jeudi 27 novembre 2025
Jésus de Nazareth de WAGNER, chants révolutionnaires, leitmotive de Tosca, les cloches dans les musiques sans cloches…
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Courant septembre, la série de notules vidéo consacrées à l'influence du Freischütz de Weber sur toute la musique qui a suivi… s'est achevée. 16 épisodes de parallèles musicaux, que vous pouvez retrouver dans cette playlist, et dont les résumés écrits figurent ici (en fin de page). Vous trouverez également, dans cette même notule une explication plus développée du concept.
Il me fallait donc — alors que j'ai fini d'enregistrer, pendant l'été, la série leitmotive de Pelléas, qui courra jusqu'en mars (52 épisodes, un chaque samedi) — un autre sujet pour me / vous tenir occupés.
J'ai jeté mon dévolu, étrangement, sur les leitmotive de Tosca. Pourquoi diable Tosca ?
→ très agréable à jouer (et un
chef-d'œuvre que j'ai plaisir à creuser) ;
→ surpris aussi de la présence aussi importante de motifs, et pas évidents à attribuer à des idées fixes ;
→ satisfaire une autre frange du public, considérant que le « cœur de cible » doit être par ailleurs occupé par les vidéos sur Weber, Wagner et Debussy.
→ surpris aussi de la présence aussi importante de motifs, et pas évidents à attribuer à des idées fixes ;
→ satisfaire une autre frange du public, considérant que le « cœur de cible » doit être par ailleurs occupé par les vidéos sur Weber, Wagner et Debussy.
Ce sera donc la série qui remplacera le Freischütz les mercredis, pour une vingtaine d'épisodes, et que vous pourrez trouver ici.
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Comme j'ai très vite fini, en trois semaines, d'enregistrer les épisodes de Tosca, et devant j'ai lancé quelques autres projets. Pour l'instant, pour ne pas surcharger la chaîne et tenir la longue durée, je les publie en alternance avec Tosca : lorsque tout Pelléas sera dévoilé, en mars, il sera plus facile de varier les plaisirs.
Je n'ai pas le temps de tous les dupliquer sous forme de notule, car le concept est précisément de me permettre de traiter des sujets de façon plus rapide, pour me libérer du temps de notules écrites — ou permettre de concrétiser des projets inaccessibles au simple format carnets, comme ces explorations illustrées et exhaustives d'opéras entiers.
Pour l'heure, voici donc ce que j'ai proposé :
¶ Jésus de Nazareth… de Richard Wagner : comment
est-il imaginable qu'il demeure du Wagner jamais enregistré ? À
la jointure entre Lohengrin et
Das Rheingold, donc au moment
où son langage prend un tournant décisif vers l'écriture en « briques
motiviques », Wagner commet une esquisse de ce sujet qui l'obsèdera
jusqu'à ce qu'il s'en libère sous la forme de Parsifal. Cette esquisse – Jésus
prêche au peuple qui veut le couronner roi, depuis une barque sur le
lac de Tibériade –, je l'enregistre et la contextualise pour vous. Au
menu des épisodes : Mendelssohn, politique et Évangiles.
¶ Les cloches dans les musiques sans cloches : étrange concept qui consiste à étudier la façon dont les compositeurs suggère des cloches lorsqu'ils n'en ont pas. Au programme : Montsalvat de Parsifal, le Cimetière des Clairs de lune d'Abel Decaux, La Khovanchtchina et bientôt Boris Godounov de Moussorgski, puis Debussy, Messiaen… Avec à la clef beaucoup de découvertes, pour moi, sur les propriétés localisées de l'acoustique des cloches. (La raison de l'étrangeté du prélude du Couronnement de Boris a fini par me sauter à la face… personne ne m'avait jamais expliqué ça, alors que c'est évident une fois le contexte posé !) Et beaucoup d'émerveillement devant l'inventivité des compositeurs.
¶ Sangliers en musique ! (pas encore publié, le lien sera actif plus tard) : les compositeurs ne mettent pas réellement en musique les vocalisations des sangliers (je cherche, mais je n'ai pas encore trouvé). Pour autant, même si le traitement compositionnel se fait en général sous l'angle de la vènerie, c'est l'occasion pour moi d'aborder le sujet de ces voix familières des forêts d'une bonne partie du monde connu.
