Carnets sur sol

Aller au contenu | Index des notules | Aller à la recherche

Franz SCHUBERT – Die schöne Müllerin – discographie exhaustive


Contrairement à d'autres répertoires, la discographie des cycles de Schubert n'est pas qu'un exercice formel : on y découvre quantité de fantaisies qui stimulent la curiosité. C'est moins le cas pour la Meunière que pour le Voyage d'Hiver, mais j'avais déjà mentionné, il y a huit ans de cela (il doit donc en manquer beaucoup désormais), certains bizarreries discographiques.

Plus modestement, donc, voici la Belle Meunière, qui doit rester le second cycle le plus enregistré (ou le troisième, après Frauenliebe qui se pousse facilement dans un coin de récital).

181 références commerciales tout de même (le Winterreise dépassant les 300), et j'ai bien dû en laisser passer une poignée – sans compter donc les multiples témoignages radio, certains librement accessibles, d'autres conservés par les collectionneurs, et parfois revendus par des intermédiaires peu scrupuleux.

1. Remarques

¶ En matière d'arrangements, rien à voir avec le Winterreise, ce cycle a peu inspiré hors du sérail. On trouve seulement, à partir de 1980, 6 accompagnements pour guitare (dont un avec deux guitares), une version pour trombone solo (sans pianiste !) et une version pour chœur et piano, assez intrigante.

Il y a aussi l'atypique version pour contre-ténor (fort peu convaincante, mais il fallait bien essayer) de Kowalski – côté femmes, Stutzmann est la seule contralto de la discographie.

Karl Kammerlander a gravé deux versions (non incluses dans la liste ci-après) pour piano solo (en 96 en tonalité originale, en 98 transposée pour voix grave), vendue sur le site MusicSense. Manifestement plutôt à but d'accompagnement, je ne suis pas certain de la qualité artistique.

Les versions pour guitare fonctionnent remarquablement bien avec la veine folklorique, les lieder strophiques et ces accompagnement réguliers, dansants et assez simples. Parmi celles disponibles, je recommanderais en priorité Persson / Bergström, très douce et intime, très bien dite (avec un reste audible de rondeur suédoise dans l'accent). Côté guitare, Ragossnig, Kläger et Bergström sont tous admirables (il faut de toute façon de sacrés doigts pour remplacer un piano, même en enlevant quelques notes !), avec plus de tranchant chez Kläger et plus de douceur chez Bergström.

Je n'ai pas inclus les extraits arrangés sur des poèmes de Pagnol (souvent sans rapport avec le poème original) et orchestrés façon Francis Lopez, délicieusement chantés par Tino Rossi pour le film, et présentés en CD il y a peu.

¶ On remarque l'ère d'expansion incroyable du disque à partir de 1997 jusqu'en 2003 – pour la période suivante, je n'ai pas pu recouper mon travail avec d'aussi bonnes discographies, donc je suis sûr qu'il m'en manque. On parle de la crise du disque, mais il est un fait que si les grands se regroupent pour éviter de s'étioler, le nombre de petits labels a au contraire explosé dans ces vingt dernières années. Beaucoup étant liés à une institution, une région, publiant les bandes de leur pays, de leur ville, de leur festival... Par exemple Gramola ne publie peu ou prou que des enregistrements d'autrichiens en Autriche, dans un répertoire surtout... autrichien : Adrian Eröd dans Schubert, un chœur masculin de Linz dans Bruckner, Hüttenbrenner par Bästlein (certes, l'interprète est allemand)...

¶ Ce panorama permet aussi d'identifier les pionniers.

Nigel Rogers (le Deuxième Berger dans l'Orfeo fondateur d'Harnoncourt, puis Orfeo lui-même dans deux enregistrements) est le premier à oser, dès 1975, une version sur piano d'époque, un Hammerflügel joué par Richard Burnett (vinyle Telefunken, introuvable aujourd'hui).
Il est suivi, cinq ans plus tard, par Schreier III (avec Steven Zehr, la plus difficile à trouver des 5 versions Schreier), gravée en février 1980, entre sa version avec guitare (Ragossnig) et la version Shetler en juin. Viennent ensuite Haefliger & Dähler en 1982 ; ce n'est qu'à partir de la fin des années 80 que l'usage des instruments anciens dans ce cycle se répand grandement.

Pour la guitare, c'est justement Peter Schreier II & Konrad Ragossnig qui ouvrent la voie de ce qui est devenu un arrangement habituel et légitime. C'est toujours la version pour guitare la plus couramment diffusée.

