Carnets sur sol

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[Carnet d'écoutes n°119] – depuis novembre… I. Pleyel, Chopin, Herzogenberg, Stanford, Zemlinsky, Weingartner, Zhurbin, Connesson…


Quelques écoutes faites, impressions laissées çà et là depuis novembre. Image très partielle d'écoutes diverses, et commentaires parfaitement désinvoltes et informels. Si ce peut suciter des envies d'écoute…

(Rappel du code tartelettes : purement une mesure de mon intérêt personnel, sans prendre en compte les interprétations. 1 : agréable. 2 : à réécouter de temps à autre. 3 : à réécouter souvent. 4 : œuvre de chevet. 5 : parmi les grandes émotions. Et quand c'est meringué, c'est que je suis grognon.)

Hahn – Le Rossignol éperdu (II, Orient) – Ariagno
Hahn – Le Rossignol éperdu (III, Carnets de voyage) – Ariagno
Hahn – Le Rossignol éperdu (III, Carnets de voyage) – Eidi
Hahn – Le Rossignol éperdu (IV, Versailles) – Eidi
Deux lectures très différentes et complémentaires, Ariagno plus pédalée, Eidi plus sec (et il y a aussi Wild plus pianistique, ainsi qu'un quatrième que je n'ai pas encore testé). Les moments archaïsants (Noces de Joyeuse !) sont particulièrement délicieux, et d'une manière générale, on voyage sacrément dans ce cycle pudique mais ambitieux.

Ligeti – Études (livre I) – Banfield
Insupportablement métallique.
Ligeti – Études (livre I) – Aimard
Ligeti – Études (livre II) – Aimard
Rien à voir : un son très rond de soliste, une hiérarchisation des informations (là où tout était sur le même plan chez Banfield), mais aussi quelque chose de très éduqué et mesuré… pas très profusif ni débraillé pour du Ligeti. Finalement, Idil Biret reste ma référence ici.

Southam – Rivers (III-8) – Godlowska
Ça me lasse étonnamment cette fois-ci. Pourtant j'avais contre toute attente adoré ces boucles minimalistes et figuratives (accumulation de péchés mortels), lors de mes précédentes écoutes.


Charpentier – Messe de Minuit – Minkowski
Charpentier – Te Deum – Minkowski
Charpentier – Te Deum – Niquet
Qu'on ne me dise pas que j'ai des goûts inaccessibles après ça. Un peu de français gallican pêchu sur du 2-5-1, et je fonds comme Elphaba.

(Nicola) De Giosa – Don Checco (final) – San Carlo de Naples
Écrire du pré-Rossini en étant né après Verdi, c'est un peu honteux, mais ce n'est pas vilain non plus.

Nowowiejski – Legenda Bałtyku (air) – Beczała
Là aussi, au milieu du vingtième, ressemble à un opéra du milieu du dix-neuvième, glockenspiel en sus.

Sokolović – Svadba – bande d'Aix 2016
« Opéra » pour voix de femmes a cappella. Je n'ai pas trouvé la bande complète, mais j'ai adoré ça. Des frottements harmoniques très expressifs, ça évoque le meilleur de la musique chorale nordique.

Nowowiejski – Quo Vadis (scène III)
Bien mieux que la Légende balte, un romantisme bon teint tout à fait agréable.

Kuhlau Lulu (actes I & II)
Tiré du même conte de Weiland que la Flûte Enchantée (Lulu est le nom de « Tamino »), le grand opéra national danois ; on est du côté des opéras de Spohr et de Schubert, avec des tentations d'airs rossiniens, mais globalement tout palpite en grands dialogues avec chœurs et instruments, une petite merveille.

KuhlauLulu (actes II & III)
Ça baisse en intérêt dans la seconde moitié, mais tout de même remarquablement chouette, et puis cette fin avec mélodrame, puis chœur de réjouissances qui hésite entre Mozart et Hérold !

Kuhlau Elverhøj (trouvé que l'ouverture)
Son œuvre réputée la mieux accueillie, qui lui a ouvert les postes d'enseignement officiels (il n'était pas danois de naissance) ; comédie largement fondée sur des thèmes musicaux folkloriques, en réalité !

SokolovićSvadba – bande d'Aix 2016
Réécoute complète. Vraiment un petit bijou, et une œuvre vraiment différente (six femmes, pas de personnages, pas d'orchestre, que des glossolalies). C'est Machinations avec de la musique (façon chœurs nordiques).

¶ (Brett) DeanHamlet– Glyndebourne 2017
Très bien écrit.

¶ (Jay) ReiseRasputin – Helikon de Moscou
Version traduite en russe. Pas déplaisant, sans être très marquant non plus.

