Carnets sur sol

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[Carnet d'écoutes n°109] – Août et septembre


Dernières écoutes telles que relatées dans l'excellent forum Classik. Sans retouche ni classement. Liste bien sûr non exhaustive, au fil de ce que j'ai eu le temps de relever. La cotation est expliquée en fin de notule.

Vous trouverez d'autres conseils d'écoute aussi sur les #PlaylistSurSol #3 et #4. Et nouveautés . Également des suggestions de #QuatuorDuJour, #SymphonieDuJour, #OpéraDuJour, #ChanteurLyriqueDuJour, #ACappellaDuJour, mots-dièses qui permettent de présenter quelques détails des listes publiées dans les Goblin Awards de CSS.

Manière d'occuper le terrain en attendant l'achèvement de plusieurs notules avec beaucoup d'extraits sonores (ça prend du temps…).

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Hausegger – Aufklänge – Symphonistes de Bamberg, Hermus

Hausegger – Dionysische Fantasie – Symphonistes de Bamberg, Hermus

Hausegger – Wieland der Schmiedt – Symphonistes de Bamberg, Hermus

Atterberg – Symphonie n°9 – Philharmonique de la Radio de Hanovre, Rasilainen

Atterberg – Älven (le Fleuve) – Philharmonique de la Radio de Hanovre, Rasilainen
Même esprit que l'Alpestre, mais sans l'épate. Vraiment magnifique.

Isang Yun – Concerto pour hautbois (et hautbois d'amour) – version Holliger

Isang Yun – Concerto pour hautbois (et hautbois d'amour) – vidéo d'un orchestre coréen

Isang Yun – Trio avec piano
Je n'ai pas l'impression que ce soit le même que celui avec hautbois gravé par l'Aulos Trio (et disponible dans deux couplages différents, donc l'un avec le superbe trio de Georg Katzer). Ou alors ça sonne vraiment, vraiment moins bien avec violon ! (ça fait des années que je n'ai pas réécouté, je ne trouve plus mon disque)

Isang Yun – Symphonie n°1 – bande de la création au Concertgebouw 

Verdi – Aida – Met 63, Solti (Price, Gorr, Bergonzi, Sereni, Siepi)
Il n'y a pas mieux comme version. Je regarde aussi la partition, et il y a plein de jolies choses qui passent inaperçues… notamment des hommages au Ring (des solos de timbale pour l'Annonce de la mort de Radamès !).

Gade – Symphonie n°3 – Aichi ChbO, Yuri Nitta
Symphonie danoise, orchestre japonais, chef russo-japonais. Faudra pas s'étonner si ça ressemble à rien.
Gade – Symphonie n°8 – National du Danemark, Hogwood
Au moins, avec Gade, on est tranquille, on ne risque pas un surcroît dangereux d'exaltation. Qu'est-ce que c'est mesuré, comme toujours ! (Et puis écrire du pré-Mendelssohn en 1871, c'est un exploit aussi.)

¶ Je suis en train de finir mon intégrale Eugen d'Albert. Écouté toutes les versions de la Symphonie, et puis les trois concertos, les deux versions des quatuors, les ouvertures, la suite de Cendrillon, Tiefland bien sûr (Schmitz cette fois). Me restent quand même quelques opéras, mais j'arrive progressivement au bout de ce qu'on peut trouver (j'insiste parce que j'aime tout là-dedans !).

Ruders – Symphonie n°1 – Radio Danoise, Segerstam
Tout le XXe passe là-dedans, j'aime beaucoup.

Ruders – Gong – Radio Danoise, Segerstam
Dans le genre pléthorique et bruitiste, ça fonctionne très, très bien. Une harmonie qui naît de ce chaos apparent, une logique qui se laisse suivre. C'est un peu comme si on jouait l'Acte Préalable sur une bande accélérée. Mr. Green

Nielsen – Symphonies 1,2,3,4,5,6 – BBC Scottish SO, Vänskä
Nielsen – Ouvertures – Lahti O, Vänskä

Sibelius – Symphonie 1 – Philharmonia, Ashkenazy

Puccini – La Bohème, acte I – Milan, Chailly (Gheorghiu, Alagna, Keenlyside, D'Arcangelo)
Puccini – La Bohème, actes I & II – Santa-Cecilia, Serafin (Tebaldi, Bergonzi, Bastianini, Siepi)
Cette version Serafin fait vraiment passer l'œuvre pour un sommet aussi électrique que Tosca. (Alors que passé la première moitié du I, qu'est-ce que ça dégouline…)

Et l'autre soir, j'ai écouté Aida de Salzbourg. Qu'on ne me dise pas que j'écoute de la musique obscure et difficile !

R. Strauss, Arabella, Tate.
On n'entend pas très bien (EMI 90…), mais les hommes sont miraculeux (Seiffert, Grundheber à leur faîte !).

R. Strauss, Arabella, Elder.
Covent Garden avec Studer, Brendel, Lippert… Very Happy

Tyberg, Sonate pour piano n°2.
Une sorte de Bruckner devenu un instant génial.


Chadwick, Poèmes symphoniques (Euterpe, Angel of death, Melpomene, Thalia…), Nashville SO.
Sympas, mais pas autant que la Deuxième Symphonie.