¶ On se régalera de la présence de quelques traductions :
– 2 en anglais (Singer), bien sûr ;
– 1 en néerlandais (Jan Rot), chantée par Marcel Beekman (ce qui ne doit pas produire un écart énorme, à part pour les « j » toujours étonnants) ;
– 1 en français (Chevillard), la plus ancienne. Malheureusement Germaine Martinelli n'articule que très mal, ce qui ne permet pas de goûter pleinement la traduction assez réussie de Chevillard, bien sonnante sans s'éloigner trop du texte. Un peu niaise, certes, mais la caractéristique est d'origine !
– 1 en russe, chantée par Georgi Vinogradov ;
– 1 en slovène, chantée par Marcos Fink ;
– 2 en japonais (Takashi Matsumoto au moins pour l'une des deux), une nation assez fortement représentée dans ce cycle ces vingt dernières années, même si leurs versions sont très peu distribuées en Europe.

2. Statistiques

Peter Schreier a enregistré trois le cycle en six mois (avec guitare en janvier, avec pianoforte en février, avec piano en juin).

Rudolf Buchbinder a enregistré deux fois ce cycle : en 1967 (à 21 ans) et en 2010 (à 64 ans), soit une distance de 43 ans entre ses deux témoignages.

¶ Qui a occupé la discographie du cycle comme accompagnateur ?
5 versions : Gerald Moore (Schiøtz en 1943, Fischer-Dieskau I en 1951, Rudolf Schock en 1958, Fischer-Dieskau II en 1961, Fischer-Dieskau IV en 1971).
5 versions : Graham Johnson (Hill en 1982, Bostridge I en 1995, Kutschera en 1998, R. Kohn en 2001, Maltman en 2011).
4 versions : Helmut Deutsch (Protschka en 1986, Skovhus en 1997, Jarnot I en 2001, Kaufmann en 2009).
3 versions : Jörg Demus (Fischer-Dieskau III en 1968, Holzmair I en 1983, F. Koenig en 1992).
3 versions : Hubert Giesen (Walther Ludwig I en 1949, Wunderlich sur le vif en 1965, studio Wunderlich en 1966). Accompagnateur terne, par ailleurs.

¶ Qui a occupé la discographie du cycle comme chanteur ?
6 versions : Dietrich Fischer-Dieskau, bien sûr, de 1951 à 1991. Plus une version comme récitant des poèmes non mis en musique par Schubert (version Bostridge & Johnson chez Hyperion).
5 versions : Peter Schreier, de 1971 à 1989. Bel exploit pour une voix peu avenante et un chanteur qui n'a pas du tout le même statut international ou starisé que d'autres collègues. Sa voix et sa conception du cycle restent, au passage, très similaires.
4 versions : Ernst Haefliger, de 1959 à 1982. Pour lui au contraire, depuis la franchise un peu blanche de la voix de 59 jusqu'à l'instrument un peu lassé de 82 (avec pianoforte), il y a plusieurs mondes parcourus.
4 versions : Hermann Prey, de 1971 à 1986.
4 versions : Fritz Wunderlich, de 1957 à 1966. Attention à l'effet d'optique : le statut icônisant de Wunderlich a conduit à l'édition de nombreux témoignages sur le vif (57 et 59 avec Stolze, ainsi qu'un concert de 65 avec Giesen, juste avant le studio DG). Il n'y a pas eu de démarche de réenregistrement, en réalité – et, sur une période aussi courte, on verra peu d'évolution d'une conception assez lyrique et fort simple.
- 3 versions : Walther Ludwig, de 1949 à 1957. - 2 versions : Jorma Hynninen (même pianiste), Benjamin Luxon, Wolfgang Hozlmair, Zeger Vandersteene (même pianiste), Andreas Schmidt (même pianiste), Florian Prey, John Elwes, Ian Bostridge, Christoph Prégardien, Matthias Goerne, Konrad Jarnot, Michael Schade.