Vainberg – La Passagère – Francfort
Je ne l'avais jamais écouté en entier. Le dispositif double est vraiment intéressant ; dans le genre parlez-moi-des-camps-sur-mes-soirs-de-loisir, c'est autrement plus captivant que la Maison des morts de Janáček !

Tchaïkovski – Optritchnik – Provatorov
Vraiment l'un des tout plus beaux Tchaïkovski (je veux dire par là du niveau d'Onéguine et de Pikovaya Dama), qui décoiffe dans une veine plus typiquement russe !

Tous ces opéras (sauf Elverhøj) sont donnés quelque part cette saison ! 



Chopin – Valses – Ott
Comme dit dans le fil, pas du grand son, mais très finement habité, avec beaucoup de délicatesse, d'épure, d'élégance.

Chopin – Sonate n°1 – Magaloff
Chopin – Sonate n°2 – Magaloff
Chopin – Sonate n°3 – Magaloff
Chopin – Sonate n°3 – Mertanen
Chopin – Sonate n°3 – Pires
Chopin – Sonate n°1 – Magaloff
Chopin – Sonate n°2 – Magaloff
Chopin – Sonate n°3 – Magaloff
Mertanen est complètement invraisemblable de densité… Les autres aussi. J'adore les trois sonates de Chopin, finalement parmi ses œuvres auxquelles je reviens le plus désormais, peut-être aussi parce que ce sont les seules œuvres de Chopin (avec les pièces concertantes hors concertos) que je n'ai pas jouées.

Chopin – Scherzo n°1 – Magaloff (Philips)
Chopin – Scherzo n°2 – Magaloff (Philips)
Chopin – Scherzo n°3 – Magaloff (Philips)
Chopin – Scherzo n°4 – Magaloff (Philips)
Sacré corpus… et Magaloff réussit des plans et des irisations harmoniques assez incroyables.

Chopin – Rondeau à la Krakowiak – Mertanen, Turku PO, Telaranta (Ondine)
Chopin – Polonaise brillante – Mertanen, Turku PO, Telaranta (Ondine)
Chopin – Fantaisie sur des airs polonais – Mertanen, Turku PO, Telaranta (Ondine)
Chopin – Variations sur Là ci darem la mano – Mertanen, Turku PO, Telaranta (Ondine)
Remarquablement joué, mais les œuvres ne sont évidemment pas du même tonnel, même si j'aime beaucoup le joli rondeau !

Chopin – Études Op.10 – Magaloff
Chopin – Études Op.25 – Magaloff
Pareil que précédemment, quel massif et quels doigts !

Dupont – Les Heures dolentes– Lemelin
Dupont – La Maison dans les dunes – Kerdoncuff
Lemelin est un peu rond pour moi, Kerdoncuff, tranchant et étagé, parfait. J'aime énormément les tourments des heures de délire du malade, ou le le début lumineux et le final venteux de la Maison.

Zhurbin, Symphonie n°2 « Giocosa », Musica Viva ChbO, Ponkin
Du soviétisme, mais léger. La Première est sympa aussi, plein d'effets, assez linéaire et rhapsodique, mais pas sans charme.

Manoury, Kein Licht
Le livret n'est pas très édifiant, plutôt une pochade qu'autre chose, mais la musique est comme toujours très belle !

Mascagni, Iris (avec Mazzola-Gavazzeni et Cura)
Réputé son meilleur opéra, et une sacrée punition !

Casella, La Donna serpente, Noseda à Turin (2016)
Ça emprunte beaucoup à Boris Godounov et à Prokofiev, mais c'est assez plat.



Haendel – Silla – Biondi
Haendel – Serse – (Chandos)
Haendel – Giulio Cesare – Minkowski (Arkiv)
Haendel – Serse – Malgoire (Sony)

I. Pleyel – Quatuor Ben.337 – Pleyel SQ Köln (CPO)
I. Pleyel – Quatuor Ben.338 – Pleyel SQ Köln (CPO)
I. Pleyel – Quatuor Ben.339 – Pleyel SQ Köln (CPO)
Mérite vraiment le détour, et excellente interprétation des Pleyel de Cologne (il y a aussi un Quatuor du même nom, également sur instruments anciens, à Paris).

