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Reynaldo HAHN – La Carmélite & les nouvelles générations du CNSMDP


Le CNSM offre, au fil de l'année et plus particulièrement à chaque échéance pour les étudiants, des spectacles de haut niveau dont l'entrée est gratuite. Comme chaque année, je fais mon petit marché.

1. Les précédents

L'an passé, comme en 2011 (avec Cécile Achille et Raquel Camarinha) et en 2012 (avec trois accompagnateurs merveilleux, dont Philippe Hattat-Colin), c'était le récital de la classe de lied & mélodie de Jeff Cohen qui tenait la vedette ; sur cinq chanteurs, trois remarquables interprètes (Laura Holm, Caroline Michaud et Samuel Hasselhorn – ce dernier même exceptionnel dans son répertoire de prédilection, le lied schubertien, et nettement plus en voix qu'au Petit Palais), et un petit miracle en la personne d'Elsa Dreisig : voix radieuse de soprano lyrique assez léger, timbre haut et projection fière, maîtrise virtuose des langues, finesse des intentions, et même un abattage scénique remarquable (posé sur un joli minois, l'effet est réellement ravageur). Même chez les plus grandes gloires, on a rarement la combinaison à ce degré de toutes les qualités requises chez le chanteur lyrique, à la fois.

Mais le CNSM ne nourrit pas que des liedersänger en son sein, et cette saison, tenté par la résurrection d'encore un autre Hahn inédit, j'ai fait un peu de place dans un agenda serré.


Début de l'acte III : Igor Bouin (le Comte Clidamant) fait le petit récit de baryton, puis entre Marina Ruiz (Hélys, suivante de Louis de La Vallière), après les rires. Où l'on entend la versatilité de l'écriture de Hahn, virevoltant en permanence entre les caractères opposés.


2. La Carmélite (1902) de Reynaldo Hahn (1874–1947)

Le Hahn que nous connaissons, le compositeur d'opéras légers, voire d'opérettes, est celui de la maturité : à partir des années 20 (Ciboulette) et surtout pendant les années 30 (Ô mon bel inconnu, Le Marchand de Venise, Malvina). Il existe déjà beaucoup de manques dans cette période (Mozart, Une revue, Le Temps d'aimer, Brummell manquent, sans parler de l'excellente musique non scénique et du plus tardif Le Oui des jeunes filles), mais la période précédente est vraiment mal documentée (La Colombe de Bouddha en 1921, qu'on vient de réentendre, Nausicaa en 1919, un véritable opéra pour Monte-Carlo, l'opérette Miousic en 1914 en collaboration avec Saint-Saëns, Messager et Lecocq, et La Carmélite en 1902... tout cela fait défaut au disque et sur scène).

Avant La Carmélite, le jeune Hahn – significativement, l'opéra est dédié « À ma mère » – n'avait écrit qu'un Agénor écrit pendant ses dix-neuf ans (1893), jamais publié (possiblement inachevé), et L'Île du rêve en 1898, une « idylle polynésienne » en trois actes d'après Pierre Loti – on se demande à quoi cela peut bien ressembler, sans être forcément très tenté...

La Carmélite (contrairement à ce que dit le programme du CNSM, qui parle d'opéra comique, un genre jamais traité par Hahn) est qualifiée par le compositeur de « comédie musicale », et ce sous-titre pouvait bien sûr prêter à confusion – à plus forte raison lorsque l'équipe, deux mois plus tôt, en avait proposé une vraie au public (Ligne 5, belle composition ad hoc). Et, étrangement, cela n'en reflète nullement le contenu : il s'agit d'un véritable opéra, long et fort sérieux. À peine trouvera-t-on quelques allègements chez les seconds rôles, mais on ne peut même pas parler d'humour. J'ai au passage passé un assez long moment d'adaptation à cause de cela, m'attendant à retrouver le Hahn espiègle, et étant plutôt confronté à sa musique de chambre et à un ton lyrique tourné vers le grand opéra, que je ne lui connaissais pas.


Musicalement, malgré la réduction piano, c'est un compositeur dans la pleine de maîtrise de ses moyens qu'on entend, d'aspect très varié, généreusement modulant, jamais innovant. La partie orchestrale est vraiment superbe de bout en bout, aussi bien dans l'accompagnement vif des réparties que dans les interludes descriptifs, les emprunts archaïques façon Henry VIII ou les épanchements lyriques où les cordes doubleraient les voix. Bref, c'est bien beau.

