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Mortier strikes back

Charles Wuorinen a été chargé de composer pour le City Opera de New York (2013) un nouvel opéra d'après la nouvelle d'Annie Proulx : Le Secret de Brokeback Mountain. Evidemment en écho au succès du film, un genre de réaction de l'opéra au monde extérieur qui est fort rare. Ce ne sont pas tant les amours homosexuelles, certes généralement plus allusives, qui existaient déjà dans un certain nombre de livrets et depuis assez longtemps, que la référence à un succès cinématographique populaire qui est censée faire réagir.

On se demandait comment Gérard Mortier, dans un monde où l'opéra n'est pas aussi lié au pouvoir politique, et où la tragédie grecque n'est peut-être pas la référence ultime, parviendrait à gratouiller son public. Nous voilà fixés.

Mortier vous provoquera toujours, où que vous soyez.

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La musique de Charles Wuorinen ressemble assez, côté piano solo, à du Poulenc contemporanéisé. Beaucoup plus recherché dans ses oeuvres orchestrales. En tout cas, une belle palette de couleurs, une musique très accessible, joliment syncopée, qu'on peut découvrir assez abondamment dans la collection dédiée aux compositeurs américains du label Naxos.

Très prometteur pour de l'opéra, sans doute un bon choix.


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Commentaires

1. Le mardi 10 juin 2008 à , par Morloch

Mais bien sûr que ça va bien se passer les aventures de Gégé à New York. En plus son opéra est en rénovation, il ne va donc y avoir QUE du hors les murs, si ça ne n'est pas le bonheur. Son souci sera peut-être du côté des budgets : il va devoir se serrer un peu la ceinture par rapports à ses habitudes, mais qui sait ? sa défense d'un opéra prolétaire et estudiantin va peut être le déchaîner. Il semble attendu avec beaucoup de curiosité plutôt bienveillante.

2. Le mardi 10 juin 2008 à , par Morloch

Plus inquiétante cette histoire de Poulenc moderne... ça veut dire que harmoniquement c'est faiblard, qu'il n'y a pas de contrepoint, que les mélodies sont étriquées et les orchestrations flageolantes ?

:p

3. Le mardi 10 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Oui, au moins il cessera de creuser les trous, lorsque les mécènes auront dit "suffit !", et n'aura pas des "mesures nouvelles" pour renflouer ses caisses en milieu d'année...

Mais Mortier, malgré sa piètre gestion financière, ses exclusions de principe indéfendables, sa mauvaise foi permanente et son goût de la provocation à la petite semaine est un homme de goût, assurément, donc il ne devrait pas produire de mauvaises choses. En tout cas, à Paris, vous avez eu de beaux résultats !

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Non, c'est mieux que du Poulenc. :-) Mais il y a cette forme de fausse simplicité, ce caractère à la fois affable du rendu et tourmenté dans l'écriture. C'était pour donner une idée à la fois du caractère accessible et de l'intérêt de cette musique.

Mais je doute très fort que Poulenc soit sa principale source d'inspiration... !

4. Le mardi 10 juin 2008 à , par Morloch

Egocentrique, je suis plus inquiet à Paris.

Si Gégé prend dans ses valises, outre ses affreux sbires Marthaler et Warlikovsky, des chanteurs comme Jonas Kaufmann, Evgeny Nikitin, Angela Denoke, Christine Schäfer, Simon Keenlyside, Camilla Tilling, Eva Maria Westbroek et autres Matthias Goerne, que va t'il nous rester ?

Roberto Alagna et Angela Georghiu qui annulent dans des mise en scène néo-Schenkiennes ? Argh !

5. Le mardi 10 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Vu le bilan de Nicolas Joël à la tête du Capitole, on est loin de ça !

Sûr que tu risques moins voir Delunsch, Denoke, Schäfer et... Grant Murphy.

Mais en contrepartie, ce sera à coup sûr le retour de Mattila (qu'il avait bannie, tout de même !) et de quelques autres étoiles tout aussi valables.