Mazzoni – Antigono – Onofri (Dynamic)
Du seria classique finissant, assez réussi ; pas mal de contiguïtés avec la Clémence de Titus, musicalement.
Rossini – La Donna del Lago – Zedda (Naxos)
Assez sympa quand même, dans son genre. Au moins il y a de l'action, c'est pas comme dans Semiramide où on décompte les heures qui séparent de la folie d'Assur…

Chopin – Études Op.10 – Geniušas (DUX)
Chopin – Études Op.25 – Geniušas (DUX)
Je découvre Geniušas. On en parle de plus en plus, et depuis assez longtemps ; par ailleurs il donne régulièrement des concerts du Čiurlionis ou du Szymanowski, il méritait donc l'essai.
Et je suis très impressionné, aussi bien techniquement (le legato absolu, la hiérarchisation des sons) que sur la construction générale, très sûre. Indéniablement des moyens et une personnalité qui sortent du rang – et pourtant, je venais de me les écouter par Magaloff, qui irise en même temps qu'il construit, mon horizon à peu près indépassable… et c'est à peu près aussi bien !

Herzogenberg – Geburt Christi – (chez CPO)
Herzogenberg – Geburt Christi – Grube (chez Hänssler)
Le chœur audiblement amateur chez CPO fait un peu mal, tandis que les petits braillards de Grube sont très aguerris et fonctionnent très bien dans une œuvre qui sent plus la liturgie que le chef-d'œuvre musical. Dans ce cadre, elle fonctionne très bien.

Herzogenberg – Liturgische Gesänge – Cantissimo, Utz (Carus)
Herzogenberg – Zum Totensonntag – Cantissimo, Utz (Carus)
Herzogenberg – 4 Motette – Cantissimo, Utz (Carus)
Quand un compagnon de Brahms se met à composer avec la ferveur de l'Obikhod russe. Hallucinant. Le disque de musique a cappella que je me suis le plus passé depuis un an.

Hahn – Quintette avec piano – Orchestre de Chambre de Paris
Les thèmes, les thèmes !  Rien que les pointés exaltant du premier…

Moeran – Symphonie en sol mineur – Lloyd-Jones (Naxos)

Weingartner – Symphonie n°1 – Symphonique de Bâle, Letonja (CPO)
Weingartner – Symphonie n°2 – Symphonique de Bâle, Letonja (CPO)
Weingartner – Symphonie n°3 – Symphonique de Bâle, Letonja (CPO)
Weingartner – Symphonie n°4 – Symphonique de Bâle, Letonja (CPO)
Weingartner – Symphonie n°5 – Symphonique de Bâle, Letonja (CPO)
Je dois dire que je suis moins enthousiaste au fil des réécoutes : quelque d'un chose d'un peu gentil. Je découvrais ce type de postromantisme alternatif à l'époque où j'ai été ébloui, mais maintenant que je peux plutôt écouter Atterberg 1 & 2 ou d'Albert, je suis sans doute moins sensible à Weingartner – qui se renouvelle très peu, j'ai eu l'impression d'entendre cinq fois le même esprit, pas loin de m'impatienter sur la Cinquième…

Vaughan Williams – Symphonie n°3 – Hallé O, Elder (label Hallé)
La prise de son est toujours spectaculaire pour ce label, mais peut-être un peu trop : on finit par profiter du molleux et des timbres, et le discours n'est pas aussi urgent. Pas du niveau des meilleurs volumes de la collection (dans les Sibelius et les Wagner, il y a des tueries).

Schulhoff – Cinq pièces pour quatuor – Orchestre de Chambre de Paris
Schulhoff – Quatuor n°2 – Orchestre de Chambre de Paris

Schmitt – Dionysiaques – Norwegian Wind Band

Scappucci – 3 Canti da Rilke
Compositeur vivant, protéiforme et d'une sensibilité très directe, quoique sophistiquée. Ici, du très bon richardstraussisme… ce n'est pas la face que j'aime le moins de lui.
https://www.youtube.com/watch?v=Xp0O_StS0e8

Scott – Symphonie n°3 – BBCPO, Brabbins (Chandos)


Nielsen – Symphonie n°2 – Festival de Pärnu, P. Järvi (YouTube)
Œuvre de chevet.
Bien mieux que sa version avec Francfort, d'ailleurs.

Martinů – Symphonie n°4 – Radio de Hesse, Ozrozco-Estrada (Chaîne officielle)
Grande version limpide et vive (les superpositions bois-piano si particulières !).

Mozart – Quintette n°3 – Berthaud, Voce SQ (Alpha)
Toujours pas trop compris l'intérêt du truc (mélodie pas très marquante accompagnée en batteries…), mais joué comme ça, avec ce grain et cette netteté, ça passe très bien.
Brahms – Quintette n°2 – Berthaud, Voce SQ (Alpha)

Stanford – Symphonie n°1 – Bournemouth SO, Lloyd-Jones (Naxos)
Stanford – Symphonie n°2 – Bournemouth SO, Lloyd-Jones (Naxos)
Stanford – Symphonie n°5 – Bournemouth SO, Lloyd-Jones (Naxos)
Quelle musique apaisée. Et puis un très beau scherzo dans la 1.