En revanche, le livret de Catulle Mendès, pour lequel j'ai au demeurant beaucoup de sympathie (outre son nom rigolo, il a inventé quelques jolies nouvelles, modestes mais vraiment plaisantes), est une catastrophe. Il reprend minutieusement tous les poncifs de la plus célèbre des histoires d'alcôve, réussissant à la fois à concentrer le plus de mensonges historiques, de grandiloquences risibles, et à tuer toute surprise possible, tant les moindres outrances de la légendes sont religieusement reproduites. Le tout dans une langue parfaitement plate et sans une once d'allègement qui pourrait donner un peu de lustre et de malice – je m'attendais à une parodie spirituelle, j'en ai été pour mes frais. Il faut dire qu'attendre de la spiritualité de la part de Catulle Mendès était sans doute un peu ambitieux – ou alors au sens de ce final sulpicien qui ferait hurler au mauvais goût les plus fidèles grenouilles de bénitier de Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Résumé de la pièce : Louise (future duchesse de La Vallière, mais tout le monde l'appelle Louise parce qu'elle est bonne et simple, bien sûr) est une innocente créature échappée de la campagne, arrivée un peu par hasard à la Cour, dans le but de servir humblement. Elle aime sans espoir et sans concupiscence le Roi, comme une enfant. Le Roi est bouleversé par cet amour désintéressé, et se répand en maint duo d'amour, mais voilà, l'évêque (Bossuet, bien sûr, sinon ce ne serait pas drôle) lui dit qu'elle sera damnée, tout ça. Alors elle est triste (et un peu abandonnée par le roi, aussi), elle peigne les cheveux de la Montespan pour lui prouver son humilité, et elle finit par casser avec son petit copain, avant de partir au cloître. Au cloître, tout va bien, chœurs célestes, l'évêque la félicite, la reine vient l'embrasser pour lui dire qu'elles sont sœurs (genre) parce qu'elles partagent le même amour inconditionnel de ce volage qui en a bien le droit puisqu'il est choisi par Dieu.
Dit comme ça, ça semble rigolo, mais quand on entend ce Louis XIV ténoret, quand Louise pépie pendant un quart d'heure devant les oiseaux de Trianon du jardin, ou pleurniche pendant trente minutes en robe de chambre sur le palier de la Montespan, je vous assure que le sourire finit par vous quitter.

Malheureusement, l'écriture vocale s'en ressent : la veine mélodique n'est pas très puissante, comme si les moyens musicaux puissants mais consensuels de Hahn cherchaient à se courber à la hauteur du texte.

3. Les étudiants de L2 et L3 au CNSM

Une fois dit que la pièce été profondément ennuyeuse malgré ses qualités musicales, il faut mentionner, en plus de l'intérêt de la découverte (qui reste entier, ce titre et ce sujet susciteraient la curiosité de tout le monde, je crois), la qualité remarquable du spectacle.

D'abord la direction du piano de Yann Molénat : en deux heures trente de spectacle, je n'ai pas entendu une paille dans l'accompagnement, toujours un beau galbe musical, très présent, et complètement attentif aux chanteurs. Scéniquement aussi, il y a certes à faire, mais le livret est exploité au maximum dans une scénographie épurée où chacun a quelque chose à faire : le travail de fond d'Emmanuelle Cordoliani a porté ses fruits. De même, avec peu de dépense manifestement, les costumes inspirés du XVIIe siècle mais faisant largement écho aux usages vestimentaires d'aujourd'hui étaient très réussis (Sonia Bosc).

Les niveaux étaient très différents : à ce stade, certains ont déjà atteint leur maturité vocale et leur équilibre, tandis que d'autres le pressentent et l'améliorent encore. Le phénomène est particulièrement sensible dans les chœurs, où les harmoniques encore désordonnées des voix féminines s'entrechoquent (chacune continuant d'emprunter sa « voix de soliste », on n'entend plus aucune ligne) et où la justesse se dérobe.

Ce n'est pas encore la fin de l'année universitaire, mais comme j'ai fait quelques-unes de mes plus belles découvertes lyriques de la saison, petite remise de prix (avec extraits sonores).