Tempo : – Le cycle se joue habituellement pour une durée autour d'une heure, qui tend d'ailleurs à augmenter, depuis 2008, vers une moyenne plutôt autour de 65'. L'immense majorité des disques se tiennent entre 55' et 68'.
- Franz Navál à 31'03 et Germaine Martinelli à 36'04 ne sont pas des extraits ; ils chantent réellement deux fois plus vite que les autres. [Il faudra néanmoins vérifier s'il ne manque pas des strophes, je n'ai pas eu l'impression chez Martinelli, mais je n'ai pas écouté tout Navál.] Ce n'est pas tant que les parties vives soient précipitées : il n'y a pas d'alanguissement dans les parties lentes, qui filent droit. Je n'ai au demeurant aucune impression de précipitation en les entendant, surtout Navál qui manifeste beaucoup d'équilibre. Même à l'époque de Martinelli (on n'a pas beaucoup d'autres témoignages intégraux d'avant 1930...), ce minutage était atypique.
– Sinon, dans les rapides plus « normaux », on peut citer Walther Ludwig III (50'37), Singher (52'08) qui ne paraît pas du tout excité, Vinogradov (53'41).
– Pour la lenteur, le spectre est encore plus étagé. On ne trouve que Fischer-Dieskau 51 à plus de 65' (66'06), valeur qui n'est approchée que par Haefliger 59 (65'02) et Bufkens, avant les années 70. Il faut attendre Tappy en 1974 pour dépasser cette barre. Et il est un fait qu'au fil du temps, à partir des années 70 et singulièrement depuis 2000, le nombre de versions lentes (au-dessus de 65') tend à augmenter. Sans que cela s'entende vraiment, la fourchette étant minime et les changements de tempo nombreux (et diversement abordés).
– Le record est détenu par Schade II & Buchbinder (71'51), Goerne II & Eschenbach (71'03), Tappy & Lifschitz (70'53), P. Naef & Bassa (70'17), Goerne I & Schneider (70'01). Szmyt, Hadjikinova et Jarnot II sont aussi au-dessus de 68'. Dans le cas de Goerne, on entend bien la lenteur, parce que les mouvements lents sont vraiment suspendus. Ce n'est pas évident pour tous les cycles au-dessus de 65'.

3. La sélection de CSS

¶ Je n'ai bien sûr pas pu tout entendre (une soixantaine de cycles), mais je peux mentionner :

  • Ian Partridge & Jennifer Partridge,
  • Matthias Goerne I & Eric Schneider,
  • Jonas Kaufmann & Helmut Deutsch IV,
  • Christian Gerhaher & Gerold Huber I,
  • Francisco Araiza & Irwin Gage,
  • Hans Peter Blochwitz & Cord Garben,
  • Josef Protschka & Helmut Deutsch I,
  • Jorma Hynninen II & Ralf Gothóni II,
  • Brigitte Fassbaender & Aribert Reimann,
  • Olle Persson & Mats Bergström,
  • Gérard Souzay & Dalton Baldwin

comme particulièrement souverains, dans des genres très différents.

¶ Ce n'est bien sûr que mon goût personnel : Bostridge, Padmore, Bär (fantastique, mais le piano de Parsons me gâche vraiment le plaisir), Mammel II (surtout pas le I, mal chanté), Marshall, de Mey, Schade, Trekel, Kobow, van Egmond, Hendricks, Jarnot, Prégardien, Krebs, Fischer-Dieskau (avec des réserves sérieuses), Schiøtz, Haefliger, Wunderlich, Güra et quelques autres méritent complètement le détour, et je prends aussi beaucoup de plaisir chez eux, notamment.

¶ Je peux tout de même nommer aussi quelques rares cycles dont je ne recommanderais pas la fréquentation :

  • Dietrich Fischer-Dieskau I & II : très vocal (la voix est même lourdement couverte en 51, aux antipodes de ses Winterreise de ces années), dur, peu expressif, et tout à fait à côté du sens. Ce n'est pas que parce qu'on attend beaucoup de DFD, c'est vraiment parce que ça ne fonctionne pas du tout. Cela dit, il faut l'écouter, parce que c'est DFD, et que si on veut pouvoir causer avec d'autres mélomanes, il est bon d'avoir un avis dessus.
  • Christian Elsner : ici aussi, alors que son Winterreise (avec le Quatuor Henschel) est très valable, la voix s'engorge jusqu'au naufrage. Même pas intéressant expressivement.
  • Jochen Kowalski : pour falsettiste, ça ne fonctionne pas du tout. Trop mis à distance pour du romantisme, et puis les mots sont noyés dans l'émission lâche. En musique populaire (en tout cas celle de ce genre), même les sopranos utilisent la voix de poitrine, pour des raisons de proximité, de stabilité, de naturel, d'élocution. Alors un homme en fausset...
  • Lotte Lehmann : vraiment pas expressif, lourdement chanté, et l'accompagnateur (Ulanowsky) sonne surtout comme un répétiteur. Pas du tout horrible, néanmoins.
  • Les versions avec Peder Severin, Elka Puukko et David Breitman sont, tout simplement, très mal chantées. La dernière est même difficile à croire pour un chanteur professionnel (voire pour un semi-professionnel).


