille les ténors avec aigus à bras ouverts partout, en particulier chez les amateurs où ils sont très rares.


Bonne journée !
[/i]

10. Le jeudi 29 décembre 2011 à , par Falsetto

Bonjour :),

Merci pour ces compliments :) ! .... Entre nous, j'aimerais franchement faire de l'opéra, ou chanter dans des "musicals" à Broadway... Chanter et jouer la comédie en même temps est vraiment mon rêve, chanter en me sentant vraiment plonger dans une histoire, un univers, incarner littéralement un personnage, ressentir tout ce qu'il ressent... Malheuresement, ma famille et mes "amis" ont l'esprit étroit, (je viens d'un milieu "un peu" sectaire) donc j'ai peur de me lancer... Je pense que je vais poster des vidéos sur YouTube, on verra le nombre de vue que j'aurai, et, ensuite, j'aviserais...

Bon, je ne vais pas entrer dans les détails ! J'en ai déjà trop dit...

11. Le jeudi 29 décembre 2011 à , par Falsetto

Dans ce passage

"Contrairement à l'imagerie populaire, le est la voyelle la plus difficile à émettre dans l'aigu. :)" Vous parlez de quelle voyelle ?

Et pour répondre à ce passage : "Effectivement, c'est impressionnant, dommage de ne pas exploiter ça. Je suppose qu'en matière de timbre et de volume, ce n'est pas égal ? Parce qu'effectivement, en allant de la friture au fausset intégral, on peut faire ça (avec une voix clairement orientée vers l'aigu), mais en voix "exploitable", c'est impressionnant."

Eh bien, non, je ne fais pas de "fry" ni de "fausset intégral" pour aller du sol1 au fa4. Mon sol1 est plutôt ferme et bien timbré, mon fa4, lui, est un peu tendu et criard, mais je pense quand travaillant il deviendra aussi bon que dans la vidéo que j'ai postée...

À bientôt...

12. Le vendredi 30 décembre 2011 à , par DavidLeMarrec

Pardon, je voulais parler du [ i], et cela s'est converti en balise italique, d'où le désordre visible dans le message précédent...

Sinon, entendons-nous bien, ce ne sont pas des compliments dans la mesure où je ne vous ai pas entendu, je ne peux pas préjuger de ce que je dirais. Mais effectivement, maîtriser une telle tessiture en voix "exploitable", c'est impressionnant, et encore plus sans aide extérieure.

Vous songez donc bel et bien à la carrière, ça me rassure en un sens. :) En revanche, renseignez-vous bien avant de vous lancer (indépendamment de l'avis des proches, je veux dire) : ce métier a ses parts d'ombre, et elles sont à mon humble avis particulièrement considérables. A commencer par le fait de devoir travailler avec musiciens... ça n'a l'air de rien comme ça, mais tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne se rend pas compte de l'abnégation que cela implique. :) Disons que le versant professionnel n'est pas forcément celui qui ménage, pour l'interprète, les moments d'émotion les plus "purs".

Même chose pour YouTube, quelques envois en privé peuvent être un bon préalable, parce que les commentateurs au débotté sont souvent prompts à l'emporte-pièce... (et peuvent raconter vraiment n'importe quoi)

Quoi qu'il en soit, si vous partagez en privé ou en public des extraits, ne manquez pas de me les transmettre, je suis vivement intéressé.

A bientôt. [/ i]

13. Le vendredi 30 décembre 2011 à , par Falsetto

Bonjour,

Donc la voyelle la plus dure sur un aigu est le i. En tout je n'ai de problème avec aucune voyelle. Mon petit souci, c'est je ne trouve pas toujours la bonne balance en voix mixte :( Parfois je poitrine trop, et je fais un forçage, d'autre fois, ça ressemble trop à du fausset. Mais ces incidents sont plutôt rares. En fait, ça m'arrive quand je pense trop à mixer. Je me dis : "Attention, là c'est trop haut, il faut que tu mixe"... Et, résultat, je me plante !

Mais je me débrouille pas mal, la plupart du temps :)

Enfin, pour mon sol1, on ne peut pas vraiment dire qu'il soit vraiment dans ma tessiture, il est quand même un peu pataud, ma note plus grave en tessiture est le si1.

Mais de parlez-vous exactement quand vous me dites de me renseigner pour mon hypothétique carrière ?

Dans l'idéal, je voudrais chanter dans de grandes comédies musicales, puis sortir quelques albums pop, tout en suivant une formation lyrique, puis essayer de commencer une carrière lyrique... Je voudrais mener de front une carrière pop et une carrière lyrique internationales :). Je sais, c'est un grand rêve qui ne sera pas forcément réalisable, mais c'est vraiment ce dont j'ai envie... Après, bien entendu, si j'arrive à avoir une carrière respectable en France, je serais déja très heureux :)

14. Le vendredi 30 décembre 2011 à , par DavidLeMarrec

Bonjour !

