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A la découverte de la mélodie française - parcours discographique commenté - III - principes de la classification

On le répète ici, l'angle choisi a été celui de la disponibilité au disque. Le choix du sujet s'imposait en raison de la difficulté à mettre sur la main sur des enregistrements à la fois en style (contrairement à beaucoup de choses "internationales") et un peu fouillés (contrairement à un certain nombre de vieilles cires).

On l'organise non pas par alphabétique ou ordre strictement chronologique, mais par groupes stylistiques, le long d'une ligne à peu près chronologique.

Comme, vu l'ampleur de la tâche, il se trouvera nécessairement des ajouts au fil même du traitement des différents groupes, voici un plan général de l'entreprise.

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On peut commencer par évoquer brièvement les corpus les mieux servis :

Au concert, la mélodie française est désormais absente en permanence des récitals monothématiques. En fin de seconde partie, un bouquet plaisant consacré Yvonne Printemps ou Yvette Guilbert, ou en début de seconde partie, quelques pièces très célèbres peuvent se glisser dans un concert également consacré au lied (voire à des airs d'opéra). Rarement plus.
De nos jours, nous n'avons guère connaissance que de l'héroïque Yann Beuron [1], capable de proposer à Londres un récital tout Fauré, ou un bouquet Fauré-Chausson-Roussel.

De ce fait, les compositeurs présents sont assez réduits en nombre, et leurs oeuvres plus encore.

Vainqueur toutes catégories, Henri Duparc avec son Invitation au voyage, une oeuvre charmante mais pas nécessairement au niveau de l'évocation de Baudelaire - il existe largement pire cela dit, la bluette de Jules Cressonois en particulier. Ces quelques pièces courtes et évocatrices de Duparc peuvent avantageusement se glisser brièvement dans un récital, faire briller l'interprète, séduire le public par ces airs connus (et, s'il est francophone, une incursion très appréciée dans sa langue) ; parmi les plus jouées, Extase, Phidylé, La vie antérieure.

Suivent certains Ravel bien précis : Schéhérazade avec orchestre, très souvent donnée en première partie de concert ; ou bien les magistrales Don Quichotte à Dulcinée, qui valorisent idéalement les voix de basse - systématiquement au programme chez tous les chanteurs français à voix graves, barytons un peu sombres y compris... Les autres pièces, et malheureusement les Mallarmé aussi, ne sont à peu près jamais jouées, y compris dans leurs réductions pour piano. On peut classer Berlioz, uniquement grâce à ses Nuits d'Eté en version orchestrale, dans la même catégorie.

Puis arrivent enfin Fauré, sans doute le compositeur le plus symbolique du genre, et parfois les Debussy, peut-être plus par égard pour le compositeur lui-même que pour son corpus qui ne semble pas déchaîner les passions - avec sa magie propre, mais aussi sa minéralité qui met assez à distance les textes.

Quant aux autres, on peut affirmer sans trop d'injustice qu'ils n'existent pas. Bien sûr, les Don Quichotte d'Ibert sont donnés de temps à autre, et quelques Boulez vocaux se maintiennent de loin en loin au répertoire, mais on reste, en tout cela, dans l'ordre d'une certaine rareté - et en tout cas en marge du Répertoire.

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Au disque, il en va un peu différemment. Debussy y est bien plus fréquent, ainsi que nombre de compositeurs plus rares ou plus exigeants.
L'horizon mélodique s'est récemment en outre considérablement élargi, depuis que Timpani a entrepris sa série salutaire sur la mélodie française - avec de surcroît beaucoup d'interprétations extraordinaires.

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Répertoire chronologique

Voici donc notre répertoire (déjà lacunaire et en cours d'amélioration pour réparer manques et oublis) de compositeurs à traiter. Classés par date de naissance. (Attention, leur moment d'activité dans leur vie peut ne pas coïncider : jeunesse seulement pour Duparc, mais au contraire épanouissement tardif chez Reyer).

  • Jean Paul Egide MARTINI (pseudonyme) - 1741-1816
  • Wolfgang Amadeus MOZART - 1756-1791
  • Giacomo MEYERBEER (pseudonyme) - 1791-1864
  • Gioacchino ROSSINI - 1792-1868
  • Franz SCHUBERT - 1797-1828
  • Hector BERLIOZ - 1803-1869
  • Richard WAGNER - 1813-1883
  • Charles GOUNOD - 1818-1893
  • Théodore GOUVY - 1819-1898
  • Edouard LALO - 1823-1892
  • Ernest REYER (pseudonyme) 1823-1909
  • Jean-Baptiste FAURE - 1830-1914
  • Léo DELIBES - 1836-1891
  • Georges BIZET - 1838-1875
  • Jules MASSENET - 1842-1912
  • Emile PALADILHÉ - 1844-1926
  • Gabriel FAURÉ 1845-1824
  • Henri DUPARC - 1848-1933
  • Ernest CHAUSSON Chausson 55-99
  • Georges HÜE - 1858-1948
  • Herman BEMBERG - 1859/1861?-1931
  • Charles Martin LOEFFLER - 1861-1935
  • Claude DEBUSSY - 1862-1918
  • Maurice EMMANUEL - 1862-1938
  • Gabriel PIERNÉ - 1863-1937
  • Joseph Guy ROPARTZ - 1864-1955
  • Erik SATIE - 1866-1925
  • Charles KOECHLIN - 1867-1950
  • Albert ROUSSEL - 1869-1937
  • Charles LEVADÉ - 1869-1948
  • Guillaume LEKEU - 1870-1894
  • Louis VIERNE - 1870-1937
  • Charles TOURNEMIRE - 1870-1939
  • Fernand HALPHEN - 1872-1917
  • Déodat de Séverac - 1872-1921
  • Henri BÜSSER - 1872-1973
  • Reynaldo HAHN - 1874-1947
  • Maurice RAVEL - 1875-1937
  • Albert DUPUIS - 1877-1967
  • Louis AUBERT - 1877-1968
  • Gabriel DUPONT - 1878-1914
  • André CAPLET - 1878-1925
  • Jean CRAS - 1879-1932
  • Maurice DELAGE - 1879-1961
  • Paul LE FLEM - 1881-1984
  • Nadia BOULANGER - 1887-1979
  • Louis DUREY - 1888-1979
  • Jacques IBERT - 1890-1962
  • Arthur HONEGGER - 1892-1955
  • Darius MILHAUD - 1892-1974
  • Germaine TAILLEFERRE - 1892-1983
  • Lili BOULANGER - 1893-1918
  • Jean WIENER - 1896-1982
  • Francis POULENC - 1899-1963
  • Georges AURIC - 1899-1983
  • Marcelle de MANZIARLY - 1899-1989
  • Maurice JAUBERT - 1900-1940
  • Henri SAUGUET - 1901-1989
  • Olivier MESSIAEN - 1908-1992
  • Jean FRANÇAIX - 1912-1997
  • Henri DUTILLEUX - né en 1916
  • Pierre BOULEZ - né en 25
  • Guy SACRE - né en 1948
  • Kaija SAARIAHO - née en 1952
  • Niels ROSING-SCHOW - né en 1954
  • Suzanne GIRAUD - née en 1958


Sans dates : Jean HUBERT (fin XIXe).

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Faute de temps pour aujourd'hui, on repousse donc le plan classifié au lendemain...

Notes

[1] N.B. : Ceci est bien le site semi-officiel proposé par Operabase, approuvé par l'agent, et pas une plaisanterie farfadesque.


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David Le Marrec


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