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[podcast] Une tentative d'Histoire de la mélodie française



(Télécharger le son.
[Les sons ont aujourd'hui été désactivés, la transcription figure ci-dessous.])


Voici une petite improvisation qui était destinée à être distribuée sous forme de 'podcast', pour faire patienter les lecteurs de CSS durant la vacance du pouvoir lutinal (à la mi-août). Il se trouve que le son très mauvais (c'était juste un test, qui s'est révélé plutôt adéquat sur le contenu, mais le micro était trop mal placé, sous la table de travail près du ventilateur de la machine...) m'a dissuadé de le publier tel quel. En voici donc le réenregistrement ci-dessus et la retranscription ci-après.

J'ai ajouté les titres pour se repérer dans le flux verbal oral, et j'ai retouché une ou deux structures bancales. Je mets à disposition l'original, pour entendre l'improvisation (mais il est presque inaudible d'un point de vue technique), et la nouvelle version, où je lis cette fois les présentes notes.
On remarquera que je m'appuie beaucoup sur le parallèle entre les deux genres. On pourra se reporter aux propos sur l'histoire du lied pour mieux en profiter.

Il faut bien concevoir qu'il s'agit d'un petit parcours informel, sur le mode de la conversation : il y a donc un certain nombre de glissements, voire de digressions ; de répétitions, voire de martèlements, qui à l'oral servent à développer, à illustrer, mais qui fonctionnent nettement moins à l'écrit où l'on préfèrera des choses plus compartimentées et mieux délimitées. On se proposera peut-être de le faire prochainement. Dans l'attente, on pourra toujours suivre quelques-uns des nombreux liens ajoutés à la retranscription ci-après.

Qu'importe, c'est toujours un peu de matière.

--

Bonjour à tous !
Vous l'avez sans doute compris, CSS va déménager, ou plutôt les nombreux lutins qui composent sa rédaction. On vous laisse donc avec un essai de podcast, c'est-à-dire une notule sonore à emporter avec soi... ou à déguster en passant l'aspirateur ou en écoutant la Turangalîla.

1. Réputation de la mélodie française

La mélodie française, donc, a une image de genre salonnard - c'est quelque chose qui revient très souvent dans les appréciations qu'on lire peut sur le sujet ; contrairement au lied, elle n'a pas tout à fait la même origine, et on va voir que cette appréciation n'est pas tout à fait infondée.

2. Parallèle avec le lied

Le lied, lui, provient - son nom allemand signifie romance, chanson - d'une imitation un petit peu ambiguë de la forme populaire. C'est-à-dire que le lied se revendique d'une forme populaire, d'une forme de chanson, ce qu'on trouve dans le lied strophique. C'est-à-dire les lieder qui reprennent pour chaque strophe la même structure musicale, comme pour les chansons ; on en trouve notamment beaucoup chez Schubert, et ensuite cela disparaît assez vite. C'est une forme qui est relativement peu fréquente, parce que dans le même temps, le lied va devenir le laboratoire personnel des compositeurs, l'endroit où le compositeur va essayer de développer ses plus fines intuitions, va se confronter directement, aussi, à la poésie, en cherchant à donner sa propre couleur personnelle, la façon qu'il a de la ressentir. C'est donc un genre extrêmement intime dans lequel on peut faire des expériences. [Et c'est pourquoi la rudimentaire forme strophique ne survit pas à l'autonomisation du lied par rapport au fonds populaire. Comme il n'est pas conçu pour être joué en concert, il peut devenir très personnel.]

2.1. Exemples de recherches dans le lied

Exemples d'expériences : Schubert fait par exemple des lieder très récitatifs ; on a beaucoup parlé de Die Nacht d'après Ossian sur CSS, on a aussi évoqué Lodas Gespenst, et bien sûr les deux version de Der Taucher d'après Schiller ; Jonas Kaufmann ouvrait aussi certains de ses concerts de ces dernières années avec Die Bürgschaft ; ce sont des lieder qui peuvent durer jusqu'à une trentaine de minutes, qui sont des récitatifs (c'est-à-dire une ligne musicale proche de la déclamation, qui épouse l'aspect du texte) extrêmement expressifs, et qui sont en plus chez Schubert très proches du sens, c'est-à-dire que de façon quasiment hystérique, il va souligner chaque nuance. Chaque nuance du texte va être soulignée par une intention musicale, un effet, une texture, une modulation, un changement d'inflexion chantée.