Côté mises en scène, ça risque être plus sage, oui, mais on aura aussi des tas de nouveautés, probablement. Certes, pas forcément des nouveautés décadentes, mais des nouveautés en opéra français, sûrement !

C'est très bien, ça change. (Quoique Mortier vous avait redonné Louise et La Juive - même si ce n'est pas le choix qui me paraît le plus urgent, c'était un effort pour réhabiliter des genres très peu donnés, et avec des oeuvres très valables.)

Mais Joël est un excellent gestionnaire, à ce qu'il semble, et c'est tout de même une des toutes premières qualités requises dans le métier - qui faisait totalement défaut à Mortier.

6. Le mardi 10 juin 2008 à , par Morloch

Ah oui, Mimi ! (héhé je l'avais oubliée exprès, je voulais voir si tu relèverais :p) les américains ne s'en relèveront pas...

D'après les potins, on risque de perdre aussi Catherine Naglestad qui serait fâchée avec Joël pour une raison que j'ignore. Si on récupère Karita Mattila en contrepartie, ça va :) Le retour de certains chanteurs va mettre du baume au cœur d'une partie du public glottophile.

J'ai vu aussi qu'on va avoir du répertoire français méconnu, je ne suis pas contre du tout (et puis La Juive, c'est plus que valable, c'est un chef d'œuvre, non mais !)

On verra bien ce que ça donnera, le bon côté de tout cela c'est que la direction de l'Opéra de Paris semble échapper à des nomination purement politiques comme ça a pu être le cas, et que se succèdent depuis les années 2000 des directions très capables.

Je ne sais pas trop que penser en revanche de la nomination de Philippe Jordan comme chef permanent. Je ne sais pas trop pourquoi, je me méfie. En fait si, je sais pourquoi, je ne peux m'empêcher de le ranger dans la catégorie fils à papa, reproche sans doute injuste, mais comme je ne le connais pas je ne peux m'emp^cher de m'arréter à ça.

Et si ils avaient fait preuve de véritable bon sens, ils auraient sans hésiter nommé Susanna... Je suis de plus en plus inquiet, elle est maintenant invitée de la Philarmonie de Berlin et du Concertgebouw d'Amsterdam, ils vont nous la piquer, c'est sûr, je le sens. Sgnirf.

7. Le mardi 10 juin 2008 à , par sk†ns

Vivons avec notre temps ! Il faudrait songer à un opéra sur la « chasse aux sans-papiers » (un Freischütz largement remanié, par ex.), sur l'homoparentalité ou sur les dangers supposés des nano-technologies.

8. Le mardi 10 juin 2008 à , par Morloch

Génial, grâce à sk†ns on a tous les projets dans les cartons de Gégé en avant-première :)


(Tu as oublié l'Oratorio sur Abou Ghraib, le ballet sur les milices des Minutemen à la frontière mexicaine et l'Opéra sur l'agonie d'un cancéreux licencié par Enron et qui n'a pas eu les moyens de se payer une assurance santé privée.)

9. Le vendredi 13 juin 2008 à , par Papageno :: site

Un opéra sur "les dangers supposés des nano-technologies" ? Bigre ! Avec des nano-intervalles ? Et des décors tellement minimalistes qu'il faudrait les regarder au microscope à électrons ?

(@Morloch: Dans la même série, il y aurait un beau sujet avec le type qui plastiquait les radars automatiques en France et qui s'est récemment fait sauter son propre matos à la figure.)

10. Le dimanche 15 juin 2008 à , par sk†ns

Le taulier serait-il parti superviser le Kisangani Kammerorchestra ?

11. Le jeudi 19 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Bonjours à vous trois !

De retour, je vous réponds bien sûr, merci pour toutes ces réactions !


Ah oui, Mimi ! (héhé je l'avais oubliée exprès, je voulais voir si tu relèverais :p) les américains ne s'en relèveront pas...

C'est sûr que ça va les changer de Voigt. :)

De toute façon, elle ne fait pas carrière à l'étranger, c'est un choix...


Si on récupère Karita Mattila en contrepartie, ça va :) Le retour de certains chanteurs va mettre du baume au cœur d'une partie du public glottophile.