¶ Techniques de composition expliquées : les appoggiatures chez Mendelssohn, mais aussi les citations sauvages chez Messager (La Fauvette du Temple, j'ai mis un peu de soin dans le montage de celui-là) .
¶ Chants révolutionnaires !, citations de chants du XVIIIe siècle comme matière musicale d'œuvres plus tardives, en particulier des opéras français du début du XXe siècle (Nouguès, Le Borne, Fijan…). Dans L'Aigle de Nouguès, ce sont même des leitmotive qui structurent tout le discours musical en mutant et se superposant !
¶ Musique en Ukraine, suite en vidéo de la série de notules et de podcasts autour du patrimoine musical ukrainien, en privilégiant l'enregistrement d'inédits pour contribuer à la vie du répertoire.
¶ Explorations d'inédits, d'autres œuvres qui n'ont pas été documentées au disque jusqu'ici. L'oratorio Gutenberg de Carl Loewe, la Sonate de Guido Samson-Himmelstjerna, et des opéras, comme Dans l'ombre de la cathédrale de Georges Hüe, Ivan le terrible de Raoul Gunsbourg ou récemment, attendu depuis longtemps, Le Rivage des Syrtes de Luciano Chailly, une pépite d'après le plus beau roman de langue française, que je me suis enfin décidé à aller copier et lire en bibliothèque.
¶ Nouveautés discographiques, recension en forme podcast des coups de cœur (et des rares dégoûts) au sein des nouvelles parutions de l'industrie du disque.
¶ Les cloches dans les musiques sans cloches : étrange concept qui consiste à étudier la façon dont les compositeurs suggère des cloches lorsqu'ils n'en ont pas. Au programme : Montsalvat de Parsifal, le Cimetière des Clairs de lune d'Abel Decaux, La Khovanchtchina et bientôt Boris Godounov de Moussorgski, puis Debussy, Messiaen… Avec à la clef beaucoup de découvertes, pour moi, sur les propriétés localisées de l'acoustique des cloches. (La raison de l'étrangeté du prélude du Couronnement de Boris a fini par me sauter à la face… personne ne m'avait jamais expliqué ça, alors que c'est évident une fois le contexte posé !) Et beaucoup d'émerveillement devant l'inventivité des compositeurs.
¶ Sangliers en musique ! (pas encore publié, le lien sera actif plus tard) : les compositeurs ne mettent pas réellement en musique les vocalisations des sangliers (je cherche, mais je n'ai pas encore trouvé). Pour autant, même si le traitement compositionnel se fait en général sous l'angle de la vènerie, c'est l'occasion pour moi d'aborder le sujet de ces voix familières des forêts d'une bonne partie du monde connu.
¶ Techniques de composition expliquées : les appoggiatures chez Mendelssohn, mais aussi les citations sauvages chez Messager (La Fauvette du Temple, j'ai mis un peu de soin dans le montage de celui-là) .
¶ Chants révolutionnaires !, citations de chants du XVIIIe siècle comme matière musicale d'œuvres plus tardives, en particulier des opéras français du début du XXe siècle (Nouguès, Le Borne, Fijan…). Dans L'Aigle de Nouguès, ce sont même des leitmotive qui structurent tout le discours musical en mutant et se superposant !
¶ Musique en Ukraine, suite en vidéo de la série de notules et de podcasts autour du patrimoine musical ukrainien, en privilégiant l'enregistrement d'inédits pour contribuer à la vie du répertoire.
¶ Explorations d'inédits, d'autres œuvres qui n'ont pas été documentées au disque jusqu'ici. L'oratorio Gutenberg de Carl Loewe, la Sonate de Guido Samson-Himmelstjerna, et des opéras, comme Dans l'ombre de la cathédrale de Georges Hüe, Ivan le terrible de Raoul Gunsbourg ou récemment, attendu depuis longtemps, Le Rivage des Syrtes de Luciano Chailly, une pépite d'après le plus beau roman de langue française, que je me suis enfin décidé à aller copier et lire en bibliothèque.
¶ Nouveautés discographiques, recension en forme podcast des coups de cœur (et des rares dégoûts) au sein des nouvelles parutions de l'industrie du disque.
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Et bien sûr, à bientôt par ici pour de nouvelles notules écrites !
Ce billet, écrit à par DavidLeMarrec dans la catégorie L'horrible Richard Wagner a suscité :
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