ფალიაშვილი (Paliaşvili), Daisi
Une sorte de Tchaïkovski géorgien… ça fonctionne vraiment très bien, un grand plaisir à tout écouter, mais j'ai l'impression que ça parle plutôt russe sur ma bande… C'est étiqueté Tbilissi, mais comme ça a aussi été donné à Odessa et Moscou, je m'interroge.


WilliamsSuite de Star Wars – Philharmonique de Bergen, Litton
La meilleure version de tous les temps.
Williams – Grande Suite de Star Wars (d'une heure, de I à VI) – Radio Danoise
Version très longue, avec beaucoup de suppléments rarement donnés en concert (Duel of the Fates, Anakin Theme, Love on the Balcony…).
Williams – Suite renouvelée de Star Wars (thème de Rey au lieu de Leïa) – Philharmonique de Bergen, Gardner
Prévu de consacrer une notule à ces bonnes adresses.

Tout ça se trouve en vidéo en ligne (Bachtrack pour le premier, YouTube pour les deux autres).

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Mahler, Symphonie n°3

Tennstedt avec le LPO, sur le vif en 1986 (ICA).
Très habité, évidemment, sans être non plus le Tennstedt le plus extraverti. Dans le dernier mouvement, par exemple, les temps sont beaucoup plus réguliers que d'ordinaire (où beaucoup de chefs allongent la levée du quatrième temps). Mais c'est une des très belles versions, où la tension se tient très bien, sans emphase d'ailleurs.

Levine avec Chicago (1975).
Probablement la version qui colle le mieux au programme : je n'avais jamais entendu les deux premiers mouvements sonner aussi joyeux, c'est assez déstabilisant.
Pour le reste, du vrai Levine : très direct, cuivres assez en avant, pas de circonvolutions, très net. Ce n'est pasle plus mystérieux, certes, mais pour ce qui est de la technique d'orchestre, on ne fait pas vraiment mieux, et tout coule de source.
Le dernier mouvement est une merveille de dosage… même les ruptures de tempo bâtissent la tension, tout paraît d'une telle évidence…

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Spears, Fellow Travelers, Cincinnati SO (Fanfare Cincinnati)
Coup de cœur, voir là : http://carnetsol.fr/css/index.php?2017/11/22/2978--opera-amours-uranistes-chez-mccarthy.
Spears, The Bear and the Dove, par Inscape (Dorian Sono Luminus)
Spears, Requiem, dirigé par le compositeur (New Amsterdam)
Un collage étonnant (ordinaire de la messe mélangé, un poème religieux français mis en musique par Le Jeune, stratifié, puis harmonisé comme du Whitacre…). Assez sympa.

Charpentier, David & Jonathas, Antipodes O & A. Walker, avec Dahlin (ABC)
Très belle version, fin remarquablement réussie. (Moins froid et « blanc » que les versions Christie.)

Debussy, Deux Danses, Nordmann & Debussy SQ (Timpani)
Caplet, Trois Prières, Masset, Nordmann & Debussy SQ (Timpani)
Caplet, Conte Fantastique, Nordmann & Debussy SQ (Timpani)

Zemlinsky, Sinfonietta (arrangement de chambre), Storgårds (Ondine)
Zemlinsky, Sinfonietta, Philharmonie Tchèque & Beaumont (Chandos)
Zemlinsky, Symphonie en si bémol, Philharmonie Tchèque & Beaumont (Chandos)
Zemlinsky, Psaume 23, Radio de Berlin & Chailly (Decca)
Zemlinsky, Symphonie en si bémol, Radio de Berlin & Chailly (Decca)

Ropartz, Petite Symphonie, Orchestre de Bretagne (Timpani)
Ropartz, Pastorales, Orchestre de Bretagne (Timpani)
Côté assez milhaldien dans tout ça, mais sympa.

¶ récital français d'Arquez avec l'ONBA
Plus chouette que ce que j'en avais vu avec piano en récital, sans doute plus longtemps mûri aussi.

Berlioz, Les Troyens, Nelson.
Référence assez absolue, à commencer par l'orchestre.

Duruflé, Danses pour orchestre, RTF.
Duruflé, Intégrale pour orgue, Flamme.
Beau renouvellement de l'image de Duruflé, pas uniquement contemplatif similigrégorianisant.

Charpentier, Pastorale de Noël, Christie.
C'est pour ça que ça m'avait peu marqué avant Daucé : vraiment moins atmosphérique, malgré la distribution très affriolante.

Kodály, Sonate Op.8 pour violoncelle seul, Weilerstein.
Très belle interprétation, toujours pas convaincu par l'aspect très surchargé (et long !) de ce patchwork d'airs folkloriques d'aspect très sombre.

