Carnets sur sol

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Humeurs et trouvailles #1 : Le Château à Toto, PM Davies, mon fichier secret, remplacement de Pires…


Quelques remarques éparses de ces derniers jours.

► Il existe un opéra (non, pas un opéra récent écrit pour maîtrise d'enfants) du patrimoine dénommé Le Château à Toto. Si, si.
    Toto comme Hector de la Roche-Trompette, naturellement. Un opéra bouffe en trois actes créé en 1868 au Théâtre du Palais-Royal, sur un livret de Meilhac & Halévy, et donc l'auteur est resté illustre au milieu de ses Oyayaye et Croquefer : Jacques Offenbach.
    Le Château à Toto se situe immédiatement entre Robinson Crusoé pour l'Opéra-Comique et L'Île de Tulipatan pour les Bouffes-Parisiens ; plus largement à quelques mois de la Grande Duchesse de Gérolstein et de la Périchole.

toto



► Toujours pas de réponse à mes interrogations autour de Scribe, mais en cherchant, rencontré quelques éléments amusants sur son (bon) caractère.



► Voilà des années que je me demande si Peter Maxwell Davies se nomme DAVIES (Maxwell en second prénom / middle name, pas si souvent mis en avant chez les Britanniques) ou MAXWELL DAVIES (prénom Peter, mais sans trait d'union, étrange).

Je croyais avoir trouvé la solution récemment en regardant sur les pochettes de disque – tous les Naxos (l'essentiel de ce qui est publié, donc) sont cassés « Peter MAXWELL DAVIES » (à l'exception d'un Naxos Educational « Peter Maxwell Davies »). Chez les autres éditeurs, tous les mots sont mis sur le même plan typographique, impossible d'en tirer des indices.

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Mais en cherchant une confirmation plus officielle, deux informations plus déterminantes contredisent cette proposition.
La BNF indique que « Maxwell Davies, Peter » est une forme incorrecte (certes, ils peuvent ne pas être spécialistes de toutes les subtilités de seconds prénoms et patronymes composés de compositeurs contemporains, mais faire les choses proprement est leur métier, auquel ils sont très solidement préparés…).
→ Surtout, sa biographie parue dans un journal de Manchester indique qu'il est fils de Hilda et Thomas Davies : voilà qui règle la question, pas de Maxwell par ici. Peut-être ce second prénom lui servait-il à se différencier d'un grand-père homonyme…

Sachez-le, donc, en dépit des pochettes : Peter Maxwell DAVIES.
(Et une notule où l'on parle d'un de ses opéras.)



► Pour mettre un peu d'ordre dans un maquis touffu, j'ai décidé de me replonger dans la liste des opéras que j'ai pu lire ou écouter, pas vraiment mise à jour ces dix dernières années. Un classement par langue d'abord (le second critère sera, au choix, la date de naissance du compositeur ou d'achèvement de l'œuvre). J'ai donc sorti les grands moyens et le tableur ; mode un peu rigide à mon gré, mais qui permet d'entrer davantage d'informations lisiblement que sur un fichier texte (je ne pouvais pas inclure le genre, les discrépances de dates, les révisions, les librettistes…).

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Point d'étape, en vrac avant classement chronologique. (Le gras me sert juste à mettre en avant des partitions moins jouées que j'aime particulièrement, pour pouvoir y revenir, pas de signification particulière : certains n'ont jamais été enregistrés, même officieusement, tandis que d'autres se trouvent aisément dans le commerce – chez Timpani, quoi.)

Outre satisfaire ma vanité (qui ne l'est pas tellement, le chiffre total n'est pas aussi flatteur que j'aurais voulu), le projet a quelques bénéfices plus pratiques :
→ rendre la recherche des ces informations plus rapide lors de la rédaction de notules (ne pas toujours vérifier qui est l'aîné de qui, ou mille fois la date exacte de création de Dardanus ou de Wozzeck…) ;
→ permettre un classement par date de création, utile pour vérifier ce qui est était dans les oreilles de qui au moment de l'écriture d'une œuvre ;
→ plus généralement, avoir une meilleure vue d'ensemble de ce dont je dispose dans un style, lorsque je suis d'humeur à écouter telle ou telle veine (ou lorsqu'on me réclame des conseils).

J'y inclurai quelques cantates ambitieuses dont je voudrais conserver trace.

Dans l'idéal, il faudrait le faire pour chaque genre, mais l'opéra est vraiment celui où le paramètre (et on en écoute moins en une semaine que des piécettes pour piano ou des poèmes symphoniques…).

Certes, ça n'intéresse que moi, mais ce sera sans doute la matrice de futures notules diachroniques. En tout cas, ce devrait nourrir des entrées à venir.