Donc la voyelle la plus dure sur un aigu est le i.

Ca dépend de la technique utilisée et du chanteur, mais dans le chant lyrique et pour la plupart des gens, oui. Le [ü ] est potentiellement encore plus difficile, mais il n'existe pas toutes les langues...

Mais de parlez-vous exactement quand vous me dites de me renseigner pour mon hypothétique carrière ?

Simplement que j'ai toujours un peu peur quand je vois quelqu'un se lancer pour l'amour de la musique ou du chant : c'est l'objectif du métier, mais ce n'est pas là qu'on passe l'essentiel de son temps. Il y a notamment tout le relationnel, dans un milieu particulièrement pourri. Si on aime ou résiste bien à cette vie communautaire avec les artistes, ce côté cordial qui n'exclut pas l'hypocrisie, ce grand bain entre pairs, le prosaïsme des répétitions (où on est en bras de chemise en train de lâcher des jurons quand ça ne va pas, on garde le sublime pour les concerts), l'injustice du népotisme... Alors très bien.
Mais l'image qu'on peut se faire en tant qu'amateur (passer sa vie sur scène) n'est pas exacte, l'essentiel du temps se passe en préparation, puis à attendre l'heure du concert, et souvent dans des conditions pas optimales (rôle qu'on est obligé d'accepter, manque de répétitions, salles inadaptées, presse injuste, etc.).

C'est pourquoi j'attirais votre attention là-dessus : une fois qu'on en est informé, on choisit si on en a envie ou pas, et c'est parfait. Mais si on n'en est pas informé, la chute est souvent très rude.


Dans l'idéal, je voudrais chanter dans de grandes comédies musicales, puis sortir quelques albums pop, tout en suivant une formation lyrique, puis essayer de commencer une carrière lyrique... Je voudrais mener de front une carrière pop et une carrière lyrique internationales :). Je sais, c'est un grand rêve qui ne sera pas forcément réalisable, mais c'est vraiment ce dont j'ai envie... Après, bien entendu, si j'arrive à avoir une carrière respectable en France, je serais déja très heureux :)

Oui, là, même avec d'immenses moyens, ça reste totalement hypothétique... Surtout que les deux univers ne s'aiment pas et que c'est un handicap d'avoir une étiquette étrangère à chaque milieu. Pour la comédie musicale, ça peut aller, parce qu'il y a des oeuvres (généralement le répertoire du "patrimoine") qu'on distribue à des chanteurs lyriques, mais pour mener de front carrière pop et carrière lyrique, c'est aussi bien pour la technique pour l'image extrêmement difficile.

Sans même évoquer la question des calendriers : "oh non, je dois renoncer à ce premier rôle, j'ai une tournée pop..." / "ah non, je ne pourrai pas faire de date à Paris, je chanterai un second rôle à Duisbourg". Ca double la difficulté d'être célèbre dans un domaine.

Parce qu'il y a d'excellents spécialistes (dont je parle quelquefois ici) qui ne font pas du tout de carrière internationale, et qui se contentent de quelques premiers rôles dans leurs pays. C'est déjà énorme, la plupart finissant chômeurs ou, dans le meilleur des cas, dans un choeur (ce qui est d'un confort matériel non négligeable !).

Il y a aussi la question des diplômes, pas indispensables dans le chant, mais tout de même recommandés. Et bien sûr la rigueur solfégique.

Pardon d'être un peu sombre, je ne cherche nullement à vous décourager, mais vu ce que vous visez, autant que vous ayez conscience de ce qui sera attendu.

Je vous encourage vivement à prendre des cours, si possible dans une institution (mais au Conservatoire, vous avez un diplôme, pas forcément un bon prof pour autant, et vous fermez la porte à la pop, clairement...), de façon à pouvoir évaluer déjà votre potentiel de façon rigoureuse. Si vous passez très rapidement les étapes (voix bien placée, longue, souple, glorieuse, volumineuse, etc.), c'est encourageant, vous pourrez sans doute trouver une place dans le milieu si celui-ci ne vous rebute pas.

Ensuite, pour devenir soliste, c'est une affaire de circonstances et de relations. Il faut avoir un certain niveau, mais avec un bon agent, il n'y a pas besoin d'être le meilleur - et inversement, être le meilleur sans de bons relais ne sert à rien.


Bon courage en tout cas, et je vous souhaite bien sûr beaucoup de réussite !

