Carnets sur sol

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Carnets sur sol sur tous les fronts [King Boulear aussi]

On y trouve même du Puccini par Boulez, d'après Yahoo.

La suite.


Il est vrai, cela dit, que Pierre Boulez, malgré ses déclarations fracassantes, a dirigé

  • du Bach,
  • du Haendel (Water Music, enregistré deux fois...),
  • du Haydn,
  • du Schubert, du Beethoven (la Cinquième...),
  • du Berlioz,
  • du Bruckner,
  • du Strauss (pas Johann, mais Also sprach Zarathustra et Till Eulenspiegel, tout de même...),
  • du Prokofiev (la Suite Scythe...).


La plupart il y a longtemps (Haydn "alimentaires" à la BBC), plus rarement à la faveur d'un concours de circonstances (Bach transcrit par Schönberg) ou d'un retournement de situation (Berlioz).


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Commentaires

1. Le jeudi 8 février 2007 à , par kfigaro

Je serais curieux d'entendre sa "Suite Scythe" ;-), je crois aussi qu'il a joué un opéra (ou une suite) de Rameau en concert je ne sais plus à quelle époque ? (mais je me trompe peut être ?)

2. Le jeudi 8 février 2007 à , par DavidLeMarrec

Un opéra, je ne pense pas. Des suites, c'est possible, oui.

Pour la suite Scythe, c'est, disons, un peu du sous-Sacre (sauvage mais musicalement peu surprenant), mais il s'en tire plutôt bien.

A choisir, je préfère largement la Symphonie Païenne de Bantock, où l'on bénéficie au moins de belles idées d'orchestration et d'un peu d'humour !

3. Le vendredi 9 février 2007 à , par kfigaro

Pour la suite Scythe, c'est, disons, un peu du sous-Sacre (sauvage mais musicalement peu surprenant), mais il s'en tire plutôt bien.


tu es sévère, j'aime beaucoup le passage lent et mystérieux de l'oeuvre (un climat assez différent du "Sacre" justement car plus éthéré et inquiétant encore...)

Pour la "Symphonie Païenne", je ne connais pas du tout (pas même de nom...) mais comment fais tu pour trouver le temps d'écouter (et de trouver) tout ça punaise ? ça m'époustoufle à chaque fois...

4. Le vendredi 9 février 2007 à , par DavidLeMarrec

C'était juste manière de dire un mot sur l'étonnement qu'on peut avoir que Boulez dirige ça alors qu'il considère Chostakovitch comme une "troisième pression de Mahler à froid". Alors que Mahler n'est pas précisément plus riche musicalement que Chostakovitch. Je le dis volontiers, même si j'écoute quantitativement, pour le volet symphonique, plus de Mahler que de Chostakovitch.
Mais c'est une erreur de jeunesse, il faut bien gagner sa croûte. :)

Bref, mon propos n'était pas du tout d'assassiner l'oeuvre, mais de m'amuser d'avoir entendu ça par Boulez. Prokofiev/Boulez, ça me paraissait à peu près aussi incompatible qu'avec Martinů (qu'il a aussi dirigé !).

*****

Bantock, ça ressemble à du Ralph Vaughan Williams avec plus d'humour et moins de sirop, plus d'imagination orchestrale et rythmique. Ca reste dans le même esprit, une musique simple, lyrique, sucrée, très accessible. Cette Symphonie Païenne est particulièrement second degré.
Dans le genre, j'adore Franck Bridge, absolument pas original, mais d'un charme fou. (et pourtant ça dégouline assez, tu vois ;)

*****

Enfin, le temps... Que tu fasses ça ou autre chose...

5. Le lundi 12 février 2007 à , par kfigaro

Je ne savais pas du tout qu'il avait dirigé Martinů (encore une lacune d'ailleurs... à part deux ou trois trucs entendus de façon fugace...)

Par contre j'ai déjà entendu du Franck Bridge ("The sea" je crois) et effectivement il y a des choses assez belles même si je préfère de loin son disciple B.Britten ! ;)

Pour Ralph Vaughan Williams, ça fait aussi partie des compositeurs à "creuser" pour moi (pas sur que je raffole mais bon...).

6. Le lundi 12 février 2007 à , par DavidLeMarrec

Je ne savais pas du tout qu'il avait dirigé Martinů (encore une lacune d'ailleurs... à part deux ou trois trucs entendus de façon fugace...)

Dans les années soixante-dix, il a dirigé le Concerto pour violoncelle (avec Pierre Fournier !) à New York. Très étonnant aussi, vu la caractère éminemment "néo-" du compositeur.

De Martinů, il y a vraiment de tout. Certaines choses assez "néo-", quasiment planantes (les symphonies par exemple). Mais aussi des pièces étonnantes, comme la Messe des Champs, qui utilise un langage quasiment minimaliste, d'une grande nudité (piano très seul). Moins de de moyens orchestraux que chez Glass, mais le résultat en est saisissant. Beau, je ne crois pas, mais vraiment intrigant, fascinant.
Et puis il y a Juliette ou la clef des songes, d'après la pièce de Neveu. C'est assez épatant, des textures orchestrales inimaginables, variées, et d'une force d'expression. Toi qui aimes Debussy et les musiques éthérées, ça me semble un point de passage indispensable. :)


Par contre j'ai déjà entendu du Franck Bridge ("The sea" je crois) et effectivement il y a des choses assez belles même si je préfère de loin son disciple B.Britten ! ;)

Ce n'est pas la même chose ! Britten a un langage plus personnel, ou du moins plus moderne. Bridge est vraiment dans le postromantisme très rond.


Pour Ralph Vaughan Williams, ça fait aussi partie des compositeurs à "creuser" pour moi (pas sur que je raffole mais bon...).

C'est à peu près ce que je connais de plus sirop.
Le moins qu’on puisse dire est que ce n’est pas précisément de la musique difficile. Très efficace sur un public peu averti, parce que le parcours est très lisible : pas de forme complexe, succession d’épisodes, assez figuratifs, peu de contrechants, mélodie un peu dégoulinante, très visible (toujours par les dessus du moment).

On m'a plusieurs fois dit que je n'écoutais pas les bonnes oeuvres, mais à chaque fois que je vais écouter ce qu'on m'indique, j'en retire la même impression : je trouve vraiment cette musique facile et superficielle. A part la mélodie (racoleuse) et son soutien sans nuance par l'orchestre, je ne trouve trace de rien.

Lorsque je lis que Vorspiel zu einem Drama de Schreker (la version de concert de l'ouverture pot-pourri de ses Gezeichneten) n'est pas une réussite, avec ses contrechants insidieux et sa construction dramatique implacable (et avec de surcroît ces thèmes très lyriques, sans la moindre vulgarité), que ça ressemble à de la mauvaise musique de film hollywoodienne, qu'on ne vienne pas me vanter les mérites de RVW en suivant !
Schreker, ça te plairait sans nul doute, ça ressemble à du Richard Strauss en plus vénéneux.

Peut-être en attendant d'autres oeuvres, mais pour l'instant, RVW, je reste à la porte.

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David Le Marrec


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