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Zemlinsky, Schreker, Schoenberg, Webern et Korngold par Merbeth et Schmalcz


Un mot aussi sur Chausson, Lekeu, Elgar et Schindler-Mahler par Lemieux et le Quatuor Psophos :


Soirée 38 : Lieder décadents par Ricarda Merbeth et Alexander Schmalcz

(Vendredi 8 mars 2013, Amphithéâtre Bastille.)

Les lutins de CSS comptaient aussi se faufiler au récital décadent de la veille dans le même lieu, mais la notoriété de Marie-Nicole Lemieux (plus, semble-t-il, que celle du fulgurant Quatuor Psophos) avait réussi à remplir complètement la salle, pour un programme pourtant ambitieux (et assez fantastique) : mélodies de Chausson, Lekeu, Elgar et Schindler-Mahler (et pas seulement le premier cahier de 1910, régulièrement enregistré, mais aussi des extraits des deux autres publications de son vivant).
Même si le remplissage ne s'est pas forcément fait pour les "bonnes" raisons, et même si Lemieux n'était pas l'artiste la plus prometteuse pour ce répertoire (articulation molle, aussi bien verbale que vocale et musicale), voir qu'on peut réussir économiquement une soirée avec un programme aussi dense et exigeant met du baume au coeur.

La soirée avec Ricard Merbeth était conforme à ce qu'on pouvait en attendre : Korngold et Strauss sont de belles valeurs sûres, avec leurs poussées de lyrisme bienvenues au sein d'une musique plus complexe, Schreker et Zemlinsky ne sont clairement pas les princes du lied avec piano (compositions un peu ternes en regard du reste de leur corpus), et planent au-dessus de tous les Dehmel de Schönberg (et pas seulement à cause du texte) et les Avenarius de Webern, deux ensembles d'une intensité musicale et émotionnelle rares.

Vocalement, Merberth sonne bien sûr assez épais pour le répertoire du lied avec piano (et même en difficulté pour ne pas prendre trop un aspect large et "vieux", comme à hauteur indéterminée, dans les Schreker liminaires), mais dans les choses bien écrites pour une voix ample (Schönberg, Webern, Korngold), avec le temps de se chauffer, elle arrivait, sans être aussi touchante qu'une voix plus légère, précise et "disante", à être tout à fait convaincante.

Superbe surprise avec Alexander Schmalcz, que je trouvais un peu sage jusqu'ici, et qui s'est révélé d'une facilité et d'une musicalité remarquable, comme si toutes les circonvolutions décadentes étaient du plus grand naturel pour lui et pour nous.


Toute la saison de CSS peut se retrouver dans le fil à cet effet.


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David Le Marrec

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