Schubert, Quatuors 9 et 11, Diogenes SQ.
J'avais manqué la parution de cette intégrale, enfin une de premier plan (il y avait certes le Verdi SQ auparavant, mais éclaté chez Hänssler, et pas à leur meilleur de toute façon). Ces deux-là sont vraiment beaux.

Czerny, Quatuors en ré mineur et mi mineur, Sheridan Ensemble (Capriccio).

Bach, Goldberg, Guillou à l'Alpe d'Huez (Dorian Sono Luminus).
J'en parlerai dans le fil concerné : ça registre dans tous les coins façon Landowska, ça s'écoute vraiment très bien.

Milhaud, Symphonie n°5, Basel SO, Alun Francis (CPO forever)
Milhaud, Symphonie n°6, Basel SO, Alun Francis (CPO forever)
C'est vrai que c'est agréable. Je n'avais écouté que les versions anciennes sur de méchants orchestres français, avec Bâle et en prise de son CPO, ça a meilleur allure. Sans être grand, il y a de jolies choses, surtout dans la 5.

R. Strauss – Aus Italien – feu la SWRBBF, Roth
R. Strauss – Don Juan – Staatskapelle Dresden, Luisi
R. Strauss – Don Quixote – Vogler, Staatskapelle Dresden, Luisi

Milhaud– Symphonie n°1 – Toulouse, Plasson
Effectivement, un vrai vent de fraîcheur, c'est très beau, et je suis curieux d'écouter ça dans la version plus colorée et tendue de Francis !

Milhaud– Symphonie n°8 – Symphonique de la Radio de Bâle, Alun Francis
Milhaud– Symphonie n°9 – Symphonique de la Radio de Bâle, Alun Francis
Milhaud– Symphonie n°7 – Symphonique de la Radio de Bâle, Alun Francis
Plus conforme à l'image que j'en avais, plus néo et plus tourmenté à la fois. Ça passe quand même beaucoup mieux qu'avec les orchestres français d'époque rêches et sans couleurs (et souvent pas en place). À creuser.

Schubert – deux lieder et un chœur patriotiques – Roth, Eisenlohr + Abbado à
Schubert – Quatuor n°7 – Diogenes SQ. Quelle intégrale, décidément ! I love you 

Nielsen – Quatuor n°1 – Vertavo SQ (Simax)
Nielsen – Quatuor n°1 – Kubin SQ
Nielsen – Quatuor n°2 – Zapolska SQ (Chandos)
Nielsen – Quatuor n°1 – Young Danish SQ (Danacord)
Nielsen – Quatuor n°2 – Vertavo SQ (Simax)
Des bijoux, mais vraiment mal servi hors des Vertavo formidables (le Young Danish tient bien la route). Les Zapolska sont légers, assez en décalage avec le ton romantique des pièces, mais les Kubin sont vraiment totalement mous, presque absents, au degré Melos-dans-Schubert. affraid

Schubert – Fierrabras – Abbado (deux fois) (DGG)
Très bonne surprise en y revenant après assez longtemps à n'avoir écouté qu'Alfonso und Estrella : passé le premier acte un peu banal, c'est vraiment une œuvre extraordinaire, et très inhabituelle pour Schubert.

Bax – Symphonie n°1 – Royal Scottish NO, Lloyd-Jones (Naxos)
Étonnant comme il y a du Pelléas qui surnage là-dedans. Très chargé néanmoins, on sent qu'il a vraiment voulu mettre beaucoup d'héritage et de matière là-dedans. Et les cuivres bruyants de Lloyd-Jones accentuent cet aspect (alors que j'aime plutôt davantage son intégrale que Handley et Thomson, captés dans le lointain de Chandos…).

Schubert – Quatuor n°14 – Diogenes SQ
Quel chef-d'œuvre, tout de même. (Et belle version très dynamique, même si les violons crincrinnent un brin.)

Bax – Symphonie n°2 – London Philharmonic, Fredman Myer (Lyrita)
Bax – Symphonie n°5 – London Philharmonic, Leppard (Lyrita)
Même pas écouté par curiosité : je voulais échapper aux versions des intégrales, qui ne me convainquent pas totalement. Et là !  Des timbres très crus, une véritable présence sonore, totalement inattendus de ce répertoire, de cet orchestre, de Leppard !  Benedictus adorerait ça : c'est vilain, c'est méchant, très lisible, et totalement engagé.

Schumann– Quatuor n°2 – Vertavo SQ (Simax)
Schumann – Quatuor n°3 – Vertavo SQ (Simax)

Sceptique sur leur valeur au début, j'ai appris à aimer passionnément les quatuors de Schumann, et en particulier avec les Vertavo.

R. Strauss – Arabella – Kempe (Della Casa, Uhde)
Il manque hélas des bouts, et la captation radio est moyenne, le confort est bien meilleur chez Keilberth. Mais on a le plaisir d'entendre la pureté sombre d'Uhde débarquer dans Mandryka. Très beau. (Et Della Casa en verve.)

Wagner – adieux de Wotan – Uhde, NYP, Mitropoulos (1957)
Assez médiocre orchestralement, réalisation comme conception. Uhde n'a jamais, je crois, chanté la première journée en entier, et de fait, il semble beaucoup moins éloquent que dans ses rôles habituels.

Wagner – Die Walküre, scène III – Solti, Bayreuth 1983 (Behrens, Nimsgern, bande radio)
LA version. Ces deux-là forment le plus beau duo de tous les temps.