Veress, Sonate pour violoncelle seul, Queyras.
J'aime bien Veress, mais ça j'aime pas. Assez pénible dans le genre violoncelle virtuose un peu creux.

Fried, Die verklärte Nacht, Foremny
Même si l'enregistrement ne les met pas très en valeur, j'écoute de plus en plus les détails d'orchestration – la prise de parole du ténor sur la seule section de vents, ce doit être assez extraordinaire en concert. Et il faudrait le jouer au moins deux fois, l'une pour l'ivresse des paroles, des voix, du poème, l'autre pour écouter toutes les petites finesses qui jalonnent la pièce.

Beethoven, Sonate n°28, Backhaus
Beethoven, Sonate n°29, Backhaus
Beethoven, Sonate n°30, Backhaus
Beethoven, Sonate n°32, Backhaus
Dans le genre un peu dur et sans aucun effet de manche une vraie valeur sûre véritable.

Berlioz, La Damnation de Faust, Ozawa
J'avais adoré la bande de Paris (2001, avec Larmore, Sabbatini et van Dam !), mais ici, malgré la qualité du détail, c'est un peu sérieux, et McIntyre en Méphisto, non, ce n'est pas possible : sérieux, uniforme, moche, ça ne fonctionne même pas à rebours comme son Golaud. Dommage, il y a Burrows en face (et Mathis).

Steffani, Duos de chambre, Stubbs & O'Dette (avec Baráth et Forsythe).
Steffani, Cantates, Fons Musicæ (avec Zanetti et Bertin).
Vraiment très personnel comme univers, surtout les duos, et ineffable. Le disque de duos de chambre de Curtis (avec Watkinson, Esswood, Elwes, etc.) est une tuerie d'une prégnance inestimable.
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Mahler, Symphonie n°8, Nagano.
Version attirante même si Nagano arrondit comme toujours les angles, un peu tranquille ; elle additionne Dawson dans des parties très instrumentales, Matthews, Roth dans de la belle déclamation, Rootering, le DSO Berlin et le Chœur de la Radio de Berlin…
… et j'écoute Gambill ruiner tout ça avec ça voix qui pleure (et pas toujours sur la note).
Au demeurant, ce n'est pas pire que bien des ténors dans cette partie impossible, même Jovanovich n'est pas à son aise ici !  (Finalement j'y aime bien le crâne Riegel !)

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Schumann, Symphonies 1-2-3, Gewandhaus, Chailly
Assez déçu à la réécoute… et vraiment, ce que fait Mahler, en « normalisant » Schumann, est tout à fait sans intérêt : c'est aussi mal orchestré qu'avant, mais ça correspond moins à l'équilibre général. Ce n'est plus bizarre ou défectif, juste mal fait.

Schumann, Symphonies 1 & 3, WDR, Vonk
Une des très grandes intégrales (comme Zinman, Barenboim-SkBerlin, Sawallisch, Rattle, Solti…), très vive, poétique, tendue vers son but. La Radio de Cologne a déjà atteint son niveau exceptionnel actuel.

Schoeck, œuvres chorales avec ou sans orchestre, MDR Leipzig
Grosse et magnifique surprise que ces bouts d'opéra (où de Mahler, comme ce Dithyrambe !).

Un peu de glotte : Ariodante de Haendel (« Dopo notte » par Hallenberg et Curtis, lors d'un concert roumain), Prince Igor de Borodine (l'air du Prince : Putilin au Mariinsky, Azizov au Bolshoï dans la récente version révisée de Liubimov).

Schoeck, Notturno, Rosamunde SQ, Gerhaher
Merveille, dans une version très parlée, très étonnante.

Protopopov, Sonate n°3, Fikret Amirov
Zaderatski, Sonate n°2, Fikret Amirov
J'aime davantage la Première de Popov. En revanche, dans le genre erratique mais familier, la 2 de Zaderatski est très réussie !

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Cihanov, Cälil, Opéra National Tatar de Kazan
→ Musa Cälil, poète kazakh, par ailleurs auteur d'un livret d'opéra, est fait prisonnier en Pologne en 1942. Il rejoint alors la « légion nationale » Volga-Tatar formée par les prisonniers des allemands pour combattre les soviétiques sur leur propre sol. Enrôlé sous un faux nom, il infiltre l'unité de propagande, utilise ses moyens pour diffuser des tracts séditieux, prépare la rébellion, jusqu'à ce que le premier bataillon tatar parte sur le front… et abatte tous ses officiers nazis. Les mutins sont arrêtés par la Gestapo en Biélorussie, et Cälil (âgé de 38 ans) et ses compagnons, non sans laisser des carnets (Le Serment de l'Artilleur), sont guillotinés à Berlin. Dans l'opéra, tout se passe dans un camp… à côté, la Passagère de Vainberg ou Ismaïlova de Chosta, c'est bigarré comme Pinder.
→ Musicalement, ce n'est vraiment pas bon : alternance de marches simplissimes, de danses folkloriques et de mélodies lyriques à couleur locale, le tout juxtaposé, de la grosse fanfare purement au service du sujet patriotique : le poète est d'abord torturé, puis maudit par les siens lorsqu'il feint de se nazifier, puis glorifié. Bref, rien à voir avec la superbe découverte de ფალიაშვილი (Paliaşvili), pour en rester dans le domaine d'influence russe sur des langues non indo-européennes.

