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[feuilleton] Kurtág György, épisode 0,75 : Quelques bases

Début biographique, usage et prononciation, notoriété.

  • Né en 1926, le 19 février, dans une partie de la Transylvanie fraîchement remise à la Roumanie par le Traité de Trianon (1920). Hongrois de langue maternelle, il devra suivre son apprentissage scolaire dans des classes de langue roumaine, mais demeurera évidemment très attaché à sa langue, qu'il mettra à plusieurs reprises en musique (Bornemisza Peter mondasai, Négy dal Pilinsky János verseire).

  • Usage et prononciation. En hongrois, le patronyme précède le prénom. Les premières syllabes sont fortement accentuées, mais sans altérer la prononciation des autres syllabes du mot. g+y se prononce avec douceur, comme une dentale sonore mouillée. L'accent sur le "a" note sont ouverture accrue. Ce qui donnerait approximativement, avec une graphie française : "Kourtag Dyeurdyeu".

  • Position dans l'estime musicale

Avant toute chose, il convient de se rappeler combien il est difficile de se procurer des renseignements sur Kurtág, homme très secret. N'étant pas objet de l'adulation de foules trop pressantes, il n'a pas tout de même pas ôté son nom de l'annuaire, mais ne donne à connaître de lui, dans les deux principales entrevues - et pour ainsi dire les seules - qu'il a données, qu'un aspect très musical de son existence. Nous sommes donc dans la totale impossibilité de proposer une biographie psychologique. Il s'agira plutôt de repères musicaux.
Les ouvrages de musique parlent unanimement de lui en termes admiratifs, mais la plupart du temps sur quelques pages seulement - il n'existe en français (et uniquement disponible via la Suisse) qu'un seul ouvrage qui lui soit exclusivement consacré. Sont-ce sa discrétion qui décourage, sa production courte qui déroute, sa personnalité hors de toute école (d'apparence, on pourrait même penser de toute contrainte technique) qui le place hors du cercle révéré des "novateurs-fondateurs" ?
Le seul moyen de l'approcher demeure d'aller l'entendre en concert auprès de son épouse Márta, dans quelques bouquets de Játékok, lors de leurs rares apparitions. Ces dernières années, on a pu l'entendre et le voir au Wigmore Hall et au Grand-Théâtre de Bordeaux (près de son lieu actuel de villégiature). N'espérez rien des autres occasions : lorsqu'il est présent, l'homme se dérobe pudiquement, plus souvent qu'il ne monte saluer.

Engoulevemment,

David - tire-laine


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