15. Le samedi 31 décembre 2011 à , par Sandrine

Bonsoir et bonne année 2012 !
Détrompez vous, un diplôme ne prouve aucunement plus de talent ni plus de volonté , ca prouve juste que l´on a réussit un examen au moment oú on l´a passé mais on peut fort bien rater un examen ( et je parle dans tout domaine) pour une raison tout á fait accidentelle , ca n´empêche pas d´avoir parfaitement acquis la formation pour un éventuel emploi .... si emploi on trouve, ce qui est de nos jours de plus en plus difficile et incertain . Mais en tous les cas, une simple réussite d´examen n´a jamais prouvé l´intelligence ni la débrouillardise, en tout cas pas complement car sinon il y aurait beaucoup de débiles , vu que sur terre il y au moins autant de gens qui ratent leurs examens que ceux qui les réussissent .
Si vous chantez faux ou si vous n´avez pas d´oreille musicale ( entre autres criteres) , vous pourrez réussir avec mention tous les examens, ca n´y changera rien.
Si c´est votre destin de faire une carriere dans le chant et dans la musique, des facteurs se mettront en place pour que cette voie soit facilitée pour vous et
n´écoutez pas ce qui vous décourage á l´avance : si ca ne se fait pas, ca ne sera pas parce que vous êtes un minable mais bien parce que la vie n´a pas prévu cela pour vous .
Puis de nos jours, ce ne sont malheureusement pas toujours les plus talentueux ni les plus méritants qui réussissent .
Etre dans un choeur est déjá une tres belle chose , beaucoup n´ont même pas le miliardieme du quart de cette chance .
Puis , bien évidemment, rien n´est pareil selon si vous voulez faire une carriere dans le lyrique ou dans un autre domaine . Pour ma part, je ne vous décourage pas, je vous montre seulement que c´est une question de force du destin . Si c´est vraiment votre destin, vous y arriverez et en tout cas, bonne continuation

16. Le mardi 3 janvier 2012 à , par Falsetto

Bonjour et bonnée à vous deux :),

Merci beaucoup pour ces encouragements !

Mais, ma chère Sandrine, je ne crois pas du tout au destin :) Je ne serai pas du tout le genre d'artiste à avoir des portes-bonheurs, à devoir toucher telle ou telle chose pour se rassurer. Les gens qui font ça mettent dans un état de nerfs pas possible ! Si vous le faites, ne prenez pas ce commentaire mal, je connais des personnes qui le font, ça ne m'empêche pas de les aimer beaucoup, mais quand elles se lancent dans leurs rituels superstitieux, je ne réponds plus de moi ;) Bon j'exsagère un peu, mais il est vrai que ça m'énerve pas mal...

Mais comment faut t'il s'y prendre exactement pour commencer une carrière pop (Tout du moins une petite carrière) ? Oui, je suis un peu nunuche à mes heures...

17. Le mercredi 4 janvier 2012 à , par DavidLeMarrec

Bonjour à tous deux,

Et tous mes voeux de glossolalies fructueuses.

Sur vos derniers messages :

Je diverge considérablement, Sandrine, d'avec votre approche. Oui, on peut relativiser la valeur d'un examen - il suffit de constater le nombre de chanteurs incapables de chanter correctement, même dans leur salon, et disposant de diplômes de chant tout à fait officiels. Néanmoins, pour faire carrière (même si le chant est un cas particulier où le diplôme n'est pas absolument indispensable), il faut bien attester de ses compétences, et si le diplôme n'est nullement suffisant, il se révèle une base extrêmement utile si on veut être auditionné.
Donc tout à fait d'accord sur le fait qu'on peut être mauvais en étant diplômé et bon sans l'être, mais on peut difficilement conseiller à quelqu'un qui vise la carrière de ne pas essayer d'accumuler les atouts.

Au demeurant, comme vous le dites, en matière artistique peut-être encore plus qu'ailleurs, à moins d'être vraiment très au-dessus, le fait d'être meilleur que les autres n'est absolument pas une garantie (ce qui, cela dit, donne de l'espoir aux autres :) ), la sélection ayant sa part (assez considérable) d'extra-professionnel. Et ça a toujours été le cas.

Sinon, Falsetto, je crains de ne pas être le plus qualifié pour vous répondre... Mais si vous commencez par travailler votre voix avec un prof, passer quelques concours de chant (commencer par les radio-crochets peut donner une mesure de son potentiel...), fonder un ensemble, prendre éventuellement un agent adéquat lorsque ça deviendra nécessaire... ça me paraît un parcours assez logique. Après, garantir le succès, encore plus peut-être dans ce domaine (80% des jeunes doivent en rêver de façon plus ou moins déterminée), me semble totalement incertain !

Tout dépend en plus du type de pop que vous visez : entre la comédie musicale (et quel style de comédie musicale) et le groupe-à-tubes, il y a plusieurs types de carrière très différents.

Tenez-moi informé de vos découvertes !

18. Le vendredi 6 janvier 2012 à , par Falsetto

Bonjour,


Oui, effectivement, ma carrière peut-être lancée comme ça. J'y avais pensé... Je vous tiendrais au courant de mes aventures :), promis !

Bonne journée.