R. Strauss – Arabella, acte I – Philharmonique des Pays-Bas, Marc Albrecht (PentaTone)
Je découvre l'existence de cette version. Très bien chantée, et surtout extraordinairement dirigée, avec beaucoup de finesse. On tient enfin une version bien chantée et dite à tous les étages, mais avec un orchestre détaillé !  Hourrah !  cheers

Allegri – Miserere arrangé ou non, Messe, Motets – A sei Voci, Fabre-Garrus (Naïve)
Ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas mis… avec ou sans diminutions, c'est splendide.


Lutosławski – Musique funèbre – Cleveland, Dohnányi
Pas désagréable, mais pas du tout marquant pour moi.

Bruckner – Symphonie n°3 – Cleveland, Dohnányi
Assez bruyant, et même un peu raide. Véritable déception venant d'eux (comparé à leur Quatrième inapprochable !), même si s'écoute bien.

Mahler – Symphonie n°8 – Wiener Philharmoniker, Bernstein
Les cuivres braillent beaucoup et c'est le Singverein, mais tout cela fonctionne remarquablement avec une véritable poussée… malgré les changements de tempo très accentués.

Villa-Lobos – Uirapuru – São Paulo SO
Beaucoup moins saillant dans cette version, très étonnant.
Villa-Lobos – Symphonie n°12– São Paulo SO
Sans se différencier violemment des autres, une belle réussite dans la veine de la Dixième (sans oratorio d'aucune sorte).
Villa-Lobos – Mandu-Carara– São Paulo SO
Très bien.

Chostakovitch – Symphonie n°4 – Philharmonique de Moscou, Kondrachine
J'en ai parlé dans le fil général : surtout mélodique, assez pesant, pas très riche en entrelacs, même si l'harmonie y est très travaillée.

Dvořák – Rusalka – Dyck 1953 (1h30 d'extraits en espéranto)
Pas assez clairement prononcé pour qu'on fasse la différence. Version très incomplète, et pas très saillante même si les voix sont très décentes.

Mahler – Symphonie n°9 – Cleveland, Dohnányi
Encore une vision assez gentille, mais elle fonctionne bien.

(Virgil) Thomson – Symphonie n°2 – New Zealand SO, Sedares
(Virgil) Thomson – Symphonie n°3 – New Zealand SO, Sedares
Je les aime toujours beaucoup, mais beaucoup plus lumineuses, « positives » et américaines qu'il me semblait… je dois me méprendre avec Randall Thompson. Pas étonnant que Benedictus ait été un peu dépité. hehe

Haendel – Rinaldo – Mallon
Grande version (garantie sans chapons) chaleureuse du plus beau seria baroque. I love you (Il Giustino de Legrenzi pourrait peut-être faire compétition, mais ce n'était pas la grande période du seria XVIIIe…)

(Virgil) Thomson – Symphonie n°2 – New Zealand SO, Sedares

Vivaldi – Griselda (acte III) – Mallon
Avec « Dopo un'orrida procella » par un ténor. Surprised
Vivaldi – Griselda (extraits) – Antipodes O
(La version de l'Orchestre des Antipodes, si remarquable dans la musique française, ne brille pas par son accompagnement grêle ni surtout ses chanteurs…)

K.A. Hartmann – Symphonie n°2 – Cleveland, Dohnányi
Belle symphonie, accessible et servie avec de belles couleurs.

Récital Kaufmann : L'Opéra
Suite complètement dépareillée d'airs français célèbres, la voix s'est tassée, mais toujours un français extraordinairement expressif, et aussi charismatique.

Mahler – Symphonie n°4 – Stich-Randall, Den Haag, Otterloo 
Éloquence exceptionnelle de toutes les parties, ça gazouille de partout. Envoûtant !

Francesca Caccini – La Liberazione di Ruggiero dall'isola d'Alcina – Sartori (Glossa)
J'attendais le disque de Huelgas et van Nevel, mais voici que celui-ci sort au même moment ! Un des opéras les plus réussis de la période, avec un livret très littéraire (vraiment superbe) et un très beau sens des flux de parole, dont on dispose enfin d'une captation officielle !
Dans cette réalisation, les théorbes portent toute l'expression. Chanteurs qui chantent un peu à pleine voix (surtout le ténor), mais style adéquat partout.

Cavalli – La Didone (Prologue) – Christie (DVD)
Le note ne concerne que le Prologue. La partie troyenne est quand même très bien, mais comme chez Berlioz, ça se tasse un peu à Carthage (qu'Armide ne survole pourtant que très brièvement).

Cavalli – La Didone (début du I) – Biondi (bande vidéo)
Pas fabuleusement chanté malgré l'affiche, et plutôt raide, plutôt mou.

Haendel – Serse – Early Opera Company Orchestra, Curnyn (Chaconne / Chandos)
La seule version valable si on veut des da capo ornés (sinon, Malgoire tient toujours remarquablement son rang). Distribution un brin pâle, mais l'orchestre vit bien et ça orne (modestement mais) joliment.
Au demeurant pas mal de bijoux dissimulés dans cet opéra du rang à da capo sarcastique : les chœurs (les soldats du Pont), certains airs charmants… et même un grand récitatif de bravoure du valet (« Me infelice, ho smarrito il mio padrone »).

