Les pochettes de disque les plus belles (et les plus dingues) – 11 & 12 – Les maladresses expressives & Les malaises
Par DavidLeMarrec, mercredi 8 juillet 2026 à :: Discographies - Intendance :: #3453 :: rss
11. Les maladresses expressives
Dans cette section, on regarde du côté de tentatives pas toujours malvenues, mais dont la réalisation ne met pas totalement à l'aise.
↑ C'est amusant, les instruments qui poussent… mais l'étalonnage des couleurs, bon sang ! D'autant plus étonnant chez Tudor dont la charte graphique est en général plutôt élégante et austère (cadre, tableaux…).
↑ Les nouvelles aventures de Widor en ballon.
↑ Le manifeste attendrissant de l'étalonnage fautif, sorte de technicolor hypertrophié, qui produit tout de même une sorte de bain attachant dans la couleur (putative) des yeux de Marilyn. Comme le récital a connu un grand succès (à juste titre) dans les sphères glottophilisées, la pochette fait désormais partie de l'imaginaire collectif des amateurs d'opéra romantique à coloratures virtuose. Et, en fin de compte, la pochette paraît quasiment culte – et plus véritablement vilaine.
12. Les malaises
Ici, les véritables ratages. Ceux qui ont clairement raté leur objectif, ou dont la réalisation technique est insoutenable.
↑ Supposé glorifier la beauté du son d'une belle voix de ténor, je ne peux qu'y voir une pube pour la mauvaise haleise.
↑ « L'aube dore Schnabel et l'offre à l'Éternel. » (source)
Quelle forme de validation symbolique est-ce là ? Pourquoi pas Jésus
qui vient le prendre dans ses bras, tant qu'on y est ? Et surtout :
POURQUOI.
↑ Le brouillage des couleurs déforme complètement les visages (la pianiste, la pauvrette).
↓ Après, est-ce forcément pire que lorsqu'un wannabe Warhol vous transforme en serpillère jaune :
↓ … ou que le stagiaire chargé de vous mincir le visage oublie de vous en rendre un bout. (Comment cela a-t-il pu passer les différentes étapes de validation, bon sang ? Chez Decca quoi.)
↑ Nikolaï Gogol vient de publier une nouvelle œuvre ! Après Le Nez (de Kovaliov), découvrez La Joue (de Kaufmann). À votre avis, la retrouvera-t-on dans un potage, ou sur la figure du Chancelier ?
↓ Et puis il y a les assimilations visuelles voulues, mais qu'on aurait carrément pu éviter. Elles sont nombreuses, mais celle-ci détient la palme du logiciel de morphing des années 2000 mal maîtrisé.
↑ Le vide entre le visage et la perruque, le front démesuré, tout fait peur.
↓ Mais ne vous plaignez pas trop, Sharon Isbin a carrément rétréci au montage.
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