Oui, je pense ! :) Ravi que tu adoptes mon néologisme condescendant, je me sens moins seul à jouer la subversion gratuite.


J'ai vu aussi qu'on va avoir du répertoire français méconnu, je ne suis pas contre du tout (et puis La Juive, c'est plus que valable, c'est un chef d'œuvre, non mais !)

La Juive, c'est une oeuvre réussie, incontestablement, mais jouer ça tout en prétendant que Meyerbeer c'est de la musique à papa, et que par conséquent Halévy c'est beaucoup mieux, c'est de la bêtise pure, puisque les deux naviguent dans la même esthétique, si ce n'est que Meyerbeer est plus abouti musicalement (les modulations !) et plus rythmé dramatiquement.
Etrange, ce blocage sur un nom emblématique. Bien de l'idéologie à Mortier, ça. :)

Cela dit, on rejoue parfois les Huguenots et plus du tout La Juive, donc on ne se plaindra pas, surtout avec cette distribe-là !


Je ne sais pas trop que penser en revanche de la nomination de Philippe Jordan comme chef permanent. Je ne sais pas trop pourquoi, je me méfie. En fait si, je sais pourquoi, je ne peux m'empêcher de le ranger dans la catégorie fils à papa, reproche sans doute injuste, mais comme je ne le connais pas je ne peux m'emp^cher de m'arréter à ça.

Son Rosenkavalier parisien était absolument extraordinaire, jamais entendu l'orchestre straussien dans cet état.

12. Le jeudi 19 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Pas tout à fait, Skoteinos, mais effectivement, le bistrot était ouvert à tous les vents pour cause de vadrouille du côté de Tours (ville formidable par ailleurs). J'ai évité de prévenir, sinon j'aurais eu droit à mon retour aux deux trolls réguliers qui viennent s'ébattre dans nos petits champs korriganesques.

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... et le radar serait tenu par une voix de contre-ténor (puisque, c'est bien connu, les radars sont mi-asexués, mi-érotiques).

Vous ne croyez pas si bien dire... on n'a pas fait un opéra sur la surmortalité due au wi-fi, mais on n'en est pas loin, dans le registre militant bien consensuel.

S'il y a bien une chose que je déteste, ce n'est pas tant l'art engagé, que l'art engagé dans des causes faciles. (Pour la petite histoire, on m'avait commandé un livret dans lequel on était censé montrer que l'esclavage, c'était mal. Ca ne vous rappelle rien ?)


Je publie la nouveauté dans une autre note.

13. Le jeudi 19 juin 2008 à , par Faust

Il y a dans cette note une phrase qui mérite de passer à la postérité :

" Mortier vous provoquera toujours, où que vous soyez. "

L'intéressé en sera sûrement flatté ... S'il ne lit pas ce blog (honte à lui !), il va falloir lui envoyer cette page !

Mortier est bien l'homme des extrêmes. Lorsqu'il ne provoque pas le public qu'il qualifie de " bourgeois ", c'est l'autre partie du public (celle qui selon lui ne doit guère exister, du moins à Paris) qu'il provoque. Je garde, pour cette saison, le souvenir d'une production à la mise en scène totalement inexistante : la Luisa Miller de Deflo qui distillait un ennui profond. Cette alternance des extrêmes - qu'il justifie un peu vite par le taux de remplissage - m'étonnera toujours. Je le préfère inventif et sans complaisances dans les distributions !

14. Le jeudi 19 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Bonjour Faust !

Oui, il serait sûrement content, vu que c'est son but, mais à vrai dire, si l'on excepte son manque absolu de la qualité première du métier (la gestion...), il dispose des autres à un très haut degré ! Et notamment le goût...

15. Le jeudi 19 juin 2008 à , par Morloch

Oui, je n'ai pas bien compris cette mise en scène de Luisa Miller. Gégé dit beaucoup de bien de Deflo dans une intervioue (que je ne retrouve pas). Si je résume, d'après lui, Deflo fait de mauvaises mises en scène avec la volonté délibérée de faire de mauvaises mises en scène, donc ce sont de bonnes mises en scène.