Florian Hille (Bossuet, basse), que j'avais vraiment détesté l'an passé dans la classe de lied de Jeff Cohen, a sensiblement progressé, sa déclamation française (alors qu'il est l'un des rares étrangers) est excellente, et l'ampleur des rôles d'opéra semble mieux lui convenir que le cisèlement des détails du lied. La voix reste bloquée dans la gorge et la bouche (le passage vers le nez est complètement bloqué), ce qui lui avait causé de grandes déconvenues dans les parties plus aiguës et plus piano et des lieder, mais qui ne sont pas du tout un problème dans de tels rôles de basse noble peu exposés dans l'aigu. La voix sonne avec une verdeur qui pourrait se muer en tension une fois lancé dans la carrière, mais pour l'heure, le résultat est convaincant – et sa silhouette haute et sèche, sa démarche un peu indolente le sert très bien pour ce type d'incarnation de vieux patriarche, fréquent dans sa tessiture.

De même, Anas Seguin (baryton : le Marquis, le Sacrilège) n'appartient pas du tout à mon canon esthétique : voix lourdement chargée en harmoniques, un peu dure, et diction rejetée au troisième plan... mais si la voix s'élargit un peu, il pourrait faire carrière de façon convaincante dans les rôles lourds et les grandes salles. C'est un peu le profil des barytons qu'on retrouve ensuite à Bastille (du type Grundheber, Murzaev, Sgura...), du moins s'il prend un peu de volume.

Je suis moins convaincu par Charlotte Despaux (mezzo : Athénaïs de Montespan), voix très opaque, qui n'offre ni la précision d'attaque des timbres mieux focalisés, ni la puissance qu'on pourrait entendre d'une voix « grosse ». Néanmoins, comme c'est largement devenue l'esthétique à l'Opéra désormais, elle fera peut-être le bonheur d'autres dans des rôles pulpeux comme Carmen. À l'opposé, j'ai été très séduit par le potentiel de ténor léger de Blaise Rantoanina (le Musicien, le Duc – qui m'évoquait parfois les irrégularités de Safir Behloul) : la voix s'épanouit, suspendue, limpide et ronde, dans l'aigu, mais reste terne dans le bas de la tessiture, et les notes ne sortent pas toujours de la même façon. Il reste à affermir, à systématiser (et quand même à élargir) un peu tout ça, mais il y a du beau potentiel déjà bien en construction.

Marianne Croux (soprano, Louise de La Vallière) a encore beaucoup de chemin à faire pour discipliner les registres et sortir davantage d'un timbre aux belles astringences (en l'état, le son reste encore un peu trop criard et débraillé). En revanche, au sein du spectacle, son charme et son naturel scéniques, idéaux pour l'innocente Louise champêtre des débuts, étaient totalement captivants, et ont fait beaucoup, à eux seuls pour la cohérence de l'action sur scène. C'est un atout capital aujourd'hui, et elle pourrait en tirer profit dès que la voix sera un peu moins brute – les moyens et la technique de base sont là, sans problème.

Benjamin Woh (le Roi), lui, a sans doute déjà largement atteint son potentiel : la voix est équilibrée et timbrée dans tous les registres, avec une sûreté qui force l'admiration pour un artiste aussi jeune. Sur la durée, un petit manque de générosité (et un aigu un peu métallique et blanchi) demandent à être encore améliorés pour espérer une grande carrière – mais il a de toute façon déjà le potentiel pour entrer dans un bon chœur, à défaut de bénéficier de la séduction personnelle du grand soliste.

J'en viens à mes chouchous.

Marie Perbost (courtes interventions d'Athénaïs de Montespan à l'acte I) n'a pas encore une soudure si un emploi parfait des registres, mais la voix, claire et joliment galbée, attire l'attention. Très envie de l'entendre plus amplement.


Louis XIV croise Athénaïs à l'acte I.


Igor Bouin (baryton : le Poète, le Comte Clidamant) est un baryton comme je les aime : toute la voix sonne avec décontraction, naturel (n'est-ce pas la voix « normale » par excellente, ce qui a fait son succès chez les compositeurs du XXe siècle lassés par les héros intrépides ?), appuyée sur une diction facile et généreuse. Tout chez lui respire l'expression, avant même de remarquer la voix, belle, douce, joliment mordante. Sa typologie ne le destine pas aux têtes d'affiche (les plus célèbres étant les verdiens et les wagnériens, ce pour quoi il n'est pas taillé), mais il incarne une forme d'idéal de l'élégance du baryton français. délectable.