Haendel – Ariodante (acte III) – (Della) Jones, Trullu, Musiciens du Louvre, Minkowski (bande non autorisée pirat )
Quelle atmosphère nocturne extraordinaire ! Un des quelques meilleurs Haendel seria (après Rinaldo et avant Silla, en ce qui me concerne), et jamais aussi ardemment joué que ce soir-là.

Vivaldi – La Griselda (acte III) – studio Spinosi (Naïve)
Le meilleur Vivaldi (après Motezuma bien sûr) dans une version survoltée qui me change de mon habitude – Spinosi aussi, mais avec Prina et Staskiewcz. I love you

Leo – Salve Regina – Aspromonte à Loreto (bande)

Bomtempo – Requiem – Gulbenkian O, Corboz (Erato)
Très choral, très inscrit dans les tonalités majeures, vraiment une œuvre pour la foi du charbonnier. Pas fulgurant musicalement, mais très agréable.

Suppé – Requiem – Gulbenkian O, Corboz (Erato)
Les solistes ont une bien plus grande part ici, avec un vrai dialogue et des atmosphères dramatiques beaucoup plus travaillées ; certes toujours dans une vision très optimiste de l'Au-delà, mais avec une disposition beaucoup plus verdienne des forces. Très convaincant !

Wagner – Karfreitagszauber – Deutsche Oper O, Thielemann (Orfeo)
Assez épouvantable : pâteux, opaque, attaques presque jamais ensemble, et mou pour couronner le tout. Confused

Wagner – Karfreitagszauber – Radio de Bavière, Jochum (DGG)
Un peu large, pas très nerveux ni très articulé, mais ça fonctionne dans son genre brucknérien très différent des Parsifal captés de Jochum…

Stanford – Symphonie n°2 – Bournemouth, Lloyd-Jones (Naxos)
Très sympa, de jolies idées musicales, en revanche il n'y a pas vraiment d'orchestration.

Mahler – Symphonie n°1 – Stockholm RPO, Oramo (Exton)
Remarquablement coloré et vivant. Beauté et lisibilité des entrées tuilées, fine gestion de la tension, final jubilatoire, une référence pour moi.

Mahler – Symphonie n°1 – Radio Finlandaise, Lintu (Ondine)
Tendu comme un arc, beaucoup d'effets très réussis (évolution de la dynamique sur une même note), un grand impact. Par rapport à Oramo, plus de tension immédiate, un peu moins de construction dans la durée, mais deux merveilles assurément.

Mahler – Symphonie n°2 – Philharmonique de Munich, Gergiev (label de l'orchestre)
Gergiev s'est sacrément bonifié dans cette symphonie où l'enthousiasme pouvait paraître plus ébouriffé qu'architectural, dans ses versions avec le LSO. Superbe.

Mahler – Symphonie n°5 – Philharmonie Tchèque, Inbal (Exton)
Vraiment au cordeau, et élancé !

Mahler – Symphonie n°10 (Cooke 1976) – BBCPO, Noseda (Chandos)
Un peu trop réverbéré et cordé pour moi, mais ce n'est de toute façon pas un Mahler qui me touche beaucoup (oui, même l'adagio initial).

¶ (Randall) Thompson – Symphonie n°1 – New England Conservatory SO, Gunther Schuller (bande)
Inédite au disque. Comme dans la 2, des boucles, mais qui évoquent cette fois plutôt la musique française que le terroir ultramarin, Ravel (Daphnis), Milhaud, peut-être Dukas par endroit.

¶ (Randall) Thompson – Symphonie n°2 – National Orchestral Istitue, James Ross (Naxos)
Des côtés minimalistes diamondiens, voire adamsiens, mais aussi des restes de symphonie tratitionnelle. Très chouette !

Wellesz – Symphonie n°1 – Radio de Vienne, Rabl (CPO)
Musique très détaillée et articulée, limpide quoique sombre. Et quel mouvement lent final, si prégnant !

Wellesz – Symphonie n°2 – Radio de Vienne, Rabl (CPO)
Comparable, avec un adagio (avant final) très doux et suave, cette fois. Le final est même lumineux et un peu naïf, en opposition complète avec les affects très mêlés (et pas très primesautiers) des deux premiers mouvements.

Le Flem – Symphonie n°1 – Orchestre de Bretagne, Schnitzler (Timpani)
Hélas un peu limité orchestralement, la très belle prise de son met en avant des cordes un peu sèches, des bois un peu acides et des cuivres un peu durs. Néanmoins, cette évocation très visuelle parcourue d'autant de thèmes folkloriques demeure tout à fait grisante !
J'ai trouvé les 2 et 3 (inédites en CD), je vais écouter ça séance tenante !

Le Flem – Symphonie n°2 – Qui ? (vinyle CollectionCB)

Beaucoup plus marqué par Milhaud et même la musique atonale, sans en être non plus. Profusif, un peu du sous-Doráti.

Chostakovitch– Symphonie n°1 – Philharmonique de Berlin, Rattle (EMI)
Vraiment pas mal, même si ça n'a pas une substance incroyable. Disons que ça tire étrangement sur une anticipation du Prokofiev tardif, et que ça lui réussit assez bien. (Lecture très, très ronde et bonhomme…)


Et un peu de glottophilie :

Blandine Staskiewicz dans « Dopo un'orrida procella » (Griselda).
♦ Un ténor anglais dans « Dopo un'orrida procella » (Griselda).
Simone Kermes dans « Dopo un'orrida procella » (Griselda).
Aga Mikołaj dans « Per pietà » (Fiordiligi). Impressionnant et grisant, ce moelleux, cette facilité, ce frémissement… C'était il y a dix ans, je suis curieux de l'entendre maintenant.
Hélène Bernardy dans le Liebestod.