19. Le samedi 10 décembre 2016 à , par Fredéric H

Bonjour,
Etant un parfait amateur (mais désireux de faire les choses bien) j'espère que ma question n'est pas déplacée sur ce forum. Je prends des cours de chant depuis 2 ans (2 par mois). Ma professeure, m'a appris à chanter "dans le masque" afin d'utiliser les résonnateurs "du haut". Je m'y suis appliqué pendant de longues heures en pensant obtenir le résultat attendu. Depuis un an j'ai intégré une chorale de Gospel, et rapidement on m'a confié deux solos (Go down Moses et Happy day). Le chef de choeur de l'époque apparemment appréciait ma voix, mais le pianiste déjà me disait que je chantais trop du nez à certains moments. Notre nouveau chef de choeur m'a fait la même remarque et a tenté une expérience : il m'a demandé de chanter en me bouchant le nez. J'ai été incapable de sortir un son. Afin de corriger le tir, je me suis entraîné à chanter le nez bouché pendant plusieurs semaines, et j'y arrivais très bien. Pourtant, et de manière assez unanime, on continue de me dire que je chante par le nez (il y a même une chanteuse qui est venue me boucher le nez alors que je répétais et elle a été étonnée de voir que je continuais de chanter sans problème). Le pire (pour moi) c'est que je n'ai pas cette sensation de chanter par le nez et j'ai même l'impression d'avoir corrigé mon défaut. Du coup je suis perdu et ne sais plus quoi faire. J'ai arrêté tous les solos dans l'immédiat. Auriez-vous une piste qui m'aiderait à remédier à se défaut ? Merci

20. Le dimanche 11 décembre 2016 à , par DavidLeMarrec

Bonjour Frédéric !

N'ayez crainte, ce type de notule est là pour ça : essayer de fournir des réponses, et les commentaires sont ouverts si des compléments ou débats sont nécessaires. Sentez-vous bienvenu surtout.

Je vais me heurter à une difficulté majeure pour vous répondre : je ne vous ai pas entendu. Si vous le souhaitez, vous pouvez m'envoyer un courriel (davidlemarrec chez online point fr) avec les sons pour que nous en devisions avec plus de précision. (Tout en considérant que je ne suis pas professeur de chant, bien sûr.)

Dans l'attente, quelques pistes.

Il faut s'entendre sur ce qu'on appelle nasalité. Vous décrivez deux processus différents, qui ne sont pas totalement interdépendants : l'utilisation physique du nez et le timbre nasal.

¶ En chant lyrique ou traditionnel non amplifié, il est indispensable d'utiliser le nez. On peut faire des exceptions pour la musique d'église sans accompagnement chargé, ou le baroque, mais globalement, si on veut une voix projetée, on aura besoin des cavités nasales. Ce sont d'ailleurs ces cavités nasales (en particulier les sinus frontaux et maxillaires) que votre professeure vous incitait à aller chercher – c'est cela, « chanter dans le masque » (les Italiens, même en parlant ont d'ailleurs toujours une légère nasalité antérieure, juste ce qu'il faut pour être efficace).
Si vous chantez uniquement en bouche, votre timbre sera plus joli, mais votre voix ne sera plus projetée, perdra son métal : c'est parfait pour de la chanson avec micro (ou de l'air de cour, et même éventuellement du lied)… pour du gospel ou du chant lyrique, ça poserait un problème.

¶ De l'air passera donc forcément, en plus ou moins grande quantité, par votre nez. La question du timbre nasal est ensuite une question d'équilibre de tous les résonateurs : il facilite la montée dans les aigus mais est jugé disgracieux – même si certains chanteurs comme Peter Schreier ont fait une magnifique carrière comme cela (plutôt dans des rôles de caractère que dans les grands rôles sérieux, mais tout de même !). À mon humble avis, une des raisons de la perte de puissance des chanteurs lyriques actuels réside justement dans leur peur de sonner de façon trop nasale (parmi beaucoup d'autres paramètres évidemment, la taille des salles, les habitudes de la vie urbaine, l'influence du cinéma…).
Pour réguler cela et en prendre conscience, le meilleur moyen est de vous enregistrer ! Comme cela, vous pourrez mesurer si, vous, vous trouvez votre équilibre satisfaisant ou non. Et pourrez mesurer l'effet des contre-mesures que vous avez prises. Ce peut être simplement une nasalité exagérée sur certaines voyelles (les [i] par exemple, difficiles à trouver chez certains français).

Arrêter les solos (surtout après deux ans de cours seulement – il faut plus pour maîtriser complètement sa voix) me paraît une fausse solution… vous évoluerez forcément au fil de vos découvertes.

Sentez-vous libre de me contacter en privé (ou ici même si vous ne craignez pas la publicité). Bon courage et belles explorations à vous dans tous les cas !

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David Le Marrec


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