2.2. Conséquences génériques

De ce point de vue-là, ce laboratoire va être en tension avec la revendication d'un genre populaire : c'est un genre qui revendique à la fois sa simplicité et qui en même temps, du point de vue harmonique, d'un point de vue rythmique, du point de vue aussi de la qualité du texte, va être un genre extrêmement retors. Lorsqu'on met Hölderlin en musique, c'est un poète qui est tellement raffiné, qui utilise des tournures qui sont parfois quasiment apparentées à l'argumentation philosophique, alors qu'en réalité il décrit un paysage (je vous renvoie aux commentaires sur Heimkunft I).

3. Justifications de cette image salonnarde de la mélodie française

Alors cette image du lied d'un genre qui se veut populaire entre fortement en contradiction avec l'histoire elle-même de la mélodie française, qui a cette réputation salonnarde qui n'est pas fausse :
- aussi bien dans le ton qu'elle adopte, dans sa couleur, sa façon de traiter la mélodie, dans sa façon de traiter le texte ; plus sinueuse, plus ronde ;
- que dans son histoire elle-même. Puisque dans son histoire, la mélodie française descend directement de la mélodie de salon qui elle-même descend de la mélodie de cour Louis XVI (simple, mais pas populaire comme le prétend le lied). Et on trouve d'ailleurs les premières mélodies françaises - qu'on décrit comme les premières dignes d'intérêt, ce n'est pas extrêmement documenté ni par les partitions, ni par les disques, donc on fait avec ce dont on dispose dans la production discographique et dans les partitions plus ou moins disponibles - mais ça semble relativement vrai, chez Berlioz qui écrit encore des bluettes - il écrit même une mélodie d'après Béranger, il écrit des choses encore assez légères, on a La belle voyageuse, qui est effectivement d'une forme fortement strophique, et une forme proche de la chanson, avec des textes inoffensifs d'une certaine façon. Et la mise en musique est extrêmement agréable, pas vraiment un laboratoire musical.
Berlioz émerge de là et va être le premier, semble-t-il, à proposer des mélodies d'un certain intérêt (inutile de citer Les Nuit d'Eté).

3.1 Exemples de galanteries, inattendues chez certains compositeurs

Et c'est ici que naît la mélodie française, elle naît dans cette forme un peu galante, un peu superficielle, et c'est vrai que certains compositeurs, notamment des compositeurs d'opéras français qui peuvent se distinguer par la beauté de leur invention aussi bien mélodique que dramatique entrent dans ce schéma :
- on a Lalo, dont on a découvert Fiesque récemment à Montpellier ; on a Gounod, Gounod qui écrit des choses assez intéressantes dans Mireille, on a tout l'acte III qui se passe au Val d'Enfer et surtout au pont de Trinquetaille qui est extrêmement intéressant, il y a la Reine de Saba, avec des trouvailles dramatiques véritables, on a Reyer qui écrit des mélodies extrêmement consensuelles alors que son Sigurd est assez hors du commun, et même sa Salammbô, avec ses couleurs quasiments debussystes, des couleurs orientalisantes qui sont un petit peu raffinées tout de même, et cependant cela va être absolument de la mélodie... plutôt... épurée, mais c'est même plus qu'épurée, de la mélodie pastel, extrêmement pastel ; et dans le même genre on a Benjamin Godard, qu'on connaît moins, mais il existe quelques titres comme La Vivandière ou Jocelyn, qui sont tout à fait intéressants, mais sa mélodie est également extrêmement ronde ; et on a même Bizet, Bizet qui écrit des choses assez rugueuses pour de l'opéra français, comme Carmen, qui sortent de l'ordinaire, avec une forte dimension rythmique, écrit des mélodies parfaitement rondes et sucrées, parfaitement consensuelles à nouveau.