¶ Côté accompagnateurs, se distinguent tout particulièrement Deutsch (avec Kaufmann en particulier, mais aussi avec Protschka) pour le tranchant et la danse, Schneider pour le galbe, Gothóni pour le tranchant, Eisenlohr pour la souplesse musicale. Et plus discrets, Huber (avec Gerhaher) ou Gage (avec Araiza) font montre d'un grand goût.

¶ Au chapitre des souhaits, on peut regretter qu'Anthony Rolfe-Johnson, Mark Ainsley, Thomas Bauer (du moins dans son état d'il y a cinq ans) ou Henk Neven n'aient rien laissé au disque. Sur le vif (et à la radio), Fouchécourt (avec Planès au pianoforte) a été particulièrement mémorable, rendant au cycle toute sa dimension de chansons populaires sans arrières-pensées.

4. Registre d'abréviations

À des fins de clarté, je n'ai pas multiplié les informations. Ne figurent pas le nombre de publications chez un label donné ni les tessitures exactes de chaque interprète – paramètre d'autant plus intéressant qu'il évolue au fil d'une carrière, et permet de se représenter ce qu'on entendra. S'il y a des questions à ce sujet, il suffit de les poser en commentaire.

Les dates sont celles d'enregistrement. Évidemment, vu la quantité d'information à traiter, il n'a pas été possible de toujours les contre-vérifier, il reste donc des manques, ou des dates qui peuvent être celles de publication, voire de réédition. En principe très peu, j'ai tâché d'être vigilant.

En gras, les cas atypiques.

s : soprano
ms : mezzo-soprano
a : alto
t : ténor
br : baryton
bs : basse
pf : pianoforte
hkl : Hammerklavier
hfl : Hammerflügel
St : Steinway moderne
LD : libre de droits en France, donc probablement partout dans le monde, le droit français étant particulièrement restrictif ; susceptible d'être publié sous divers éditeurs, et librement copiable et distribuable.

La numérotation en chiffres romains indique que la commercialisation de plusieurs témoignages chez un artiste. Évidemment, au fil des reparutions.

Quelquefois, les voix peuvent s'écarter de la catégorie officielle de l'artiste. J'essaie de m'adapter à ce qu'il fait dans le cycle.

5. Liste complète

Et voici le matériau discographique :