Je n'aurais peut-être pas dû dire mes préjugés sur Philippe Jordan, d'autant que ce sont à 100 % des préjugés sans fondement, ne l'ayant jamais entendu. C'est peut-être même la personne idéale, jeune, dynamique qui va faire de l'orchestre de l'Opéra une formation hypra-virtuose. Et puis quelqu'un dont le premier projet dans les cartons est un Ring ne peut pas être foncièrement mauvais :)

16. Le jeudi 19 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Il faut voir à l'usage, mais effectivement, pour ce Rosenkavalier, ça ressemblait bougrement à de la transfiguration !

Une chose est sûre : ce sera très supérieur à Conlon et la plupart du temps très supérieur à Cambreling.

Paris a de la chance avec ses nouveaux chefs : Paavo Järvi et Daniele Gatti sont parmi les meilleurs chefs vivants...

17. Le jeudi 19 juin 2008 à , par Faust

Je ne suis pas sûr d'être entièrement d'accord ! Je ne mettrais pas la gestion au rang de qualité première. Sinon, on va tout soumettre à la dictature du taux de remplissage ! Les qualités artistiques doivent toujours avoir la primauté. Tout est affaire d'équilibre (sans mauvais jeu de mot). Le directeur de l'opéra ne peut ignorer les contraintes de gestion, mais il est aussi là pour rechercher et atteindre l'excellence artistique (concept subjectif !), renouveler l'approche des oeuvres, oser parfois l'impossible ... Dans tous ces domaines, je trouve que Gérard Mortier a de réelles qualités.

Les économistes du spectacle vivant ont, depuis longtemps (Baumol et Bowen aux Etats-Unis), montré que le spectacle vivant était une activité "régressive", c'est-à-dire sans possibilité de gains de productivité. Il est donc voué à la subvention et/ou au mécénat.

Ce qui me désole le plus avec Mortier, ce sont (parfois) les reprises un peu bâclées, sous-distribuées ou encore les amitiés artistiques lorsqu'elles l'emportent par trop sur la qualité. Les mises en scène ratées, l'artiste que l'on attendait et qui est indisponible ou en méforme ne me gênent pas. Ce sont les risques du métier que le spectateur doit partager ! Sinon, il faut rester chez soi avec ses CD et ses DVD !

Laurent Bayle, dans le domaine qui est le sien, s'est exprimé récemment avec beaucoup de pertinence (le non-dit ou les allusions malicieuses ne sont pas mal non plus ...) sur ces questions sur les sites Concertclassic et Quobuz.

S'agissant de Luisa Miller, il m'avait semblé que les propos de Gégé étaient au second degré ... Mais, je me trompe peut-être !

18. Le jeudi 19 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Quand je parle de gestion, ce n'est pas le fait de faire des bénéfices, ni même de perdre moins d'argent, mais qu'à même coût, on peut faire aussi bien si on sait s'y prendre. Notamment pour les distributions, on peut tout à fait trouver des tas d'alternatives peu chères et au moins aussi bonnes que les grands noms, qui feront beaucoup économiser sur les cachets. On peut aussi imposer une limite aux décors (ceux de Haneke ont coûté une fortune, ils ont même été adaptés aux deux théâtres ; pour faire du scandale, on pouvait peut-être faire plus économique).

Il me semble que ne pas laisser à genoux la maison qu'on laisse (comme il l'a fait à La Monnaie ou à Salzbourg) est une qualité essentielle...

Après, pour les questions de copinage, je le défendrai plus avant : oui, il y a du copinage éhonté, mais ce copinage est toujours dû à des inclinations personnelles très clairvoyantes. Et même si Delunsch n'est pas une Elsa-type, Schäfer une Traviata correspondant aux standards habituels, il n'est pas inintéressant de leur laisser développer ces qualités différentes. Seul acharnement non thérapeuthique : Grant Murphy, qui est certes une remarquable Ilia en studio, chez Mozart, mais qui a défiguré pas mal de distributions, tout particulièrement le Rosenkavalier...