Maria-João Pires abandonne sa carrière, à quelques semaines du soir où je suis censé l'entendre pour la première fois. Je ne suis pas parmi ses hystériques – les pianistes excellents, il y en a beaucoup, et son talent à elle est essentiellement mélodique, pas une esthéte des harmonies ni des textures, dans un répertoire également très réduit –, mais je me réjouissais de l'entendre, car son timbre et la simplicité de son style, la séduction de son galbe mélodique m'ont toujours plu.

Qu'elle abandonne (pour des raisons que j'ignore et ne cherche pas à connaître) n'est pas forcément un problème, à ceci près qu'au lieu du Concerto pour piano de Schumann (dans un programme tout-Schumann avec Gardiner et le LSO), on a le 25e de Mozart (l'un des moins intéressants des derniers) par… Piotr Anderszewski, souvent entendu à Bordeaux et que j'ai toujours évité depuis, tant je ne me figure pas du tout ce qu'il apporte, considérant l'immense horde de pianistes excellents – sauf à avoir vécu une transfiguration en quinze ans, il n'était ni particulièrement sonore, ni particulièrement virtuose, ni très sensible au style (Bach visqueux assez douloureux)… Je croyais qu'il était embauché parce qu'il était le petit frère de la konzertmeisterin de l'ONBA, mais il a depuis enregistré chez les majors et participé à nombre de concerts dans d'autres plus grandes salles (notamment à Paris).

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Ah oui, en effet, il a… mûri, le petit Anderszewski, depuis la dernière fois !

Je n'ai évidemment aucune hostilité envers lui (ce n'est pas un mauvais pianiste, bien sûr), mais qu'ils n'aient pas, à trois mois d'intervalle, dans leur carnet d'adresse un interprète capable de jouer le Concerto de Schumann, et soit un peu plus célèbre (remplacer Pires par Lupu ou Freire…), soit un peu plus saillant (un petit jeune un peu fantasiste, ou à peine repéré par un label…), c'est tout de même étonnant. La Philharmonie est quand même une de ces salles au monde où l'on peut embaucher n'importe quel artiste (et avec le LSO !) ; tous ne doivent pas avoir une date précisément ce jour-là.

Je ne me serais pas récrié si Anderszewski (qui doit l'avoir à son répertoire) avait joué la pièce prévue, mais changement de programme (ce que je trouve toujours assez inacceptable…) tout en embauchant un pianiste deux ou trois étages au-dessous de la notoriété et du talent de Pires, ça fait mal.

Comme il y a l'Ouverture, Scherzo & Finale, du très grand Schumann qu'on ne donne jamais en concert, et que l'alliance LSO-Gardiner fait très envie (le meilleur de deux mondes ?), j'irai de toute façon avec le sourire, n'est-ce pas.

(Le concerto, il faut bien être honnête, ça sert à faire remplir, mais ça n'intéresse manifestement ni les mélomanes, ni même les musiciens d'orchestre…)



► Pour les comptes-rendus de concert du mois passé, vous les trouverez dans mon second antre habituel, dans la rubrique concerts… je tâche d'y mettre un mot à chaque fois. Je tâcherai tout de même de reporter ici ceux dont les œuvres sont vraiment rares (la Belle au bois de Lioncourt, évidemment, mais j'ai encore un peu d'étude à faire à son sujet).*

(Sinon, sur le vif, je dis à peu près la même chose sur Piou-piou – il faut bien s'occuper pendant les adagios.)


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Commentaires

1. Le mercredi 3 janvier 2018 à , par DavidLeMarrec

Un début de réponse pour Anderszewski : je vois qu'il est programmé en janvier par l'Orchestre de Paris (Premier de Beethoven, puis la Neuvième de Schubert, avec Nott) ; on me dit qu'il a par ailleurs ses habitudes avec LSO (et qu'il s'est beaucoup bonifié en quinze ans).

Sans doute une affaire de réseautage, donc : il était à la fois dans les carnets d'adresse de la Philharmonie et du LSO… Donc il est sans doute arrivé avant, dans l'ordre de ceux qu'on a joints, d'autres artistes plus célèbres ou plus à mon gré, mais qui n'avaient pas de relations préalables avec ces maisons (par ailleurs, je suppose que Gardiner a dû refuser d'emblée certains interprètes, mais justement, Anderszewski me paraît aussi éloigné que possible de son univers).

Mais après tout, Dausgaard, dans sa folle intégrale Beethoven (l'une des plus HIP gravées avec instruments modernes, et la plus rageuse des HIP !), avait bien fait partenariat avec Berezovsky pour les concertos (et c'était bizarrement déconnecté, bien sûr).

De son côté, Anderszewski s'est peut-être converti tardivement (ce fut, après tout, le cas de Mackerras et Dausgaard, très ronds et presque placides à leurs débuts, puis devenus parmi les meilleurs représentants de la « conscience musicologique » chez les chefs généralistes !).

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