1909 - Franz Navál (t) / August Pilz - Symposium LD 31'03
1910 - Paul Schmedes (t) / Ferdinand Foll - LD
1928 - Hans Duhan (bar) / Ferdinand Foll - LD 59'13
1933 - Richard Crooks (t) / Frank La Forge - Claremont, Delos LD 53'07
1935 - Gerhard Hüsch (br) / Hanns Udo Müller - Pearl, Hänssler 56'47
1935 - Germaine Martinelli (ms) / Jean Doyen - en français (Chevillard) - Malibran 36'04
1938 - Ernst Wolff (br) / Ernst Wolff - LD 57'17
1942 - Lotte Lehmann (ms) / Paul Ulanowsky - Preiser LD 54'37
1943 - Julius Patzak (t) I / Michael Raucheisen I - Preiser LD 60'32
1943 - Aksel Schiøtz (t) / Gerald Moore I - Preiser LD 59'05
1949 - Walther Ludwig (t) I / Hubert Giesen I - LD 60'31
1950 - Gert Lutze (t) / Carlernst Ortwein - LD 55'45
1951 - Dietrich Fischer-Dieskau (bar) I / Gerald Moore II - EMI LD 66'06
1952 - Walther Ludwig (t) II / Michael Raucheisen II - 62'50
1952 - Martial Singher (br) / Paul Ulanowsky - BNF LD 52'08
1954 - Petre Munteanu (t) / Franz Holetschek - Preiser LD 62'46
1954 - Georgi Vinogradov (t) / Georgi B. Orentlikher - en russe - 53'41
1955 - Inez Matthews (ms) / Lowell Farr - LD 64'27
1957 - Walther Ludwig (t) III / Walter Bohle - Berlin Classics LD 50'37
1957 - Fritz Wunderlich (t) I / Kurt Heinz Stolze I - RCA LD 64'11
1958 - Helmut Krebs (t) / Felix Schröder - LD 59'18
1958 - Julius Patzak (t) / Walter Klien - LD 54'35
1958 - Rudolf Schock (t) / Gerald Moore III - LD 64'30
1959 - Ernst Haefliger (t) I / Jacqueline Bonneau - BNF LD 65'02
1959 - Peter Pears (t) / Benjamin Britten - 61'48
1959 - Fritz Wunderlich (t) II / Kurt Heinz Stolze II - LD 58'05
1961 - Dietrich Fischer-Dieskau (bar) II / Gerald Moore IV - EMI LD 59'07
1962 - Günther Leib (br) / Dieter Zechlin - LD 59'15
1964 - Gérard Souzay (br) / Dalton Baldwin - Philips 62'48
1965 - Fritz Wunderlich (t) III / Hubert Giesen II - Hänssler 60'50
1966 - Fritz Wunderlich (t) IV / Hubert Giesen III - DG 63'09
1967 - Roland Bufkens (t) / Raymond Schroyens - 66'04
1967 - Ernst Haefliger (t) II / Erik Werba - Sony 61'04
1967 - Werner Krenn (t) / Rudolf Buchbinder - 59'08
1968 - Dietrich Fischer-Dieskau (bar) III / Jörg Demus I - DG 61'01
1970 - Ernst Haefliger (t) III / Michio Kobayashi - 63'15
1971 - Dietrich Fischer-Dieskau (bar) IV / Gerald Moore V - DG 60'21
1971 - Nicolai Gedda (t) / Jan Eyron - 59'49
1971 - Hermann Prey (br) I / Karl Engel - 61'52
1971 - Hermann Prey (br) II / Leonard Hokanson I - 60'02
1971 - Peter Schreier (t) I / Walter Olbertz - Berlin Classics, Brilliant Classics 59'55
1972 - Shura Gehrman (bs) / Nina Walker - Nimbus 56'35
1973 - Shura Gehrman (bs) / Nina Walker - Nimbus 56'22 (minutages très différents)
1973 - Claudio Desderi (br) / Dino Ciani - 65'05
1973 - Ian Partridge (t) / Jennifer Partridge - EMI 61'36
1974 - Éric Tappy (t) / Ruben Lifschitz - Claves 70'53
1975 - Leon Baltrus (t) / Gordon Young - 61'16
1975 - Thomas Pfeiffer (br) / Dieter Hornung - 59'18
1975 - Nigel Rogers (t) / Richard Burnett (hfl) - Telefunken 60'08
1976 - Anton Dermota (t) I / Hilda Dermota - 63'56
1976 - Richard Dyer-Bennet (t) / Nancy Garniez - en anglais (Singer) - 66'14
1976 - Georg Jelden (br) / Hans Dieter Wagner - 61'10
1977 - Ionel Pantea (br) / Ferdinand Weiss - 58'36
1978 - Doda Conrad (bs) / Walter Chodack - 56'13
1979 - Lois Marshall (s) / Greta Kraus - CBC 67'12
1980 - Peter Schreier (t) II / Konrad Ragossnig - Eterna, Berlin Classics 62'51
1980 - Peter Schreier (t) III / Steven Zehr (hkl) - 66'07
1980 - Peter Schreier (t) IV / Norman Shetler I - Musicaphon 66'02
1980 - Erwin Spaett (br) / Max Frey - 57'48
1982 - Ernst Haefliger (t) IV / Jörg Ewald Dähler (hfl) - Claves 60'02
1982 - Martyn Hill (t) / Graham Johnson I - Hyperion 66'00
1982 - Grayson Hirst (t) / Michel Yuspeh - 67'04
1983 - Wolfgang Holzmair (br) I / Jörg Demus II - 68'29