19. Le jeudi 19 juin 2008 à , par Morloch

Je pense aussi que Mortier est heureux de faire de l'expérimentation dans les distributions, et que cette expérimentation est le but poursuivi bien plus que le placement n'importe comment de ses chouchous. Il y a eu des réussites (Mimi dans Elsa) et des ratages (Mimi dans Louise).

Au sujet des reprises, elles n'ont pas toutes été mal distribuées : par exemple, l'Alcina de Haendel cette saison était une merveille vocale (même si c'est peut-être par inadvertance de la part de Gégé).

Et puis cela devrait réconforter tous ceux qui réclament le retour des troupes dans les opéras : il y a bien une troupe à Paris, avec Mimi, Denoke, Polaski etc... Que demande le peuple ? :)

20. Le jeudi 19 juin 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Mimi ne fait jamais de ratages : gare à l'expulsion définitive, blasphémateur !

Clairement, ça me paraissait une erreur de distribution sur le papier (manque d'ampleur par rapport à l'orchestre, lyrisme limité, diction très moyenne), mais c'est tout de même très convaincant comme résultat sonore, et la comparaison avec Isokoski sera sans doute éloquente !

Oui, il y a une troupe... mais il n'y a que Mimi de française, donc ça ne satisfera pas les revendiqueurs...

21. Le dimanche 22 juin 2008 à , par fdp

David Le Marrec sera content du petit Joël, il y aurait un Gezeichneten en préparation (et un Mathis der Maler d'Hindemith)... cela devrait être les seules surprises...

22. Le dimanche 22 juin 2008 à , par DavidLeMarrec

Ca, c'est de l'info ! Merci, merci !

Gezeichneten, ils peuvent bien programmer Gabriele Schnaut, Juan Diego Flórez et Marcus Brück dans les rôles principaux, joué par la Badische Staatskapelle dirigée par Semyon Bychkov et mis en scène par Neuenfels, les lutins seront du voyage.

Mathis est aussi une très bonne nouvelle... S'il pouvait aussi reprendre Cardillac rien que pour moi, tout en maintenant Denoke et Workman, ce serait gentil.


Il n'y aurait donc pas de raretés françaises du XIXe ?

23. Le samedi 8 novembre 2008 à , par Morloch

Coup de théâtre New Yorkais, la crise des subprimes à fait une nouvelle victime : Gégé dont les projets sont trop chers pour une compagnie en délicatesse avec ses sponsors. Il a donc démissionné et se retrouve avec plus de temps à lui pour terminer de façon flamboyante son mandat parisien.

C'est un complot anti-Joel :)

24. Le samedi 8 novembre 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

Ah, ça, les tarifs de SuperGégé... S'il est prolongé le temps que Joël se remette, on se risque se retrouver avec un explosion des suicides dans les milieux glottophages. :)

25. Le samedi 8 novembre 2008 à , par Morloch

L'article donne un aperçu des techniques de gestion financière de Gégé :

New York Times

Une des ses idées était de mettre la compagnie volontairement en faillite pour faire comprendre aux sponsors leur obligation impérieuse de donner plus d'argent. Et les amerloques ont refusé ! Ils n'ont rien compris à la saine comptabilité Gégé-style, ces ignares. Heureusement qu'à Bercy, il y a des interlocuteurs plus réceptifs au concept de gestion de bon père de famille, sinon où irait-on ?

26. Le samedi 8 novembre 2008 à , par DavidLeMarrec :: site

C'était ce qui s'était passé, malgré l'augmentation des tarifs, à son arrivée, dans l'année, un demi-budget supplémentaire (!) versé sous la forme très euphémistique de mesures nouvelles.

Si on considère que le premier devoir de directeur de maison d'Opéra est celui d'être un gestionnaire, alors Mortier est la plus grande catastrophe de l'histoire de l'humanité.

Sinon, en termes de programmation, malgré sa tendance au copinage souvent clairvoyant (et parfois aveugle), malgré ses prises de positions idéologiques sur Janáček ou Meyerbeer, le résultat est tout de même très convaincant.

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