Prévu de redire tout cela dans une notule à part (mais la présentation a déjà été postée d

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Boris Tichtchenko

Comme les concertos pour clarinette sont à peu près les seuls que j'aime vraiment, j'ai voulu écouter.

Trois œuvres sur le disque.

Concerto pour piano.
Épouvantable : du minimalisme à base d'accords martelés (au moins, Glass, ça plane). Et long en plus, cinq mouvements.

Concerto pour clarinette.
D'une délicatesse infinie. Un délice pastoral, il n'y en a pas beaucoup d'aussi beaux dans le répertoire.

Signes du Zodiaque, pour soprano et orchestre à cordes.
À tomber. Une beauté simple, une évidence mélodique sans façon, et pour ne rien gâcher Yana Ivanilova est assez miraculeuse.

Comme Gricha, voilà que je me mets à crier « Boris, Boris ! ».
(non, je ne parle pas des Bogdanov, grands nigauds que vous êtes)

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Grisélidis de Massenet. Peut-être le meilleur Massenet, en tout cas le plus naturellement dramatique (ce qui n'est pas peu dire !).

Tchaïkovski, la Sixième de Kampen & Concertgebouw. Il y a quand même eu mieux depuis (les cordes ne sont pas très agiles comparées aux standards d'aujourd'hui), mais terriblement intense, quoique assez vif (les râles des cordes graves, brrrrr).
Je me suis bissé l'Ouverture 1812 sur le même disque, d'une énergie et d'une précision d'articulation proprement inouïes.

¶ Puis poursuivi avec les limpides poèmes symphoniques par Oslo-Jansons (les trompettes acidulées à la norvégienne dans Roméo) et Royal Philharmonic-Ashkenazy (avec la rare Élégie à Samarine).

¶ Et puis tout de même, vous devez entendre ça, les Rückert de Mahler par Norman à son sommet, à se coller à son siège.

Massenet, Grisélidis, version de la RTF avec Moizan, Mallabrera, Betti, Depraz… Quelle merveille, oui, le meilleur Massenet, je maintiens (Thaïs et Amadis sont en embuscade derrière).

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Magnard, Symphonie n°1, Malmø SO, Th. Sanderling (chez BIS).
Vraiment le type de musique dont on ne se demande pas pourquoi ce n'est pas plus joué. Non pas que ce soit mauvais, mais si austère, si peu de mélodies saillantes, de moments ou d'effets qui accrochent l'oreille…

Magnard, Symphonie n°3, Malmø SO, Th. Sanderling (chez BIS).
Bien meilleure (la meilleure des quatre, m'a-t-il toujours semblé, mais j'aime bien aussi la lumière de la 2), un beau mouvement lent, de vrais effets de progression prenants, dans le final en particulier. Version vraiment pas mal d'ailleurs, merci Malmø d'alléger la pâte (car pas trop le genre de Th. Sanderling !).

Magnard, Chant Funèbre (et le reste du disque Timpani : Hymne à la Justice, à Vénus, terne Suite dans le style ancien…). Commence vraiment de façon simple, sinistre, répétitive, mais la façon dont le même motif obstiné s'illumine peu à peu, c'est saisissant !

À mon grand désarroi, je crois que j'aime désormais les Symphonies de Magnard.

La rhétorique de la 3, la lumière de la 2, le mouvement lent complètement épuré et rétro de la 4… il n'y que la 1 où je n'aie rien trouvé de saillant. Je me suis même bissé les 2 & 3 immédiatement après écoute.

Il faut dire que la version de Thomas Sanderling (pourtant pas un modèle de clarté dans ses jeunes années) avec Malmö enlève toute l'épaisseur superflue. C'est toujours assez massif et sévère, mais pour la première fois (après avoir testé pas mal de versions, assez régulièrement), j'en perçois les beautés… et je crois que j'aime beaucoup.

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d'Indy, Fervaal. Vraiment du Wagner partout, jusque dans le livret avec les blocs de narrations rétrospectives insupportables. (Et puis la malédiction de l'amour, les appels hors scène, etc.) Des bouts entier de la Walkyrie et de Siegfried là-dedans.
Mais musique ineffable (et très bien servie, en particulier par Sophie Fournier, Philippe Rouillon et le Symphonique de Berne).