1984 - Jorma Hynninen (br) I / Ralf Gothóni (Bösendorfer) I - Ondine 66'44
1985 - Francisco Araiza (t) / Irwin Gage (Bösendorfer) I - DG 66'26
1985 - Hermann Prey (br) III / Philippe Bianconi - Denon 58'49
1985 - Günther Lesche (bar) / Dieter Kreidler (g) - 62'51
1986 - Olaf Bär (br) / Geoffrey Parsons - EMI 63'51
1986 - Benjamin Luxon (br) I / Frederic Moyer - 67'05
1986 - Hermann Prey (br) IV / Leonard Hokanson II
1986 - Josef Protschka (t) / Helmut Deutsch I - Capriccio 65'13
1986 - Zeger Vandersteene (t) I / Levente Kende I - René Gailly, Northern Flowers 63'33
1987 - Håkan Hagegård (br) / Emmanuel Ax - RCA 60'49
1987 - Siegfried Lorenz (br) / Norman Shetler II - Berlin Classics 66'30
1987 - Christopher Norton-Welsh (br) / Gordon Kirkwood (pf d'après An. Walter) - 61'23
1988 - Hans-Peter Blochwitz (t) / Cord Garben - DG 62'48
1988 - Jorma Hynninen (br) II / Ralf Gothóni II - Ondine 63'44
1988 - Benjamin Luxon (br) II / David Willison - Chandos 62'02
1989 - Hein Meens (t) / Jos van Immerseel (pf) - 61'47
1989 - Klaus Ocker (br) / Richard Fuller (hfl) - 64'33
1989 - Peter Schreier (t) V / András Schiff I - Decca 61'50
1989 - Adrian Thompson (t) / Roger Vignoles - 65'04
1990 - Robert Holl (bs) / David Lutz - 68'51
1990 - Guy de Mey (t) / Guy Penson (hfl Trondlin) - Ricercar 57'36
1990 - Thomas Pfeiffer (br) / Friedemann Rieger - 59'45
1991 - Dietrich Fischer-Dieskau (br) V / Christoph Eschenbach - EMI 60'38
1991 - Dietrich Fischer-Dieskau (br) VI / András Schiff II (Bösendorfer) - TDK 60'01
1991 - Kevin McMillan / Warren Jones - Sono Luminus 67'31
1991 - Thomas Mohr (br) / Theo Wiedebusch - 61'46
1991 - Christoph Prégardien (t) I / Andreas Staier (hfl) - DHM 59'05
1991 - Andreas Schmidt (br) I / Rudolf Jansen I - DG 63'27
1991 - Sanford Sylvan (br) / David Breitman (pf) - Nonesuch 55'05
1992 - Uwe Heilmann (t) / James Levine - Decca 65'18
1992 - Fernand Koenig (br) / Jörg Demus III - 60'19
1992 - Peder Severin (br) / Dorte Kirkeskov - Danacord 58'04
1993 - Josef Baert (br) / Roumiana Stantcheva - Pavane 68'00
1993 - Brigitte Fassbaender (ms) / Aribert Reimann - EMI 60'04
1993 - Donald George (t) / Jan Vermeulen (pf Tröndlin 1825) - Phaedra 59'44
1993 - Kurt Jung (t) / Kelvin Grout - 63'42
1993 - Rudolf Knoll (br) / Hugo Steurer - 62'14
1994 - Olle Persson (bar) / Mats Bergström (g) – Caprice 61'31
1995 - Ian Bostridge (t) I / Graham Johnson II / Dietrich Fischer-Dieskau (récitant) VII - Hyperion 60'42
1995 - Richard Edgar-Wilson (t) / Joanna Leach (piano carré de 1832) - ATHENE 62'09
1995 - John Elwes (t) I / Yoshio Watanabe (pf) - Alm 64'10
1995 - Marcos Fink (bs) / Nataša Valant - en slovène - 60'09
1995 - Scot Weir (t) / Samuel Bächli - 66'21
1996 - Thierry Félix (br) / Paul Badura-Skoda (hfl C.Graf ca.1825) - Arcana 56'40
1996 - Rainer Trost (t) / Friedrich Haider - Nightingale 61'56
1996 - Per Vollestad (br) / Liv Glaser (pf) - Simax 61'55
1997 - Jeffrey Benton (br) / Graham Kirkland - en anglais (Singer)
1997 - Hanspeter Brand (br) / Alain Roudier (pf Schätzel 1828) - 59'53
1997 - Wolfgang Holzmair (br) II / Imogen Cooper - Philips 63'33
1997 - Niall Hoskin (br) / Kenneth Mobbs (pf copié de Stein 1784)
1997 - Wilfried Jochens (t) / Aline Zylberajch (pf d'après Streicher 1814) - Accord 58'18
1997 - Jochen Kowalski (ct) / Markus Hinterhäuser - Capriccio 64'14
1997 - Martin Krumbiegel (t) / Christine Schornsheim (hkl J. Brodmann 1817) - 62'35
1997 - Christoph Rösel (t) / Carlo Marchione (g) - 63'19
1997 - Giselle Monsegur Vaillant (soprano & piano, sans re-recording) - 62'13
1997 - Peter Naef (br) / Roberto Bassa - 70'17
1997 - Christòpheren Nomura (br) / Kayo Iwama - Well Tempered 63'20
1997 - Christopher Norton-Welsh (br) / Daniela Varínska - 64'20
1997 - Boje Skovhus (br) / Helmut Deutsch II - Sony 58'00