La réputation de la mélodie française est donc justifiée par ce corpus, qui existe vraiment, qui est très peu joué, mais qui est documenté par le disque.

3.2. La part des poèmes dans cette situation

C'est une image de la mélodie française qui est d'une certaine façon justifiée. C'est aussi lié aux poèmes : on voit beaucoup de poèmes du jeune Hugo, généralement pas ceux qui sont bons, et dont certains sont effectivment un petit peu naïf, on utilise quand même beaucoup son Eglogue, en effet on aime beaucoup Viens, une flûte invisible, qu'on voit souvent composée avec une flûte obligée, ce n'est pas forcément furieusement intéressant.

4. La mélodie française des novateurs

En revanche, chez les novateurs, et ça se voit assez bien dans les textes choisis qui sont souvent plus intéressants, et même lorsqu'ils sont mineurs, c'est notamment chez eux qu'on va trouver les grands Baudelaire et Verlaine, avec souvent une bonne intuition poétique, avec notamment Debussy, qui a eu une intuition poétique assez formidable, puisqu'il n'a choisi quasiment que de très bons poèmes, et même ceux qu'il a écrits pour les Proses Lyriques sont loin d'être négligeables.
Chez ces novateurs-là, au contraire, donc ceux qu'on appelle les impressionnistes, ou ceux que d'une manière plus générale on peut associer à une certaine recherche musicale, on va au contraire faire usage de la mélodie comme d'un laboratoire, exactement comme dans le lied. Donc tous ceux qui ont un versant un peu 'décadent', c'est-à-dire qui sont capables de pousser le raffinement de l'ancien système quasiment jusqu'à sa destruction (Debussy annonce clairement la fin de la tonalité avec sa gamme par tons, sans arêtes, sans tensions, sans résolutions). Et d'une façon qui va bien plus entrer en dialogue avec le texte qu'une jolie mise en musique. Ca va être Duparc bien sûr, Fauré, Debussy, Koechlin, Ravel, Ropartz, Vierne ou Cras ; tous ces gens-là vont au contraire faire de la mélodie un laboratoire extrêmement intéressant de la recherche musicale en France. Même si cela n'aura peut-être pas la même importance que le lied, puisqu'on n'aura pas de compositeurs principalement ou uniquement mélodistes, comme c'est le cas pour Hugo Wolf par exemple.

5. Parcours qui devient similaire au lied
5.1. Du côté du lied

C'est à ce moment-là qu'on échappe à nouveau comme le lied qui va finalement devenir une forme extrêmement élitiste, qui va se limiter à la haute poésie allemande, et un genre qui va devenir quelque chose d'extrêmement raffiné : lorsqu'on écoute un lied de Schreker, ou même de Pfitzner, c'est quelque chose qui demande, vraiment, une culture musicale assez assise en amont ; parce qu'entre le texte à apprendre et le contenu assez abstrait finalement du traitement musical, c'est quelque chose qui est très difficile d'accès, alors que son nom même revendique une origine populaire.

Ici on a une tension qui en fait à la fois peut-être le genre le plus difficile d'accès (évidemment, si on est sensible à la poésie, c'est assez formidable, mais musicalement, c'est assez abstrait ou aride) et un genre qui en même temps va revendiquer des origines populaires. Et qui le revendique parfois jusqu'assez tard, avec des restes de thèmes ou de denses.

5.2. Du côté de la mélodie française

On n'a pas cette origine populaire aussi clairement revendiquée pour la mélodie française, même si on trouve à l'époque de Marie-Antoinette un goût d'une certaine couleur locale (présente aussi chez Berlioz avec Le Chant des Bretons), mais assez imaginaire.

