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Enregistrements, domaine public - IV - Hugo WOLF, lieder - Elisabeth Schwarzkopf, Wilhelm Furtwängler [ou plutôt : Richard WAGNER et Franz SCHUBERT par Max Lorenz et Leo Slezak]

En écho à notre série autour du lied, qui est demeurée jusqu'à présent aux portes de Wolf, je vous propose par anticipation cette interprétation de lieder de Hugo Wolf qui réunit Elisabeth Schwarzkopf et Wilhelm Furtwängler, en concert à Salzbourg le 12 août 1953.

13 août 2007 :

Attention, désormais, Wolf libre de droits se trouve dans ce billet.

Ce disque Schwarzkopf/Furtwängler, comme nous le soupçonnions, est en réalité une archive privée, dévoilée partiellement en 1969... Ce qui repousse d'autant, bien entendu, sa mise à disposition dans le domaine public. CSS ne publiera donc pas ce récital, et laisse donc en ligne les petites vieilleries wagneriennes que nous avions proposé à la place (avec notamment le final anthologique du I de Walküre, avec Maria Müller et Max Lorenz). Vous y trouverez des scènes et lieder par Max Lorenz et Leo Slezak.

Fichiers ici.




Voici l'ancienne note qui commentait l'enregistrement Schwarzkopf/Furtwängler :

Ce n'est pas nécessairement le meilleur enregistrement qu'on puisse rêver, mais il a le mérite d'être libre de droit et assez éclectique, puisqu'il mêle les trois principaux poètes mis en musique par Wolf : Eduard Mörike, Johann Wolfgang von Goethe, et mon cher Joseph von Eichendorff.
On y rencontrera également Heyse, Geibel, Keller et Reineck. Afin de faciliter les recherches, les poètes sont indiqués pour chaque piste.

L'interprétation proposée par Elisabeth Schwarzkopf est à son habitude d'un faux naturel accompli ; pourtant, ici, contrairement à ses Medtner, peut-être déroutés par cette écriture errante, le résultat est assez probant et ne nuit pas à l'esprit sophistiqué, faussement simple de Wolf. Au contraire, on y donne à plein.
L'accompagnement de Wilhelm Furtwängler au piano est assez conforme à son savoir-faire de chef : un son tamisé, des respirations poétiques, une conduite de la ligne toujours comme incertaine. On y retrouve véritablement des plaisirs similaires.




Les fichiers sont au format m4a, à lire avec Media Player Classic (très léger et polyvalent) ou, pour ceux qui le possèdent déjà, avec l'affreux Itunes.

Fichiers ici.

[Edit : En vérifiant au moment de publier la note, je m'aperçois qu'il ne s'agissait pas, malgré l'excellente qualité, d'une captation radio. Je ne parviens pas à obtenir la date de première publication, même si l'existence de vinyls et la publication actuelle sur plusieurs labels tendent à prouver qu'elle a été relativement prompte. Cette question du contenu du "relativement" est essentielle pour les droits. En attendant de disposer d'une date sûre, je retire les fichiers. Je mets quelques curiosités du domaine public à la place. ]

P.S. : Réponse aux aimables commentaires rapidement.


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Commentaires

1. Le vendredi 2 mars 2007 à , par Morloch

Attiré par l'affiche prestigieuse, je suis entré et j'ai écouté les extraits par défaut.

Je ne suis pas déçu du voyage ! Mes connaissances en chanteurs historiques sont faméliques et je n'essaie pas particulièrement de les étoffer, mais j'ai été saisi par la voix de Max Lorentz dans l'extrait de Tristan. Le timbre est incroyable, la diction me semble parfaite. Je parviens même à comprendre tout ce qui se dit, ce qui est un exploit vu mes restes d'allemand, et cela reste limpide même dans les fortissimos les plus délirants. Je n'en reviens pas d'une telle aisance- et je croyais être hermétique aux vielles cires.

et comme cela devait être enthousiasmant à voir (un vrai casque à plumes ! wow ! ) :



Les lieder chantés par Leo Slezak sont aussi beaux. Le style me paraît très maniéré, mais peut-être est-ce parce qu'il n'y a pas assez d'extraits ? La caractérisation du texte par le style et le ton est fascinante. Un univers distinct est créé pour chacun des deux lieds chantés ici. J'adore.

Je dois tout reécouter, c'est très varié.

2. Le vendredi 2 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

Oui, Slezak a un peu vieilli. Ces chanteurs étaient impressionnants, parce que passer de Jean de Leyde au lied, voilà qui réclame une grande souplesse du format.

Totalement d'accord pour Lorenz, mais c'est plutôt Siegmund qui m'a bouleversé dans ces extraits. Je pourrais peut-être proposer l'enregistrement de Walküre Keilberth 54 où il chante le rôle aux côtés de Mödl en Sieglinde (et Varnay en Brünnhilde). C'est véritablement électrisant. Evidemment, il y a une tendance à l'emphase, au 'débraillage' stylistique, mais entre le feu et les intentions, on aura largement de quoi se repaître.

En revanche, les orchestres sont effroyables. L'extrait du Prophète est particulièrement épouvantable - Meyerbeer, et surtout pas le Prophète, ce n'est pas ça !

Les lieder par Frida Leider, lorsqu'on songe qu'elle était la Brünnhilde de son temps, laissent pantois, devant tant d'aisance, d'élégance, de finesse. Le format n'est pas du tout sensible dans ces pages.
Qui plus est, la justesse de ton est très réelle.

3. Le vendredi 2 mars 2007 à , par DavidLeMarrec

P.S. : La publication du récital Schwarzie/Furtie sous d'autres labels laisse penser que les droits des interprètes ont expirés, mais en attendant confirmation, je laisse en l'état.

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David Le Marrec


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