1998 - Laurence Gien (br) / Alfons Kontarsky (St-B) - 64'31
1998 - Dietrich Henschel (br) / Fritz Schwinghammer - EMI 61'49
1998 - Engelbert Kutschera (bs) / Graham Johnson III (St-D-274) - 61'19
1998 - Florian Prey (br) / Thomas Schubert - Orplid 61'43
1998 - Zeger Vandersteene (t) II / Levente Kende II - 60'27
1999 - Hans Jörg Mammel (t) I / Matthias Kläger - Ars Musici 65'12
1999 - Werner Güra (t) / Jan Schultsz (Bechstein ancien) - 61'40
1999 - Yoshifumi Hata / Roger Winiors
2000 - John Aielli (br) / Nancy Garrett (pf C.Graf ca.1820) - 58'05
2000 - Christian Elsner (t) / Ulrich Eisenlohr (St-D-274) - Naxos 63'27
2000 - Shigeo Harada (br) / Shinya Okahara
2000 - Hidenori Komatsu (br) / Cord Garben II - 59'51
2000 - Jochen Kupfer (br) / Susanne Giesa - 66'17
2000 - Thomas Quasthoff (bs) / Justus Zeyen - RCA 61'24
2000 - Johann Hans Reinprecht (t) / Elisabeth Kinsky - 62'09
2000 - Andreas Schmidt (br) II / Rudolf Jansen II - Hänssler 59'58
2000 - Michael Schopper (br) / Wolfgang Brunner (Bösendorfer ca. 1828) - Hänssler 56'41
2001 - Max van Egmond (br) / Penelope Crawford (pf Graf 1835) - Musica Omnia 54'02
2001 - Matthias Goerne (br) / Eric Schneider - Decca 70'01
2001 - Konrad Jarnot (br) I / Helmut Deutsch III - Oehms 61'21
2001 - Ralph Kohn (br) / Graham Johnson IV - 63'09
2001 - Teiichi Nakayama (br) - en japonais
2001 - Krzysztof Szmyt (t) / Katarzyna Jankowska - Dux 68'47
2002 - Christoph Homberger (t) / Christoph Keller - Novalis 56'32
2002 - Katsunori Kono (br) / Ichiro Nodaira
2002 - Florian Prey (br) II / Rico Gulda - 60'48
2002 - John Elwes (t) II / Kenneth Slowik (pf C. Graf 1830) - Dorian 60'19
2003 - Barbara Hendricks (s) / Roland Pöntinen - Arte Verum 61'24
2003 - Ian Bostridge (t) II / Mitsuko Uchida - EMI 62'24
2003 - Christian Gerhaher (br) / Gerold Huber I - Arte Nova, Sony 64'12
2003 - Katia Hadjikinova (s) / Jean-Louis Bachelet - 68'21
2003 - Douglas Jimerson (t) / Ruth Locker - 56'25
2003 - Jan Kobow (t) / Kristian Bezuidenhout (pf d'après un Graf ca. 1819) - Atma 60'58
2003 - Knut Schoch (t) - Carsten Linck (g) - 58'10
2003 - Maarten Koningsberger (bar) / Olga Franssen & Esther Steenbergen (2 g) - 62'51
2004 - Kei Fukui (t) / Yukio Yokoyama - en japonais (Takashi Matsumoto) - 61'30
2004 - Elja Puukko (br) / Risto Lauriala - Alba 66'09
2004 - Michael Schade (t) I / Malcolm Martineau I - CBC 64'13
2004 - Roman Trekel (br) / Oliver Pohl - Oehms 60'08
2005 - Camerata Vocale de Gummersbach / Sigrid Althoff (piano) - pour chœur (Gus Anton)
2005 - Bertl Mütter (trombone solo) - « Muetters Muellerin » 62'09
2006 - Marcel Beekman (t) / Ernst Munneke (St-D-Gd 1965) - en néerlandais (Jan Rot)
2006 - Bernhard Berchtold (t) / Irina Puryshinskaja - Cavi 58'25
2007 - Andreas Post (t) / Tatjana Dravenau - Genuin 58'00
2008 - Nathalie Stutzmann (a) / Inger Södergren - Calliope, Saphir 65'50
2008 - Christoph Prégardien (t) II / Michael Gees - Challenge Classics 61'30
2008 - Matthias Goerne (br) II / Christoph Eschenbach - HM 71'03
2008 - Konrad Jarnot (br) II / Alexander Schmalcz - Oehms 68'28
2009 - James Gilchrist (t) / Anna Tilbrook - Orchid Classics 65'37
2009 - Jonas Kaufmann (t) / Helmut Deutsch IV - Decca 65'21
2010 - Daniel Behle (t) / Sveinung Bjelland - Capriccio 57'56
2010 - Mark Padmore (t) / Paul Lewis - HM 67'58
2010 - Brad Diamond (t) / Dharshini Tambiah - Centaur 66'52
2010 - Michael Schade (t) II / Rudolf Buchbinder II - Preiser (Grafenegg) 71'51
2011 - Christopher Maltman (br) / Graham Johnson V - Wigmore 62'23
2011 - Hans Jörg Mammel II (t) / Arthur Schoonderwoerd (hkl Vienne) - Raumklang 64'31
2011 - Erwin Belakowitsch (br) / Stephen Delaney - Gramola 58'59
2013 - Florian Boesch (br) / Malcolm Martineau - Onyx 62'38
2013 - Maximilian Schmitt (t) / Gerold Huber II - Oehms 66'27