En tout cas mais on a quelque chose au départ, comme pour le lied, qui était très simple, un divertissement facile d'accès ; la mélodie, si on prend le terme musical, c'est une monodie, ou une simple ligne sur un accompagnement musical, quelque chose d'extrêmement simple. Et cela va devenir, vraiment, le lieu d'entrelacs très intéressants ; si on prend, par exemple, les Ariettes oubliées de Debussy ou si l'on prend les Odelettes de Ropartz, on va avoir un développement de strates musicales assez extraordinaires qui se manifestent avec une parole, un chant qui est extrêmement libre et riche par rapport à l'origine.

Une conclusion temporaire

Donc on a cette évolution dans les deux cas d'un genre qui puise son origine à la source de la sobriété (le populaire ou la romance), vers un développement musical de plus en plus raffiné et de plus en plus difficile d'accès, qui demande une étude sérieuse du texte, une étude sérieuse du traitement musical pour parvenir, je ne dis même pas à la mémoriser, mais à en apprécier les miroitements, puisque c'est effectivement ce que l'on recherche, c'est-à-dire la variation de couleur selon les mots.

Finalement, on va peut-être rester plus proche du texte dans la mélodie française que dans le lied qui, comme on a pu le voir, chez Webern, chez Schreker, va devenir une forme plus purement musicale, où le texte n'est plus aussi premier qu'il pouvait l'être chez Schubert, chez Schumann.

Voilà, c'était une petite introduction à la mélodie française, il faudrait développer ça avec des exemples sonores ; organiser ça dans une petite étude de façon plus propre ; c'était juste une petite mise en bouche. Les lutins avaient l'intention de faire prochainement un concert d'initiation à la mélodie française, on en recausera si besoin.

Merci beaucoup, bonnes vacances et à bientôt sur CSS.

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Et voici l'improvisation originale :



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Commentaires

1. Le vendredi 9 octobre 2009 à , par Jean NairêvéDavidLaFait

On pourra relire Salammbô tout en profitant de tes lumières pour ne pas s'abîmer les yeux. :-)

2. Le vendredi 9 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Attention, sur Salammbô, il y a encore quelques cartouches à tirer... y compris sonores en d'autres lieux. 8)

J'espère que le son est suffisamment haut pour que ce soit audible en jogging.

3. Le vendredi 9 octobre 2009 à , par Jean NairêvéDavidLaFait

Alors on fera du vélocipède.

4. Le vendredi 9 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Que tu laisseras sur une voie de garage plutôt que sur un parking, si je suis bien ta vertueuse démarche d'intégrité idiomatique.

On voit bien qu'il n'y a pas le Boss par ici, ça floode sévère...

5. Le samedi 10 octobre 2009 à , par der Wanderer

- Dépêche AFP : La Bourse de Paris enregistre une brusque chute de l'action "France Musique" -

Merci, c'est très utile ça :)

6. Le samedi 10 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Je n'ai pas les éléments qui me permettent d'identifier le commentateur qui me passe de la sorte de la pommade, mais qu'il sache qu'il le fait très bien. :)

Si c'est utile, on en fera d'autres, mais je m'interrogeais sur le caractère pratique de la chose (est-ce que c'est vraiment commode à écouter ensuite...).

Si c'est le cas, c'est plus rapide à faire qu'une notule, donc je réutiliserai le procédé.

7. Le samedi 10 octobre 2009 à , par Le voyageur

Il faudrait un traitement sonore de bonne qualité pour que ça soit vraiment idéal : un bon micro, de la compression, et éventuellement un peu de montage pour insérer les exemples ?
Mais ton but est-il de confectionner des causeries enregistrées, ou de t'entraîner à la conférence-concert ?

8. Le samedi 10 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Ah, vu l'allusion, je crois reconnaître ce petit ton ascendant (il faudra monter un de ces quatre). :) [Mais mes stats indiquaient un proxy près de chez moi...]

Le micro, il doit valoir entre 5 et 9€ et il me sert à tout ce que je fais. Effectivement, s'il n'est pas très exactement placé, ce n'est pas très confortable.