Rzewski – El Pueblo unido, 36 Variations – Hinterhuber (Paladino)
En cours. Ça pulse ! bounce


Bach – Variations en la mineur – Hinterhuber (Paladino)

Rzewski– 4 North American Ballads – Lisa Moore (Cantaloupe)

Rzewski– The People United – Yuji Takahashi
Vraiment sec et dur comme lecture… le lyrisme, les références rétro sont vraiment gommés. Et par moment, le toucher devient inégal si bien que les accords sonnent faux (les dissonances ne paraissent plus délibérées et logiques).
Sinon, œuvre toujours aussi vertigineuse. Dire que j'ai manqué ça cette année en concert…

LULLY – Thésée, scène des combattants du I – Ambronay 1998 (Christie, Legay, d'Oustrac, Novelli, Lunion, Immler)

Barber – Quatuor – Diotima SQ (Naïve)

Bax – Symphonie n°3 – BBCPO, Handley (Chandos)

Vierne – 24 Pièces de Fantaisie

Rzewski – Pocket Symphony – eighth blackbird (Cedille)

Rzewski – Les Moutons de Panurge – eighth blackbird (Cedille) 

Rzewski – El Pueblo unido – Stephen Drury (New Albion)
Belle version, même si c'est un peu rond comparé à Hinterhuber.

Pierné – Variations en ut mineur – Wagschal
(J'ai constaté avec horreur qu'il n'y avait en réalité que trois cycles de variations pour piano que j'aimais, dont les deux ci-dessus. Surprised )
Très étonnant celui-là, très lent, très long, ne devient brillant qu'à partir du milieu, et encore, avec beaucoup d'épisodes méditatifs. Vraiment de la belle ouvrage (on n'entend que difficilement que ce sont des variations, en réalité).
Pierné – Étude de concert – Wagschal
Pierné – Suite de concert – Wagschal
Pierné – Chaconne – Wagschal
Très beau massif, très méconnu aussi.

Chopin – Variations sur « Je vends des scapulaires » – Magaloff
Chopin – Variations « Souvenir de Paganini » – Magaloff
Chopin – Variations sur un air allemand – Magaloff
Chopin – Variations sur un thème de Moore – Magaloff
Toutes très jolies, mais pas vraiment marquantes non plus.

Chopin – Variations sur Là ci darem la mano – Ax (sur piano d'époque), Enlightenment, Mackerras
Des moments plus jubilatoires dans celles-là qui firent beaucoup pour la célébrité de Chopin, sans être dépourvues de petites faiblesses (le traitement de l'orchestre, pour commencer…).

Beethoven – Sonate n°29 – Kovacevich
Manière de fêter la réédition !

Rzewski – El Pueblo unido – Hinterhuber (Paladino)

Adams – Batter My Heart – Henschel, Philharmonique de Strasbourg
Adams – Batter My Heart – Finley, Philharmonique des Pays-Bas, Renes
Vraiment une chouette pièce… j'aime beaucoup les boucles décalées qui créent de nouvelles associations mélodiques (on est assez proche de Short Ride in a Fast Machine, les glissements harmoniques qui rendent l'aspect répétitif intéressant… et le décalage avec le poème, bien sûr. Henschel s'en tire remarquablement, moins moelleux que Finley, et peut-être plus encore en maîtrise, plus franc – la mise en scène, en revanche, ne joue pas dans la même cour, Sellars réussit vraiment son effet.

Hummel – Oberons Zauberhorn – Hinterhuber
Peu de points de contact avec l'œuvre de Webern, finalement.

Liszt – Fantaisie sur le Freischütz – Han Chen (Naxos)
Très sympa.

Weber – Ouverture d'Oberon (arrangement pour orgue) – Byram-Wigfield (Delphian)
Rare que ce genre de transcription soit réussi, ici si !

Vous pouvez être contents, voilà six mois que j'étais en abstinence wagnérienne à peu près complète… Et à force d'en parler, voilà le résultat. Neutral

Wagner – Siegfried (I,1-2) – Clark, Andersen, Dohmen, Philharmonique des Pays-Bas, Haenchen 2005
Wagner – Siegfried (I,2) – Wegner, Badische Staatskapelle, Neuhold
Beaucoup plus complexe, et pourtant je trouve moins à écouter que dans les deux volets précédents… les lignes vocales ne sont pas intéressantes, et la musique babille beaucoup sans vraiment me toucher… J'attends toujours le II pour que les choses sérieuses commencent (le premier duo !), et bien sûr la triple apothéose du III.
Neuhold me rend les choses beaucoup plus faciles… Very Happy

Wagner – Rheingold – Sebastian 1976
Vendu seulement en dématérialisé, mais il n'y a pas mieux. (Mazura, Jehrlander, Kelemen, Denize, Vilma) Ça vit remarquablement, et l'orchestre tient assez bien l'effort.