Axelle Fanyo (soprano, Louise de La Vallière aux actes III et IV) est la grande découverte de la soirée : en voilà une qui est appelée à de grandes choses, du moins si son tempérament d'actrice ne l'entrave pas (plutôt placide en scène, et surtout ostensiblement terrifiée). Une voix de grand lyrique, ample et égale sur toute la tessiture, très ronde, sans aucune difficulté dans les extrêmes comme au niveau du passage. On note simplement que les aigus sont légèrement plus légèrement émis que le reste de l'étendue – ce qui, à son âge, est finalement plutôt une qualité (il ne serait pas très difficile d'amplifier et d'abîmer la voix). La diction française est bonne, même si moindrement que d'autres partenaires, car l'articulation très ronde est émise à l'arrière. L'homogénéité de timbre est parfaite aussi, la projection déjà bien généreuse, et sans aucune stridence. Au pire, elle obtiendrait une place immédiatement dans un grand chœur, mais on peut lui voir une belle carrière dans l'opéra ou l'oratorio. Son seul handicap est théâtral, à l'heure où l'on veut des actrices frémissantes pour vendre des DVDs (voire un tour de taille selon les canons anorexiques du moment) ; elle ne fera donc peut-être pas le Met, mais là, tout de suite, elle serait déjà une bénédiction pour nombre de scènes provinciales. Fait significatif : pendant sa grande scène de l'acte III, tout un petit groupe de camarades est resté groupé dans la coulisse à l'observer, ce qui n'est pas arrivé pendant le reste de l'opéra. Vu qu'il lui reste encore plusieurs années d'étude pour se perfectionner, prendre plus d'assurance et faire de premières expériences, on est en droit d'espérer beaucoup.

Pas d'extrait : grosse surprise en réentandant, la voix n'est pas phonogénique, du tout. Diction inintelligible (ce qui n'est pas le cas dans la salle), timbre strident (tout le contraire de ce qu'on entend en vrai), on croirait entendre une Nilsson molle. On pourrait penser que ce n'est pas possible, mais le micro ment : il occulte le timbre (rond) et ne fait entendre que la trame de la voix. Ces stridences sont en réalité l'armature de la projection, très bien habillées par le timbre qui a disparu lors de la captation. Étant un peu compliqué d'obtenir l'autorisation de toutes les personnes concernées (dont je n'ai pas les adresses), je me garde donc de diffuser les extraits qui pourraient ne pas mettre en valeur les interprètes.



Fabien Hyon (ténor, Louis XIV) séduit, lui, par son naturel sur toute la tessiture, depuis un médium qui sonne avec la simplicité du Kavalierbaryton jusqu'à un aigu qui rayonne avec douceur. Les postures vocales sont encore un peu irrégulières selon les phrasés, mais tout est beau en permanence, et la diction non seulement parfaite mais très élégante.


Arioso de Louis XIV à l'acte I. Vous entendez à la fin l'une de ces très belles transitions harmoniques dont la partition est assez prodigue.



Mais ma chouchoute à moi, peut-être la plus belle voix entendue depuis septembre, c'est Marina Ruiz (soprano : Hélys, confidente de La Vallière) : elle se déplace en claudiquant sur ces grands talons inconfortables, et on n'attend pas grand'chose d'un second rôle, mais voilà. Cette émission naturelle, cette diction souveraine, ce timbre clair et lumineux (assez ouvert, juste ce qu'il faut pour un rayonnement maximal), cet esprit mordant en font l'une des rencontres vocales les plus profondément séduisantes pour qui est sensible au soin de la langue. Le rôle ne révèle pas le haut de la tessiture, et peut-être y a-t-il des limites de ce côté-là : Renée Esposito, Ghylaine Raphanel ou Clémence Barrabé, avec ce type de grave franc et éloquent, n'ont pas ce problème, mais Nathalie Manfrino, Karen Vourc'h et d'autres rencontrent des soucis à partir de la zone de passage, notamment à cause du décrochage important entre les qualités du grave et les contraintes physiques de l'aigu. Mais peu importe, si c'est le cas, qu'elle chante du baroque français, les rôles culminent au sol et ça se joue à 390Hz (ou au moins 415), c'est-à-dire un demi-ton à un ton plus bas... elle pourrait alors tout chanter sous le passage. Et qu'elle fasse de la mélodie française aussi, particulièrement celles écrites dans des tessitures de baryton ou de mezzo – sa diction est celle d'un Théruel au féminin, après tout.
Ce n'est pas pour lui donner des ordres, bien sûr, et il faut bien faire bouillir la marmite (donc chanter autre chose), mais si jamais l'aigu n'est pas de même qualité, qu'elle ne s'abîme pas dans des rôles trop hauts, alors qu'elle a manifestement tant à proposer dans les répertoires adéquats. Je n'ai pas trouvé d'agenda pour l'heure (ni d'extraits qui dévoileraient le reste de sa tessiture), mais je vais chercher.

