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Jouer faux en jouant juste – Stravinski & Pintscher à Bastille


Programme :

  • Webern - Im Sommerwind
  • Pintscher - Chute d'étoiles pour deux trompettes et orchestre (« Hommage à Anselm Kiefer »), création française
  • Stravinski - L'Oiseau de feu - ballet complet de 1910


Assez déçu par cet Oiseau de feu dirigé par Matthias Pintscher avec l'Orchestre de l'Opéra : au bout de plusieurs minutes à me demander pourquoi je ne « décolle » pas, pourquoi l'œoeuvre me semble pour une fois une suite de fragments épars, je remarque que Pintscher privilégie la netteté des entrées. Effectivement chaque nouveau groupe qui entre est très audible, mais sans qu'il y ait de hiérarchie ni de poussée d'ensemble, de façon très mécanique. (Clairement, peu de travail sur les phrasés, que ce soit en solo ou en groupe.)
C'est à tel point que dans plusieurs climax les accords joués semblent faux (on croirait rebasculer dans la pièce composée par Pintscher), sans doute parce que tous les plans étant joués également, les notes-pivots ne sont plus audibles.
Cela me paraît tout de même une sérieuse réserve ––– l'impression d'entendre une œoeuvre qui est parfaitement exécutée, mais qui n'est pas comprise.

La pièce de Pintscher, assez longue (20 minutes), ressemble à du Pintscher : pas inaccessible (beaucoup de moments très pulsés), assez bruyante (tout l'orchestre + timbales + plaques métalliques + deux tam-tam chinois et quelques autres trucs, ça fait beaucoup, surtout lorsqu'ils jouent en masses d'accords), pas passionnante non plus. On entend d'évidentes récurrentes, rien n'est réellement moche, mais comme toujours avec Pintscher, j'éprouve de la difficulté à sentir la nécessité qui dirige la pièce. Encore une fois, je me dis qu'il est dangereux d'écrire des choses inintelligibles pour le public –– et pourtant, il y avait plus ou moins des thèmes, des moments pulsés, pas trop de changements de mesure...

J'attendais beaucoup de l'Orchestre de l'Opéra –– et de l'acoustique, parfaite pour le concert symphonique. Mais entre la création, pas particulièrement chatoyante, et le manque d'éloquence spectaculaire du Stravinski, les timbres étaient finalement peu mis en valeur.


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