¶ Beethoven – Chansons galloises, écossaises, irlandaises – Daneman, Agnew, Harvey, J. Hantaï… (Naïve)
Que c'est frais et réjouissant ! On devrait jouer ça tout le temps…

Mendelssohn – Symphonie n°3
Harnoncourt-COE, puis Jansons-BayRSO. Le second est vraiment impressionnant, plus proche du jeune Jansons en fait : clarté des plans, et souci de la danse (le mouvement final est ralenti pour pouvoir mieux rebondir dans les articulations de ce qui est, nous disent les indications, bel et bien une danse, ce qu'on perçoit rarement).

Connesson – Flammenschrift – Bruxelles PO, Denève (DGG)
Connesson – Concerto pour flûte – Bruxelles PO, Denève (DGG)
Connesson – È chiaro nella valle il fiume appare – Bruxelles PO, Denève (DGG)
Connesson – Maslenitsa – Bruxelles PO, Denève (DGG)
Merci à Benedictus d'avoir mentionné Flammenschrift, j'étais passé à côté du disque. Cette pièce-ci n'a pas grand intérêt (quel est le lien avec Beethoven ? sans lire la notice, pas vraiment évident), mais le reste du disque est assez formidable ; pour commencer le plus beau Concerto pour flûte du répertoire (il est vrai plutôt sinistré), et puis ce poème symphonique richardstraussien en mieux, È chiaro nella valle il fiume appare (sorte d'Alpestre en inspiré, à rapprocher d'Älven d'Atterberg).
Un délice que je me suis bissé.

Connesson – Aleph – Scottish RNO, Denève (Chandos)
Connesson – Une lueur dans l'âge sombre – Scottish RNO, Denève (Chandos)
Connesson – Supernova – Scottish RNO, Denève (Chandos)
Et puis j'ai passé le reste de mon temps d'écoute depuis à écouter du Connesson symphonique (encore déçu à la réécoute de Supernova, mais Aleph est superbe…).

Beethoven – Quatuor n°13 – Pražák SQ
Beethoven – Quatuor n°12 – Pražák SQ
Beethoven – Quatuor n°14 – Pražák SQ
D'assez bonnes œuvres plutôt bien interprétées. Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven

Haendel – Concerto à double chœur n°1 – Freiburger Barockorchester
Haendel – Concerto à double chœur n°2 – Freiburger Barockorchester
Haendel – Concerto à double chœur n°3 – Freiburger Barockorchester
Nouveauté. Sympathique, en, particulier And the Glory of the Lord dans le 1 et Glory to God dans le 2, thèmes du Messiah. Trèsbelles couleurs, sinon.

Ruders –Haendel Variations – Aarhus SO, Andreas Delfs (Da Capo)
Ruders – Concerto pour alto – Lars Anders Tomter, Aarhus SO, Marc Soustrot (Da Capo)
Ruders – Bel Canto pour violon solo – Rune Tonsgaard Sørensen (Bridge)
Ruders – Serenade on the Shores of the Cosmic Ocean – Mikko Luoma (accordéon), iO SQ
Un thème court de Water Music très vite méconnaissable, mais vraiment agréablement écrit pour l'orchestre. Le concerto pour alto s'écoute très bien, de même que le solo de violon, sans que l'un ni l'autre ne soient non plus des sommets absolus ni des nouveautés particulières (le disque Da Capo vient cependant de sortir, et le volume 6 de l'édition Bridge ne doit pas être trop vieux non plus).
En revanche, l'Océan cosmique est une addition de stridences (certes calmes) de quatuor surmontées de celles de l'accordéon. Ça fait un peu bobo, malgré les plaisantes épigraphes qui citent du Darwin ou le nom botswanais de la Voie Lactée…).

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Gounod – Le Tribut de Zamora

Écouté hier sur la Radio Danoise P2 qui le diffusait. On peut le réécouter pendant quelque temps : https://www.dr.dk/radio/p2/p2-operaaften/p2-operaaften-zamoras-hyldest .

Pas pu attraper le début, mais ça m'a semblé du niveau de Roméo, meilleur que la Reine de Saba, un grand Gounod… veine mélodique pas aussi évidente que Faust (qui est à part pour le meilleur et pour le pire…), mais un lyrisme remarquable en revanche, peut-être son œuvre la plus lyrique d'ailleurs.