Warlock – Capriol Suite – Ulster O, Handley
Warlock – Sinfonietta – Ulster O, Handley

Lalande – Soupers du Roy – Elbipolis Barockorchester Hamburg
La seule version « informée » que j'aie pu trouver ! Bon, de toute façon, pour ce que ça vaut, ce n'est pas comparable à la Tafelmusik en ré avec trompettes de Telemann. Very Happy

Moeran – Nocturne vocal – Ulster O, Handley

Warlock – Sinfonietta – London FO, Ross Pople
Pas une très bonne version (prise agréablement sèche, mais orchestre assez limité), mais quelle œuvre gracieuse.

Mahler – Symphonie n°2 (V) – Budapest FO, Iván Fischer
Bien découpé, juste les cuivres un peu sonores et à l'avant. Toujours pas vraiment compris l'hystérie qui l'entoure par les disques : c'est toujours bon, mais j'entends un orchestre pas particulièrement typé, et des lectures à la… Iván Fischer, très agréablement cursives.

Moeran – Symphonie – Bournemouth, Lloyd-Jones
Quand l'étage supérieur par rapport au disque Handley. J'ai l'impression d'avoir payé pour 20000€ de dianétique entre les deux. compress
Moeran – Sinfonietta – Bournemouth, Lloyd-Jones
Parce que je le mérite.

Mackenzie – Quatuor avec piano Op.11 – Ames PiaQ
Très joli, dans un genre assez Castillon. (Mais un peu moins singulier, pour moi.)
Bridge – Phantasie – Ames PiaQ
Howells – Quatuor avec piano en la mineur – Ames PiaQ
Très fauréen, surtout le lento et le scherzo. Très, très chouette. Merci Greg Skywalker !
Stanford – Quatuor avec piano n°1 – Ames PiaQ
Plus brahmsien, surtout le scherzo. Le poco adagio a une belle palpitation radieuse assez personnelle !

Charpentier – Méditations pour le Carême – Ensemble Pierre Robert
Un peu aigrelet quand on a l'habitude de Niquet avec Auvity / Lenaerts / Honeyman, mais quelles œuvres, parmi les plus sophistiquées du temps en France. (harmonie & contrepoint => I love you )

Mahler – Urlicht – Margiono, Dresde, Haitink

Puccini – Tosca (I) – Vaness, Giacomini, Zancanaro ; Philadelphie, Muti
Excellent, mais il faut supporter Giacomini épais (à tous les sens du terme).
Puccini – Tosca (I) – Milanov, Björling, Warren ; Opéra de Rome, Leinsdorf
Prise de son miraculeuse, mais on a l'Opéra de Rome en 57 en gros plan (agréable, mais ça a ses limites), et puis entre Milanov mûre et bovine, et Björling beuglard et impavide, ça finit par lasser.
Puccini – Tosca (I+II) – Marton, Carreras, Pons ; Orchestre d'État de Hongrie, Tilson-Thomas
Excellent de bout en bout. Sauf les seconds rôles hongrois, aux voyelles évidemment bizarres.
Puccini – Tosca – Guerrini, Poggi, Silveri ; RAI Torino, Molinari-Pradelli
Guerrini est une italienne étrange pour l'époque (opaque et très en arrière), et Poggi un peu à ses limites (superbe au I, mais un peu grêle au II). La RAI de Turin est impressionnante en 1952, maîtrise supérieure à la plupart des orchestres de France et d'Italie de l'époque.
Puccini – Tosca (I+III) – Milashkina, Atlantov, Mazurok ; Bolchoï, Ermler
Chanté en italien, donc avec beaucoup de réserves sur la diction et l'aisance générale. En revanche, orchestralement, jamais entendu un tel feu ici !
¶ Quelques commentaires discographiques ici aussi :
¶ (Gordon) Jacob – Quatuor avec piano – Ames PiaQ 


Haendel – Silla – Prina, M. Belli, Genaux, Invernezzi ; Biondi
Très belle veine musicale, déjà – pourquoi ne joue-t-on guère ce titre ? Et, malgré Biondi toujours un peu raide dans le seria, ce plateau garanti sans chapons (et garni des meilleures glottes de ce répertoire) est un petit délice.

Koechlin – Paysages & Marines pour petit ensemble – Contrastes (Timpani)

Walton – Quatuor avec piano – Ames PiaQ (Albany)
Profusif, vraiment pas mal (le final très sympa).


Et un cycle thématique ce début de semaine :



Les choucroutes de la semaine de travail

Hausegger – Natursymphonie – WDR (Cologne), chez CPO
Hausegger – Barbarossa – NWD PO (Herford), Georg Fritsch

Mahler – Symphonie n°8 (II) – Concertgebouworkest, Haitink (Philips)
Finnilä magnifique, autrement fonctionne bien (mieux que le Veni, creator) si l'on accepte la choucroute

Mahler – Symphonie n°8 (II) – Philharmonique de Varsovie, Wit (Naxos)
Une des versions qui a le plus d'abandon, je trouve : l'ampleur sans recherche du grandiose, une sorte de ferveur simple où les solistes se fondent agréablement dans l'effort d'ensemble.

Mahler – Symphonie n°8 (II) – Wiener Philharmoniker, Boulez (DGG)
Vraiment lent, refuse les épanchements, assez minéral et pas très coloré, et pourtant ça fonctionne assez bien.