--

Toutes remarques bienvenues, bien sûr.


--

Autres notules

Index classé (partiel) de Carnets sur sol.

--

Trackbacks

Aucun rétrolien.

Pour proposer un rétrolien sur ce billet : http://operacritiques.free.fr/css/tb.php?id=2451

Commentaires

1. Le mercredi 16 avril 2014 à , par Palimpseste

Bonjour David,

Remarque hors-sujet mais...

"1 en néerlandais (Jan Rot), chantée par Marcel Beekman (ce qui ne doit pas produire un écart énorme, à part pour les « j » toujours étonnants)"

Tu ne veux pas parler des "g" en fait? Parce que les "j" néerlandais ne devraient pas surprendre quelqu'un qui connait l'allemand.

2. Le jeudi 17 avril 2014 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Palimpseste !

Oui, très juste, j'étais persuadé que c'était comme les « -ig », mais pas du tout, je m'abusais complètement. Merci !

3. Le jeudi 17 avril 2014 à , par Palimpseste

Bon, maintenant que j'ai fait mon malin...

J'avoue que c'est le seul des grands cycles de Lieder schubertiens que je connais mal; ta liste me servira de base fiable pour l'exploration, comme d'habitude.

Je vois que tu apprécies le travail de Huber comme accompagnateur de Gerhaher. Ça pourrait être une piste car j'aime bien leur Schwanengesang.

4. Le vendredi 18 avril 2014 à , par DavidLeMarrec

Huber reste dans le genre discret, pas du tout une prise en main radicale comme Deutsch ou Gothóni, ni même une façon de mener musicalement le discours comme Schneider. Mais bien que discret, il se montre toujours très juste, très attentif à la nuance, c'est vraiment chouette. Et puis avec Gerhaher, forcément, c'est grand – pour ma part, ce disque me rend un peu triste, parce que ce qu'ils ont fait ces dernières années est tellement plus abouti... il faudrait vraiment publier une seconde version (et j'ai perdu ma bande !).

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte.
Vous pouvez en revanche employer la syntaxe BBcode.

.
David Le Marrec


Bienvenue !

Cet aimable bac
à sable accueille
divers badinages :
opéra, lied,
théâtres & musiques
interlopes,
questions de langue
ou de voix...
en discrètes notules,
parfois constituées
en séries.

Beaucoup de requêtes de moteur de recherche aboutissent ici à propos de questions pas encore traitées. N'hésitez pas à réclamer.



Invitations à lire :

1 => L'italianisme dans la France baroque
2 => Le livre et la Toile, l'aventure de deux hiérarchies
3 => Leçons des Morts & Leçons de Ténèbres
4 => Arabelle et Didon
5 => Woyzeck le Chourineur
6 => Nasal ou engorgé ?
7 => Voix de poitrine, de tête & mixte
8 => Les trois vertus cardinales de la mise en scène
9 => Feuilleton sériel




Recueil de notes :
Diaire sur sol


Musique, domaine public

Les astuces de CSS

Répertoire des contributions (index)


Mentions légales

Tribune libre

Contact

Liens


Chapitres

Archives

Calendrier

« avril 2014 »
lunmarmerjeuvensamdim
123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930