Et c'est vraiment un flux de beautés, sur une intrigue de serments trahis plutôt bien faite, quelque part entre la Force du Destin, les Pêcheurs de Perles et le Trouvère…

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Schoeck – Besuch in Urach
La version orchestrale est une tuerie de chatoyances verbales, vocales, orchestrales. On devrait interdire de faire des trucs aussi beaux, ce n'est pas chrétien.
Surtout qu'avec Rachel Harnisch et Venzago à la tête du Symphonique de Berne, rien ne manque à l'orgie transfiguratoire (car, oui, c'est encore une transfiguration que ça raconte).


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Commentaires

1. Le lundi 19 février 2018 à , par Adalbéron

Attention, ne parle pas de Mahler à propos de Schubert quand il Chailly d'un chef bien vivant qui a commis l'enregistrement commenté - tu m'as fait peur.

Merci, sinon, pour ces pistes !
Si tu es bien sérieux à propos de Star Wars et que tu as déjà dit quelque part ce que tu en pensais, je veux bien que tu m'y rediriges ;)
(pourquoi les tartelettes, d'ailleurs ? :D)
(Ça fait deux fois que je m'y prends : que faut-il répondre aux questions pour prouver que l'on est bien en chair, et os. Là, j'ai "écrire : lutins", ça devrait marcher.)

2. Le lundi 19 février 2018 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Adalbéron !

Ce n'était pas une erreur, je commentais (de façon implicite, c'est vrai) les réorchestrations de Mahler pour les symphonies de Schumann, telles qu'enregistrées par Chailly.

À propos de la musique de Star Wars, ou des interprétations ?   Oui, j'en tiens la musique en très haute estime, non seulement parce qu'une large partie du charme de la franchise repose là-dessus, mais aussi et surtout parce qu'elle tire le meilleur parti, de façon très concentrée, des musiques auxquelles elle emprunte (Wagner, Debussy, Strauss, Prokofiev dans les batailles…).
Je n'en ai parlé que par la bande, mais il en a un peu été question à propos de transcriptions et arrangements réussis.

Les tartelettes, c'est un héritage d'une controverse sur la tarte au citron avec ou sans meringue, une façon de mesurer l'intensité des sensations et émotions. D'ordinaire, sur CSS, j'utilise les putti d'incarnat pour les cotations, mais comme une partie de ces commentaires avaient déjà été postés sur Classik (où avait eu lieu l'affrontement homérique), je les ai conservées, tout le monde peut aisément supposer que la tarte au citron c'est le bien et la meringue le mal.

Désolé pour l'antispam, j'ai tâché de le désactiver récemment, à présent que je modère les commentaires a priori à cause d'un no-life qui m'innonde depuis que je lui ai demandé d'aller jouer ailleurs. Mais si j'enlève l'antispam, j'ai au moins un commentaire publicitaire par heure, ça rend la base illisible, même si je ne les publie pas.
En principe, les questions et réponses sont assez sommaires, le tout est de ne pas ajouter d'espaces ou de majuscules.

Merci pour ces réactions !

3. Le lundi 19 février 2018 à , par Benedictus

M'associer à Connesson dans une notule où il est question de Schoeck, Manoury, Hahn, Tichtchenko, Moeran... C'est vraiment odieux!

4. Le mardi 20 février 2018 à , par Olivier

Bonsoir,

Si ce peut suciter des envies d'écoute…
Mais, bien sûr; enfin, pas tout, car vous êtes bien généreux en tartelettes (non, la meringue n'est pas le mal!)
et puis (Dans le genre mieux-que-l'Alpestre, écoutez aussi et surtout Älven – le Fleuve – d'Atterberg, assez merveilleux.), non, non c'est écoutable, mais mieux que l'Alpestre, il faut vraiment oser!


5. Le mercredi 21 février 2018 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir !

@ Benedictus :
Tu noteras que je t'ai remercié de l'avoir mentionné, nullement recommandé. Mais honnêtement, vu tes goûts actuels à te repaître d'Orff et de Donizetti, je pourrais dire tellement pire sur ta véritable identité secrète…

@ Olivier :
Je n'ai jamais suggéré que l'Alpestre constituait un sommet à mes yeux.
Je trouve qu'il y a dans Älven deux choses qui font défaut au poème de Strauss (outre la concision…) : une veine mélodique marquante et, surtout, un élan continu, là où la conquête de la montagne est véritablement fragmentée en épisodes d'inégale valeur.

En tout cas, j'ai écouté plus de fois dans ma vie celui d'Atterberg que celui de Strauss, malgré sa parution récente, son absence des concerts et son unique version…

Et quoi qu'il en soit, dans cette veine descriptive-lyrique, je crois qu'on peut aisément s'en repaître si on s'intéresse au genre. (Car, l'autre équivalent, la descente vers les Basses Terres [oui, Benedictus, Terres Basses] de Tiefland, c'est un peu court !)

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