Mahler – Symphonie n°8 (I & II) – Philharmonia, Maazel
Le dernier Maazel mène ça avec adresse, rien de très personnel, mais beaux étagements, en revanche les trouves… Vinke, si glorieux d'habitude, est ici assez farineux et même carrément faux dans la seconde partie, ça dévisse dans certains pouêt-pouêts, on a un magnifique pain de trompette direct-live, le chœur (déjà terne) manque de devenir aphone dans « Accende lumen ». S. Matthews et A. Tynan sont certes excellentissimes, mais on les trouve dans quantité d'autres versions. Je suis vraiment étonné qu'on ait laissé publier un enregistrement aussi peu fini, dans une collection dont les prises de son et le peu de risque audible rendent de toute façon à peu près toutes les publications assez peu exaltantes (même Beethoven par Dohnányi ou les Gurre par Salonen !).

Gilse – Symphonie n°3 – Symphonique des Pays-Bas (Enschede), Porcelijn (CPO)

Prokofiev – Symphonie n°1 – Los Angeles Philharmonic, Previn (Philips)
Very Happy
Pas du tout classicisant comme version, mais du beau lyrisme et de jolis bois, ça va.

Prokofiev – Symphonie n°5 – Los Angeles Philharmonic, Previn (Philips)
Version comme toujours chez Previn plus lyrique que combattive. C'est vraiment très joli. (Après, la profondeur de la chose m'échappe tout à fait.)
Prokofiev – Symphonie n°5 – Philadelphia, Ormandy (Sony)
Là, tout le contraire, ça pétarade méchamment (et c'est carrément moche).

Chostakovitch – Symphonie n°9 – Atlanta SO, Levi (Telarc)
Bon, bon, ça s'écoute très bien, de la très jolie musique, mais je ne perçois décidément pas ce qu'il y a d'essentiel là-dedans. Et quand on se demande « à quoi ça sert », c'est en général mauvais signe. (Personne ne s'est jamais posé la question devant un LULLY, par exemple.)

Chostakovitch – Symphonie n°13 – Vinogradov, Liverpool RPO, V. Petrenko
Même problème, articulé un peu différemment : une belle cantate, mais tout m'y paraît identique… J'aime beaucoup, mais j'ai le sentiment d'attendre que ça commence pendant toute l'œuvre…
Schönberg – Chants de Gurre – Chailly

Donc toujours dans la série élégance, délicatesse et bon goût :

Schönberg – Gurrelieder – Chailly ( à selon les endroits, la pression est trop fort pour que je puisse réellement être lucide)

Schönberg – Symphonie de chambre n°1 – DSOB, Chailly

Schönberg – Die verklärte Nacht – DSOB, Chailly
(Bon, j'avoue, c'est parce que le CD tournait et que j'étais trop occupé pour le changer… Mr. Green )

Prokofiev – Symphonie n°1 – Opéra de Paris, Ph. Jordan

Hasse – Attilio Regolo (I & II) – Bernius
Pas du grand Hasse, et studio assez figé.

Haendel – Rinaldo (III) – Mallon
Voilà du grand seria, et interprété au plus haut niveau !

Villa-Lobos – Uirapuru – Odense SO, Jan Wagner
Le seul truc intéressant jamais recommandé par Cololi, mais c'est vraiment très bien, profitez-en !

Villa-Lobos – Emperor Jones – Odense SO, Jan Wagner
Très intéressant (et progression finale impressionnante !), mais vraiment très disparate et bigarré (j'essaie de ne pas mettre le mot kitsch dans mon appréciation, sans être sûr d'y être parvenu).

Puig-Roget – Trois ballades – Fardini, Spampanato

Chostakovitch – Symphonie n°10 – Cleveland, Dohnányi
Ah oui, , c'est dense !

¶ Chostakovitch – Symphonie n°4 – Philharmonique de Moscou, Kondrachine 
Je n'avais pas écouté la Quatrième depuis des années. Très déçu : en réalité, j'entends surtout de la veine mélodique, peu d'informations simultanées même si c'est harmoniquement aventureux. Pas du tout aussi radical et furieux que l'impression qui m'était restée (une sorte de Mtsensk en plus résolument méchant, et sans le – relatif – lyrisme).
J'aime bien le dernier mouvement, mais je trouve que ça prend vraiment son temps, une idée à la fois.




Que signifie la tartelette au citron ?

D'ordinaire, sur Carnets sur sol, j'utilise le putto d'incarnat comme unité de mesure, mais lorsqu'il s'agit de contributions importées, je peux laisser les tartelettes au citron par commodité. Elles ont le même sens.

C'est une notation subjective, qui ne prend pas en compte la qualité de l'oeuvre, mais seulement le plaisir que j'ai à l'écouter. Y chercher une hiérarchisation de l'histoire de la musique serait s'exposer à de spectaculaires désillusions.
L'interprétation n'entre pas en ligne de compte, elle est au besoin précisée en commentaire.

La tartelette au citron est signe que j'ai été séduit : ce n'est pas une note sur 5 !  (Trois tartelettes, ce sont déjà des œuvres vivement recommandées.)


Une oeuvre agréable, qui n'appelle pas forcément la réécoute.
Exemple : Certaines symphonies de Vaňhal ou Stamiz ; la plupart des opéras de Donizetti.


Une oeuvre intéressante, qui méritera d'être réécoutée de temps à autre.
Exemple : La musique de chambre de Spohr, les sonates de Mozart.


Une très belle oeuvre, qui appelle des écoutes régulières.
Exemple : La Traviata. Siegfried.


Un chef-d'oeuvre, une des oeuvres importantes à connaître et à réécouter abondamment.
Exemple : La musique de chambre de Czerny. Tristan.