4. Reproduire l'expérience

Dans la salle, essentiellement les élèves des profs en charge de l'atelier, et les copains ou la famille des chanteurs... c'est dommage, il restait quelques places, et le spectacle était de grande qualité. Théâtralement, d'ailleurs, tous étaient investis, précis, assez naturels pour de jeunes chanteurs sans grande expérience scénique. Et c'est gratuit !

Il y aura un autre atelier les 3 et 4 avril, dont je n'ai pas encore pu obtenir le programme, mais décidément, les spectateurs avides d'expériences nouvelles (œuvres, interprètes, dispositifs), surveillez l'agenda du CNSM, en particulier les plus désargentés d'entre nous. On y trouve vraiment des merveilles, et on pourra difficilement se plaindre, après, qu'à Paris « on entend toujours la même chose », « on ne donne pas leur chance aux jeunes » ou qu' « on n'entend pas de grands chanteurs ».

C'est tout de même l'un des hauts lieux de l'excellence qui ouvre gracieusement ses portes au public – en plus, on est toujours très bien reçu.


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Commentaires

1. Le mardi 8 avril 2014 à , par Maria Caldera

Je me suis régalée avec la Carmélite ! Félicitations à toute l'équipe que ce soit les chanteurs, le pianiste (Magnifique !) et le metteur en scène !
En ce qui concerne Marina Ruiz, en effet "Le rôle ne révèle pas le haut de la tessiture". En revanche, pourquoi aller chercher des limites qui n'existent pas ? C'est un très beau soprano qui s'épanouit tant dans l'opéra que dans la mélodie, et il n'y a, à mon sens, aucun problème de registres. Inutile donc de vous restreindre au baroque, de jouer en 415 ni même en 390 (malheur !) sauf exception bien sur.
Il n'y a pas l'ombre d'un doute, cette jeune artiste, musicienne et généreuse, a beaucoup de choses à partager en scène ! Et il faudra absolument la suivre dès sa sortie du conservatoire !
Encore Bravi !

2. Le mercredi 9 avril 2014 à , par DavidLeMarrec

Bonsoir Maria,

Merci pour ce retour.

En ce qui concerne Marina Ruiz, en effet "Le rôle ne révèle pas le haut de la tessiture". En revanche, pourquoi aller chercher des limites qui n'existent pas ? C'est un très beau soprano qui s'épanouit tant dans l'opéra que dans la mélodie, et il n'y a, à mon sens, aucun problème de registres. Inutile donc de vous restreindre au baroque, de jouer en 415 ni même en 390 (malheur !) sauf exception bien sur.



Je ravi d'entendre ces bonnes nouvelles. Je ne cherchais bien sûr nullement à médire, je crois avoir été sans équivoque sur mon admiration, mais ce type d'émission ne pouvant pas se retrouver au delà du passage, il est vraiment impossible de deviner ce qu'il y a au-dessus. De toute façon, je me précipiterai sur le prochain concert qu'elle donnera.

Au demeurant, chanter à 390 Hz avec une voix pareille, ce n'est pas un problème, l'émission de Marina Ruiz est totalement naturelle est dynamique dans ce registre, elle pourrait faire ça pendant des heures sans difficulté. Mais stylistiquement, effectivement, je la vois plutôt dans des rôles romantiques qui requièrent une belle déclamation : à terme Iphigénie, Mireille, Juliette, Hilda, Roxane... mais la faisabilité de tout cela dépend précisément des qualités et défauts de la partie haute.

Curieux aussi de l'entendre dans d'autres langues pour voir si le charme y perdure.

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David Le Marrec


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