Le but, en l'occurrence, c'était juste de donner une occupation pendant une absence, à confectionner vite fait, donc pas exactement quelque chose de léché. Ca prendrait beaucoup de temps et je trouve ça moins facile à utiliser qu'un support écrit : on peut reparcourir une notule, difficilement réécouter un quart d'heure de blabla augmenté d'extraits.
Sans parler de la possibilité d'ajouter, d'amender un vieil article.


C'est vrai cela dit que le côté "radio alternative" aurait quelque chose de sympathique. Je retenterai peut-être l'expérience sur des sujets vastes de ce type que je n'ai pas le loisir de traiter par écrit.

9. Le samedi 10 octobre 2009 à , par Caminando

Je ne crois pas que ça prenne beaucoup plus de temps d'enregistrer avec un bon son, une fois quelques manips de bases maîtrisées. Il faut surtout investir dans un micro performant, mais pour le traitement les logiciels gratuits doivent pouvoir faire illusion, et assez rapidement.
(Non non, pas de Proxy)

10. Le samedi 10 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Non, ça ne prend pas plus de temps, mais il faut acquérir le micro et prendre le temps d'apprendre à s'en servir.

Ce qui prend du temps, c'est le montage. Là, j'ai fait sans coupe, aussi bien l'improvisation originale que la reprise.
Alors insérer des extraits, et pourquoi pas faits maison pour que ce soit libre de droits, ça va être un temps plein. Pour le coup, il faudrait que France Mu m'embauche.


(Pour le traitement, c'est un peu contraire à l'éthique instinctive des amateurs de lyrique...)

11. Le samedi 10 octobre 2009 à , par Nuit infertile

Je ne parle pas d'un traitement boursouflé à la Skyrock ; il y a des compressions qui savent rester discrètes, et ça me semble indispensable si jamais tu veux développer l'aspect "radio". :)

12. Le samedi 10 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Tu as quelque chose contre Skyrock ?

Il n'est pas prévu de toute façon de faire ça pour l'instant à échelle industrielle. Merci beaucoup en tout cas pour tes conseils, je prends note. Je viendrai te trouver au besoin pour les consultations techniques.

13. Le mercredi 14 octobre 2009 à , par Giselle :: site

Bonjour, c'est Jean-François.
La relève est assurée. Quatre bleus et 20/20 à la Leçon :)

Menu problème, comme le fichier se télécharge au fur et à mesure de la lecture, sur une machine un peu ancienne le discours s'interrompt toutes les trois secondes - on peut mettre sur pause et attendre un peu ou télécharger le mp3 et l'écouter à part.

Information essentielle : le micro était trop mal placé, sous la table de travail près du ventilateur de la machine... CSS est donc proche du PC :)

Le sud-ouest ne s'entend plus qu'à peine sur les "o" et les nasales (et c'était avant la migration vers la Ville).

Et merci pour le texte à lire en écoutant ou à copier et apprendre par coeur pour l'entracte où l'on cause...

Tu chantes quand ?

14. Le mercredi 14 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Oui, voilà, si ça débite trop bas, j'ai mis le lien pour le charger directement et l'emporter pour faire du jogging sur les boulevards.


Information essentielle : le micro était trop mal placé, sous la table de travail près du ventilateur de la machine... CSS est donc proche du PC :)

Fin observateur, tu ne t'es pas laissé tromper par le faux indice laissé à la fin de cette notule. :)

Le Sud-Ouest s'entend peu parce que j'ai fait l'effort de dire, ce qui lisse un peu, mais dans la conversation, on doit encore m'entendre dire 'les pommpiers', je le crains. :)
Et comme je fréquentais très peu de bordelais de souche, mon bel accent méridioccidental s'est tristement élimé au fil du temps. :-(


Tu chantes quand ?

Sur CSS, de temps à autre, tu as dû entendre, sinon tu peux toujours aller voir ici. Sur Paris, rien n'est prévu pour l'instant, le temps que je trouve le bon format pour cette ville.