L'une des quelques oeuvres qui me sont extrêmement chères.
Exemple : Le Via Crucis de Liszt. La Nuit Transfigurée de Fried.


Ainsi, hormis la tartelette seule qui est un peu mitigée (oeuvre agréable mais oubliable), la seule présence de tartelettes au citron indique que j'ai aimé.
Ce n'a donc rien à voir avec les étoiles « objectives » des magazines qui donnent ou pas la moyenne aux enregistrements.

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En revanche, exceptionnellement, il arrive que je distribue des tartelettes au citron meringué, qui est à la vraie tarte au citron ce que les persécutions nazies sont à la paix romaine. 


Je n'ai pas aimé du tout, du tout. Ça ne me parle pas.
Exemple : L'oeuvre orchestrale d'Olga Neuwirth.


C'est insupportable, grotesque, scandaleux. Et surtout ça fait mal.
Exemple : L'oeuvre pour orgue de Philip Glass.


Je suis mort.



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Commentaires

1. Le lundi 2 octobre 2017 à , par Benedictus

Heureux de te voir apprécier Wellesz, Moeran et Milhaud! (Pour ma part, je viens de découvrir avec enthousiasme l'Alcina de Ms. Caccini.)

Et bien sûr flatté de constater l'émergence subreptice, en marge des tartelettes, d'un indice de bénédicto-compatibilité.

2. Le mardi 3 octobre 2017 à , par DavidLeMarrec


        «  Et bien sûr flatté de constater l'émergence subreptice, en marge des tartelettes, d'un indice de bénédicto-compatibilité. »
Oui, tu vois que je prends soin de toi !


« Heureux de te voir apprécier Wellesz, Moeran et Milhaud! (Pour ma part, je viens de découvrir avec enthousiasme l'Alcina de Ms. Caccini.) »

Wellesz, ça faisait longtemps que je devais m'y mettre plus massivement, au delà des poèmes symphoniques et des quatuors. Tout le monde m'y poussait.

Moeran, c'est ni plus ni moins grâce à toi (béni soit ton nom), je n'avais pas du tout ça dans mes priorités, et c'est déjà devenu un doudou (rien que la Symphonie, écoutée une dizaine de fois en un mois…).

Quant à Milhaud, les mérites sont partagés comme tu sais, mais j'ai en effet amendé ma perception assez négative de ses symphonies – il y a fort à parier que les orchestres de la RTF d'époque ne rendaient pas tout à fait justice aux recherches d'orchestration…

Quant à Mademoiselle Caccini, toujours pas vu passer le disque van Nevel, c'est inquiétant. Mais enfin, il y a déjà de quoi se régaler avec celui qui existe, le plus important est que ce soit enfin documenté de façon permanente, au delà de la vieille bande Garrido qui circulait chez les gens informés. Le livret est véritablement d'une tenue extraordinaire (bien au delà des meilleurs Monteverdi et Cavalli, je trouve), indépendamment de la musique, elle-même parmi les meilleures de la période.

3. Le dimanche 8 octobre 2017 à , par Diablotin :: site

Semaine fructueuse : aucune tartelette meringuée !
Après, se taper en si peu de temps x versions de la huitième de Mahler et y survivre, ça reste un exploit qu'il convient de saluer : chapeau bas !
Puisque tu sembles lancer dans la réécoute de Chostakovich, tu peux essayer les versions Nelsons/Boston, pas mal du tout -il a enregistré, en deux albums, les 5, 8, 9 et 10 à ce jour-. Il existe aussi une magnifique 5ème de Prokofiev par Karajan, dans un de ses meilleurs disques, tout-à-fait recommandé !

4. Le dimanche 8 octobre 2017 à , par DavidLeMarrec

La meringue, c'est rare, ça se mérite. Il n'y a pas d'opéra de Neuwirth à l'affiche cette saison dans un rayon de 500km, et on a bien joué des pièces d'orgue de Philip Glass (tiens donc, pourtant j'avais rédié ce barème avant de le découvrir…) à la Philharmonie de Paris la nuit dernière… mais je ne suis pas assez inconscient pour m'y risquer, qui sait le peut d'écart qu'il peut y avoir entre deux et trois tartelettes meringuées, n'est-ce pas ?

J'ai vécu une radieuse épiphanie sur la Huitième de Mahler (comme, il y a un an, sur les Gurrelieder), donc ce n'est plus un problème. :) Et puis c'est une liste d'écoutes certes partielle, mais qui s'étend sur deux mois tout de même.

Chostakovitch, j'ai un peu arrêté : hors de la 10 (que j'ai vraiment beaucoup aimée), réécoute pas du tout frustrueuse, ça a même plutôt fait baisser les symphonies réécoutées dans mon estime. Lui et moi semblons dériver inexorablement au fil des années : même ses quatuors, que j'ai pourtant aimés passionnément au contraire des symphonies, ne me laissent voir que des coutures déplaisantes, comme si un voile avait été levé ou jeté… C'est un peu triste (et très rare), mais ça arrive. J'espère pouvoir y retrouver goût d'une façon ou d'une autre, mais pour les symphonies, comme ça n'a jamais eu lieu et que c'est vraiment très, très loin de mes inclinations dans tous les cas… autant aller écouter du bon Popov ou Tichtchenko plutôt que du mauvais Chostakovitch.

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