15. Le jeudi 15 octobre 2009 à , par lou :: site

J'en avais manqué beaucoup depuis le 'Winterreise' qui était le premier à ma connaissance.

Je ne vois pas d'où tu as tiré le lecteur radio, très bien, tout petit. Dew en version multi fait la même chose mais la présentation est plus claire dans le radio (un peu la différence entre une K7 et un CD où on accède directement à la plage choisie).
Il me semble que la qualité (pour les mêmes morceaux disponibles sur d'autres pages) est meilleure avec le dew - c'est peut-être une impression ?

Il reste que la performance gagnerait avec un léger investissement en matériel. Pourquoi ne te greffes-tu pas sur la joue un bubon, façon Chupa Chups. C'est pas cher et très tendance. Après, il faut un micro pour le piano et un mixeur. On éviterait les ronflements du PC (il dort à poing fermé, par ces temps :)

16. Le jeudi 15 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Non, le Winterreise est le plus récent enregistré. C'est par ordre chronologique inversé, les plus récents en premier. On sent bien, je crois, l'évolution technique entre Salammbô qui se cherche un peu et Wirtshaus qui est plus équilibré et maîtrisé.

Le dew booste bien le son, oui, flatte le rendu. Pour la radio, tu peux me piquer sur la page l'application et puis je t'expliquerai comme s'en servir.

Pour ce qui est du matériel, je n'en ai ni le budget ni la patience, ce n'est de toute façon pas un outil promotionnel de mon travail (pour ça, il faudrait que je ne publie que des choses parfaitement léchées, et effectivement que j'utilise des prises de son plus flatteuses), mais essentiellement une ressource documentaire, de choses que pour la plupart on ne peut entendre que sur CSS (Reyer, Wagner en français, Paladilhe...).

Alors... Quant au petit PC, on est content qu'il dorme paisiblement sur son lit électoral (même si le matelas s'effiloche), parce qu'au moins, on l'a retrouvé.

17. Le vendredi 16 octobre 2009 à , par lou :: site

Ce qui montre bien qu'on n'est pas attentif, qu'on ne clique pas sur les lecteurs.

La radio : j'ai déjà regardé le script - c'est là que je n'ai pas compris. Je t'écrirai, pour faire un essai, mais je n'ai pas encore repris une seule illustration musicale d'articles anciens, devenus muets et qui ne veulent plus dire grand'chose, si jamais ils ont voulu...

Alors... ? Je n'ai même pas eu à cliquer sur le lien, je me souviens de l'article cruel(lement juste).
Pour apporter une note d'élégance aux Carnets, je te rappelle à la sagesse de nos campagnes :
Vaut mieux un p'tit qui fait d'l'ouvrage qu'un gros feignant :)

18. Le vendredi 16 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Non, tu n'as rien manqué : Wirtshaus aus Winterreise, je ne l'ai pas proposé en écoute sur une notule, à quoi ça servirait, tout le monde connaît... Je l'ai juste ajouté à l'occasion dans la Radio Farfadets pour étoffer.

Ce qui montre bien qu'on n'est pas attentif, qu'on ne clique pas sur les lecteurs.

Quel besoin de cliquer pour l'électeur, lorsque les machines à voter le font à notre place !

19. Le jeudi 22 octobre 2009 à , par lou :: site

Tu sais que les Yes Men ont proposé de privatiser le marché des votes.
Cliquer n'est pas casquer.
Et merci pour Racine auquel je ne saurais ajouter une rime :)

20. Le jeudi 22 octobre 2009 à , par DavidLeMarrec :: site

Pas besoin de cliquer, déjà lu. <}8o))

Je ne suis pas d'accord, la privatisation rendrait le domaine concurrentiel et féroce sans faire baisser le prix des scrutins. Ca rendrait en outre la fraude moins discrète, ce à quoi je m'oppose résolument, ça fragiliserait la démocratie.

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